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Société

Grève du cacao : à qui profite la souffrance des producteurs ?

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Prix du cacao jugé insuffisant, coûts de production élevés, retards de paiement, difficultés de commercialisation et stocks résiduels : au fil de sa tournée dans cinq régions, le SYNAP-CI dit avoir recueilli des témoignages qui traduisent le malaise de nombreux producteurs. La question posée par le syndicat est désormais celle de la répartition des revenus de la filière et des difficultés qui pèsent sur ceux qui assurent la production.

Lancée le 16 septembre 2026 dans le contexte de la grève du cacao, la première étape de la tournée du Syndicat national agricole pour le progrès de Côte d’Ivoire (SYNAP-CI) s’est achevée samedi 26 septembre à Guintéguela, dans le Bafing. La délégation conduite par son président, Koné Moussa, a parcouru la Marahoué, le Haut-Sassandra, le Guémon, le Tonkpi et le Bafing.

Des producteurs face à leurs difficultés

Dans les différentes localités visitées, les témoignages ont fait ressortir des préoccupations similaires. À Guintéguela, Tano Amani Elvis conteste notamment le niveau du prix de 1 200 FCFA le kilogramme au regard des dépenses engagées dans les plantations.

« 1 200 francs CFA, vraiment, c’est malheureux. Vu les coûts que nous engageons pour la production, 1 200 francs CFA ne peut même pas couvrir une partie de ce que nous avons investi pour produire », témoigne-t-il.

À Biankouman-Village, d’autres producteurs ont également évoqué les charges liées à la main-d’œuvre, aux traitements phytosanitaires et aux opérations d’entretien des plantations. Soumahoro Goné Jean-Pierre résume leur préoccupation en ces termes : « Et puis, après tout ça, on te paie 1 200 francs CFA. Vraiment, ça ne nous arrange pas. »

La question des paiements reste également sensible. Guy Jérôme rapporte notamment une expérience au cours de laquelle un produit vendu sur la base d’un prix attendu aurait finalement fait l’objet d’une baisse, selon son témoignage.

« Nous sommes dans le blocage »

Pour Koné Moussa, ces témoignages illustrent une difficulté plus large dans la filière. Le président du SYNAP-CI estime que les producteurs supportent une part importante des contraintes sans bénéficier, selon lui, d’une rémunération correspondant aux efforts consentis.

« On ne peut pas comprendre que ceux-là mêmes qui font la fierté de la Côte d’Ivoire, les agriculteurs de café et de cacao, soient appauvris des années et des années. Chaque année, nous sommes dans le blocage », affirme-t-il.

Il pose également la question de la répartition des bénéfices : « Lorsqu’il y a blocage, les producteurs sont sacrifiés au profit des exportateurs et des gestionnaires. »

Cette affirmation constitue la lecture du SYNAP-CI de la situation. Elle intervient alors que le syndicat réclame notamment une évolution du prix du cacao, le règlement de la question du stock résiduel et le départ du directeur général du Conseil du Café-Cacao.

Une mobilisation qui se poursuit

À Guintéguela, le bilan de la première étape est jugé positif par Koné Moussa. « Le bilan est vraiment un succès », affirme-t-il, estimant que la tournée a permis d’aller directement à la rencontre des producteurs et de recueillir leurs préoccupations.

Du côté de la base, certains producteurs disent avoir trouvé dans cette démarche une occasion de faire entendre leurs difficultés.

« Depuis longtemps, personne n’est venu vers nous pour nous écouter. C’est déjà une grande première et nous saluons cette première sortie », souligne Tano Amani Elvis.

Pour Koné Moussa, la mobilisation doit désormais se poursuivre. « Nous allons continuer à nous battre », annonce-t-il, tout en appelant à l’ouverture de discussions : « Il faut que nous allions nous asseoir pour parler de tout ça. »

Le président du SYNAP-CI prévient toutefois qu’en l’absence de réponse à ses revendications, son organisation pourrait appeler les producteurs à une mobilisation à Abidjan, avec une marche vers la Caistab.

