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Société

Côte d’Ivoire :Audits et bonne gouvernance, un acteur de la société civile charge les patrons d’institutions étatiques

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Le président de l’Ong ALERTE CONFLIT soutient que les DG et les hauts fonctionnaires devraient désormais savoir qu’un parapluie politique n’est que circonstanciel

       Depuis un moment, l’on assiste à des audits spectaculaires au niveau des grandes structures étatiques. Aussi avons-nous interrogé le président de l’Ong ALERTE CONFLIT Frédéric Tanoh Niangoin afin qu’il se prononce sur cette initiative du gouvernement. C’était le lundi 12 juillet au siège de l’Ong à Toumodi

La locomotive gouvernementale semble véritablement lancée à grande vitesse par son pilote le premier Ministre Patrick ACHI, pour redorer le blason de la gouvernance politique, sociale et économique du Président OUATTARA. L’on observe en effet une décrispation progressive du climat politique, une anticipation sur les crises sociales et des audits d’une autre dimension dans les grandes Structures étatiques dont les DG sont soupçonnés de mauvaise gestion, de détournements  et d’enrichissements illicites. Quelle est votre appréciation de ces actions qui apparemment contentent la majorité des populations ivoiriennes et sonnent comme le début d’une bonne gouvernance ?
        A priori, cette initiative de faire l’audit de toutes les sociétés étatiques dont la plupart bénéficient de financements des partenaires extérieurs et aussi de l’argent des contribuables nationaux est à encourager et à soutenir. Elle devrait, même être banale et classique. Si cette action relève d’une réelle volonté politique de se ressaisir après 10 ans de pouvoir, on peut saluer les initiateurs, même si ce réveil salutaire est tardif au regard de la déclaration faite en 2011 par le Président OUATTARA au début de son premier mandat. Par contre, si ces audits spectaculaires découlent de pressions extérieures, le pouvoir devrait plutôt faire profil bas. Il est bon de savoir que la Bonne Gouvernance est la résultante de la volonté politique de créer des conditions nécessaires à la conduite adéquate de l’Action publique. Elle ne se décrète pas. Elle s’observe généralement à partir de principaux indicateurs dont notamment, la justice équitable, le respect des droits de l’Homme et des libertés publiques, l’amélioration des gouvernances politique, économique, sociale et sécuritaire, entre autres. Malheureusement la Côte d’Ivoire, de notre point de vue, est encore dans le starting-block de ces diligences. Il serait donc hasardeux de décerner d’emblée un brevet de Bonne Gouvernance pour ces actions ponctuelles qui, peut-être même, ne connaitront pas de lendemain. Concernant les opérations mains-propres en cours dont les premières principales victimes actuelles semblent être pour la plupart des Hauts Cadres politiques du RHDP, elles devraient donner à réfléchir aux conséquences des TABOURETS offerts que les occupants se doivent absolument d’entretenir à travers les pesanteurs de rédevabilités à honorer, d’appuis financiers démesurés à faire à son parti politique, ainsi que les sollicitations diverses de la base politique et de biens d’autres bénéficiaires incontournables tapis dans l’ombre qui ne signent jamais de décharges. Les Directeurs Généraux et les Hauts fonctionnaires devraient désormais tirer la leçon qu’un parapluie politique n’est que circonstanciel et qu’il peut toujours être ôté pour les besoins de la cause et se voir livrés à la vindicte populaire, puis bien évidemment à des sanctions administratives et pénales. Ce vaste chantier que viennent d’ouvrir le Président OUATTARA et son Premier Ministre Patrick ACHI, ils se doivent de l’étendre à toutes les Institutions de l’État et de veiller surtout à rendre publique les résultats de tous les audits, quelles que soient les implications d’où qu’elles viennent car le mal est si profond qu’on ne le croit. Les fonctionnaires et Agents de l’État subitement devenus riches en Côte d’Ivoire sont nombreux et doivent justifier ici et maintenant leurs revenus, sinon les ivoiriens pourraient rester sur leur faim et considérer ces audits comme une action ponctuelle de séduction. 

