Relations franco-ivoiriennes : Bruno Lemaire et Patrick Achi lancent la 3e phase de l’Extension de l’Aéroport Félix Houphouët-Boigny et signent des engagements financiers du métro d’Abidjan en présence d’Amadou Koné
Arès la ministre des Affaires étrangères, Catherine Collona et l’ancienne Première ministre Édith Cresson il y a quelques semaines, c’est au tour du ministre français de l’Économie, des Finances et de la Souveraineté industrielle et numérique, Bruno Lemaire de fouler le sol ivoirien. Des déplacements de hautes personnalités françaises qui viennent encore une fois démontrer l’excellence des relations bilatérales entre Abidjan et Paris. Ainsi, Bruno Lemaire arrivé à Abidjan dans la soirée de dimanche a procédé avec le premier ministre Patrick Achi et le ministre ivoirien des Transports Amadou Koné au lancement officiel de la 3e phase des travaux d’Extension, de réhabilitation et de modernisation de l’aéroport international Félix Houphouët-Boigny d’Abidjan le lundi 19 décembre 2022. A la suite, ils se sont rendus à l’hôtel Radisson Blu pour la signature de plusieurs engagements financiers dans le cadre du projet du métro d’Abidjan.
Extension et Réhabilitation de l’Aéroport d’Abidjan
Lancés en 2017, les travaux de l’extension et de réhabilitation de l’aéroport international Félix Houphouët-Boigny d’Abidjan se poursuivent. Cinq ans après l’achèvement des deux premières phases des travaux, la troisième phase a été lancée le lundi 19 décembre 2022, au cours d’une cérémonie présidée par le Premier Ministre ivoirien Patrick Achi en présence du Ministre de l’Économie, des Finances et de la Souveraineté industrielle et numérique de la République française, Bruno Lemaire, du Ministre ivoirien des Transports Amadou Koné et des responsables de la plate-forme aéroportuaire. Cette 3e phase vise à faire passer sa capacité d’accueil de 2 à 5 millions de passagers, à travers l’extension de la surface de 30.000 à 55.000 m², du Parking véhicules de 827 à 2.400 Places, des Tapis bagages de 2 à 4 tapis et des contrôles d’enregistrements de 25 à 40. Le tout en vue d’améliorer la qualité des services offerts aux usagers selon le ministre ivoirien des Transports Amadou Koné.
Si les deux premières phases des travaux d’extension et Réhabilitation de l’Aéroport international Félix Houphouët-Boigny d’Abidjan débutées en 2017 ont permis l’augmentation de la capacité de l’aire de stationnement avion avec la création de 11 postes supplémentaires, l’élargissement des voies de circulation avion permettant d’accueillir de gros porteurs de type A380, la création d’un taxiway , le renforcement de l’éclairage de l’aire de stationnement des avions, ainsi que, la construction d’un terminal d’aviation d’affaires (FBO), cette troisième phase vise à faire passer sa capacité d’accueil de 2 à 5 millions de passagers, à travers l’extension de la surface de 30.000 à 55.000 m², du Parking véhicules de 827 à 2.400 Places, des Tapis bagages de 2 à 4 tapis et les contrôles d’enregistrements de 25 à 40.
Le premier ministre Patrick Achi fier du futur Aéroport d’Abidjan exprime sa gratitude à la France pour cette coopération fructueuse
« Cher Bruno, votre présence parmi nous aujourd’hui est une marque de confiance, de soutien et d’affection. Elle traduit celle qui existe avec clarté entre nos deux Chefs d’État et nos deux gouvernements et plus largement, entre nos deux pays et nos deux peuples » a introduit le Premier ministre Patrick Achi. Il a ensuite remercié les partenaires stratégiques que sont l’Agence Française de Développement et le Trésor français, pour leur soutien précieux, leur attention permanente, leur si bonne compréhension des enjeux ivoiriens et évidemment, pour leur concours financier stratégique à ce projet.
