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Economie

Côte d’Ivoire/ Lutte contre orpaillage clandestin : ce que propose Vital Touré

Lutte contre l’orpaillage clandestin : Vital Touré, Secrétaire général du SYNMASI-CI fait des propositions pour mettre fin à la clandestinité

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Dans une interview accordée à notre rédaction le mercredi 12 mai 2021, le secrétaire général du syndicat national du minier artisanal et semi-industriel de Côte d’Ivoire (SYNMASI-CI), Vital Touré, a fait des propositions pour sortir le pays de ce fléau de l’orpaillage clandestin.

Depuis la création de votre syndicat, votre ministère de tutelle vient d’enregistrer la nomination d’un autre ministre. Comment accueillez-vous cette nouvelle ?

« Nous sommes très heureux de la nomination du nouveau ministre au poste de ministre des mines, du pétrole et de l’énergie. L’administration étant une continuité nous avons donc le devoir de l’accompagner dans sa noble mission comme nous l’avons fait avec ses prédécesseurs qui ont fait un travail remarquable. Nous sommes encore plus heureux quand on sait que le SYNMACI-CI est né dans le HAMBOL, région natale du nouveau ministre Camara Thomas. »

Une politique de rationalisation de la filière de l’Or a été initiée depuis 2014. Cette initiative porte-t-elle des fruits ?

« La rationalisation a été d’un apport capital pour la filière de l’Or en général et en particulier pour les petites mines dont nous sommes acteurs. Grâce à cette initiative, beaucoup de sociétés ont été créées dans le but de suivre la voie de la légalité. Il s’agit de sociétés coopératives pour la plupart qui ont le choix entre des parcelles d’exploitation artisanale (0 à 25 ha) et des parcelles semi-industrielle (de 25 à 100 ha). Il faut noter à ce sujet que beaucoup d’autorisations ont été délivrées par le ministère des Mines. Des autorisations de ventes et d’achats ont aussi été délivrées. Des chantiers écoles ont été installés sur toute l’étendue du territoire pour initier les populations au métier de l’or et les exemples sont légion. »

Votre syndicat œuvre depuis plusieurs années contre ce fléau de l’orpaillage clandestin, quel bilan peut-on faire de toutes vos actions ?

« Depuis, le syndicat a initié des missions sur toute l’étendue du territoire pour expliquer aux populations la nécessité de travailler dans la légalité. Nous avons expliqué les dangers liés à l’exploitation clandestines de l’or que sont la destruction de l’environnement, l’insécurité galopante, la fuite des capitaux, le travail des enfants… Tout ceci s’est fait à travers des contacts directs avec les populations mais aussi par voie de presse comme nous le faisons actuellement. Notre mission est de sensibiliser, de former et d’interpeller, le reste revient à l’Etat de côte d’ivoire c’est-à-dire le déguerpissement, les sanctions et autres. »

L’Etat a certes son rôle à jouer, mais vous, qu’avez-vous fait concrètement sur le terrain ?

« A notre actif nous avons participé à la création de plus d’une soixantaine de sociétés sur toute l’étendue du territoire national. Nous avons participé à la création d’infrastructures tels que des écoles, des logements pour enseignants, plus d’une trentaine de forages. Nous avons aussi participé à la construction de lieux de culte (mosquées). Nous octroyons aussi une assistance maladie aux plus démunis. Tout ceci se fait à travers nos sociétés affiliées. La société coopérative entraide de Dabakala (COOPEDA) est l’exemple même qu’on peut citer au sein du SYNMASI-CI. »

Malgré tous ces efforts, l’on enregistre encore une forte présence des non-nationaux dans cette activité sur le territoire ?

