Divo, 21 septembre 2026 – Le Centre ivoirien de recherches économiques et sociales (CIRES) a présenté, lundi 21 septembre 2026 à Divo, les résultats à mi-parcours du projet Tika, une initiative destinée à réduire la pénibilité du travail domestique des femmes rurales et à transformer le temps gagné en opportunités économiques.
La cérémonie, présidée par Mme Kouakou épouse Guéhi, Secrétaire générale 1 de la préfecture de Divo, représentant le Préfet de la région du Lôh-Djiboua, Préfet du département de Divo, a permis de faire le point sur les premiers résultats enregistrés dans cette région pilote.
Au terme des travaux, Dr Diarra Ibrahim, Directeur du CIRES et Coordonnateur du projet Tika, a insisté sur l’importance du retour d’expérience auprès des populations bénéficiaires.
« Nous avons pris l’engagement, au début du projet, de venir présenter les résultats à mi-parcours et c’est ce que nous faisons aujourd’hui. Très souvent, en tant que centre de recherche, nous collectons des informations, mais nous ne revenons pas toujours faire le retour aux populations », a-t-il expliqué.
Les résultats présentés montrent notamment l’impact du four amélioré Tika sur le quotidien des femmes. Son utilisation permettrait de réduire le temps consacré à la cuisson et à la collecte du bois. En moyenne, les bénéficiaires économisent ainsi près de cinq heures par semaine : quatre heures liées à la cuisson et une heure consacrée à la collecte du bois.
Ce temps libéré constitue désormais un levier pour développer des activités génératrices de revenus (AGR), au cœur de la deuxième phase du projet.
Le projet présente également des bénéfices environnementaux et sanitaires. Selon Dr Diarra Ibrahim, le four Tika consomme moins de bois, contribuant ainsi à réduire la pression exercée sur les ressources forestières. Il permet également de limiter l’exposition des femmes à la fumée et de réduire le temps de cuisson.
« Ce projet a un impact environnemental car le fourneau Tika utilise moins de bois, réduisant ainsi la pression sur la forêt. Il a également un impact sanitaire car on inhale moins de fumée. Sans oublier une cuisson plus rapide », a-t-il souligné.
Pour transformer durablement le temps gagné en opportunités économiques, le CIRES a engagé une deuxième phase consacrée aux activités génératrices de revenus. Les femmes bénéficiaires ont été formées puis regroupées au sein d’Associations villageoises d’épargne et de crédit (AVEC), afin de faciliter la mise en œuvre de leurs initiatives économiques.
« Nous nous demandons comment valoriser le temps gagné par les femmes. C’est pour cela que nous avons lancé les AGR pour la seconde phase », a expliqué le Coordonnateur du projet Tika.
Les résultats de cette deuxième phase seront évalués à la fin du projet et pourraient contribuer à l’orientation des politiques publiques en matière de lutte contre la pauvreté et d’autonomisation économique des femmes.
Présidant la rencontre, Mme Kouakou épouse Guéhi a salué les premiers résultats enregistrés.
« Grâce à ce projet, la pénibilité du travail des femmes est réduite, elles gagnent du temps et, en plus, c’est bénéfique pour l’environnement », s’est-elle félicitée.
La représentante du Préfet de région a par ailleurs souhaité une extension du projet à l’ensemble du Lôh-Djiboua. « Je souhaite que la seconde phase du projet couvre toute la région du Lôh-Djiboua », a-t-elle plaidé.
Financé par le Centre de recherches pour le développement international (CRDI) du Canada, avec l’appui d’Affaires mondiales Canada, le projet Tika est mis en œuvre de mars 2024 à février 2027, sur une période de 36 mois.
Il intervient dans quatre régions pilotes de Côte d’Ivoire : le Lôh-Djiboua, le N’Zi, le Tchologo et le Tonkpi. Au total, 2 202 femmes rurales, dont 510 dans le Lôh-Djiboua, bénéficient de cette initiative qui vise à réduire la charge de travail domestique non rémunéré des femmes et à transformer le temps ainsi libéré en opportunités économiques.
Symakan née Coulibaly Adjatou, préfet du département de Zoukougbeu, a procédé le jeudi 1er Octobre octobre 2026, à la cérémonie de remise des intrants à 28 bénéficiaires issus des sous préfectures de Zoukougbeu et de Domangbeu, dans le cadre du projet d’appui au développement du secteur vivrier ( pasdv).
Prenant la parole, Blé Flan, directeur départemental de l’agriculture de Zoukougbeu, a indiqué qu’ils ont reçu des intrants pour une superficie de 25 hectares et demi pour 28 exploitants agricoles issus des sous préfectures de Zoukougbeu et de Domangbeu. Il a noté que l’année dernière, ils ont eu sept bénéficiaires et cette année ils sont à 28. Il s’est réjouie du fait que le projet est entrain de prendre forme dans le département de Zoukougbeu. Et il espère que l’année prochaine Dieu voulant, ils vont accroître ce chiffre pour plus de bénéficiaires puisque l’objectif c’est vraiment d’assurer l’autosuffisance alimentaire en ce qui concerne la production vivrière en Côte d’Ivoire.
Quant à Tidjane Traoré, chargé d’études à la direction d’évaluation des projets au ministère en charge de l’agriculture, par ailleurs point focal et chargé de Suivie au projet Pasdv, il a dit que ce projet a été initié par l’État de côte d’ivoire à travers le ministère de l’agriculture pour lutter contre l’insécurité alimentaire et ce projet vise à pousser la production maraîchers.
Selon lui, en ce qui concerne ce projet l’État a consenti un certain nombre de ressources pour acquérir du matériel agricole, des intrants agricoles qui sont distribués dans l’ensemble des départements de la côte d’ivoire.
