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Société

Yamoussoukro : Ahoussou Jeannot pose les problèmes des ivoiriens sur la table des Sénateurs

La session ordinaire 2022 du Sénat s’est ouverte ce mardi 12 avril 2022 à la Fondation Felix Houphouët Boigny Yamoussoukro

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Ce jour marquant le début officiel, pour l’année 2022, des activités parlementaires du Sénat,  Jeannot Ahoussou  Kouadio, Président de ladite chambre s’est adressé aux membres du gouvernement et aux sénateurs.

Dans une allocution bien élaborée et bien rendue, Jeannot Ahoussou Kouadio s’est penché sur les difficultés  qui minent les populations ivoiriennes, difficultés  qui feront l’objet des débats au cours de cette session.

Notons que c’était en présence  de Patrick Achi, Premier Ministre de Côte d’Ivoire, représentant le Président de la république accompagné d’Adama Bictogo, président par intérim de l’Assemblée Nationale et plusieurs membres du Gouvernement.

Plusieurs défis attendent les sénateurs  au cours de cette dernière session de leur  mandature. Au premier point, il s’agira de la réalisation des missions de représentation des Ivoiriens de l’étranger, et de l’évaluation des politiques publiques.  Dans ce cadre, un Forum sera organisé par le Sénat avec la communauté ivoirienne de la diaspora pour permettre  de dresser un état synoptique de la situation des Ivoiriens établis hors de Côte d’Ivoire et de recueillir les propositions visant l’amélioration de leurs conditions de vie et de travail. En termes d’évaluation des politiques publiques, le sénat attend introduire  un projet de loi relatif à l’évaluation des politiques publiques au Parlement.

Concernant les trois (3) actions prioritaires du Gouvernement pour l’année 2022, à savoir la transformation économique et l’amélioration des conditions de vie de chaque habitant, l’emploi des jeunes et des femmes ainsi que la bonne gouvernance.

Il s’agira pour la seconde chambre parlementaire d’aller à la rencontre des ivoiriens établis à l’extérieur, à l’effet d’obtenir leur adhésion et leur participation effective à la transformation structurelle de l’économie ivoirienne et à la lutte contre la pauvreté. Pour  lutter contre la pauvreté et la vie chère, Ahoussou Jeannot opte pour la modernisation de l’agriculture.  Car selon lui, s’il est ainsi incontestable que « l’économie ivoirienne repose sur l’agriculture », le Sénat voudrait inviter le Gouvernement à multiplier les lycées et collèges agricoles, en vue de l’installation, à moyen terme, de jeunes formés aux métiers de l’agriculture, sur des fermes aménagées » a recommandé Ahoussou, précisant que  « l’autosuffisance alimentaire devrait être inscrite au rang des priorités nationales en vue de réduire la dépendance de la Côte d’Ivoire  vis-à-vis de l’extérieur quant à l’approvisionnement des ménages en denrées alimentaires de base. Une telle orientation pourrait constituer, en partie, une réponse efficace et durable au phénomène récurrent de flambées des prix des denrées alimentaires de base et des produits de première nécessité sur les marchés ».

L’emploi des jeunes et des femmes préoccupe également le Sénat dans sa politique d’amélioration des conditions de vie des Ivoiriens.  A cet effet, le président du sénat exhorte les Collectivités territoriales à s’engager dans une forte dynamique de création d’emplois pour les jeunes et les femmes. En même temps il invite le Gouvernement à lever les barrières pour une vraie décentralisation, en procédant notamment au transfert effectif des compétences et des ressources aux collectivités territoriales

Toutefois Jeannot Ahoussou regrette  l’inversion des valeurs sociales dans ce pays. Il exhorte l’ensemble de la jeunesse  à la responsabilité et à revenir aux fondamentaux de l’éducation sociale africaine qui met un point d’honneur au respect des uns et des autres et à la valorisation de la discipline, du courage et de la résilience. 

La bonne gouvernance n’échappera pas la session 2022 du Sénat. Que compte-t-elle faire à propos ? Poursuivre l’exercice de ses missions de contrôle de l’action du Gouvernement et d’évaluation des politiques publiques. La moralisation de la vie publique, par le biais de la lutte contre la corruption sous toutes ses formes. A en croire le président du Sénat, la Constitution et son Règlement lui confère des moyens pour veiller à cette question.