« Il faut nécessairement une collaboration entre les non nationaux et les ivoiriens que nous sommes. Nous ne pouvons pas mener cette activité sans l’apport de nos frères de la sous-région et d’ailleurs. En réalité, l’ivoirien n’a pas encore la culture du métier de l’Or, voilà pourquoi nous avons impérativement besoin de la participation de nos frères étrangers. Le métier de l’or est un métier nouveau pour nous et c’est vital pour nous de nous frotter à plus expérimenté que nous pour mieux connaître et maîtriser certains rouages. »

La collaboration entre les grandes structures exploitantes et vous n’est toujours pas au beau fixe. Qu’est-ce qui pose véritablement problème ?

« Les permis de recherche sont vastes peuvent s’étendre sur des centaines de kilomètres au détriment des petites mines. L’Etat gagnerait donc à ouvrir ces grandes parcelles aux petites structures minières pour qu’elles s’y installent comme cela se fait dans la sous-région et ailleurs, au Ghana, au Burkina Faso, au Mali, au Congo etc. Cela permettra de contrôler les orpailleurs et du coup de freiner la clandestinité. Sinon les grands permis de recherche seront toujours assiégés par les clandestins et les efforts de l’Etat pour les déguerpir seront vains. La nature a horreur du vide, le site sera déguerpi pour un certain temps, mais après les clandestins reviendront. »

Que préconise donc le SYNAMSI-CI ?

« Pourquoi ne pas responsabiliser ces clandestins en leur permettant de travailler de façon légale sur ces grandes parcelles. Ceux sont deux exploitations différentes l’une ne devrait pas gêner l’autre. La profondeur limite des petites mines est de 30 m. Les grandes mines vont jusqu’à 1km. C’est la proposition que le SYNMACI-CI fait au nouveau ministre en ce qui concerne la collaboration entre les petits exploitants et les entreprises d’exploitation industrielle. »

Pensez-vous que cette politique permettra de freiner véritablement cette clandestinité ?

« Nous savons de quoi nous parlons. Que l’Etat expérimente et vous-même, vous verrez. Ce que vous ne savez pas et je vais vous surprendre, le travail des petites structures minières aident beaucoup plus les grandes structures dans leur recherche de l’Or. »

N. Devincy

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Côte d’Ivoire : BGFIBank poursuit son implantation avec l’Inauguration de sa 11ᵉ agence, baptisée ATLAS

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“Se positionner au plus près des zones à fort potentiel, afin d’accompagner efficacement une clientèle exigeante et en constante évolution”.

La commune de Cocody a désormais son agence, “ ATLAS”, c’est le nom de l’agence de la BGFIBank inaugurée ce lundi 30 mars 2026, en présence des membres du comité de direction de cette institution, du représentant du 1er magistrat de la commune, des autorités coutumières et des professionnels des médias.

Plantant le decor de la cérémonie, Madame Marie-Danielle ESSAN épouse DIABY précisera que “ L’agence Atlas s’inscrit pleinement dans la vision portée par le projet d’entreprise BGFI2030, dont l’un des piliers majeurs est l’efficacité commerciale, alliant développement maîtrisé, qualité de service et excellence marketing au service de l’expérience client avant de souligner en guise de conclusion que « Cette agence est bien plus qu’un point de service : elle incarne notre ambition d’offrir une expérience bancaire de référence en Côte d’Ivoire ».

Pour Madame Carole DIAO, responsable de cette nouvelle agence, son ouverture “traduit la volonté de BGFIBank d’être au plus près des communautés et matérialise son engagement d’accompagner celles et ceux qui entreprennent et bâtissent l’avenir”. Et de conclure que “pour BGFIBank, la proximité n’est pas une notion théorique mais une responsabilité”.

Monsieur KONE Mocktar prenant la parole au nom du Maire de la commune de Cocody, a salué une initiative qui témoigne de la confiance accordée à cette zone stratégique. « Cocody est une commune dynamique, en pleine croissance et résolument tournée vers l’avenir », a-t-il souligné tout en réaffirmant l’engagement du conseil municipal à favoriser un environnement propice aux investissements et à soutenir les initiatives porteuses de croissance.

