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Société

Man / Pour être morcelée et bradée, la forêt sacrée de Guianlée profanée

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La forêt sacrée de Guianlée est aujourd’hui menacée de disparition. Pour cause elle a subi l’action dévastatrice humaine ces deux derniers jours. En effet il a été constaté ce jour 26 septembre 2026 que des bulldozers sont rentrés dans une partie de cette forêt et dans leur progression ont terrassé plusieurs grands arbres, laissant une entaille visible de plusieurs mètres carrés . A en croire les riverains la seule raison, c’est pour morceler cette parcelle et la vendre.

Rencontrés sur le site , plusieurs jeunes de Guianlé se sont indignés du fait que ce lieu sacré légué par leurs ancêtres est en train de disparaître sous leurs yeux, à cause de certains fils véreux de Man. Sans oublier qu’autour de cette forêt il existe un conflit foncier latent qui a déjà fait alerter la police et la gendarmerie.

Parmi ces jeunes, Mah Bertin président des jeunes de Guianlé qui a pris la décision de situer les responsabilités.  » Aujourd’hui tout le problème de foncier dans le périmètre de cette forêt sacrée et environ est causé par monsieur Gbê Claude, originaire du village de Gbêpleu en pleine ville de Man. Selon lui , il a en possession une grosse qui lui donne droit sur toute cette parcelle y compris la forêt sacrée. A la réalité, le droit de propriété chez nous doit impliquer la chefferie, les propriétaires terriens et les populations riveraines. Dans son cas précis toute ces dispositions ont été foulées au pied. Nous sommes surpris par la délimitation faite par le sieur Gbê Claude si bien qu’il se paye le luxe de venir profaner une forêt sacrée qui se trouve à Guianlé. » a fait savoir Mah Bertin.

Avant de poursuivre : » L’entrepreneur Kaba qu’il a envoyé pour ses travaux, et dont les bulldozers sont encore présents, n’est pas originaire de chez nous. Donc il ne connait pas ce que représente une forêt sacrée pour notre peuple. Allez-y regarder les dégâts qu’il a fait dans cette forêt et autour . Il y a même des plantations entières proches de la forêt qui ont été détruites on ne sait pour quels desseins. Pour notre part, nous les jeunes de Guianlé avons résolu de nous opposer avec les moyens que nous avons , à la destruction de ce patrimoine ancestral.  » Notons que Guianlé est le village qui se trouve au corridor nord de Man sur l’axe Man-Duekoué.

Joint par téléphone l’entrepreneur Kaba n’a pas voulu répondre à notre appel jusqu’à ce nous mettions sous presse. 

Quant à Gbê Claude, il s’est dit étonné des accusations portées à son encontre. » La parcelle en question a bel et bien été léguée à nos parents par le village de Kassiapleu. Et elle nous revient aujourd’hui de droit. La forêt sacrée qui s’y trouve est la nôtre . Cependant je ne me souviens en aucun moment donner l’ordre à qui ce soit pour profaner cette forêt. J’irai vérifier et je vous reviendrai. » 

Il faut le dire le problème de cette forêt aujourd’hui, hier le problème de déguerpissement de plusieurs familles d’un campement dans les environs est à l’origine d’un conflit qui est un os dans la gorge des autorités coutumieres. 

 » Nous invitons toutes les autorités coutumieres et étatiques à se pencher sur le règlement de ce conflit foncier de peur qu’il aient des conséquences graves. » s’est préoccupé le président des jeunes de Guianlé.

Pour rappel, le préfet de région Soro Kayaha Jérôme avait fait éviter de justesse le morcellement de la forêt sacrée de Gbêpleu en son temps. Aujourd’hui une autre forêt est dans le viseur de certaines personnes. Il y a lieu de tirer sur la sonnette d’alarme.

