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Société

Toumodi: Le président d’une ONG avoue que Nouvelle génération n’est pas synonyme de Limitation d’âge

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Après la nomination de Tiémoko Meyliet Koné au poste de vice-président de la Côte d’Ivoire et la reconduction du premier ministre Patrick Achi par le président de la république Alassane Ouattara, le président de l’Ong ALERTE CONFLIT Frédéric Tanoh Niangoin s’est entretenu avec la presse. Entre autres choses, il avoue que Nouvelle génération n’est pas synonyme de limitation d’âge.

La Côte d’Ivoire connait depuis le 19 avril 2022 deux évènements majeurs ; la mise en place du gouvernement ACHI II et la nomination du Vice-Président de la République, en la personne de TIEMOKO MEYLIET KONE, précédemment gouverneur de la BCEAO. En tant qu’acteur de la société civile et observateur de la vie politique Ivoirienne, avez-vous un commentaire particulier sur le choix de ces deux personnalités et surtout une réponse pour ceux qui pensent que le nouveau gouvernement ne respecte pas l’équilibre régional ?

Le moins qu’on puisse dire est que les deux choix du Président de la République sont judicieux, au regard de la valeur et de la compétence de ces deux personnalités. Le Premier Ministre Patrick ACHI a non seulement été à la hauteur de sa mission à la tête du précédent Gouvernement, il a aussi, dans biens de circonstances, mis l’intérêt national au-dessus des considérations politiques partisanes. Le Vice-Président Koné Tiémoko Meyliet, vu son profil professionnel et sa réputation d’homme discret et travailleur, il pourrait donner autant satisfaction que son prédécesseur Daniel Kablan Duncan qui n’a jamais été contrarié sur ses qualités et ses valeurs. A ceux qui pensent que le gouvernement ACHI-2 ne respecte pas l’équilibre régional, je pourrais répondre qu’en principe le premier critère dans le choix des membres d’un gouvernement doit être la compétence, l’efficacité et l’expérience. Mais parfois pour tenir compte de la diversité de la communauté Ivoirienne, nos chefs d’État font ce que l’on a eu coutume de qualifier de géopolitique, afin de respecter un temps soit peu l’équilibre régional. C’est ce qui entraine les gouvernements pléthoriques avec quelques personnalités comme valeurs d’ajustement, sans grandes compétences, qui n’ont que l’éloge du Président de la République comme initiatives ou programme. Nous devons admettre désormais qu’on puisse avoir au gouvernement une équipe d’hommes et de femmes suffisamment compétents pour traiter avec objectivité les problèmes nationaux, sans se préoccuper ni de leurs origines, ni de leurs clans, ni de leurs régions, encore moins de leurs religions. Cette perception des choses pourrait contribuer à l’éducation à la citoyenneté et être une des solutions à la coexistence pacifique des communautés Ivoiriennes actuellement portées sur le communautarisme et le régionalisme néfastes à la cohésion nationale.

Avec la nomination d’un vice-président âgé de 73 ans comme dauphin constitutionnel, le Président Ouattara ne se met-il pas en porte-à faux avec sa volonté exprimée à maintes reprises de laisser la place à une nouvelle génération ?

J’observe que le Président Ouattara a prononcé ces paroles sous l’empire de la Constitution Ivoirienne de 2016 encore en vigueur qui stipule que “le candidat à l’élection Présidentielle doit jouir de ses droits civils et politiques et doit être âgé de trente cinq (35) ans au moins…“ le Président Ouattara n’a exprimé qu’une volonté de laisser la place à une nouvelle génération, sans fixer aucune tranche d’âge. Il n’a pas parlé de jeunes. La preuve c’est qu’il vient de nommer un vice-président âgé de 73 ans en la personne de Monsieur Tiémoko Meyliet Koné son actuel dauphin constitutionnel. Le Président Ouattara montre ainsi clairement sa compréhension de “nouvelle génération“ qu’on peut définir aussi comme un ensemble d’individus qui, à la même époque, sont dans la même tranche d’âge. Selon cette logique, les présidents Ouattara et Bédié sont de la même tranche d’âge qui se situe entre 80 et 90 ans, le vice-président Koné Tiémoko Meyliet, l’ancien président Laurent GBAGBO, le président du sénat Ahoussou Jeannot, les Simone Ehivet Gbagbo, Maurice Kakou Guikahué, Alphonse Djédjé Mady et autres sont dans la même tranche d’âge de 70 à 80 ans. Si ceux de la tranche d’âge de 80 à 90 ans s’en vont, ceux de 70 à 80 ans pourraient monter au créneau, ainsi de suite. C’est aussi simple que ça. Au demeurant, nouvelle génération n’est donc pas synonyme de limitation d’âge. Cela dit, le Président Ouattara, selon moi, n’est donc pas en porte-à-faux avec sa volonté exprimée de laisser la place à une nouvelle génération. Que ceux qui auraient d’autres intentions sachent que la Constitution ne doit plus être une pâte à modeler à volonté ou à tripatouiller pour régler des problèmes de personnes.