Amadou Koné reçoit les félicitations du premier ministre Patrick Achi
« Je veux enfin remercier et féliciter Monsieur le Ministre des Transports, pour le lancement effectif de ce chantier crucial et la réussite des exigeantes négociations préalables. Vous avez su faire preuve d’écoute, de conciliation, de détermination. Ce projet rentre désormais, grâce à votre abnégation et à celle de vos équipes, dans ce moment enthousiasmant des premiers travaux. Le Président de la République compte sur vous pour les suivre avec la plus grande exigence et faire de cet aéroport un phare qui rayonnera sur le continent et projettera la Côte d’Ivoire toujours plus haut, toujours plus loin » a-t-il dit à l’endroit du ministre Amadou Koné.
La vision du président Alassane Ouattara exposée par Patrick Achi
Traduisant la vision du chef de l’état ivoirien et de son gouvernement, le premier ministre Patrick Achi a dit : « Moderniser et étendre notre aéroport, c’est permettre à l’aérien d’accélérer encore l’extraordinaire dynamique de la croissance ivoirienne, dont la moyenne de long terme est au-delà des 7%, en accueillant toujours plus et mieux nos amis investisseurs, entrepreneurs et touristes. Moderniser et étendre notre aéroport, c’est renforcer ce hub central de l’Afrique de l’Ouest, vers les marchés de référence que sont les 130 millions d’habitants francophones de l’UEMOA et les 400 millions de la CEDEAO. Moderniser et étendre notre aéroport, c’est enfin permettre demain à nos compagnies nationales de prendre leur envol sur les liaisons intercontinentales, qui demeurent aujourd’hui pour elles la dernière frontière à franchir. Mesdames et Messieurs, L’Aéroport International d’Abidjan, modernisé, réhabilité et étendu, s’inscrit dans la stratégie de renforcement et de développement des infrastructures économiques du pays, voulue par le Président de la République, SEM. Alassane Ouattara ».
Notons que le gouvernement à travers le ministère des transports a depuis 2012, réhabilité les aérodromes de l’intérieur dont notamment San Pedro, Korhogo, Man et Odienné, organisant ainsi un maillage cohérent du territoire national.
« Demain, d’autres projets amplifieront cette dynamique : La construction du nouvel aéroport international de San Pedro. Le développement ici même de l’aérocité, la zone d’activité industrielle et de services aéroportuaire d’Abidjan. Enfin, l’augmentation de l’offre de transport multimodal depuis l’aéroport d’Abidjan, notamment avec le transport lagunaire et le métro. Autant d’actes posés avec conviction et assurance pour matérialiser un rêve et une ambition : faire du ciel ivoirien et du transport aérien l’un des leviers stratégiques de notre mobilité intérieure et sous régionale, de l’aménagement équilibré de notre territoire, du développement de notre capacité d’export et de l’attrait international de la Côte d’Ivoire » a conclu Patrick Achi.
Bruno Lemaire : « un grand pays doit avoir un grand aéroport. Une grande nation, un hub international »
A son tour de parole, le ministre français de l’Économie, des Finances et de la Souveraineté industrielle et numérique, Bruno Lemaire a relevé à quel point l’amitié qui unit la France et la Côte d’Ivoire est importante à ses yeux et aux yeux du président Emmanuel Macron. C’est donc heureux et fier qu’il pose ce jour avec le premier ministre Patrick Achi la première pierre de la 3e phase des travaux d’Extension et de réhabilitation de l’aéroport international Félix Houphouët-Boigny d’Abidjan.
«C’est un projet stratégique qui va permettre à terme de doubler la capacité d’accueil de l’Aéroport d’Abidjan qui passera de 2 millions à 5 millions de voyageurs par an. C’est aussi un grand projet économique et politique. Car il va placer la Côte d’Ivoire au rang de hub international en Afrique de l’Ouest et faire d’elle la plate-forme tournante vers le reste du monde. Ce projet traduit enfin de façon concrète la montée en puissance de la nation ivoirienne avec Abidjan comme une mégalopole économique et financière » a souligné Bruno Lemaire. Et d’ajouter : « Un grand pays doit avoir un grand aéroport et une grande nation, un hub international. Ce sera chose faite avec l’aéroport d’Abidjan ». Enfin c’est encore l’occasion, et peu avant la signature de plusieurs documents financiers nécessaires pour la réalisation du projet du métro d’Abidjan, pour la France, partenaire privilégié de la Côte d’Ivoire de rassurer. « La France sera toujours présente pour vous accompagner à chacune des étapes de ce projet » a promis le ministre français de l’Économie, des Finances et de la Souveraineté industrielle et numérique, Bruno Lemaire.