AXEL GONKANOU

Société

Zoukougbeu / PASDV: 28 exploitants reçoivent des intrants agricoles

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Symakan née Coulibaly Adjatou, préfet du département de Zoukougbeu, a procédé le jeudi 1er Octobre octobre 2026, à la cérémonie de remise des intrants à 28 bénéficiaires issus des sous préfectures de Zoukougbeu et de Domangbeu, dans le cadre du projet d’appui au développement du secteur vivrier ( pasdv).

Prenant la parole, Blé Flan, directeur départemental de l’agriculture de Zoukougbeu, a indiqué qu’ils ont reçu des intrants pour une superficie de 25 hectares et demi pour 28 exploitants agricoles issus des sous préfectures de Zoukougbeu et de Domangbeu. Il a noté que l’année dernière, ils ont eu sept bénéficiaires et cette année ils sont à 28. Il s’est réjouie du fait que le projet est entrain de prendre forme dans le département de Zoukougbeu. Et il espère que l’année prochaine Dieu voulant, ils vont accroître ce chiffre pour plus de bénéficiaires puisque l’objectif c’est vraiment d’assurer l’autosuffisance alimentaire en ce qui concerne la production vivrière en Côte d’Ivoire.

Quant à Tidjane Traoré, chargé d’études à la direction d’évaluation des projets au ministère en charge de l’agriculture, par ailleurs point focal et chargé de Suivie au projet Pasdv, il a dit que ce projet a été initié par l’État de côte d’ivoire à travers le ministère de l’agriculture pour lutter contre l’insécurité alimentaire et ce projet vise à pousser la production maraîchers.

Selon lui, en ce qui concerne ce projet l’État a consenti un certain nombre de ressources pour acquérir du matériel agricole, des intrants agricoles qui sont distribués dans l’ensemble des départements de la côte d’ivoire.

C’est pourquoi, au nom du ministre de l’agriculture, et au nom de la coordinatrice du projet Jeannine Kouassi, qui a bien voulu mettre à la disposition de Zoukougbeu ces intrants-là pour que les producteurs puissent vraiment produire et que ces produits là, ne manquent sur le marché.

L’émissaire du ministère de l’agriculture, a exhorté les productrices de maraîchers à utiliser à bon escient ces produits mis à leur disposition.

 » Évitez de revendre ces produits là,parce qu’on se rend compte que souvent ça se retrouvent sur le marché. Aidez l’Etat à vous aider d’avantage sans pourtant vendre ces produits là, utiliser les, réellement dans leurs productions de maraîchers. Il s’agit de tomates, gombos, piments, aubergines, concombre, oignons et du choux. On compte sur vous. » Au vu du travail bien fait, nous allons augmenter les quantités l’année prochaine. » a conseillé Tidjane Traoré, qui a terminé en remerciant le préfet du département de Zoukougbeu pour sa présence qui a donné plus d’éclat à cette cérémonie.

Symakan née Coulibaly Adjatou, préfet du département de Zoukougbeu, a pour part traduit toute sa reconnaissance au Chef de l’Etat, Son Excellence Monsieur Alassane Ouattara et à son Gouvernement pour avoir une oreille attentive à sa circonscription en apportant des intrants aux productrices de maraîchers. Il leur a rassuré que ces produits seront utilisés à bon escient.

Par Kevin Bakou

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Société

3ᵉ RÉUNION STATUTAIRE À TAÏ : DE NOUVELLES PERSPECTIVES POUR LE DÉVELOPPEMENT DU CAVALLY

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La 3ᵉ réunion ordinaire de l’exercice 2026, du Conseil Régional du Cavally, a tenue le vendredi 2 octobre 2026 à Taï, a permis de faire le point sur les actions engagées et de définir de nouvelles priorités pour le département et la Région.

Au nom des populations, le Député-Maire de Taï, Hyppolite Bayala, a salué les actions du Président de la République, Son Excellence Alassane Ouattara, notamment l’érection de Taï en département, son raccordement au réseau électrique national, l’électrification des villages et le démarrage du bitumage de l’axe Guiglo-Taï.