            Récemment le Premier Ministre Patrick ACHI, à son corps défendant, est descendu sur le terrain pour toucher du doigt quelques réalités de la flambée des prix. Il était accompagné pour la circonstance de son Ministre du Commerce et de l’Industrie. Que peut-on retenir de cette action qui vise à rassurer les populations qui supportent difficilement le coût actuel de la vie ?            Le moins qu’on puisse dire est que la problématique de la cherté de la vie      semble dévoiler de sérieuses failles dans la gouvernance économique et sociale du Président OUATTARA. Le Ministère du Commerce et de l’Industrie n’a pas fait preuve de pro activité et notre analyse de la situation montre des signes de faiblesses du gouvernement. Comment expliquer que des mesures de plafonnement des prix arrêtées par le gouvernement puissent être impunément foulées aux pieds ? Que fait concrètement le Conseil National de Lutte Contre la Vie chère mis en place depuis 2017 et incapable de faire respecter le plafonnement des prix ? La visite de terrain du Premier Ministre a peut-être ému ou émerveillé des commerçants et quelques ménagères, mais je crois qu’il faut sortir de l’amateurisme et des actions spectaculaires qui ont peu d’impact sur les problèmes réels que vit la société ivoirienne. Est-ce d’ailleurs le rôle du Premier Ministre de se faufiler entre les étales des marchés et se déplacer chez les usiniers dans ce contexte ? Si le Ministre du Commerce et de l’Industrie et à un degré moindre la Secrétaire Exécutive du Conseil National de lutte contre la vie chère ne sont pas opérationnels, il faut les remplacer purement et simplement car les crises liées à la faim ne pardonnent pas. Les ivoiriens qui ont déjà trop souffert ont besoin de tranquillité et de se nourrir au moins. Il faut donc sortir des incantations et de la procrastination qui consistent à gouverner par promesses et à endormir les administrés car les ivoiriens sont de moins en moins dupes.

Interview réalisée par Do

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CANTON NIDROU : COHÉSION, FRATERNITÉ ET DÉVELOPPEMENT AU CŒUR DE LA RENCONTRE DE MADAME LE MINISTRE D’ÉTAT OULOTO-LAMIZANA AVEC SES PARENTS

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Le samedi 12 septembre 2026, la Ministre d’État Anne Désirée OULOTO-LAMIZANA était au domicile du doyen Tyeoulou Dyela Félix, sis à Abidjan Cocody -Attoban entourée des parents du canton Nidrou, dans le département de Toulepleu.

Un moment chaleureux de retrouvailles, d’écoute et de partage avec ses aînés, ses frères, ses sœurs et l’ensemble des cadres qui, au fil des années, l’accompagnent avec bienveillance de leurs conseils et de leurs bénédictions.

Dans une atmosphère conviviale, la Ministre d’État est revenue sur les avancées enregistrées dans la région : désenclavement routier, renforcement des infrastructures sanitaires et accès à l’électricité, désormais effectif à 100% dans le canton Nidrou.

Les échanges ont également ouvert une fenêtre sur l’avenir, avec les perspectives 2026-2030 : consolider les acquis, accélérer la transformation de la région et améliorer durablement le quotidien des populations.

En clôturant la rencontre, la Ministre d’État, ministre de la Fonction Publique et de la modernisation de l’administration, présidente du conseil régional du Cavally a exprimé sa gratitude : « Merci au doyen Tyeoulou Dyela Félix pour son accueil fraternel et ses sages conseils. Merci aux forces vives du canton Nidrou pour leur confiance et leur engagement constant aux côtés du Président Alassane OUATTARA. »

Par Kevin Bakou

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EMAPE : A Pakouabo, le planetGOLD mise sur le financement et les technologies sans mercure

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Les acteurs de l’Exploitation minière artisanale et à petite échelle (EMAPE) de l’or sont appelés à passer du constat des difficultés à la recherche de solutions concrètes. C’est l’un des principaux enseignements de l’Atelier annuel des Parties Prenantes 2026 du projet planetGOLD Côte d’Ivoire, organisé jeudi 10 septembre 2026 dans la salle de réunion de la Sous-préfecture de Pakouabo.

