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Société

Côte d’Ivoire : le gouvernement engage la modernisation du système d’inspection du travail

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La Côte d’Ivoire franchit une nouvelle étape dans la réforme de son administration du travail. Un atelier préparatoire au lancement de la mise en œuvre de la Stratégie nationale de modernisation et de renforcement du Système d’Inspection du Travail (SIT) s’est ouvert ce mardi 8 septembre 2026 à Yamoussoukro, en présence de responsables centraux et déconcentrés du ministère de l’Emploi, de la Protection sociale et de la Formation professionnelle, ainsi que d’experts et partenaires de l’Organisation internationale du Travail (OIT).

Cette rencontre, organisée avec l’appui technique de l’OIT, intervient après un diagnostic approfondi du système ivoirien d’inspection du travail réalisé en 2025. L’analyse a notamment mis en évidence plusieurs défis, parmi lesquels l’insuffisance des moyens logistiques, la faible digitalisation des outils, la nécessité d’améliorer la coordination entre les différents niveaux de l’administration, le renforcement des capacités managériales et la nécessité d’accroître la visibilité et l’efficacité des actions de l’inspection du travail.

Après la validation du diagnostic et l’adoption de la stratégie nationale, l’enjeu est désormais de passer de la réflexion à l’action.

Durant trois jours, les participants sont ainsi appelés à s’approprier les principaux axes de la stratégie, à renforcer leurs capacités techniques et managériales et à définir les premiers mécanismes opérationnels permettant d’en assurer l’application effective sur le terrain.

L’objectif est notamment de mettre en place une gouvernance de projet claire, un plan d’action à 90 jours, un dispositif RACI précisant les responsabilités des différents acteurs, ainsi que des jalons et indicateurs permettant de mesurer les progrès accomplis.

À l’ouverture des travaux, Ndeye Coumba Diop, Directrice du Bureau pays de l’OIT pour la Côte d’Ivoire et plusieurs pays de la sous-région, a salué l’engagement des autorités ivoiriennes en faveur de cette réforme. Elle a souligné que la modernisation de l’inspection du travail constitue un enjeu majeur pour la protection des travailleurs, l’accompagnement des entreprises et la consolidation de la paix sociale. L’OIT accompagne notamment la Côte d’Ivoire dans plusieurs initiatives liées à la modernisation de l’administration du travail.

Pour Ndeye Coumba Diop, une inspection du travail forte permet à la fois de protéger les travailleurs, de rassurer les employeurs, de favoriser une concurrence loyale, d’améliorer la productivité et de contribuer à la stabilité sociale.

Elle a également insisté sur les mutations profondes qui bouleversent actuellement le monde du travail : révolution numérique, transformation des modes de production, nouvelles formes d’emploi, complexification des chaînes de valeur et nouvelles exigences de compétitivité.

Face à ces évolutions, a-t-elle estimé, l’administration du travail doit être capable d’anticiper, d’innover et de s’adapter afin de demeurer pleinement efficace.

La représentante de l’OIT a surtout appelé les responsables de l’inspection du travail à faire de la nouvelle stratégie un véritable outil de pilotage et non un simple document administratif.

« Le diagnostic a été réalisé, la vision stratégique a été formulée, les priorités ont été identifiées. Le temps est désormais à la mise en œuvre », a-t-elle résumé, invitant les inspecteurs et contrôleurs du travail à faire preuve de leadership, de discipline collective et d’engagement.

Elle a par ailleurs adressé un message particulier à la jeune génération d’inspecteurs du travail, qu’elle considère comme les principaux artisans de la transformation à venir. Malgré les contraintes liées aux ressources et aux conditions de travail, elle les a encouragés à continuer à apprendre, à innover et à faire évoluer leurs pratiques.