Le Conseil Régional a également adopté son budget primitif 2027, avec un accent particulier sur les investissements et les actions de développement.

La ministre d’Etat, ministre de la Fonction Publique et de la modernisation de l’administration, présidente du conseil régional du Cavally, Anne Désirée Ouloto-Lamizana a annoncé le renforcement des actions en faveur de l’éducation, de la santé, de l’eau potable, de l’emploi des jeunes et de l’économie locale, ainsi que la mise à disposition d’engins lourds pour les grands travaux.

Un Carrefour du développement est également prévu au premier semestre 2027 pour mobiliser davantage de partenaires autour des opportunités d’investissement du Cavally.

Taï et le Cavally poursuivent ainsi leur marche vers un développement toujours plus ambitieux.

Par Kevin Bakou

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Société

Bouaké / Vente de boissons énergisantes aux mineurs : la répression annoncée

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Le directeur régional du Commerce, de l’Industrie et de l’Artisanat de Gbêkê, Fadiga Mamadou, a conduit, samedi 3 octobre 2026, une opération de sensibilisation à l’intention des commerçants de Bouaké sur le respect de la réglementation relative à la commercialisation des boissons énergisantes.

Cette initiative intervient en prélude au lancement des contrôles répressifs prévus à partir du lundi 5 octobre prochain. Grossistes, détaillants et vendeuses ambulantes sont dans le viseur des services du ministère du Commerce. À travers une tournée dans plusieurs magasins et boutiques de la ville, Fadiga Mamadou est allé à la rencontre des acteurs de la chaîne de distribution pour les interpeller sur les restrictions encadrant la vente de certaines boissons énergisantes, notamment celles dont l’étiquetage porte la mention d’interdiction aux personnes âgées de moins de 18 ans, aux femmes enceintes et aux femmes allaitantes.

Au cours de cette opération menée avec l’autorisation du procureur de la République, le directeur régional a déploré la présence importante de ces produits dans les circuits de distribution de la ville, notamment aux abords des établissements scolaires, dans les boutiques et auprès des vendeuses ambulantes. Il a particulièrement dénoncé leur vente aux mineurs, malgré les avertissements clairement inscrits sur les emballages :« Nous sommes venus lancer un avertissement ultime aujourd’hui pour demander à tous ceux qui se livrent à ce type de commerce prohibé d’y renoncer. Parce que dès lundi, nos équipes vont investir tout le terrain », a prévenu Fadiga Mamadou.

Précisant que la commercialisation de ces boissons n’est pas interdite de manière générale, mais que leur vente aux personnes de moins de 18 ans est prohibée, il a annoncé des sanctions contre les contrevenants. Celles-ci comprennent notamment la saisie des stocks concernés et la mise à disposition des commerçants fautifs auprès du procureur de la République, à qui reviendra la décision sur les suites judiciaires à donner.

Outre la vente aux mineurs, cette tournée a permis de relever d’autres irrégularités liées à la conformité des produits. Le directeur régional a notamment signalé la présence d’un lot de boissons ne comportant aucune indication relative aux dates de production et de péremption. Une anomalie qui a immédiatement donné lieu à des instructions de saisie :« Les produits autorisés à la vente dans ce cas de figure sont ceux qui comportent un étiquetage clair en matière de date de production et de date de péremption. Ceux qui ne comportent pas ces mentions obligatoires sont sous le coup de la loi et nous les enlevons », a-t-il expliqué.

Profitant de l’occasion, Fadiga Mamadou a invité les populations à contribuer à la lutte contre la commercialisation des produits non conformes en signalant les infractions constatées. À cet effet, il a rappelé la disponibilité du numéro vert 1343 ainsi que des services déconcentrés du ministère du Commerce pour recueillir les dénonciations.

Le président des consommateurs de Bouaké, Diaby Kassamba a salué cette initiative qui vise à garantir une bonne santé aux populations.

Prince koffi

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