Le samedi 23 avril dernier la salle de mariage de la mairie de Toumodi a abrité la cérémonie de l’Assemblée Générale à mi-parcours de la Jeune Chambre Internationale locale.
Les membre de cette organisation ont fait massivement le déplacement pour connaitre du bilan à mi-parcours de la mandature 2022 dont le président exécutif n’est autre que le président Ahoutou Kouakou Serge. Il est bon de mentionner la présence en ces lieux de certains dignitaires de la JCI dont le past président Frédéric Tanoh Niangoin qui passe pour être le pionnier de l’organisation de la JCI à Toumodi. La lecture du credo de la Jeune Chambre Internationale a marqué le début de cette rencontre suivie de l’adoption de l’ordre du jour et du rappel des dispositions salutaires par un conseiller juridique.
La lecture des rapports moral et financier du comité directeur local ont consacré le bilan positif de la mandature 2022 dirigée par le président Ahoutou Kouakou Serge qui s’est confié à la presse en ces termes: » Il faut d’abord savoir que la vision de la JCI est » S’unir pour impacter la communauté, son signe c’est entreprendre et réussir et le slogan de notre organisation est l’altitude par l’attitude. En somme il faut retenir que la mission de la JCI est d’offrir des opportunités de développement aux jeunes en leur donnant la capacité de créer des changements positifs.
Ce soir, nous avons organisé ce qu’on appelle dans notre jargon l’AGMI (Assemblée Générale à Mi-parcours). Cette activité vise à faire le point de l’exécution du plan d’action qui a été adopté en début de mandature. Nous avons été portés à la tête de la JCI Toumodi pour un an. Six (6) mois donc après, nous faisons le point pour voir si nous sommes sur la droite ligne, à quel niveau nous sommes, est-ce que ce nous avons fait est conforme au plan d’actions que les membres ont adopté en début de mandature.
Aussi, ressort-il de ce point que l’état d’exécution est positif, et nous devions être à 50%, mais là nous sommes à plus de 75¨% d’exécution parce qu’il y a des activités qui n’étaient pas prévues, mais chemin faisant et observant les réalités et les besoins de la société, nous avons initié des activités, par exemple nous avons fait une sensibilisation sur la sécurité routière, le transport et l’incivisme notoire des transporteurs de Toumodi ne pouvait pas laisser la JCI insensibles, de façon très prompte, nous avons pris attache avec certaines autorités, greffiers, procureur, le commissaire, le CB de la gendarmerie et on s’est adressé aux acteurs du transport pour créer un engouement, le haut patronat du transport.
C’est cela la JCI, identifier les besoins de la société, y faire face en proposant des solutions adaptées. Il nous reste 6 mois pour terminer la mandature. Pour marquer d’une pierre blanche notre passage à la tête de cette structure à Toumodi, nous avons d’un, une activité communautaire (un planting d’arbres), une activité organisée en collaboration avec la direction départementale des eaux et forêts, et la mairie, et de deux, des formations sur le leadership et le développement personnel, de trois, une académie sur l’entreprenariat que nous organisons le 28 mai prochain. Il est question de la formation pratique de 25 femmes et de 25 jeunes déscolarisés et désœuvrés à la création et à la gestion d’AGR (Activités Génératrices de Revenus) parce que certains jeunes se lancent aujourd’hui dans l’entreprenariat sans formation et sont très vite désillusionnés.
Nous avons identifié cela comme besoin. En collaboration avec le ministère en charge des PME et l’agence CI-PME, nous allons préparer les modules, les adapter, former ces jeunes là sur 3 jours, et à la fin on leur propose des financements potentiels, et quand ils sortent de là, ils entreprennent avec leur AGR et tout est réglé. »
Le samedi 12 septembre 2026, la Ministre d’État Anne Désirée OULOTO-LAMIZANA était au domicile du doyen Tyeoulou Dyela Félix, sis à Abidjan Cocody -Attoban entourée des parents du canton Nidrou, dans le département de Toulepleu.