Admettons donc que nouvelle génération n’induit pas la limitation d’âge qui n’est d’ailleurs pas prévue dans la Constitution en vigueur, seriez-vous au moins d’avis avec ceux qui pensent que le Président Ouattara prépare insidieusement la conservation du pouvoir dans son clan et dans son Parti, le Rhdp, à travers le choix de son dauphin constitutionnel dans sa sphère géographique, le Nord notamment ?

Dans mon entendement, dès lors que Monsieur Ouattara est le Président de la République, son seul clan doit être la Côte d’Ivoire. Cela peut paraître naïf, mais c’est la logique. S’il fait autrement il devient alors communautariste et ce serait dommage. Maintenant, en tant que Président du Rhdp, dans la mesure où les partis politiques, les groupements politiques et les personnes physiques aspirent à conquérir la pouvoir d’État, à l’exercer et même à s’y maintenir, le Président Ouattara peut verrouiller le système en nommant en toute légalité un dauphin constitutionnel qui l’arrange. C’est de bonne guerre. D’ailleurs, lequel des chefs d’État ivoiriens a déjà fait le contraire ? Au demeurant, il appartient donc à toute opposition d’arrêter de se fourvoyer dans les compromissions avec le pouvoir en place, de s’organiser et de s’unir pour contrarier dans les urnes tout détenteur du pouvoir d’État, si telle est l’intention de cette opposition d’accéder au pouvoir. C’est cela démocratie.

Certains ivoiriens militent pour que le Président OUATTARA passe le flambeau après son troisième (3e) mandat ou même, comme le disent ses exégètes, le premier mandat de la troisième république. En clair ils souhaitent que le Président Ouattara ne brigue pas un quatrième (4e) quinquennat. Quelle est, en toute objectivité, votre opinion sur cette question et que souhaitez-vous ?

Voyez-vous, si l’on s’en était tenu à la première lecture, facile pour tout le monde, des dispositions de la Constitution de 2016 en vigueur, on ne serait pas entrain de supputer un passage hypothétique de flambeau, encore moins de gloser sur le troisième et quatrième mandat ou sur un premier mandat d’une troisième République. Malheureusement aucun juriste, aucun constitutionnaliste en Côte d’Ivoire n’a réussi à éclairer objectivement la lanterne des Ivoiriens en 2020 et nous avons connu les drames qu’on aurait pu éviter. En tant qu’un démocrate qui milite en plus pour un État de droit, mon opinion sur cette question renvoie à la première lecture des dispositions de la Constitution en vigueur dont j’ai déjà parlé. Mon souhait est que le Président Ouattara, visiblement otage psychologique et moral de ses plus irréductibles adversaires politiques que sont Bédié, Gbagbo et Soro dont il ne souhaite pas l’arrivée au pouvoir après lui, par crainte d’une éventuelle vendetta et ceux de son Parti Politique, le Rhdp qui lui doit sa survie, lâche prise de toutes ces contingences, pour rentrer positivement dans l’histoire par la grande porte, à l’instar de : Félix Houphouet-Boigny, grand bâtisseur inégalable de la Côte d’Ivoire qui a marqué à vie les esprits, de par le monde, par une œuvre morale, immatérielle, la paix. Nelson Mandela qui s’est construit une stature mondiale par le pardon. Léopold Sédar Senghor qui a fait la fierté de toute l’Afrique pour avoir quitté volontairement le pouvoir. Julius Nyerere qui a fait de la Tanzanie un pôle de stabilité en quittant volontairement son pouvoir en 1985. Joachim Albert Chissano du Mozambique, particulièrement remarqué par sa gouvernance, qui a cependant rendu volontairement le tablier en 2005 et a été distingué par le prix MO Ibrahim en 2007 pour ses réalisations qui ont consisté à amener la paix, la réconciliation, une démocratie stable et le progrès économique et social dans son pays, après une guerre civile de 16 ans qui a duré jusqu’en 1992. Pour moi, la solution aux craintes du Président Ouattara qui, quoi qu’on dise, a beaucoup fait en matière de développement de la Côte d’Ivoire, est de faire véritablement la paix avec tous ses adversaires politiques en faisant, après une catharsis collective nationale, table rase du passé et en œuvrant pour l’instauration d’un État de Droit et une démocratie véritable, seules alternatives pour ramener la Paix et la concorde dans le Pays.

