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Société

Bouaké/ Les étudiants invités à apprendre l’anglais pour réussir leur insertion socioprofessionnelle.

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C’est sur le thème « Comment le système anglophone nous prépare-t-il à l’ouverture au monde (employabilité internationale) et au leadership ? » que l’International University of Bouaké (IUB) a officiellement lancé son année académique 2026-2027, lundi 5 octobre 2026. Cette rentrée académique s’est faite à travers une journée inaugurale placée sous le signe de l’excellence, de la discipline et de l’ouverture internationale, dénommée « Open Class/Kermess ». Elle s’est tenue dans l’amphithéâtre Professeur Saliou Touré, en présence de responsables du secteur de l’éducation, de parents d’étudiants et de plusieurs invités.

À cette occasion, le président-fondateur de cette université anglophone, Koné Lassina, a indiqué que la création de cet établissement répond à la volonté d’offrir aux jeunes une formation exigeante, ouverte sur le monde et adaptée aux réalités du marché de l’emploi. « Nous voulons bâtir une université d’excellence qui forme des diplômés compétents, mais surtout des leaders », a-t-il souligné. L’IUB propose des formations de niveau Bachelor et Master dans plusieurs domaines, notamment les sciences économiques, l’administration des affaires et les technologies de l’information.

Pour sa part, le 1er vice-président de l’université, Dr Ouattara Oumar, a appelé les étudiants à s’engager pleinement dans leur parcours académique. « L’année académique 2026-2027 sera ce que nous déciderons collectivement d’en faire. Elle sera une année d’efforts, mais aussi une année d’opportunités », a-t-il déclaré. Il a exhorté les étudiants à faire preuve de détermination, de discipline, de curiosité intellectuelle et de confiance en leurs capacités.

De son côté, Ladji Bamba, paneliste, a invité les apprenants à apprendre l’anglais, car cette langue offre plusieurs opportunités d’emploi. « L’anglais, de nos jours, nous permet d’être facilement recrutés, comparé à quelqu’un qui parle une seule langue. Donc, être bilingue est très important aujourd’hui pour réussir. Cela te permet d’être plus compétitif et te permet aussi d’élargir tes connaissances. Donc, je demande aux jeunes de ne pas hésiter à apprendre une deuxième langue, surtout l’anglais », a-t-il conseillé.

Pour cette année académique, l’université prévoit 830 heures de formation, réparties entre une phase intensive d’octobre à février et une phase de consolidation de mars à mai. Le programme comprend notamment des cours d’anglais axés sur la compréhension et l’expression, des enseignements de spécialité et des cours consacrés au développement personnel, à la prise de parole, à la gestion des conflits et à la préparation à l’emploi. Des stages professionnels d’une durée comprise entre un et six mois, selon le niveau d’études, sont également prévus. L’établissement entend par ailleurs renforcer l’accompagnement numérique de ses étudiants à travers la mise à disposition d’adresses électroniques institutionnelles, l’accès aux bibliothèques numériques et aux activités universitaires à distance.

Prince Koffi

Société

Gagnoa : Les innovations salutaires de l’ANADER et du CNRA pour relancer la production du café.

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Armer les conseillers agricoles pour répondre précisément aux attentes des producteurs de café est tout l’enjeu de la session de formation de quatre jours qui réunit, du 4 au 8 octobre 2026, 52 techniciens supérieurs spécialistes des cultures pérennes (TSCP) de l’Agence nationale d’appui au développement rural (ANADER). Conduite par les experts du Centre National de Recherche agronomique (CNRA), ce programme intensif explore les leviers modernes de la filière café en pleine mutation.

La plaidoirie de Ehougban Vincent, coordonnateur du projet café-cacao à l’ANADER

Au cœur du calendrier : la maîtrise des nouvelles variétés, le perfectionnement des techniques culturales, le traitement des maladies végétales ainsi que l’optimisation des étapes de récolte et de post-récolte. Une initiative cruciale pour Ehougban Vincent, coordonnateur du projet café-cacao à l’ANADER, qui a plaidé pour la multiplication de ces sessions afin de maintenir les agents de terrain en phase constante avec les avancées de la recherche.

Le technicien, pont de l’innovation

Pour Dr N’Guessan Kouamé François, directeur régional sud-ouest du CNRA basé à Gagnoa, la science n’a de valeur que si elle est appliquée. « Une innovation scientifique ne peut avoir un véritable impact que lorsqu’elle est effectivement transférée, diffusée, bien comprise et adoptée par les producteurs sur le terrain », a-t-il rappelé. Selon lui, les agents de l’ANADER constituent le maillon indispensable, les « principaux relais » capables de traduire les théories des laboratoires en pratiques agricoles rentables.