Amadou Koné : « Améliorer la qualité des services offerts aux usagers »
« Le Gouvernement a engagé les gestionnaires successifs de l’Aéroport d’Abidjan, depuis sa construction par le groupe BOUYGUES et son inauguration en 1951, dans un processus de mutation continue qui a permis à la Côte d’Ivoire de s’adapter aux exigences sans cesse renouvelées du transport aérien international d’une part, et d’autre part à la nécessité d’améliorer la qualité des services offerts aux usagers. C’est ainsi que l’Aéroport International d’Abidjan se veut aujourd’hui, l’un des plus performants de la région ouest africaine et se positionne comme une référence internationale attractive et à la pointe de la technologie » soutient le ministre ivoirien des Transports Amadou Koné. Notons que l’Aéroport International Felix Houphouët Boigny d’Abidjan a été certifié ACA 3+, en juin 2017 par le Conseil International des Aéroports pour quatre (4) ans. Cette certification qui vise la neutralité carbone de l’Aéroport a été reconduite jusqu’au 15 octobre 2024.
« Pour rappel, l’aéroport d’Abidjan reste le seul aéroport africain à avoir cette certification ACA 3+. C’est le lieu pour moi de saluer tous les efforts entrepris par l’ensemble des acteurs de la plateforme aéroportuaire que sont l’ANAC, SODEXAM, AERIA, ASECNA, NAS Ivoire SA, AVISECURE, SECURIPORT, SERVAIR, AIR COTE D’IVOIRE et autres, en vue de relever les défis d’exploitation et de positionner cet Aéroport comme un hub continental » s’est félicité Amadou Koné.
330 milliards FCFA, pour accroitre la capacité d’accueil de l’Aéroport d’Abidjan.
« Ce nouveau programme que nous lançons aujourd’hui, d’un coût prévisionnel de 330 milliards FCFA, permettra d’accroitre la capacité d’accueil de l’Aéroport d’Abidjan, la faisant passer de deux millions de passagers par an à ce jour, à plus de cinq millions de passagers par an, au terme des travaux en 2026 » a révélé le ministre Amadou Koné. Il faudra également noter toujours selon le ministre des transports, que par ce projet d’extension de l’Aéroport, le Gouvernement ambitionne de maintenir les acquis relatifs à la préservation de l’environnement et au renforcement de la sécurité et de la sureté aériennes avec à la clé une maîtrise de la consommation d’électricité. En outre, le projet est conçu pour s’intégrer à la vision d’améliorer la mobilité dans la ville d’Abidjan sur instructions de Monsieur le Premier Ministre. « Le projet comprend donc la construction urgente de deux aérogares lagunaires, sorte de terminaux avancés, l’un à Cocody et le second à Port-Bouet pour décongestionner le boulevard VGE et l’aérogare principale de l’Aéroport, donnant ainsi la possibilité aux voyageurs d’Abidjan Nord de remplir les formalités de voyages à Cocody et de traverser la lagune en bateaux pour embarquement. Dans l’autre sens, les voyageurs pourront être récupérés à Cocody en réduisant le temps d’attente à l’espace bagages de l’aéroport » a annoncé Amadou Koné.
Signatures de documents du projet du Métro d’Abidjan
A la suite de l’aéroport les autorités ivoiriennes et le ministre français de l’Economie, des Finances et de la Souveraineté Industrielle et Numérique, M. Bruno LEMAIRE se sont rendus à l’hôtel Radisson Blu pour la signature de documents du projet du métro d’Abidjan. Il s’agit notamment de: –L’Avenant 2 à l’Avenant 2 entre le groupement d’entreprises (STAR) et le Ministre des Transports, le Ministre de l’Economie et des Finances et le Ministre du Budget et du Portefeuille de l’Etat ; –La Lettre d’intention de la France pour accompagner financièrement le projet avec les signatures du Ministre de l’Economie, des Finances et de la Souveraineté Industrielle et Numérique de France, M. Bruno LEMAIRE et le Ministre de l’Economie et des Finances de Côte d’Ivoire, M. Adama COULIBALY ; –Des Conventions de crédits entre le Ministre de l’Economie et des Finances de Côte d’Ivoire, BNP Paribas et la Société Générale ; –De Remise de la promesse de garantie par le Ministre de l’Economie, des Finances et de la Souveraineté Industrielle et Numérique de France, M. Bruno Le Maire aux banques ; –Des Conventions financières des prêts Trésor avec les signatures du Ministre de l’Economie et des Finances de Côte d’Ivoire et du Directeur Général de SETEC (ATMO) du projet pour 35 Millions d’EUROS ; –Les signatures du Ministre de l’Economie et des Finances de Côte d’Ivoire et du Directeur Général d’ALSTOM pour 202 Millions d’EUROS
Le samedi 12 septembre 2026, la Ministre d’État Anne Désirée OULOTO-LAMIZANA était au domicile du doyen Tyeoulou Dyela Félix, sis à Abidjan Cocody -Attoban entourée des parents du canton Nidrou, dans le département de Toulepleu.