Un moment chaleureux de retrouvailles, d’écoute et de partage avec ses aînés, ses frères, ses sœurs et l’ensemble des cadres qui, au fil des années, l’accompagnent avec bienveillance de leurs conseils et de leurs bénédictions.
Dans une atmosphère conviviale, la Ministre d’État est revenue sur les avancées enregistrées dans la région : désenclavement routier, renforcement des infrastructures sanitaires et accès à l’électricité, désormais effectif à 100% dans le canton Nidrou.
Les échanges ont également ouvert une fenêtre sur l’avenir, avec les perspectives 2026-2030 : consolider les acquis, accélérer la transformation de la région et améliorer durablement le quotidien des populations.
En clôturant la rencontre, la Ministre d’État, ministre de la Fonction Publique et de la modernisation de l’administration, présidente du conseil régional du Cavally a exprimé sa gratitude : « Merci au doyen Tyeoulou Dyela Félix pour son accueil fraternel et ses sages conseils. Merci aux forces vives du canton Nidrou pour leur confiance et leur engagement constant aux côtés du Président Alassane OUATTARA. »
Les acteurs de l’Exploitation minière artisanale et à petite échelle (EMAPE) de l’or sont appelés à passer du constat des difficultés à la recherche de solutions concrètes. C’est l’un des principaux enseignements de l’Atelier annuel des Parties Prenantes 2026 du projet planetGOLD Côte d’Ivoire, organisé jeudi 10 septembre 2026 dans la salle de réunion de la Sous-préfecture de Pakouabo.
Placée sous le thème « Vers une exploitation aurifère sans mercure et inclusive : renforcer la transition écologique et l’accès aux services financiers pour les communautés du secteur de l’EMAPE de l’or », la rencontre a réuni représentants de l’administration, collectivités territoriales, communautés minières, coopératives, institutions financières, compagnies minières, équipementiers, universitaires, société civile et médias. Représentant le Préfet de la région de la Marahoué, Préfet du département de Bouaflé, le Sous-préfet de Pakouabo, Gbadeu Sigbeu Donatien, a remercié les organisateurs pour le choix porté sur sa localité pour abriter cet atelier annuel. L’objectif était clair : identifier les conditions permettant aux exploitants et aux coopératives de franchir un nouveau cap dans la professionnalisation de leurs activités. Le financement, un levier de transformation Au cœur des échanges, l’accès aux équipements modernes s’est imposé comme une préoccupation majeure. Comment permettre aux coopératives d’investir dans des technologies plus performantes sans supporter immédiatement le poids d’un investissement important ? Le leasing d’équipements a été présenté comme une piste de financement susceptible de faciliter cette transition. Ce mécanisme pourrait permettre aux exploitants d’accéder à des équipements modernes tout en limitant la pression financière liée à leur acquisition. Cette réflexion s’est prolongée autour de la rentabilité des technologies sans mercure, à travers le thème « Rentabilité des technologies sans mercure – Investir pour gagner plus ». L’objectif était notamment de déconstruire l’idée selon laquelle l’abandon du mercure serait nécessairement synonyme de coûts supplémentaires et de baisse de rentabilité. Les interventions d’Activa Assurances, d’Atlanta Assurances, de Koss Technologie SARL, du Dr Keita Moussa et des experts de l’ONG IMPACT ont mis en évidence le lien étroit entre financement et structuration des activités. Pour accéder davantage aux services financiers, les acteurs doivent notamment renforcer la formalisation, la traçabilité, la transparence dans la gestion et les compétences. « Quand l’activité évolue, il faut accepter de passer à une étape supérieure », a souligné le président du Comité de pilotage du projet planetGOLD Côte d’Ivoire, Dr Franck Aimé Esso. Produire de l’or sans sacrifier l’environnement Pour les participants, la transformation du secteur