Placée sous le thème « Vers une exploitation aurifère sans mercure et inclusive : renforcer la transition écologique et l’accès aux services financiers pour les communautés du secteur de l’EMAPE de l’or », la rencontre a réuni représentants de l’administration, collectivités territoriales, communautés minières, coopératives, institutions financières, compagnies minières, équipementiers, universitaires, société civile et médias.
Représentant le Préfet de la région de la Marahoué, Préfet du département de Bouaflé, le Sous-préfet de Pakouabo, Gbadeu Sigbeu Donatien, a remercié les organisateurs pour le choix porté sur sa localité pour abriter cet atelier annuel.
L’objectif était clair : identifier les conditions permettant aux exploitants et aux coopératives de franchir un nouveau cap dans la professionnalisation de leurs activités.
Le financement, un levier de transformation
Au cœur des échanges, l’accès aux équipements modernes s’est imposé comme une préoccupation majeure. Comment permettre aux coopératives d’investir dans des technologies plus performantes sans supporter immédiatement le poids d’un investissement important ?
Le leasing d’équipements a été présenté comme une piste de financement susceptible de faciliter cette transition. Ce mécanisme pourrait permettre aux exploitants d’accéder à des équipements modernes tout en limitant la pression financière liée à leur acquisition.
Cette réflexion s’est prolongée autour de la rentabilité des technologies sans mercure, à travers le thème « Rentabilité des technologies sans mercure – Investir pour gagner plus ». L’objectif était notamment de déconstruire l’idée selon laquelle l’abandon du mercure serait nécessairement synonyme de coûts supplémentaires et de baisse de rentabilité.
Les interventions d’Activa Assurances, d’Atlanta Assurances, de Koss Technologie SARL, du Dr Keita Moussa et des experts de l’ONG IMPACT ont mis en évidence le lien étroit entre financement et structuration des activités.
Pour accéder davantage aux services financiers, les acteurs doivent notamment renforcer la formalisation, la traçabilité, la transparence dans la gestion et les compétences.
« Quand l’activité évolue, il faut accepter de passer à une étape supérieure », a souligné le président du Comité de pilotage du projet planetGOLD Côte d’Ivoire, Dr Franck Aimé Esso.
Produire de l’or sans sacrifier l’environnement
Pour les participants, la transformation du secteur ne peut cependant être dissociée des enjeux environnementaux et sanitaires. Le creusage anarchique et l’utilisation du mercure demeurent des pratiques préoccupantes pour les écosystèmes et la santé humaine.
Directeur du Centre ivoirien antipollution (CIAPOL), le Professeur Yapo Ossey a appelé les acteurs à davantage de responsabilité, notamment dans la perspective de préserver les ressources naturelles pour les générations futures.
Le choix de Pakouabo revêt, à cet égard, une portée particulière. Située dans la zone de Bouaflé, territoire d’intervention de planetGOLD Côte d’Ivoire, la localité constitue un espace de mise en œuvre de l’Approche Juridictionnelle et Paysagère, qui vise à renforcer la coordination des acteurs autour de l’EMAPE et de la gestion durable des ressources.
À travers cet atelier, planetGOLD Côte d’Ivoire entend ainsi faire évoluer le modèle de l’EMAPE autour d’un triptyque : formaliser, financer et produire autrement. L’ambition est de faire émerger une exploitation aurifère plus formelle, plus sûre, inclusive et économiquement viable, progressivement débarrassée du mercure. L’enjeu dépasse donc la seule activité minière : il s’agit de faire de l’or une source de développement sans compromettre la santé des populations ni l’environnement.

Natacha kouakou

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Crise du café-cacao : le SYNAP-CI prépare la riposte du 16 septembre

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La crise qui secoue la filière café-cacao prend une nouvelle tournure. Le Syndicat national des producteurs de café-cacao de Côte d’Ivoire (SYNAP-CI) prépare une mobilisation pour le 16 septembre 2026, avec le soutien annoncé de l’ensemble des organisations de producteurs.

Sur le terrain, les difficultés persistent. Des stocks résiduels de la campagne 2025-2026 demeurent, selon le SYNAP-CI, entre les mains de nombreux producteurs. Leur écoulement reste une préoccupation majeure pour les planteurs, confrontés à des difficultés financières alors que la nouvelle campagne se profile.

À cette situation s’ajoute le nouveau prix annoncé pour la campagne 2026-2027. Son niveau suscite de fortes inquiétudes chez les producteurs, qui estiment que leurs revenus restent sous pression face aux charges de production, de transport et d’entretien des plantations.

La commercialisation et les nouvelles exigences liées à la traçabilité constituent également des préoccupations dans la filière. Pour les organisations de producteurs, ces difficultés successives fragilisent davantage les conditions de vie des planteurs.

Le SYNAP-CI prépare la mobilisation

Face à cette situation, le SYNAP-CI a adressé un préavis de grève au ministre de l’Agriculture, du Développement rural et des Productions vivrières. La date du 16 septembre 2026 est ainsi retenue comme échéance pour le mouvement annoncé.

Le syndicat assure qu’il n’agit pas seul. L’ensemble des organisations de producteurs sont annoncées aux côtés du SYNAP-CI dans cette démarche. Une mobilisation collective destinée à faire entendre les revendications des producteurs et à obtenir des réponses aux difficultés qui affectent la filière.

Avant cette échéance, le président national du SYNAP-CI convoque les coordinateurs et délégués à une importante réunion de concertation. Elle aura lieu dimanche 13 septembre 2026, à 10 heures, au bureau régional du SYNAP-CI à Daloa.

Cette rencontre doit permettre d’examiner la situation, d’harmoniser les positions et de définir les dernières dispositions à prendre avant la date annoncée de la grève.

Présentée comme « exceptionnelle et décisive », la réunion de Daloa doit également permettre de renforcer la cohésion entre les différentes structures du syndicat et de préparer la mobilisation sur le terrain.

À trois jours de la grève annoncée, le SYNAP-CI et les autres organisations de producteurs veulent donc parler d’une seule voix. L’enjeu est désormais de trouver des réponses aux préoccupations liées aux stocks résiduels, au prix du cacao et aux conditions générales de commercialisation, dans une filière qui traverse une période de fortes tensions.

Natacha kouakou

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