Deux ministères sont visés pour passer incessamment devant les sénateurs.  Mariatou KONE, du ministère de l’éducation nationale pour rendre compte des  résultats des états généraux de l’école a initié et le Ministre en charge de la Construction et de l’Urbanisme dans le cadre des questions orales avec débat pour évoquer la question de l’urbanisation rapide des localités qui occasionne parfois des conflits fonciers.

Notons que plusieurs questions seront touchées au cours de cette cinquième session, qui est d’ailleurs la dernière de la première législature du Sénat ivoirien.

Christ Kémondé

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Société

CANTON NIDROU : COHÉSION, FRATERNITÉ ET DÉVELOPPEMENT AU CŒUR DE LA RENCONTRE DE MADAME LE MINISTRE D’ÉTAT OULOTO-LAMIZANA AVEC SES PARENTS

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Le samedi 12 septembre 2026, la Ministre d’État Anne Désirée OULOTO-LAMIZANA était au domicile du doyen Tyeoulou Dyela Félix, sis à Abidjan Cocody -Attoban entourée des parents du canton Nidrou, dans le département de Toulepleu.

Un moment chaleureux de retrouvailles, d’écoute et de partage avec ses aînés, ses frères, ses sœurs et l’ensemble des cadres qui, au fil des années, l’accompagnent avec bienveillance de leurs conseils et de leurs bénédictions.

Dans une atmosphère conviviale, la Ministre d’État est revenue sur les avancées enregistrées dans la région : désenclavement routier, renforcement des infrastructures sanitaires et accès à l’électricité, désormais effectif à 100% dans le canton Nidrou.

Les échanges ont également ouvert une fenêtre sur l’avenir, avec les perspectives 2026-2030 : consolider les acquis, accélérer la transformation de la région et améliorer durablement le quotidien des populations.

En clôturant la rencontre, la Ministre d’État, ministre de la Fonction Publique et de la modernisation de l’administration, présidente du conseil régional du Cavally a exprimé sa gratitude : « Merci au doyen Tyeoulou Dyela Félix pour son accueil fraternel et ses sages conseils. Merci aux forces vives du canton Nidrou pour leur confiance et leur engagement constant aux côtés du Président Alassane OUATTARA. »

Par Kevin Bakou

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Société

EMAPE : A Pakouabo, le planetGOLD mise sur le financement et les technologies sans mercure

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Les acteurs de l’Exploitation minière artisanale et à petite échelle (EMAPE) de l’or sont appelés à passer du constat des difficultés à la recherche de solutions concrètes. C’est l’un des principaux enseignements de l’Atelier annuel des Parties Prenantes 2026 du projet planetGOLD Côte d’Ivoire, organisé jeudi 10 septembre 2026 dans la salle de réunion de la Sous-préfecture de Pakouabo.

Placée sous le thème « Vers une exploitation aurifère sans mercure et inclusive : renforcer la transition écologique et l’accès aux services financiers pour les communautés du secteur de l’EMAPE de l’or », la rencontre a réuni représentants de l’administration, collectivités territoriales, communautés minières, coopératives, institutions financières, compagnies minières, équipementiers, universitaires, société civile et médias.
Représentant le Préfet de la région de la Marahoué, Préfet du département de Bouaflé, le Sous-préfet de Pakouabo, Gbadeu Sigbeu Donatien, a remercié les organisateurs pour le choix porté sur sa localité pour abriter cet atelier annuel.
L’objectif était clair : identifier les conditions permettant aux exploitants et aux coopératives de franchir un nouveau cap dans la professionnalisation de leurs activités.
Le financement, un levier de transformation
Au cœur des échanges, l’accès aux équipements modernes s’est imposé comme une préoccupation majeure. Comment permettre aux coopératives d’investir dans des technologies plus performantes sans supporter immédiatement le poids d’un investissement important ?
Le leasing d’équipements a été présenté comme une piste de financement susceptible de faciliter cette transition. Ce mécanisme pourrait permettre aux exploitants d’accéder à des équipements modernes tout en limitant la pression financière liée à leur acquisition.
Cette réflexion s’est prolongée autour de la rentabilité des technologies sans mercure, à travers le thème « Rentabilité des technologies sans mercure – Investir pour gagner plus ». L’objectif était notamment de déconstruire l’idée selon laquelle l’abandon du mercure serait nécessairement synonyme de coûts supplémentaires et de baisse de rentabilité.
Les interventions d’Activa Assurances, d’Atlanta Assurances, de Koss Technologie SARL, du Dr Keita Moussa et des experts de l’ONG IMPACT ont mis en évidence le lien étroit entre financement et structuration des activités.
Pour accéder davantage aux services financiers, les acteurs doivent notamment renforcer la formalisation, la traçabilité, la transparence dans la gestion et les compétences.
« Quand l’activité évolue, il faut accepter de passer à une étape supérieure », a souligné le président du Comité de pilotage du projet planetGOLD Côte d’Ivoire, Dr Franck Aimé Esso.
Produire de l’or sans sacrifier l’environnement
Pour les participants, la transformation du secteur ne peut cependant être dissociée des enjeux environnementaux et sanitaires. Le creusage anarchique et l’utilisation du mercure demeurent des pratiques préoccupantes pour les écosystèmes et la santé humaine.
Directeur du Centre ivoirien antipollution (CIAPOL), le Professeur Yapo Ossey a appelé les acteurs à davantage de responsabilité, notamment dans la perspective de préserver les ressources naturelles pour les générations futures.
Le choix de Pakouabo revêt, à cet égard, une portée particulière. Située dans la zone de Bouaflé, territoire d’intervention de planetGOLD Côte d’Ivoire, la localité constitue un espace de mise en œuvre de l’Approche Juridictionnelle et Paysagère, qui vise à renforcer la coordination des acteurs autour de l’EMAPE et de la gestion durable des ressources.
À travers cet atelier, planetGOLD Côte d’Ivoire entend ainsi faire évoluer le modèle de l’EMAPE autour d’un triptyque : formaliser, financer et produire autrement. L’ambition est de faire émerger une exploitation aurifère plus formelle, plus sûre, inclusive et économiquement viable, progressivement débarrassée du mercure. L’enjeu dépasse donc la seule activité minière : il s’agit de faire de l’or une source de développement sans compromettre la santé des populations ni l’environnement.