Le défi de la qualité : « Du champ jusqu’à la tasse »

Au-delà des volumes à générer, la recherche met un accent particulier sur la valeur marchande du produit. Le Dr Gba Kossia Manzan Carine épouse Okoman, chercheuse au CNRA et formatrice, s’est montrée intransigeante sur les standards de cueillette : « La qualité, c’est du champ jusqu’à la tasse. Si je récolte du café qui n’est pas mûr, il est clair qu’il ne sera pas de bonne qualité. C’est toute une chaîne à suivre. », a-t-elle conseillé.

L’Arabusta : l’arme de la Côte d’Ivoire pour reconquérir le marché mondial

Pour s’imposer face à la concurrence internationale, la Côte d’Ivoire ne compte plus seulement sur son traditionnel Robusta. La formation fait la part belle à l’Arabusta, une variété hybride introduite par la recherche ivoirienne. Alliant la force du Robusta local à l’élégance aromatique de l’Arabica (cultivé en Éthiopie ou au Kenya), cette variété représente l’arme commerciale de la Côte d’Ivoire pour conquérir les segments les plus exigeants du marché mondial. Une mutation technique majeure que les 52 agents auront la charge de vulgariser dès leur retour sur le terrain. Soulignons que la production nationale du café en Côte d’Ivoire ces dernières années oscille entre 100.000 et 114.000 tonnes par an.

Ouncado PIERROT, avec Edson Djédjé Capri à Gagnoa

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Société

Gagnoa: Des techniciens superieurs en culture pérenne se forment sur le café

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52 techniciens du centre national de recherche agronomique (CNRA) renforcent leur capacité du lundi 4 au jeudi 8 octobre 2026 à l’ANADER, sur l’amélioration et la production de la bonne qualité du café robusta produit en Cote d’Ivoire.

Un atelier de renforcement des capacités des agents de vulgarisation de L’Agence nationale pour le développement rural (ANADER) sur la conduite du caféier robusta, de la gestion des maladies et des ravageurs, et des techniques post-recolte a été initié à leur intention. Il s’est agit d’avoir des informations et aussi des technologies générées pour que les agents puissent être pratiques dans leurs zones de compétence. Financé par le conseil café- cacao, la formation sur l’étude de la culture caféière revêt un caractère important d’autant plus qu’elle constitue le maillon de l’économie ivoirienne. Sur les 120 espèces du café, seul le robusta est dans les zones agro écologiques du pays. Durant ces quatre jours, les techniciens superieurs culture pérenne (TSCP) seront outillés à bien reconduire les opérations de récolte du café arabusta, une nouvelle variété pour réparer certaines contraintes dont la baisse du coût sur le marché mondial et la préférence des consommateurs pour le café plus doux. C’est pourquoi, les chercheurs ont créé cette nouvelle variété qui, en elle-même regroupe les qualités du robusta et de l’arabica cultivables en Côte d’Ivoire. Ainsi, le café arabusta, une variété hybride constituera le centre d’intérêt des TSCP pour l’amélioration durable de la production caféière. Dr Gba Kossia Manzan Karine épouse Ekoman, chercheur au CNRA a montré aux participants, les mécanismes et opérations de traitement post-recolte du café arabusta qui subit plusieurs étapes à savoir ; la cueillette des cerises bien mûres, le tri par flottaison, le dépulpage, la fermentation du café parche, le séchage du café parche, le déparchage et le stockage. La bonne pratique de ces activités permet d’avoir un café de très bonne qualité renumerateur sur le marché mondial. À travers ces travaux, c’est véritablement une inovation scientifique qui aura un impact sur les producteurs dans les zones caféières. Les résultats de l’atelier seront transformés en connaissance scientifique en pratique agricole concrète, accessible et adapter aux réalités des exploitations.

Désiré Kouassé

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Société

Angoda : le député Ange Félix N’Dakpri restitue les travaux parlementaires et interpelle sur l’orpaillage

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À Angoda, chef-lieu de sous-préfecture dans le département de Toumodi, le député Ange Félix N’Dakpri a organisé, le vendredi 4 septembre 2026, une cérémonie de restitution des travaux parlementaires. Une rencontre qui a réuni 44 chefs de village et plusieurs composantes de la société, avec en toile de fond les préoccupations liées à l’orpaillage.