Fanta Coulibaly Kagambega, Directrice générale du Travail, a, pour sa part, rappelé que le processus de modernisation avait été précédé d’un important travail de diagnostic et de concertation. En février 2025 déjà, elle soulignait la nécessité pour l’inspection du travail et les partenaires sociaux d’actualiser leurs pratiques face aux mutations du monde du travail.

Elle a notamment rappelé les travaux conduits les 22, 23 et 24 juin 2026 à Yamoussoukro, qui avaient permis de valider l’étude diagnostique du système d’inspection du travail et de faire émerger une stratégie de modernisation et de renforcement.

Selon elle, cette phase a permis à l’administration du travail, aux organisations d’employeurs, aux organisations de travailleurs, aux institutions de prévoyance sociale et à l’OIT de porter un regard objectif sur les acquis et les insuffisances du système.

La nouvelle étape consiste désormais à transformer les orientations stratégiques en résultats concrets.

La modernisation envisagée ne se limitera donc pas à une réorganisation administrative. Elle devra toucher les méthodes de travail, les outils, les pratiques, l’organisation des services, les compétences des agents, la digitalisation des processus, les conditions de travail, le cadre juridique et institutionnel ainsi que les mécanismes de partenariat.

Une attention particulière sera également accordée au leadership. Pour la Direction générale du Travail, les responsables centraux et déconcentrés doivent être les premiers artisans de la réforme, en donnant une impulsion claire, en mobilisant leurs équipes et en accompagnant la conduite du changement.

La réforme entend ainsi faire émerger une culture administrative davantage fondée sur la responsabilité, la collaboration, l’intégrité, l’impartialité, la performance, l’innovation et la reddition des comptes.

« Une stratégie, aussi pertinente soit-elle, ne produit pas de résultats par elle-même », a-t-il été rappelé au cours des échanges. Son efficacité dépendra de la capacité des hommes et des femmes chargés de sa mise en œuvre à la traduire dans les pratiques quotidiennes.

Cette transformation s’inscrit dans la dynamique plus large de modernisation de l’administration publique ivoirienne et dans les ambitions du Plan national de développement 2026-2030. Elle vise notamment à renforcer la gouvernance sociale, consolider la paix sociale, améliorer la compétitivité de l’économie et promouvoir le travail décent.

L’inspection du travail est également appelée à jouer un rôle accru dans la prévention des conflits, la protection des droits des travailleurs et l’accompagnement des entreprises dans le respect de leurs obligations.

À travers cet atelier, la Côte d’Ivoire entend donc poser les bases d’un système d’inspection du travail plus moderne, plus performant, plus proche des travailleurs et des entreprises et davantage orienté vers les résultats.

Au terme des travaux, les participants devront notamment dégager les premières actions prioritaires et les mécanismes permettant d’enclencher concrètement la mise en œuvre de la stratégie sur l’ensemble du territoire.

Au nom du ministre de l’Emploi, de la Protection sociale et de la Formation professionnelle, Me Adama Kamara, les travaux ont été officiellement ouverts, donnant ainsi le coup d’envoi à cette nouvelle phase de transformation du système ivoirien d’inspection du travail. Le portefeuille ministériel est officiellement dénommé « Emploi, Protection sociale et Formation professionnelle ».

Christ Kemondé

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CANTON NIDROU : COHÉSION, FRATERNITÉ ET DÉVELOPPEMENT AU CŒUR DE LA RENCONTRE DE MADAME LE MINISTRE D’ÉTAT OULOTO-LAMIZANA AVEC SES PARENTS

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Le samedi 12 septembre 2026, la Ministre d’État Anne Désirée OULOTO-LAMIZANA était au domicile du doyen Tyeoulou Dyela Félix, sis à Abidjan Cocody -Attoban entourée des parents du canton Nidrou, dans le département de Toulepleu.

Un moment chaleureux de retrouvailles, d’écoute et de partage avec ses aînés, ses frères, ses sœurs et l’ensemble des cadres qui, au fil des années, l’accompagnent avec bienveillance de leurs conseils et de leurs bénédictions.

