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COMMUNIQUÉ DE LA CEDEAO RELATIF AUX SOMMET DES CHEFS D’ÉTAT

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RÉSUMÉ EXTRAORDINAIRE

  1. À l’invitation de Son Excellence Nana Addo Dankwa AKUFO-ADDO, Président de la République du Ghana et actuel Président de l’Autorité des chefs d’État et de gouvernement de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), l’Autorité de la CEDEAO Les chefs d’État et de gouvernement ont tenu un sommet extraordinaire sur la situation politique au Mali le 30 mai 2021, à Accra, au Ghana.
  2. Les chefs d’État et de gouvernement sous-répertoriés ont participé au Sommet extraordinaire ou leurs représentants dûment mandatés:
  • IL. Roch-Marc Christian KABORE, Président du Burkina Faso;
  • IL. Alassane OUATTARA, Président de la République de Côte d’Ivoire;
  • IL. Adama BARROW, Président de la République de Gambie;
  • IL. Nana Addo Dankwa AKUFO-ADDO, Présidente de la République du Ghana;
  • IL. Umaro Sissoco EMBALÓ, président de la République de Guinée Bissau;
  • IL. George WEAH, président de la République du Libéria;
  • IL. Mohamed BAZOUM, Président de la République du Niger;
  • IL. Muhammadu BUHARI, président de la République fédérale du Nigéria;
  • IL. Julius Maada BIO, Président de la République de Sierra Leone;
  • IL. Faure Essozimna GNASSINGBE, président de la République togolaise.
  • M. Aurelien AGBENONCI, Ministre des Affaires étrangères et de l’Intégration de la République du Bénin;
  • M. Rui SOARES, Ministre des Affaires étrangères et des Communautés de la République du Cabo Verde;
  • Mme Aissata TALL SALL, Ministre des Affaires étrangères et des Sénégalais de l’étranger de la République du Sénégal;
  • Mme Moussoukoro SANGARE, Chargée d’Affaires a. je. de l’Ambassade de la République de Guinée au Ghana.
  1. Les personnalités de haut rang ci-après ont également participé au Sommet extraordinaire:
  • IL. Goodluck Ebele JONATHAN, ancien président de la République fédérale du Nigéria, envoyé spécial et médiateur de la CEDEAO au Mali;
  • IL. Jean-Claude Kassi BROU, Président de la Commission de la CEDEAO; IL. El-Ghassim WANE, Représentant spécial du Secrétaire général des Nations Unies au Mali, Chef de la Mission multidimensionnelle de stabilisation au Mali (MINUSMA); et
  1. Le Sommet extraordinaire a été convoqué pour faire le point sur la crise sociopolitique qui prévaut au Mali à la suite de l’arrestation, de la détention et des démissions subséquentes du Président et du Premier Ministre de la transition le 26 mai 2021, ainsi que pour déterminer la prochaine ligne d’action pour la transition.
  2. Après la présentation du rapport par S.E. Goodluck Ebele JONATHAN, ancien président de la République fédérale du Nigéria et envoyé spécial et médiateur de la CEDEAO au Mali, les chefs d’État ont exprimé de vives et profondes inquiétudes face à la crise actuelle au Mali, qui arrive à mi-chemin de la fin de la période de transition convenue, dans le contexte des défis de sécurité liés aux attaques terroristes incessantes et à la pandémie de Covid-19 avec ses conséquences socio-économiques désastreuses.
  3. Les chefs d’État demandent la libération immédiate de l’ancien président et premier ministre de la transition, assignés à résidence.
  4. Les chefs d’État condamnent fermement ce récent coup d’État, qui est une violation des décisions prises lors du sommet extraordinaire tenu au Peduase Lodge, Aburi, Ghana, le 15 septembre 2020 et une violation de la Charte de transition.
  5. Après de longues discussions sur la situation au Mali, les chefs d’État et de gouvernement ont pris les décisions suivantes:
    une. Réaffirmons l’importance et la nécessité de respecter le processus démocratique d’accession au pouvoir, conformément au Protocole de 2001 de la CEDEAO sur la démocratie et la bonne gouvernance. Ils condamnent en particulier toutes les actions qui ont conduit à l’instabilité persistante au Mali et ses conséquences dans la région;
    b. Décider de suspendre le Mali des institutions de la CEDEAO conformément aux dispositions de la CEDEAO;
    c. Demander la nomination immédiate d’un nouveau Premier ministre civil;
    ré. Un nouveau gouvernement inclusif devrait être formé pour poursuivre le programme de transition;
    e. Réaffirmons la nécessité de respecter la période de transition de 18 mois décidée à Accra. Dans ce contexte, la date du 27 février 2022 déjà annoncée pour l’élection présidentielle doit être absolument maintenue. Un mécanisme de suivi sera mis en place à cet effet;F. Réitèrent les décisions antérieures selon lesquelles le chef de la transition, le vice-président et le premier ministre de la transition ne devraient en aucun cas être candidats à la prochaine élection présidentielle;
    g. Réaffirmons le soutien de la CEDEAO pour accompagner le processus de transition au Mali.
    h. Exhorter tous les partenaires internationaux (l’Union africaine, les Nations Unies et l’Union européenne) à continuer à soutenir le Mali dans la mise en œuvre réussie de la transition;
    je. Félicitez et encouragez le Médiateur à persévérer dans ses efforts de médiation et à rester saisi de la situation au Mali à travers le Comité Local de Suivi.
  6. Les chefs d’État appellent à la mise en œuvre immédiate de toutes ces décisions conformément au calendrier de transition défini. À cette fin, ils exhortent le Médiateur à retourner au Mali dans un délai d’une semaine pour impliquer les parties prenantes sur ces décisions.
  7. Les chefs d’État expriment leur gratitude à Son Excellence Nana Addo Dankwa AKUFO-ADDO, Président de la République du Ghana et actuel Président de l’Autorité des chefs d’État et de gouvernement de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), pour la convocation de ce Sommet extraordinaire sur la situation politique au Mali et pour les moyens mis à disposition pour assurer le bon déroulement du Sommet extraordinaire.