Quant à Monsieur Serges WOGNIN, directeur de la banque commerciale-BGFIBank Côte-d’Ivoire, la nouvelle agence est “Un symbole de proximité et d’engagement”.
Pour lui, “L’ouverture de cette agence s’inscrit dans la dynamique d’expansion de BGFIBank Côte d’Ivoire. Mais au-delà de l’aspect géographique, ATLAS représente notre ambition : offrir un espace moderne, accueillant et conçu pour répondre avec précision aux attentes des clients de Cocody” a-t-il dit avant de conclure que:
“Notre engagement est clair : faire de cette agence un modèle de service, d’écoute, et d’accompagnement. L’équipe en place, conduite par Mme Carole Konan, est préparée et déterminée à offrir une expérience client de haute qualité”.

Monsieur Rodrigue Akré, représentant la direction générale, et clôturant la série des interventions les populations de Cocody à s’approprier la nouvelle agence ATLAS. “Cette agence a été conçue comme un espace d’accueil chaleureux, de conseil et d’accompagnement, où chaque client trouvera une équipe attentive, disponible et engagée à transformer ses ambitions en résultats concrets », a-t-il indiqué

Avec l’ouverture de sa 11e agence ce lundi 30 mars 2026, BGFIBank Côte d’Ivoire affiche son engagement à offrir des services financiers de proximité, alliant innovation, qualité d’accompagnement et excellence opérationnelle au service du développement économique et social de notre pays.

De KOUASSI

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Tonkpi / Le cris de cœur des opérateurs et producteurs face au blocage dans la commercialisation du cacao

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Des présidents de conseil d’administration (PCA) de société coopérative agricole dans la filière cacao sont désemparés dans le Tonkpi actuellement à cause du blocage dans la vente du cacao. Ce samedi 17 janvier 2026, trois d’entre ces PCA se sont confiés à infocentrale.net pour expliquer les difficultés auxquelles ils sont confrontés, tout en espérant que leurs cris de cœur seront entendus par les décideurs. 

Ce sont respectivement Souli Paul PCA de la soops NWM de Man , Bamba Bakary PCA de scoops Koualou de Mahapleu , Kéita Oumar de scoops Barra CC de Mahapleu. Tous ont évoqué la blocage de l’émission du connaissement. Un document délivré via le conseil café -cacao ( C.C.C.) aux sociétés coopératives  »  par les exportateurs  » , avant le transport du cacao vers les ports afin d’être livré à  ces multinationales. 

 » Ces derniers jours nous avons un grave problème et nous ne savons à quel saint se vouer . Le cacao que nous  avons ici appartenant aux membres ce notre société coopérative est bloqué faute de connaissement. Ce document ne nous est pas délivré depuis et nous ne savons comment vendre le cacao pour restituer l’argent aux producteurs. C’est un réel problème. Cela fait déjà des jours que le camion remorque qui doit convoyer notre chargement de cacao est stationné dans la cours de notre siège. C’est un camion de location et ce sont des charges supplémentaires. Vraiment nous n’en pouvons plus et nous sommes à bout de souffle. Ce qui fait que des milliers de producteurs tirent le diable par la queue car point d’argent pour leurs produits  » a fait savoir Souli Paul PCA de scoops NWM avec tristesse.

C’étaient les mêmes propos pour les autres PCA . Sauf que pour Kéita Oumar PCA de scoops Barra CC , la situation est encore plus compliquée quand on sait que le camion remorque de location a déversé leur chargement devant leur magasin à Mahapleu, parce que le propriétaire voulait son argent.  » C’est alarmant, que le CCC trouve une solution à cette situation. Qu’on nous dise ce qui ne va pas. Sans le connaissement nous sommes dans la merde.  » s’est -il indigné. 

 » Ce sont les paysans qu font pitié dans cette histoire. Ils souffrent au champ et pour avoir leur argent ils doivent souffrir. » a regretté Bamba Bakary PCA de scoops Koualou.