Un moment chaleureux de retrouvailles, d’écoute et de partage avec ses aînés, ses frères, ses sœurs et l’ensemble des cadres qui, au fil des années, l’accompagnent avec bienveillance de leurs conseils et de leurs bénédictions.
Dans une atmosphère conviviale, la Ministre d’État est revenue sur les avancées enregistrées dans la région : désenclavement routier, renforcement des infrastructures sanitaires et accès à l’électricité, désormais effectif à 100% dans le canton Nidrou.
Les échanges ont également ouvert une fenêtre sur l’avenir, avec les perspectives 2026-2030 : consolider les acquis, accélérer la transformation de la région et améliorer durablement le quotidien des populations.
En clôturant la rencontre, la Ministre d’État, ministre de la Fonction Publique et de la modernisation de l’administration, présidente du conseil régional du Cavally a exprimé sa gratitude : « Merci au doyen Tyeoulou Dyela Félix pour son accueil fraternel et ses sages conseils. Merci aux forces vives du canton Nidrou pour leur confiance et leur engagement constant aux côtés du Président Alassane OUATTARA. »
Les acteurs de l’Exploitation minière artisanale et à petite échelle (EMAPE) de l’or sont appelés à passer du constat des difficultés à la recherche de solutions concrètes. C’est l’un des principaux enseignements de l’Atelier annuel des Parties Prenantes 2026 du projet planetGOLD Côte d’Ivoire, organisé jeudi 10 septembre 2026 dans la salle de réunion de la Sous-préfecture de Pakouabo.
Placée sous le thème « Vers une exploitation aurifère sans mercure et inclusive : renforcer la transition écologique et l’accès aux services financiers pour les communautés du secteur de l’EMAPE de l’or », la rencontre a réuni représentants de l’administration, collectivités territoriales, communautés minières, coopératives, institutions financières, compagnies minières, équipementiers, universitaires, société civile et médias. Représentant le Préfet de la région de la Marahoué, Préfet du département de Bouaflé, le Sous-préfet de Pakouabo, Gbadeu Sigbeu Donatien, a remercié les organisateurs pour le choix porté sur sa localité pour abriter cet atelier annuel. L’objectif était clair : identifier les conditions permettant aux exploitants et aux coopératives de franchir un nouveau cap dans la professionnalisation de leurs activités. Le financement, un levier de transformation Au cœur des échanges, l’accès aux équipements modernes s’est imposé comme une préoccupation majeure. Comment permettre aux coopératives d’investir dans des technologies plus performantes sans supporter immédiatement le poids d’un investissement important ? Le leasing d’équipements a été présenté comme une piste de financement susceptible de faciliter cette transition. Ce mécanisme pourrait permettre aux exploitants d’accéder à des équipements modernes tout en limitant la pression financière liée à leur acquisition. Cette réflexion s’est prolongée autour de la rentabilité des technologies sans mercure, à travers le thème « Rentabilité des technologies sans mercure – Investir pour gagner plus ». L’objectif était notamment de déconstruire l’idée selon laquelle l’abandon du mercure serait nécessairement synonyme de coûts supplémentaires et de baisse de rentabilité. Les interventions d’Activa Assurances, d’Atlanta Assurances, de Koss Technologie SARL, du Dr Keita Moussa et des experts de l’ONG IMPACT ont mis en évidence le lien étroit entre financement et structuration des activités. Pour accéder davantage aux services financiers, les acteurs doivent notamment renforcer la formalisation, la traçabilité, la transparence dans la gestion et les compétences. « Quand l’activité évolue, il faut accepter de passer à une étape supérieure », a souligné le président du Comité de pilotage du projet planetGOLD Côte d’Ivoire, Dr Franck Aimé Esso. Produire de l’or sans sacrifier l’environnement Pour les participants, la transformation du secteur