Fait à Accra, le 30 mai 2021.

L’Autorité
101 Croissant Yakubu Gowon · District d’Asokoro · P.M.B. 401 · Abuja · Nigéria
www.ecowas.int

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Gagnoa : Les populations outillées par 2 ONG contre l’orpaillage clandestin

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Du vendredi 21 au dimanche 23 août 2026, l’ONG pour la préservation du foncier rural et de la biodiversité et l’ONG Agri-Espoir-Vie ont mené une vaste campagne de sensibilisation contre l’orpaillage illégal dans la sous-préfecture de Gagnoa. Activité de masse au terme de laquelle les populations ont reçu des exemplaires du code minier ivoirien

Une tournée au cœur des zones à risque

La délégation, conduite par Anthony Boressi, président de l’ONG pour la préservation du foncier rural et de biodiversité, a parcouru plusieurs localités des cantons Pacolo, Zabia et Guébié, notamment Gbadjié, Guiguia, Boussoupalegnoa, Djérégoué,
Gnagbodougnoa, Godiabré et Bognoa. Tournée motivée en fond de toile par les interventions urgentes survenues récemment à Olibribouo et Dikouehipalégnoa, où la jeunesse locale s’était opposée à l’installation clandestine de compagnies minières.

Éveiller les consciences pour protéger l’agriculture

Devant les chefs traditionnels et les populations, la délégation a rappelé en entre autres, que l’objectif de cette mission est de prévenir la destruction des terres dans une région où la survie dépend essentiellement de l’agriculture. D’où cette activité d’informations de masse, pour prévenir aussi les scènes de révolte. Enfin, pour outiller durablement les communautés face aux exploitants clandestins, la délégation a remis un exemplaire du code minier ivoirien à chaque village visité.

Ouncado PIERROT, infos avec Edson Djédjé Capri à Gagnoa

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Djékanou : le préfet exhorte les populations à cultiver le vivre-ensemble pour préserver la paixLe 7 août dernier, toute la Côte d’Ivoire a célébré le 66e anniversaire de son indépendance

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À Gbohua, petite localité située dans le département de Djékanou, la célébration de cette fête nationale a été marquée par une cérémonie placée sous le signe de la paix, de la cohésion sociale et de l’excellence.La préfète du département de Djékanou, Arnaud Gisèle Acka épouse Makré, qui présidait la cérémonie, a exhorté les populations à cultiver le vivre-ensemble afin de préserver la paix et de favoriser un développement harmonieux du département.