ne peut cependant être dissociée des enjeux environnementaux et sanitaires. Le creusage anarchique et l’utilisation du mercure demeurent des pratiques préoccupantes pour les écosystèmes et la santé humaine. Directeur du Centre ivoirien antipollution (CIAPOL), le Professeur Yapo Ossey a appelé les acteurs à davantage de responsabilité, notamment dans la perspective de préserver les ressources naturelles pour les générations futures. Le choix de Pakouabo revêt, à cet égard, une portée particulière. Située dans la zone de Bouaflé, territoire d’intervention de planetGOLD Côte d’Ivoire, la localité constitue un espace de mise en œuvre de l’Approche Juridictionnelle et Paysagère, qui vise à renforcer la coordination des acteurs autour de l’EMAPE et de la gestion durable des ressources. À travers cet atelier, planetGOLD Côte d’Ivoire entend ainsi faire évoluer le modèle de l’EMAPE autour d’un triptyque : formaliser, financer et produire autrement. L’ambition est de faire émerger une exploitation aurifère plus formelle, plus sûre, inclusive et économiquement viable, progressivement débarrassée du mercure. L’enjeu dépasse donc la seule activité minière : il s’agit de faire de l’or une source de développement sans compromettre la santé des populations ni l’environnement.
La crise qui secoue la filière café-cacao prend une nouvelle tournure. Le Syndicat national des producteurs de café-cacao de Côte d’Ivoire (SYNAP-CI) prépare une mobilisation pour le 16 septembre 2026, avec le soutien annoncé de l’ensemble des organisations de producteurs.
Sur le terrain, les difficultés persistent. Des stocks résiduels de la campagne 2025-2026 demeurent, selon le SYNAP-CI, entre les mains de nombreux producteurs. Leur écoulement reste une préoccupation majeure pour les planteurs, confrontés à des difficultés financières alors que la nouvelle campagne se profile.
À cette situation s’ajoute le nouveau prix annoncé pour la campagne 2026-2027. Son niveau suscite de fortes inquiétudes chez les producteurs, qui estiment que leurs revenus restent sous pression face aux charges de production, de transport et d’entretien des plantations.
La commercialisation et les nouvelles exigences liées à la traçabilité constituent également des préoccupations dans la filière. Pour les organisations de producteurs, ces difficultés successives fragilisent davantage les conditions de vie des planteurs.
Le SYNAP-CI prépare la mobilisation
Face à cette situation, le SYNAP-CI a adressé un préavis de grève au ministre de l’Agriculture, du Développement rural et des Productions vivrières. La date du 16 septembre 2026 est ainsi retenue comme échéance pour le mouvement annoncé.
Le syndicat assure qu’il n’agit pas seul. L’ensemble des organisations de producteurs sont annoncées aux côtés du SYNAP-CI dans cette démarche. Une mobilisation collective destinée à faire entendre les revendications des producteurs et à obtenir des réponses aux difficultés qui affectent la filière.
Avant cette échéance, le président national du SYNAP-CI convoque les coordinateurs et délégués à une importante réunion de concertation. Elle aura lieu dimanche 13 septembre 2026, à 10 heures, au bureau régional du SYNAP-CI à Daloa.
Cette rencontre doit permettre d’examiner la situation, d’harmoniser les positions et de définir les dernières dispositions à prendre avant la date annoncée de la grève.
Présentée comme « exceptionnelle et décisive », la réunion de Daloa doit également permettre de renforcer la cohésion entre les différentes structures du syndicat et de préparer la mobilisation sur le terrain.
À trois jours de la grève annoncée, le SYNAP-CI et les autres organisations de producteurs veulent donc parler d’une seule voix. L’enjeu est désormais de trouver des réponses aux préoccupations liées aux stocks résiduels, au prix du cacao et aux conditions générales de commercialisation, dans une filière qui traverse une période de fortes tensions.