ne peut cependant être dissociée des enjeux environnementaux et sanitaires. Le creusage anarchique et l’utilisation du mercure demeurent des pratiques préoccupantes pour les écosystèmes et la santé humaine. Directeur du Centre ivoirien antipollution (CIAPOL), le Professeur Yapo Ossey a appelé les acteurs à davantage de responsabilité, notamment dans la perspective de préserver les ressources naturelles pour les générations futures. Le choix de Pakouabo revêt, à cet égard, une portée particulière. Située dans la zone de Bouaflé, territoire d’intervention de planetGOLD Côte d’Ivoire, la localité constitue un espace de mise en œuvre de l’Approche Juridictionnelle et Paysagère, qui vise à renforcer la coordination des acteurs autour de l’EMAPE et de la gestion durable des ressources. À travers cet atelier, planetGOLD Côte d’Ivoire entend ainsi faire évoluer le modèle de l’EMAPE autour d’un triptyque : formaliser, financer et produire autrement. L’ambition est de faire émerger une exploitation aurifère plus formelle, plus sûre, inclusive et économiquement viable, progressivement débarrassée du mercure. L’enjeu dépasse donc la seule activité minière : il s’agit de faire de l’or une source de développement sans compromettre la santé des populations ni l’environnement.
La crise qui secoue la filière café-cacao prend une nouvelle tournure. Le Syndicat national des producteurs de café-cacao de Côte d’Ivoire (SYNAP-CI) prépare une mobilisation pour le 16 septembre 2026, avec le soutien annoncé de l’ensemble des organisations de producteurs.
Sur le terrain, les difficultés persistent. Des stocks résiduels de la campagne 2025-2026 demeurent, selon le SYNAP-CI, entre les mains de nombreux producteurs. Leur écoulement reste une préoccupation majeure pour les planteurs, confrontés à des difficultés financières alors que la nouvelle campagne se profile.
À cette situation s’ajoute le nouveau prix annoncé pour la campagne 2026-2027. Son niveau suscite de fortes inquiétudes chez les producteurs, qui estiment que leurs revenus restent sous pression face aux charges de production, de transport et d’entretien des plantations.
La commercialisation et les nouvelles exigences liées à la traçabilité constituent également des préoccupations dans la filière. Pour les organisations de producteurs, ces difficultés successives fragilisent davantage les conditions de vie des planteurs.
Le SYNAP-CI prépare la mobilisation
Face à cette situation, le SYNAP-CI a adressé un préavis de grève au ministre de l’Agriculture, du Développement rural et des Productions vivrières. La date du 16 septembre 2026 est ainsi retenue comme échéance pour le mouvement annoncé.
Le syndicat assure qu’il n’agit pas seul. L’ensemble des organisations de producteurs sont annoncées aux côtés du SYNAP-CI dans cette démarche. Une mobilisation collective destinée à faire entendre les revendications des producteurs et à obtenir des réponses aux difficultés qui affectent la filière.
Avant cette échéance, le président national du SYNAP-CI convoque les coordinateurs et délégués à une importante réunion de concertation. Elle aura lieu dimanche 13 septembre 2026, à 10 heures, au bureau régional du SYNAP-CI à Daloa.
Cette rencontre doit permettre d’examiner la situation, d’harmoniser les positions et de définir les dernières dispositions à prendre avant la date annoncée de la grève.
Présentée comme « exceptionnelle et décisive », la réunion de Daloa doit également permettre de renforcer la cohésion entre les différentes structures du syndicat et de préparer la mobilisation sur le terrain.
À trois jours de la grève annoncée, le SYNAP-CI et les autres organisations de producteurs veulent donc parler d’une seule voix. L’enjeu est désormais de trouver des réponses aux préoccupations liées aux stocks résiduels, au prix du cacao et aux conditions générales de commercialisation, dans une filière qui traverse une période de fortes tensions.