La cérémonie a enregistré la présence de la Secrétaire générale de la préfecture de Djékanou, du Sous-préfet de Djékanou, Koffi Nien Marc Hervé, du député de la sous-préfecture, Ange Félix N’Dakpri, du représentant du président du Conseil régional du Bélier, Dr Assouman Kouamé Raphaël, de la première adjointe et du troisième adjoint au maire de Djékanou, ainsi que des élus, directeurs et chefs de service. Les chefs d’unités de défense et de sécurité, le chef du village de Gbohua, Nanan Konan Kouadio et ses notables, les chefs traditionnels, les guides religieux, les présidents des mutuelles de développement, les cadres et les responsables d’associations féminines et de jeunesse ont également pris part à cette célébration.

La fête a été marquée par la mise à l’honneur de l’excellence. Au total, 15 meilleurs élèves du primaire de Gbohua, 11 meilleurs élèves à l’entrée en 6e de la sous-préfecture de Bonikro, ainsi que 28 élèves de la sous-préfecture de Djékanou admis à l’entrée en 6e ont été récompensés. Les meilleurs élèves au BEPC et au BAC ont également reçu des distinctions.Ces récompenses ont été soutenues par des élus, des cadres et plusieurs entreprises minières, notamment BIRIMGEX, GMB, Jaune Metal, Dekouassi, Gold Star, Africa Mining, Agrilev, King Mining et Damno Mine.La cérémonie s’est poursuivie avec la distinction des meilleurs agents des services publics et parapublics, la récompense des vainqueurs des activités socioculturelles et sportives, ainsi que la passation du drapeau au prochain village organisateur.Dans son discours officiel, Mme le préfet a rappelé que le 7 août constitue un moment de réflexion sur le chemin parcouru par la Côte d’Ivoire et sur les responsabilités de chacun dans la construction d’un pays et d’un département unis, solidaires et prospères.Abordant la question du développement local, elle a relevé que le département de Djékanou a bénéficié de quatre kilomètres de bitumage de voirie dans le cadre du projet de renforcement du tronçon Dimbokro-Oumé.Au niveau du secteur minier, elle a souligné l’engouement croissant des opérateurs économiques, avec sept demandes de permis semi-industriel enregistrées en 2026 contre une en 2025, neuf demandes de permis artisanal contre 27 en 2025, ainsi que 11 permis signés contre trois en 2025.

Mme le préfet a toutefois insisté sur la nécessité d’exercer cette activité dans le respect de l’environnement et de la paix sociale. Elle a réitéré l’appel de l’État à tourner le dos à l’exploitation minière illégale et annoncé le passage de la sensibilisation à l’application de la réglementation en vigueur, notamment à l’égard des propriétaires terriens qui cèdent leurs parcelles aux orpailleurs clandestins.Concernant l’éducation, la préfète a relevé une nette amélioration des résultats au BAC et au BEPC, mais un recul au CEPE. Elle a appelé les parents, les enseignants et les chefs d’établissement à redoubler d’efforts dans l’encadrement des enfants, tout en insistant particulièrement sur la responsabilité des parents.Elle a également encouragé les jeunes et les femmes à saisir les opportunités offertes par les programmes d’insertion professionnelle.

À ce titre, 43 personnes du département bénéficieront d’un financement de 19,7 millions de francs CFA au titre des activités génératrices de revenus.Sur le plan sécuritaire et social, Mme le préfet a appelé les populations à collaborer avec les forces de sécurité afin d’améliorer le taux de couverture sécuritaire et de faire reculer la délinquance. Elle a également évoqué les nombreux conflits fonciers enregistrés dans le département et rappelé le rôle central de la chefferie traditionnelle dans la préservation de la cohésion sociale.« La Chefferie traditionnelle reste le pilier de la cohésion sociale et le dialogue reste l’arme des forts », a-t-elle déclaré, invitant les populations à privilégier le dialogue dans le règlement des différends.Pour conclure, Mme le préfet a appelé les populations à faire du vivre-ensemble une valeur essentielle du développement local. « La vision d’un développement harmonieux qui prône la paix et la cohésion dans le Département de Djékanou se fera pour vous, par vous et avec vous. Elle exige que le vivre-ensemble, une valeur recommandée par vous, s’enracine pour préserver cette paix », a-t-elle indiqué.La célébration s’est achevée par un défilé militaire suivi d’un défilé civil, avant les prestations d’artistes de renom et locaux. La prochaine édition de la célébration de la fête de l’Indépendance se tiendra dans le village de Laliekro.