Interview réalisée par Miss Seka ( stagiaire)

internationale

Sciences po Paris: MÉAMBLY décroche son 2eme Master en politique et management du développement

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À un âge où beaucoup pensent avoir déjà tout accompli, l’Honorable Évariste Edouard Meambly continue de démontrer que la grandeur se nourrit d’apprentissage, de travail et d’une vision toujours plus élevée.

Obtenir un Executive Master à Sciences Po Paris, en présentiel à Paris et non en ligne, est déjà une performance louable et remarquable. Mais cette consécration prend une dimension encore plus inspirante quand on sait qu’il s’agit de son deuxième Master.

Après son Master en Pilotage des Organisations obtenu en Tunisie au Centre de Valorisation Professionnelle de Tunis (CVPT) le 22 juillet 2023, l’Honorable MÉAMBLY vient d’ajouter une nouvelle distinction prestigieuse à son parcours académique avec ce Master en Politique et Management du Développement – Potentiel Afrique à Sciences Po Paris.

Cette réussite n’est pas le fruit du hasard. Elle est le résultat d’un parcours académique rigoureux et exigeant, jalonné de formations de haut niveau entre 2023 et 2026, notamment :

📚 Évaluation des politiques publiques : fondamentaux et panorama des méthodes
📚 Pilotage de la politique de management des talents
📚 Accompagnement au changement et communication interne
📚 Fondamentaux d’une négociation stratégique
📚 Management et développement des talents
📚Certification professionnelle de Directeur des Ressources Humaines

Autant de formations qui lui ont permis d’acquérir une expertise renforcée en gouvernance, leadership, gestion stratégique et développement humain.

Ce parcours académique fait écho à une riche expérience de terrain.

⚪Député de Côte d’Ivoire durant dix années (2011–2020) ;
⚪Président du groupe parlementaire “Agir pour le Peuple” à l’hémicycle ;
⚪Tout premier Président du Conseil régional du Guémon (2013–2018).

L’Honorable Évariste MÉAMBLY incarne ainsi la rencontre entre l’expérience politique, la compétence managériale et la recherche permanente du savoir.

Mais son engagement dépasse encore le cadre politique et académique.

Après ces deux Masters, il contribue également à la pensée intellectuelle et universitaire à travers deux ouvrages :

📖 « Vaincre », une autobiographie inspirante retraçant un parcours de résilience et de combat ;
📖 « Les financements des PPP en milieu rural », une contribution scientifique et académique sur les mécanismes de financement du développement rural.

Et l’histoire continue…

En octobre 2026, il franchira une nouvelle étape avec la soutenance de son Doctorat en Sciences de Gestion.

Quel message puissant pour la jeunesse africaine en général et ivoirienne en particulier!

À son âge, beaucoup se reposent sur leurs acquis. Lui, choisit encore les amphithéâtres, les bibliothèques, la recherche et l’excellence. La marque des bâtisseurs.

L’Honorable Évariste MÉAMBLY nous rappelle que la réussite ne s’hérite pas : elle se construit par le travail, la discipline et une soif inépuisable de connaissance.

Félicitations Honorable !
Votre parcours honore la Côte d’Ivoire, inspire le Guémon et donne à la jeunesse africaine un modèle vivant de persévérance, de résilience et d’élévation intellectuelle.