Dans une atmosphère conviviale, la Ministre d’État est revenue sur les avancées enregistrées dans la région : désenclavement routier, renforcement des infrastructures sanitaires et accès à l’électricité, désormais effectif à 100% dans le canton Nidrou.

Les échanges ont également ouvert une fenêtre sur l’avenir, avec les perspectives 2026-2030 : consolider les acquis, accélérer la transformation de la région et améliorer durablement le quotidien des populations.

En clôturant la rencontre, la Ministre d’État, ministre de la Fonction Publique et de la modernisation de l’administration, présidente du conseil régional du Cavally a exprimé sa gratitude : « Merci au doyen Tyeoulou Dyela Félix pour son accueil fraternel et ses sages conseils. Merci aux forces vives du canton Nidrou pour leur confiance et leur engagement constant aux côtés du Président Alassane OUATTARA. »

Par Kevin Bakou

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Société

EMAPE : A Pakouabo, le planetGOLD mise sur le financement et les technologies sans mercure

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Les acteurs de l’Exploitation minière artisanale et à petite échelle (EMAPE) de l’or sont appelés à passer du constat des difficultés à la recherche de solutions concrètes. C’est l’un des principaux enseignements de l’Atelier annuel des Parties Prenantes 2026 du projet planetGOLD Côte d’Ivoire, organisé jeudi 10 septembre 2026 dans la salle de réunion de la Sous-préfecture de Pakouabo.

Placée sous le thème « Vers une exploitation aurifère sans mercure et inclusive : renforcer la transition écologique et l’accès aux services financiers pour les communautés du secteur de l’EMAPE de l’or », la rencontre a réuni représentants de l’administration, collectivités territoriales, communautés minières, coopératives, institutions financières, compagnies minières, équipementiers, universitaires, société civile et médias.
Représentant le Préfet de la région de la Marahoué, Préfet du département de Bouaflé, le Sous-préfet de Pakouabo, Gbadeu Sigbeu Donatien, a remercié les organisateurs pour le choix porté sur sa localité pour abriter cet atelier annuel.
L’objectif était clair : identifier les conditions permettant aux exploitants et aux coopératives de franchir un nouveau cap dans la professionnalisation de leurs activités.
Le financement, un levier de transformation
Au cœur des échanges, l’accès aux équipements modernes s’est imposé comme une préoccupation majeure. Comment permettre aux coopératives d’investir dans des technologies plus performantes sans supporter immédiatement le poids d’un investissement important ?
Le leasing d’équipements a été présenté comme une piste de financement susceptible de faciliter cette transition. Ce mécanisme pourrait permettre aux exploitants d’accéder à des équipements modernes tout en limitant la pression financière liée à leur acquisition.
Cette réflexion s’est prolongée autour de la rentabilité des technologies sans mercure, à travers le thème « Rentabilité des technologies sans mercure – Investir pour gagner plus ». L’objectif était notamment de déconstruire l’idée selon laquelle l’abandon du mercure serait nécessairement synonyme de coûts supplémentaires et de baisse de rentabilité.
Les interventions d’Activa Assurances, d’Atlanta Assurances, de Koss Technologie SARL, du Dr Keita Moussa et des experts de l’ONG IMPACT ont mis en évidence le lien étroit entre financement et structuration des activités.
Pour accéder davantage aux services financiers, les acteurs doivent notamment renforcer la formalisation, la traçabilité, la transparence dans la gestion et les compétences.
« Quand l’activité évolue, il faut accepter de passer à une étape supérieure », a souligné le président du Comité de pilotage du projet planetGOLD Côte d’Ivoire, Dr Franck Aimé Esso.
Produire de l’or sans sacrifier l’environnement
Pour les participants, la transformation du secteur ne peut cependant être dissociée des enjeux environnementaux et sanitaires. Le creusage anarchique et l’utilisation du mercure demeurent des pratiques préoccupantes pour les écosystèmes et la santé humaine.
Directeur du Centre ivoirien antipollution (CIAPOL), le Professeur Yapo Ossey a appelé les acteurs à davantage de responsabilité, notamment dans la perspective de préserver les ressources naturelles pour les générations futures.
Le choix de Pakouabo revêt, à cet égard, une portée particulière. Située dans la zone de Bouaflé, territoire d’intervention de planetGOLD Côte d’Ivoire, la localité constitue un espace de mise en œuvre de l’Approche Juridictionnelle et Paysagère, qui vise à renforcer la coordination des acteurs autour de l’EMAPE et de la gestion durable des ressources.
À travers cet atelier, planetGOLD Côte d’Ivoire entend ainsi faire évoluer le modèle de l’EMAPE autour d’un triptyque : formaliser, financer et produire autrement. L’ambition est de faire émerger une exploitation aurifère plus formelle, plus sûre, inclusive et économiquement viable, progressivement débarrassée du mercure. L’enjeu dépasse donc la seule activité minière : il s’agit de faire de l’or une source de développement sans compromettre la santé des populations ni l’environnement.