Au-delà de la question du prix, la tournée aura ainsi mis en lumière une interrogation centrale portée par les producteurs et leur syndicat : comment mieux prendre en compte les coûts, les efforts et les difficultés de ceux qui se trouvent à la base de la production cacaoyère ?

Natacha kouakou

Société

Zoukougbeu / PASDV: 28 exploitants reçoivent des intrants agricoles

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Symakan née Coulibaly Adjatou, préfet du département de Zoukougbeu, a procédé le jeudi 1er Octobre octobre 2026, à la cérémonie de remise des intrants à 28 bénéficiaires issus des sous préfectures de Zoukougbeu et de Domangbeu, dans le cadre du projet d’appui au développement du secteur vivrier ( pasdv).

Prenant la parole, Blé Flan, directeur départemental de l’agriculture de Zoukougbeu, a indiqué qu’ils ont reçu des intrants pour une superficie de 25 hectares et demi pour 28 exploitants agricoles issus des sous préfectures de Zoukougbeu et de Domangbeu. Il a noté que l’année dernière, ils ont eu sept bénéficiaires et cette année ils sont à 28. Il s’est réjouie du fait que le projet est entrain de prendre forme dans le département de Zoukougbeu. Et il espère que l’année prochaine Dieu voulant, ils vont accroître ce chiffre pour plus de bénéficiaires puisque l’objectif c’est vraiment d’assurer l’autosuffisance alimentaire en ce qui concerne la production vivrière en Côte d’Ivoire.

Quant à Tidjane Traoré, chargé d’études à la direction d’évaluation des projets au ministère en charge de l’agriculture, par ailleurs point focal et chargé de Suivie au projet Pasdv, il a dit que ce projet a été initié par l’État de côte d’ivoire à travers le ministère de l’agriculture pour lutter contre l’insécurité alimentaire et ce projet vise à pousser la production maraîchers.

Selon lui, en ce qui concerne ce projet l’État a consenti un certain nombre de ressources pour acquérir du matériel agricole, des intrants agricoles qui sont distribués dans l’ensemble des départements de la côte d’ivoire.

C’est pourquoi, au nom du ministre de l’agriculture, et au nom de la coordinatrice du projet Jeannine Kouassi, qui a bien voulu mettre à la disposition de Zoukougbeu ces intrants-là pour que les producteurs puissent vraiment produire et que ces produits là, ne manquent sur le marché.

L’émissaire du ministère de l’agriculture, a exhorté les productrices de maraîchers à utiliser à bon escient ces produits mis à leur disposition.

 » Évitez de revendre ces produits là,parce qu’on se rend compte que souvent ça se retrouvent sur le marché. Aidez l’Etat à vous aider d’avantage sans pourtant vendre ces produits là, utiliser les, réellement dans leurs productions de maraîchers. Il s’agit de tomates, gombos, piments, aubergines, concombre, oignons et du choux. On compte sur vous. » Au vu du travail bien fait, nous allons augmenter les quantités l’année prochaine. » a conseillé Tidjane Traoré, qui a terminé en remerciant le préfet du département de Zoukougbeu pour sa présence qui a donné plus d’éclat à cette cérémonie.

Symakan née Coulibaly Adjatou, préfet du département de Zoukougbeu, a pour part traduit toute sa reconnaissance au Chef de l’Etat, Son Excellence Monsieur Alassane Ouattara et à son Gouvernement pour avoir une oreille attentive à sa circonscription en apportant des intrants aux productrices de maraîchers. Il leur a rassuré que ces produits seront utilisés à bon escient.

Par Kevin Bakou

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Société

3ᵉ RÉUNION STATUTAIRE À TAÏ : DE NOUVELLES PERSPECTIVES POUR LE DÉVELOPPEMENT DU CAVALLY

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La 3ᵉ réunion ordinaire de l’exercice 2026, du Conseil Régional du Cavally, a tenue le vendredi 2 octobre 2026 à Taï, a permis de faire le point sur les actions engagées et de définir de nouvelles priorités pour le département et la Région.

