Zérégbo, village situé dans la region du Guemon et précisément dans le departement de Bangolo a désormais sa mutuelle de développement.
La cérémonie de présentation de cette mutuelle a eu lieu le samedi 26 mars dernier 2021 au complexe culturel Mont Zatro de Yopougon.
Plusieurs représentants des mutuelles, mouvements et associations du canton Zarabaon n’ont pas voulu se faire conter cette cérémonie de présentation officielle de la mutuelle de développement Zérégbo ( MUDEZ). Il ont effectué massivement le déplacement pour apporter leur soutien au nouveau né des mutuelles de leur canton.
table des officiels
M.Christ Kémondé, fraîchement élu président de la nouvelle mutuelle de développement de Zérégbo a au cours de son allocution exprimé toute sa reconnaissance à toutes les personnes présentes à la cérémonie non sans avoir rendu hommage aux père – fondateurs et acteurs d’AZEGA, l’ancienne association qui réunissait deux villages liés par leur histoire et la proximité ( Zérégbo et Gan). Selon lui, c’est cette structure qui a engendré la mutuelle dont il aura la lourde tâche de diriger la destinée pendant la durée de son mandat.
Il a pris l’engagement d’accomplir, dignement et honnêtement, sa mission en remerciant tous ceux et toutes celles qui ont porté leur choix sur sa modeste personne. Le plus jeune président des mutuelles du canton comprenant 21 villages, 6 tribus et 2 sous – préfectures, n’a pas manqué de faire un clin d’œil aux bienfaiteurs de la mutuelle et, particulièrement, à tous ceux qui ont contribué à la réussite de la cérémonie.
Poursuivant, il s’est dit être préoccupé par les grands défis de développement à venir. Il s’agit entre autres du taux de mortalité à la naissance par manque de logements de sage femme dans le centre santé urbain de Zérégbo doté de deux salles d’accouchement de 4 lits chacune. Au manque de logements de la sage-femme s’ajoute l’insuffisance des infrastructures scolaires dont l’urgence la construction d’un bâtiment de trois classes et d’un bureau , une promesse du conseil régional du Guemon qui tarde à sortir de terre mais également la construction d’un pont moderne sur la rivière Douille, porte d’entrée du village. Ce pont construit depuis les années 70 jusqu’à ce jour n’a pas encore connu une retouche moderne et cause la chute des plusieurs véhicules de transport. M.Christ Kémondé a lancé un appel vibrant au président du Conseil Régional du Guémon afin que ce dernier puisse se pencher sur la situation de ce village qui regorge plusieurs potentialités de richesses agricoles, minières et commerciales.
Le parrain Bah gueï Hermann en boubou traditionnel
Pour clore son propos, le premier responsable de la Mudez s’est remis au président du Collectif des Mutuelles de son canton, M.Gaodé Justin Zouhan, car, sa structure, désormais, membre de la faîtière sans oublier de saluer l’idée et la volonté du patron des » développeurs » du Zarabaon de voir chaque village doté d’une mutuelle, idée faisant son petit bonhomme de chemin.
Quant au président du Collectif des Mutuelles du Zarabaon, M. Gaodé Justin, il a traduit ses profonds et sincères remerciements à toutes les communautés villageoise de Zérégbo qui ont compris sa politique en créant leur propre mutuelle. Il a félicité son fieul pour son esprit de maturité par sa démarche selon les règles de l’art après avoir exhorté celui – ci au courage et à la persévérance car, selon lui, le chemin sera forcement chargé « d’épines ».
Justin Gaodé, entrain de présenter officiellement le président de la MUDEZ
Le patron des mutuelles a demandé à tous les ressortissants de Zérégbo de soutenir leur, président, leur fils par leur participation aux activités de la mutuelle et, surtout, aux réunions.
Le Commandant Bah Guéï Hermann, Parrain de la cérémonie, également fils du village, au cours de son intervention s’est réjoui de la démarche de son cadet, désormais président de la mutuelle. » Je suis heureux d’être parmi vous, dans mon village. Je ne vous parle pas comme un parrain, mais comme un fils du village qui s’engage auprès de son président pour le développement de son village » a déclaré le parrain.