Natacha kouakou

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Société

Crise du café-cacao : le SYNAP-CI prépare la riposte du 16 septembre

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La crise qui secoue la filière café-cacao prend une nouvelle tournure. Le Syndicat national des producteurs de café-cacao de Côte d’Ivoire (SYNAP-CI) prépare une mobilisation pour le 16 septembre 2026, avec le soutien annoncé de l’ensemble des organisations de producteurs.

Sur le terrain, les difficultés persistent. Des stocks résiduels de la campagne 2025-2026 demeurent, selon le SYNAP-CI, entre les mains de nombreux producteurs. Leur écoulement reste une préoccupation majeure pour les planteurs, confrontés à des difficultés financières alors que la nouvelle campagne se profile.

À cette situation s’ajoute le nouveau prix annoncé pour la campagne 2026-2027. Son niveau suscite de fortes inquiétudes chez les producteurs, qui estiment que leurs revenus restent sous pression face aux charges de production, de transport et d’entretien des plantations.

La commercialisation et les nouvelles exigences liées à la traçabilité constituent également des préoccupations dans la filière. Pour les organisations de producteurs, ces difficultés successives fragilisent davantage les conditions de vie des planteurs.

Le SYNAP-CI prépare la mobilisation

Face à cette situation, le SYNAP-CI a adressé un préavis de grève au ministre de l’Agriculture, du Développement rural et des Productions vivrières. La date du 16 septembre 2026 est ainsi retenue comme échéance pour le mouvement annoncé.

Le syndicat assure qu’il n’agit pas seul. L’ensemble des organisations de producteurs sont annoncées aux côtés du SYNAP-CI dans cette démarche. Une mobilisation collective destinée à faire entendre les revendications des producteurs et à obtenir des réponses aux difficultés qui affectent la filière.

Avant cette échéance, le président national du SYNAP-CI convoque les coordinateurs et délégués à une importante réunion de concertation. Elle aura lieu dimanche 13 septembre 2026, à 10 heures, au bureau régional du SYNAP-CI à Daloa.

Cette rencontre doit permettre d’examiner la situation, d’harmoniser les positions et de définir les dernières dispositions à prendre avant la date annoncée de la grève.

Présentée comme « exceptionnelle et décisive », la réunion de Daloa doit également permettre de renforcer la cohésion entre les différentes structures du syndicat et de préparer la mobilisation sur le terrain.

À trois jours de la grève annoncée, le SYNAP-CI et les autres organisations de producteurs veulent donc parler d’une seule voix. L’enjeu est désormais de trouver des réponses aux préoccupations liées aux stocks résiduels, au prix du cacao et aux conditions générales de commercialisation, dans une filière qui traverse une période de fortes tensions.

Natacha kouakou

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