Au nom des populations, le Député-Maire de Taï, Hyppolite Bayala, a salué les actions du Président de la République, Son Excellence Alassane Ouattara, notamment l’érection de Taï en département, son raccordement au réseau électrique national, l’électrification des villages et le démarrage du bitumage de l’axe Guiglo-Taï.

Le Conseil Régional a également adopté son budget primitif 2027, avec un accent particulier sur les investissements et les actions de développement.

La ministre d’Etat, ministre de la Fonction Publique et de la modernisation de l’administration, présidente du conseil régional du Cavally, Anne Désirée Ouloto-Lamizana a annoncé le renforcement des actions en faveur de l’éducation, de la santé, de l’eau potable, de l’emploi des jeunes et de l’économie locale, ainsi que la mise à disposition d’engins lourds pour les grands travaux.

Un Carrefour du développement est également prévu au premier semestre 2027 pour mobiliser davantage de partenaires autour des opportunités d’investissement du Cavally.

Taï et le Cavally poursuivent ainsi leur marche vers un développement toujours plus ambitieux.

Par Kevin Bakou

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Société

Bouaké / Vente de boissons énergisantes aux mineurs : la répression annoncée

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Le directeur régional du Commerce, de l’Industrie et de l’Artisanat de Gbêkê, Fadiga Mamadou, a conduit, samedi 3 octobre 2026, une opération de sensibilisation à l’intention des commerçants de Bouaké sur le respect de la réglementation relative à la commercialisation des boissons énergisantes.

Cette initiative intervient en prélude au lancement des contrôles répressifs prévus à partir du lundi 5 octobre prochain. Grossistes, détaillants et vendeuses ambulantes sont dans le viseur des services du ministère du Commerce. À travers une tournée dans plusieurs magasins et boutiques de la ville, Fadiga Mamadou est allé à la rencontre des acteurs de la chaîne de distribution pour les interpeller sur les restrictions encadrant la vente de certaines boissons énergisantes, notamment celles dont l’étiquetage porte la mention d’interdiction aux personnes âgées de moins de 18 ans, aux femmes enceintes et aux femmes allaitantes.

Au cours de cette opération menée avec l’autorisation du procureur de la République, le directeur régional a déploré la présence importante de ces produits dans les circuits de distribution de la ville, notamment aux abords des établissements scolaires, dans les boutiques et auprès des vendeuses ambulantes. Il a particulièrement dénoncé leur vente aux mineurs, malgré les avertissements clairement inscrits sur les emballages :« Nous sommes venus lancer un avertissement ultime aujourd’hui pour demander à tous ceux qui se livrent à ce type de commerce prohibé d’y renoncer. Parce que dès lundi, nos équipes vont investir tout le terrain », a prévenu Fadiga Mamadou.

Précisant que la commercialisation de ces boissons n’est pas interdite de manière générale, mais que leur vente aux personnes de moins de 18 ans est prohibée, il a annoncé des sanctions contre les contrevenants. Celles-ci comprennent notamment la saisie des stocks concernés et la mise à disposition des commerçants fautifs auprès du procureur de la République, à qui reviendra la décision sur les suites judiciaires à donner.

Outre la vente aux mineurs, cette tournée a permis de relever d’autres irrégularités liées à la conformité des produits. Le directeur régional a notamment signalé la présence d’un lot de boissons ne comportant aucune indication relative aux dates de production et de péremption. Une anomalie qui a immédiatement donné lieu à des instructions de saisie :« Les produits autorisés à la vente dans ce cas de figure sont ceux qui comportent un étiquetage clair en matière de date de production et de date de péremption. Ceux qui ne comportent pas ces mentions obligatoires sont sous le coup de la loi et nous les enlevons », a-t-il expliqué.

Profitant de l’occasion, Fadiga Mamadou a invité les populations à contribuer à la lutte contre la commercialisation des produits non conformes en signalant les infractions constatées. À cet effet, il a rappelé la disponibilité du numéro vert 1343 ainsi que des services déconcentrés du ministère du Commerce pour recueillir les dénonciations.

Le président des consommateurs de Bouaké, Diaby Kassamba a salué cette initiative qui vise à garantir une bonne santé aux populations.

Prince koffi

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