Allocution de Christ Kemondé
Notons que la pluie et la coupure du courant ont failli apporter une fausse note à cette cérémonie chose très vite maîtrisée par le comité d’organisation. C’est donc dans une ambiance bon enfant que la cérémonie a pris fin avec une promesse faite les mois à venir de faire une investiture proprement dite de la MUDEZ à Zérégbo sur la terre de leurs ancêtres.
Le samedi 12 septembre 2026, la Ministre d’État Anne Désirée OULOTO-LAMIZANA était au domicile du doyen Tyeoulou Dyela Félix, sis à Abidjan Cocody -Attoban entourée des parents du canton Nidrou, dans le département de Toulepleu.
Un moment chaleureux de retrouvailles, d’écoute et de partage avec ses aînés, ses frères, ses sœurs et l’ensemble des cadres qui, au fil des années, l’accompagnent avec bienveillance de leurs conseils et de leurs bénédictions.
Dans une atmosphère conviviale, la Ministre d’État est revenue sur les avancées enregistrées dans la région : désenclavement routier, renforcement des infrastructures sanitaires et accès à l’électricité, désormais effectif à 100% dans le canton Nidrou.
Les échanges ont également ouvert une fenêtre sur l’avenir, avec les perspectives 2026-2030 : consolider les acquis, accélérer la transformation de la région et améliorer durablement le quotidien des populations.
En clôturant la rencontre, la Ministre d’État, ministre de la Fonction Publique et de la modernisation de l’administration, présidente du conseil régional du Cavally a exprimé sa gratitude : « Merci au doyen Tyeoulou Dyela Félix pour son accueil fraternel et ses sages conseils. Merci aux forces vives du canton Nidrou pour leur confiance et leur engagement constant aux côtés du Président Alassane OUATTARA. »
Les acteurs de l’Exploitation minière artisanale et à petite échelle (EMAPE) de l’or sont appelés à passer du constat des difficultés à la recherche de solutions concrètes. C’est l’un des principaux enseignements de l’Atelier annuel des Parties Prenantes 2026 du projet planetGOLD Côte d’Ivoire, organisé jeudi 10 septembre 2026 dans la salle de réunion de la Sous-préfecture de Pakouabo.
Placée sous le thème « Vers une exploitation aurifère sans mercure et inclusive : renforcer la transition écologique et l’accès aux services financiers pour les communautés du secteur de l’EMAPE de l’or », la rencontre a réuni représentants de l’administration, collectivités territoriales, communautés minières, coopératives, institutions financières, compagnies minières, équipementiers, universitaires, société civile et médias. Représentant le Préfet de la région de la Marahoué, Préfet du département de Bouaflé, le Sous-préfet de Pakouabo, Gbadeu Sigbeu Donatien, a remercié les organisateurs pour le choix porté sur sa localité pour abriter cet atelier annuel. L’objectif était clair : identifier les conditions permettant aux exploitants et aux coopératives de franchir un nouveau cap dans la professionnalisation de leurs activités. Le financement, un levier de transformation Au cœur des échanges, l’accès aux équipements modernes s’est imposé comme une préoccupation majeure. Comment permettre aux coopératives d’investir dans des technologies plus performantes sans supporter immédiatement le poids d’un investissement important ? Le leasing d’équipements a été présenté comme une piste de financement susceptible de faciliter cette transition. Ce mécanisme pourrait permettre aux exploitants d’accéder à des équipements modernes tout en limitant la pression financière liée à leur acquisition. Cette réflexion s’est prolongée autour de la rentabilité des technologies sans mercure, à travers le thème « Rentabilité des technologies sans mercure – Investir pour gagner plus ». L’objectif était notamment de déconstruire l’idée selon laquelle l’abandon du mercure serait nécessairement synonyme de coûts supplémentaires et de baisse de rentabilité. Les interventions d’Activa Assurances, d’Atlanta Assurances, de Koss Technologie SARL, du Dr Keita Moussa et des experts de l’ONG IMPACT ont mis en évidence le lien étroit entre financement et structuration des activités. Pour accéder davantage aux services financiers, les acteurs doivent notamment renforcer la formalisation, la traçabilité, la transparence dans la