La salle de réunion d’Angoda a connu une forte mobilisation à l’occasion de cette rencontre initiée par l’honorable Ange Félix N’Dakpri, député de Toumodi sous-préfecture. Au total, 44 chefs de village, issus notamment des sous-préfectures d’Angoda et de Toumodi, ont effectué le déplacement, accompagnés des présidents de jeunes, des présidentes de femmes, des acteurs de la société civile, des guides religieux et des présidents de mutuelles.
Le parlementaire était entouré de plusieurs de ses collègues, notamment Kouadio Langui Marc, député de Dimbokro, Yao Albert, député de Tiébissou, et Koffi Bertin, député de Béoumi. Les députés suppléants de Toumodi commune, Olivier Koffi, et de Toumodi sous-préfecture, Saraka Téléphone, ont également pris part à la rencontre.
Une exigence de proximité avec les populations
Cette cérémonie s’inscrit dans le cadre de la mission de restitution des travaux parlementaires aux populations. Pour le député Ange Félix N’Dakpri, il s’agissait de traduire concrètement dans les faits les dispositions prévues par les textes de l’Assemblée nationale de Côte d’Ivoire, tout en offrant un espace d’écoute et d’échanges directs avec les électeurs.
L’élu a ainsi présenté les principales lois votées au cours de la première session parlementaire de l’année 2026, qui s’est déroulée de janvier à juin.
Après cette présentation, les participants ont eu l’occasion de poser des questions et de soumettre leurs préoccupations sur plusieurs sujets d’intérêt local et national.
L’orpaillage au cœur des préoccupations
Parmi les questions soulevées, l’orpaillage a occupé une place importante dans les échanges. Face aux inquiétudes exprimées par les populations, le député a indiqué avoir pris bonne note de leurs préoccupations et a évoqué les mécanismes parlementaires susceptibles de permettre une meilleure compréhension de la situation et la recherche de solutions durables.
« Nous avons partagé leurs inquiétudes, et il faut dire qu’aujourd’hui, c’est plus que la sonnette d’alarme que nous tirons tous », a déclaré Ange Félix N’Dakpri face à la presse.
Selon lui, les députés disposent notamment de mécanismes permettant d’interpeller le Gouvernement sur des questions préoccupantes. Il a cité les questions orales suivies de débat, qui peuvent permettre aux ministres et commissaires du Gouvernement concernés de venir s’expliquer devant la représentation nationale.
« Cela suppose qu’en tant que député, nous sommes dans nos droits d’interpeller le président de l’Assemblée nationale afin de convoquer les ministres, les commissaires du Gouvernement en charge de ces questions pour venir nous expliquer ce qui se passe et aussi prendre en compte nos observations et, pourquoi pas, nos propositions », a-t-il expliqué.
L’autre piste évoquée est celle de la commission d’enquête parlementaire, qui permettrait, selon l’élu, d’aller sur le terrain, de recueillir des informations, d’analyser la situation et de produire des rapports susceptibles d’éclairer les décisions à prendre.
Le député a également invité les populations à accompagner cette démarche par des pétitions, afin de donner davantage d’écho à leurs préoccupations auprès de l’Assemblée nationale.
Ange Félix N’Dakpri explique son rôle au Parlement de la CEDEAO
Les échanges ont également porté sur la représentation de la Côte d’Ivoire au Parlement de la CEDEAO. Désigné pour siéger au sein de cette institution parlementaire communautaire, Ange Félix N’Dakpri a expliqué les différentes dimensions de la mission d’un député.
Il a rappelé que les missions essentielles du parlementaire portent notamment sur le vote de la loi et le consentement de l’impôt, le contrôle de l’action gouvernementale ainsi que l’intermédiation entre les populations et les administrations publiques.
À ces missions s’ajoute, selon lui, la diplomatie parlementaire.
« La diplomatie parlementaire nous amène à nous retrouver dans des représentations en fonction des espaces. Il y a donc des députés qui siègent dans l’espace francophone, au niveau de l’Union africaine et aussi au niveau de la CEDEAO », a-t-il précisé.
Concernant son mandat au Parlement de la CEDEAO, l’élu a souligné que cette représentation ne lui confère pas une mission coercitive, mais permet notamment de faire des observations et de contribuer aux échanges entre parlementaires des différents États membres.
Il a également évoqué les missions bilatérales effectuées par des parlementaires dans différents pays, en Afrique, en Europe et en Asie, dans le but de découvrir des expériences et des pratiques susceptibles d’être partagées et adaptées dans l’intérêt des populations.
Une démarche appelée à se poursuivre
À travers cette première étape de restitution, Ange Félix N’Dakpri entend renforcer le dialogue avec les populations de sa circonscription et faire remonter leurs préoccupations au niveau de l’Assemblée nationale.
La question de l’orpaillage, particulièrement sensible dans les échanges, devrait ainsi continuer d’alimenter les réflexions et les démarches parlementaires annoncées par l’élu.
La rencontre d’Angoda aura donc permis de rapprocher davantage le parlementaire de ses mandants, tout en ouvrant un espace de dialogue sur les préoccupations qui touchent directement les communautés locales.
Alassane digbeu

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