Alassane Digbeu

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Dignago/Investiture du bureau de la mutuelle : Abel Djohore lance un appel à la sensibilisation de la population

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Après 14 ans de passage à vide suite à des querelles à n’en point finir, les fils et filles de la sous-préfecture de Dignago ont décidé de s’unir autour de la mutuelle de développement de Dignago (MUDD) pour amorcer le développement. La cérémonie d’investiture du bureau exécutif présidé par Me Bledé Dohora s’est tenue ce samedi 8 aout 2026, en présence de Abel Djohore PCA de l’Agence Ivoirienne de gestion des fréquences (AIGF), parrain de la cérémonie.

Finies les querelles intempestives source de division pour faire place à l’unité autour de la mutuelle de développement de Dignago ( MUDD). C’est ce message qu’a lancé Me Bledé Dohoré, le président élu le 30 décembre 2025, à la population lors de la cérémonie de l’investiture de son bureau exécutif. Il place son mandat sur le sceau de l’écoute et des actions. Selon lui, la MUDD sera l’outil de « solidarité, de cohésion sociale et de développement ». S’adressant au parrain, Me Bledé Dohoré a plaidé afin qu’il use se son pouvoir en leur facilitant la tâche d’avoir une zone de fréquence en vue d’installer une radio de proximité. En outre, il a plaidé auprès du pca de l’Aigf pour l’embellissement des axes routiers de la sous-préfecture de Dignago presque dégradées. Un programme d’appui sera réservé à la jeunesse oasive afin de se departir au phénomène de la drogue. Les programmes communautaires veront le jour d’ici peu, sans oublier l’installation d’une brigade de la gendarmerie. Au président de la république, une doléance a été faite; il s’agit de la communalisation de Dignago, une option qui amorcera le développement de la localité.

Le PCA de l’Aigf Abel Djohore par ailleurs, parrain de la cérémonie a félicité le tout nouveau président pour sa brillante élection à la tête la mutuelle, et a indiqué que seule la sensibilisation doit être l’une sa mission.  » Il faut sensibiliser nos jeunes, nos freres, nos populations car si nous ne sortons pas d’un certain nombre comportements, il nous sera difficile de sortir du train de développement », a-t-il fait savoir. Répondant à l’une des préoccupations de la mutuelle, le parrain a donné son approbation quant à l’octroi d’une fréquence dans le but de mettre sur pied une radio de proximité à Dignago. Mais le hic, provient de son implatation dont les critères relèvent sur la densité de la population.  » L’une des critères est la densité de la population. Malheureusement, il y est arrivé dans nos régions où on a demandé aux populations de ne pas se faire recenser. Alors que dans les données statistiques de l’État de Côte d’Ivoire, ce qui fait que le nombre de population dans nos villages ne reflète pas à la réalité des zones visitées pour le recensement », a-t-il relevé, causant ainsi des obstacles à sa réalisation surtout que le nombre de la population constitue l’un des aspects majeur du développement dans les villages.  » Quand l’État doit agir, il regarde la densité de la population pour actionner le développement de chaque localité. Mais comme, ils ont intoxiqué les populations à ne pas se faire recenser sous prétexte que Gbagbo n’allait pas sortir de prison. Ce qui fait que les données réelles qui sont dans notre administration ne répondent pas à celles qui sont dans nos villages. Alors on fait comment ?, s’interroge-t-il. C’est pourquoi, il a confié au président de la mutuelle de continuer à sensibiliser la population car dit-il, le pouvoir d’Eat est « impersonnel ». Selon lui, le président Alassane Ouattara est le président de tous les Ivoiriens sans exception. Le PCA de l’Aigf a invité le président de la MUDD à prendre attache avec la federation des présidents des mutuelles du développement de la région du Goh pour l’accompagner dans sa vision qu’il compte amorcer d’ici peu.  » Moi président de région, problème de route à Guiberoua ça va être réglé, moi président de région, le problème de commissariat ça va être réglé, moi président de région le problème d’ecole, de table banc ça va être réglé. Je le dis et je l’ai fais à Ouragahio entant que député de la commune. Mais aussi avant que je ne sois député, il n’y avait pas de commissariat à Ouragahio, il n’y avait pas de gendarmerie à Bayota. L’eau courante n’était pas dans beaucoup de villages à Ouragahio, il n’y avait pas de château qui deserve tous les villages, il n’y avait pas de bitume à Ouragahio depuis 1961. Aujourd’hui, c’est chose faite. Donc moi président de région tout cela va arriver dans la région du Goh, y compris Dignago « , a-t-il ajouté.

Désiré Kouassé

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