gestion et les compétences. « Quand l’activité évolue, il faut accepter de passer à une étape supérieure », a souligné le président du Comité de pilotage du projet planetGOLD Côte d’Ivoire, Dr Franck Aimé Esso. Produire de l’or sans sacrifier l’environnement Pour les participants, la transformation du secteur ne peut cependant être dissociée des enjeux environnementaux et sanitaires. Le creusage anarchique et l’utilisation du mercure demeurent des pratiques préoccupantes pour les écosystèmes et la santé humaine. Directeur du Centre ivoirien antipollution (CIAPOL), le Professeur Yapo Ossey a appelé les acteurs à davantage de responsabilité, notamment dans la perspective de préserver les ressources naturelles pour les générations futures. Le choix de Pakouabo revêt, à cet égard, une portée particulière. Située dans la zone de Bouaflé, territoire d’intervention de planetGOLD Côte d’Ivoire, la localité constitue un espace de mise en œuvre de l’Approche Juridictionnelle et Paysagère, qui vise à renforcer la coordination des acteurs autour de l’EMAPE et de la gestion durable des ressources. À travers cet atelier, planetGOLD Côte d’Ivoire entend ainsi faire évoluer le modèle de l’EMAPE autour d’un triptyque : formaliser, financer et produire autrement. L’ambition est de faire émerger une exploitation aurifère plus formelle, plus sûre, inclusive et économiquement viable, progressivement débarrassée du mercure. L’enjeu dépasse donc la seule activité minière : il s’agit de faire de l’or une source de développement sans compromettre la santé des populations ni l’environnement.
La crise qui secoue la filière café-cacao prend une nouvelle tournure. Le Syndicat national des producteurs de café-cacao de Côte d’Ivoire (SYNAP-CI) prépare une mobilisation pour le 16 septembre 2026, avec le soutien annoncé de l’ensemble des organisations de producteurs.
Sur le terrain, les difficultés persistent. Des stocks résiduels de la campagne 2025-2026 demeurent, selon le SYNAP-CI, entre les mains de nombreux producteurs. Leur écoulement reste une préoccupation majeure pour les planteurs, confrontés à des difficultés financières alors que la nouvelle campagne se profile.
À cette situation s’ajoute le nouveau prix annoncé pour la campagne 2026-2027. Son niveau suscite de fortes inquiétudes chez les producteurs, qui estiment que leurs revenus restent sous pression face aux charges de production, de transport et d’entretien des plantations.
La commercialisation et les nouvelles exigences liées à la traçabilité constituent également des préoccupations dans la filière. Pour les organisations de producteurs, ces difficultés successives fragilisent davantage les conditions de vie des planteurs.
Le SYNAP-CI prépare la mobilisation
Face à cette situation, le SYNAP-CI a adressé un préavis de grève au ministre de l’Agriculture, du Développement rural et des Productions vivrières. La date du 16 septembre 2026 est ainsi retenue comme échéance pour le mouvement annoncé.
Le syndicat assure qu’il n’agit pas seul. L’ensemble des organisations de producteurs sont annoncées aux côtés du SYNAP-CI dans cette démarche. Une mobilisation collective destinée à faire entendre les revendications des producteurs et à obtenir des réponses aux difficultés qui affectent la filière.
Avant cette échéance, le président national du SYNAP-CI convoque les coordinateurs et délégués à une importante réunion de concertation. Elle aura lieu dimanche 13 septembre 2026, à 10 heures, au bureau régional du SYNAP-CI à Daloa.
Cette rencontre doit permettre d’examiner la situation, d’harmoniser les positions et de définir les dernières dispositions à prendre avant la date annoncée de la grève.
Présentée comme « exceptionnelle et décisive », la réunion de Daloa doit également permettre de renforcer la cohésion entre les différentes structures du syndicat et de préparer la mobilisation sur le terrain.
À trois jours de la grève annoncée, le SYNAP-CI et les autres organisations de producteurs veulent donc parler d’une seule voix. L’enjeu est désormais de trouver des réponses aux préoccupations liées aux stocks résiduels, au prix du cacao et aux conditions générales de commercialisation, dans une filière qui traverse une période de fortes tensions.