C’est pourquoi, au nom du ministre de l’agriculture, et au nom de la coordinatrice du projet Jeannine Kouassi, qui a bien voulu mettre à la disposition de Zoukougbeu ces intrants-là pour que les producteurs puissent vraiment produire et que ces produits là, ne manquent sur le marché.
L’émissaire du ministère de l’agriculture, a exhorté les productrices de maraîchers à utiliser à bon escient ces produits mis à leur disposition.
» Évitez de revendre ces produits là,parce qu’on se rend compte que souvent ça se retrouvent sur le marché. Aidez l’Etat à vous aider d’avantage sans pourtant vendre ces produits là, utiliser les, réellement dans leurs productions de maraîchers. Il s’agit de tomates, gombos, piments, aubergines, concombre, oignons et du choux. On compte sur vous. » Au vu du travail bien fait, nous allons augmenter les quantités l’année prochaine. » a conseillé Tidjane Traoré, qui a terminé en remerciant le préfet du département de Zoukougbeu pour sa présence qui a donné plus d’éclat à cette cérémonie.
Symakan née Coulibaly Adjatou, préfet du département de Zoukougbeu, a pour part traduit toute sa reconnaissance au Chef de l’Etat, Son Excellence Monsieur Alassane Ouattara et à son Gouvernement pour avoir une oreille attentive à sa circonscription en apportant des intrants aux productrices de maraîchers. Il leur a rassuré que ces produits seront utilisés à bon escient.
La 3ᵉ réunion ordinaire de l’exercice 2026, du Conseil Régional du Cavally, a tenue le vendredi 2 octobre 2026 à Taï, a permis de faire le point sur les actions engagées et de définir de nouvelles priorités pour le département et la Région.
Au nom des populations, le Député-Maire de Taï, Hyppolite Bayala, a salué les actions du Président de la République, Son Excellence Alassane Ouattara, notamment l’érection de Taï en département, son raccordement au réseau électrique national, l’électrification des villages et le démarrage du bitumage de l’axe Guiglo-Taï.
Le Conseil Régional a également adopté son budget primitif 2027, avec un accent particulier sur les investissements et les actions de développement.
La ministre d’Etat, ministre de la Fonction Publique et de la modernisation de l’administration, présidente du conseil régional du Cavally, Anne Désirée Ouloto-Lamizana a annoncé le renforcement des actions en faveur de l’éducation, de la santé, de l’eau potable, de l’emploi des jeunes et de l’économie locale, ainsi que la mise à disposition d’engins lourds pour les grands travaux.
Un Carrefour du développement est également prévu au premier semestre 2027 pour mobiliser davantage de partenaires autour des opportunités d’investissement du Cavally.
Taï et le Cavally poursuivent ainsi leur marche vers un développement toujours plus ambitieux.
Le directeur régional du Commerce, de l’Industrie et de l’Artisanat de Gbêkê, Fadiga Mamadou, a conduit, samedi 3 octobre 2026, une opération de sensibilisation à l’intention des commerçants de Bouaké sur le respect de la réglementation relative à la commercialisation des boissons énergisantes.
Cette initiative intervient en prélude au lancement des contrôles répressifs prévus à partir du lundi 5 octobre prochain. Grossistes, détaillants et vendeuses ambulantes sont dans le viseur des services du ministère du Commerce. À travers une tournée dans plusieurs magasins et boutiques de la ville, Fadiga Mamadou est allé à la rencontre des acteurs de la chaîne de distribution pour les interpeller sur les restrictions encadrant la vente de certaines boissons énergisantes, notamment celles dont l’étiquetage porte la mention d’interdiction aux personnes âgées de moins de 18 ans, aux femmes enceintes et aux femmes allaitantes.
Au cours de cette opération menée avec l’autorisation du procureur de la République, le directeur régional a déploré la présence importante de ces produits dans les circuits de distribution de la ville, notamment aux abords des établissements scolaires, dans les boutiques et auprès des vendeuses ambulantes. Il a particulièrement dénoncé leur vente aux mineurs, malgré les avertissements clairement inscrits sur les emballages :« Nous sommes venus lancer un avertissement ultime aujourd’hui pour demander à tous ceux qui se livrent à ce type de commerce prohibé d’y renoncer. Parce que dès lundi, nos équipes vont investir tout le terrain », a prévenu Fadiga Mamadou.
Précisant que la commercialisation de ces boissons n’est pas interdite de manière générale, mais que leur vente aux personnes de moins de 18 ans est prohibée, il a annoncé des sanctions contre les contrevenants. Celles-ci comprennent notamment la saisie des stocks concernés et la mise à disposition des commerçants fautifs auprès du procureur de la République, à qui reviendra la décision sur les suites judiciaires à donner.
Outre la vente aux mineurs, cette tournée a permis de relever d’autres irrégularités liées à la conformité des produits. Le directeur régional a notamment signalé la présence d’un lot de boissons ne comportant aucune indication relative aux dates de production et de péremption. Une anomalie qui a immédiatement donné lieu à des instructions de saisie :« Les produits autorisés à la vente dans ce cas de figure sont ceux qui comportent un étiquetage clair en matière de date de production et de date de péremption. Ceux qui ne comportent pas ces mentions obligatoires sont sous le coup de la loi et nous les enlevons », a-t-il expliqué.
Profitant de l’occasion, Fadiga Mamadou a invité les populations à contribuer à la lutte contre la commercialisation des produits non conformes en signalant les infractions constatées. À cet effet, il a rappelé la disponibilité du numéro vert 1343 ainsi que des services déconcentrés du ministère du Commerce pour recueillir les dénonciations.
Le président des consommateurs de Bouaké, Diaby Kassamba a salué cette initiative qui vise à garantir une bonne santé aux populations.