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Société

Aid el Kebir 2026 a Djekanou

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Ibrahim Diallo prie avec ses frères et fait des dons a la communauté musulmane

La grande mosquée de Djekanou a accueilli le mercredi 27 mai dernier la grande prière de la Tabaski qui s’impose comme la plus importante des fêtes musulmanes. Cette fête, de par son historique, nous renvoie à l’obéissance sans calcul du prophète Ibrahim a Dieu, toute chose qui cristallise la foi des musulmans qui va avec le sacrifice. C’est cette commémoration qui a été honorée par les musulmans de Djekanou parmi lesquels figurait le premier magistrat de la commune le maire Ibrahim Diallo fils du patriarche Abdoulaye Diallo le monument.

Il faut noter aussi la présence de Madame le préfet de Djekanou accompagnée du corps préfectoral. L’iman a prêche le pardon, la tolérance afin de favoriser un climat de cohésion sociale. La représentante de l’Etat madame le gouverneur s’est inscrite dans l’élan de l’homme de Dieu et a lancé un message de paix et de concorde aux musulmans et à toute la population.

Marchant dans les pas de son père Abdoulaye Diallo, le maire a offert comme d’habitude un boeuf a la communauté musulmane et un grand belier a l’Imam.

Après la prière, le maire Ibrahim Diallo a partagé un repas copieux avec les représentants de toutes les forces vives de Djekanou. A la fin du repas, en retour, les chefs religieux ont prié Allah pour lui demander d’avoir toujours sa main sur Ibrahim Diallo afin de lui accorder la santé, et lui permettre de pouvoir assister les personnes dans le besoin. Après quoi, une visite au caveau familial des Diallo a eu lieu où de ferventes prières ont été adressées a Allah pour le repos des âmes.

Alassane digbeu

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religion

Guiglo : célébration de la Tabaski, Ouattara Doh Mamadou invite les fidèles musulmans à se démarquer du terrorisme

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La communauté musulmane de Guiglo a célébré la fête de la Tabaski dans un climat de ferveur religieuse et de communion fraternelle ce mercredi 27 mai 2026. À cette occasion, le 6e adjoint au maire de la commune, Ouattara Doh Mamadou, a lancé un appel fort aux fidèles musulmans en les invitant à promouvoir les valeurs de paix et à se démarquer des actes terroristes qui menacent la cohésion sociale dans plusieurs pays de la sous-région.



‎La grande prière de la Tabaski s’est déroulée à l’École primaire publique 2 de Guiglo en présence d’environ 1 530 fidèles musulmans sunites de la communauté Affoua. Dans son intervention, l’autorité municipale a salué l’esprit de fraternité qui caractérise les populations de Guiglo avant d’exhorter les guides religieux et les fidèles à continuer d’œuvrer pour la préservation du vivre-ensemble.



‎Selon lui, les valeurs de l’islam reposent sur la paix, le pardon, la solidarité et le respect de la vie humaine. C’est pourquoi il a invité les musulmans à ne pas se laisser associer aux violences et aux idéologies extrémistes. « Les populations doivent rester unies et vigilantes afin de préserver la stabilité et la paix dans notre région », a-t-il conseillé.



‎Profitant de cette tribune religieuse, Ouattara Doh Mamadou a également encouragé les jeunes à adopter des comportements responsables, à privilégier le dialogue et à éviter toutes pratiques susceptibles de fragiliser la cohésion sociale.

‎Dans son sermon, l’imam Konaté Aboubacar a mis un accent particulier sur l’éducation morale et spirituelle de la jeunesse. Il a dénoncé la montée de la consommation de la drogue chez certains jeunes, rappelant que ce phénomène constitue un danger pour la santé, la famille et l’avenir de la société.

‎L’homme de Dieu a exhorté les parents à renforcer l’encadrement de leurs enfants et à promouvoir les valeurs religieuses afin de les éloigner des mauvaises fréquentations. Il a aussi invité les jeunes à cultiver le travail, la discipline et le respect des principes religieux.



‎La célébration s’est achevée par des bénédictions et des prières adressées à Allah pour la paix, la sécurité et la stabilité dans la région du Cavally ainsi que dans toute la Côte d’Ivoire. Des prières ont également été formulées pour les autorités administratives, politiques et religieuses du pays afin que règnent l’entente et la cohésion entre les communautés.

‎Tino De Béthanie

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