Natacha kouakou

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Société

Crise du café-cacao : le SYNAP-CI prépare la riposte du 16 septembre

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La crise qui secoue la filière café-cacao prend une nouvelle tournure. Le Syndicat national des producteurs de café-cacao de Côte d’Ivoire (SYNAP-CI) prépare une mobilisation pour le 16 septembre 2026, avec le soutien annoncé de l’ensemble des organisations de producteurs.

Sur le terrain, les difficultés persistent. Des stocks résiduels de la campagne 2025-2026 demeurent, selon le SYNAP-CI, entre les mains de nombreux producteurs. Leur écoulement reste une préoccupation majeure pour les planteurs, confrontés à des difficultés financières alors que la nouvelle campagne se profile.

À cette situation s’ajoute le nouveau prix annoncé pour la campagne 2026-2027. Son niveau suscite de fortes inquiétudes chez les producteurs, qui estiment que leurs revenus restent sous pression face aux charges de production, de transport et d’entretien des plantations.

La commercialisation et les nouvelles exigences liées à la traçabilité constituent également des préoccupations dans la filière. Pour les organisations de producteurs, ces difficultés successives fragilisent davantage les conditions de vie des planteurs.

Le SYNAP-CI prépare la mobilisation

Face à cette situation, le SYNAP-CI a adressé un préavis de grève au ministre de l’Agriculture, du Développement rural et des Productions vivrières. La date du 16 septembre 2026 est ainsi retenue comme échéance pour le mouvement annoncé.

Le syndicat assure qu’il n’agit pas seul. L’ensemble des organisations de producteurs sont annoncées aux côtés du SYNAP-CI dans cette démarche. Une mobilisation collective destinée à faire entendre les revendications des producteurs et à obtenir des réponses aux difficultés qui affectent la filière.

Avant cette échéance, le président national du SYNAP-CI convoque les coordinateurs et délégués à une importante réunion de concertation. Elle aura lieu dimanche 13 septembre 2026, à 10 heures, au bureau régional du SYNAP-CI à Daloa.

Cette rencontre doit permettre d’examiner la situation, d’harmoniser les positions et de définir les dernières dispositions à prendre avant la date annoncée de la grève.

Présentée comme « exceptionnelle et décisive », la réunion de Daloa doit également permettre de renforcer la cohésion entre les différentes structures du syndicat et de préparer la mobilisation sur le terrain.

À trois jours de la grève annoncée, le SYNAP-CI et les autres organisations de producteurs veulent donc parler d’une seule voix. L’enjeu est désormais de trouver des réponses aux préoccupations liées aux stocks résiduels, au prix du cacao et aux conditions générales de commercialisation, dans une filière qui traverse une période de fortes tensions.

Natacha kouakou

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