Joint par téléphone, le collaborateur du DR du CCC de Man le coordonnateur Cissé a fait savoir que la structure de régulation est impuissante face à ce blocage .  » Les connaissements émis sont du ressort des exportateurs. C’est eux qui ont le pouvoir de les mettre . Donc le blocage actuel n’est pas la faute au CCC   » a fait entendre  le proche collaborateur de monsieur Koné, DR du CCC

Toute fois c’est un véritable branle bas dans les villages et campagnes du Tonkpi. Le cacao s’achète maintenant par endroit en deçà du prix bord champ indiqué lors du lancement de la campagne 2025-2026. Et les opérateurs continuent de boyer du noir dans leurs différents entrepôts .

AXEL GONKANOU

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Le Groupe MÉAMBLY Holding performe ses cadres

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“Un séminaire de formation sur la réflexion stratégique dans la poursuite de sa politique d’excellence et d’investissement dans le capital humain”.

Le président directeur général du groupe MÉAMBLY holding, le doctorant Évariste Méambly, qui s’apprête à soutenir son doctorat en mars 2026 sur le thème: Pilotage de la performance globale des organisations en Côte-d’Ivoire: cas du Groupe MÉAMBLY.

Après avoir validé son deuxième master en politique et management du développement potentiel Afrique à Sciences Po Paris le 1er décembre 2025 avec la note A+ sur le thème “ partenariat public- privé et développement local: repenser le financement des financements des infrastructures routières dans la région du Guémon (Rci) à l’ère de la décentralisation “ sans passer sous silence celui obtenu le 23 juillet 2022 en pilotage des organisations (EMBA) au centre de valorisation professionnelle de Tunis (CVPT) avec la mention très bien.

Bien d’autres importantes formations sur des thèmes tous aussi pertinents notamment celle faite de septembre à janvier 2025 à l’institut de socio-economie des entreprises et des organisations (ISEOR) à Lyon (France) sur le thème “Réussir le changement : Outils et méthodes”.

En ce début d’année 2026, il participe à une formation académique de haut niveau animée par une sommité en occurrence le Professeur Michel Courcelle, enseignant à Sciences Po, aux côtés de quinze (15) hauts cadres du Groupe Meambly Holding. Cette formation se tient au siège dudit groupe sis à Abidjan-Marcory.

Qui est le formateur?

“Le professeur Michel COURCELLE, formateur d’exception conjugue expérience académique et terrain”.

*Directeur pédagogique et intervenant- Science Po Paris

*Conseiller stratégique-Banque africaine de développement (BAD)

*Ancien président-Fondation pour l’Entreprise Africaine

*Ancien deputy Team Leader-ROM ACP Monitoring (PwC Belgium)

*Ancien Administrateur principal-OCDE/Club du Sahel

*Ancien Diversification Manager-V.Q Peter

*Ancien Secrétaire général-CEPIA(CNPF)

Contexte et vision managériale

Conscient que la performance globale d’une entreprise de la dimension du Groupe Meambly repose sur l’implication stratégique de ses collaborateurs clés, le Président du Groupe a fait le choix structurant de financer des formations de haut niveau au bénéfice de ses cadres.

Cette politique de développement des compétences est menée de manière régulière et volontaire :

Une formation stratégique par trimestre, soit 4 sessions sur l’année 2026.

Thème de la 1ʳᵉ session 2026

FORMATION À LA RÉFLEXION STRATÉGIQUE

Objectifs pédagogiques de la formation

Cette formation vise à permettre aux cadres du Groupe Meambly de :

Acquérir une méthodologie claire et structurée de réflexion stratégique

Savoir formuler, choisir et mettre en œuvre une stratégie adaptée aux réalités de l’entreprise

Maîtriser les principaux outils de gestion stratégique (diagnostic, choix stratégiques, pilotage)

Bénéficier d’un accompagnement pratique, afin de transposer immédiatement les acquis aux enjeux concrets du Groupe Meambly et de leurs directions respectives.

Une démarche cohérente avec la vision du Groupe

Cette initiative illustre une conviction forte du leadership du Groupe Meambly :La formation continue des cadres est un levier central de compétitivité, de gouvernance efficace et de création de valeur durable.

E.K

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