Ces minorités qui tentent de faire fléchir les choix du parti, une contribution de Philippe Kouhon, journaliste et Communicateur.
Depuis l’annonce de liste d’une partie de ses candidats aux élections municipales et régionales de 2023 en attendant la consolidation de la liste définitive issue des consultations des comités d’arbitrage, l’on note des levers de boucliers dans certaines localités. De la grogne des secrétaires départementaux à la manipulation d’une certaine minorité au sein de la population, qui se mue abusivement en collectif de jeunes ou de femmes et qui pondent des déclarations pour soutenir un candidat bien que ce dernier ne soit pas le choix du parti, le RHDP doit vite mettre de l’ordre. Car une attitude gênante surtout pour un parti au pouvoir qui devrait consolider ses acquis de la gestion du pouvoir et aller en rang serré pour conserver le pouvoir. Dans cette contribution, nous allons révéler pourquoi ces choix du parti dans certaines localités, pourquoi ces candidats qui ne sont pas le choix du parti se cachent derrière des inconnus, le rôle de la presse parfois partisane dont des journalistes jouent les mercenaires, pourquoi les patrons des rédactions et la haute direction du parti doivent être interpellés ect.
Que vous soyez dans le Guémon, dans le Gbêkê, le Bafing, Loh-Djiboua ou la Bagoué, le constat est le même. Des secrétaires départementaux ou simples militants du parti rament à contre courant des choix du parti aux régionales et municipales à venir. Malgré la présence et le travail des comités d’arbitrage, mais surtout à 5 mois des échéances électorales, l’on continue de parler de rififi au sein du parti au pouvoir.
Les raisons des choix du parti
Selon des indiscrétions, le président Alassane Ouattara bien que réélu au soir de la proclamation des résultats le 3 novembre 2020 par la Commission électorale indépendante avec plus de 94% des suffrages, pour un taux de participation de 53,90 % sur la base des six millions d’inscrits ayant pu voter, le chef de l’État ivoirien n’aurait pas apprécié la façon dont son parti a géré ce scrutin. Dans l’entourage du président, on dénonce des détournements de fonds mis à la disposition des directeurs de campagnes et comités locaux électoraux. Une malversation qui a eu pour entre autres conséquences, la mauvaise organisation de la campagne dans certaines localités emprises aux rivalités internes et la non maîtrise des contestations et autres boycotts conduits par l’opposition. Malheureusement la Côte d’Ivoire, après la crise postélectorale de 2010-2011, a à nouveau enregistré des morts pour des élections. Pour pallier à cette insuffisance et être sûr que l’argent de la campagne ne sera pas utilisé à d’autres fins, la Haute direction du parti a décidé de mettre à contribution les membres du gouvernement et certains cadres du parti non nécessiteux pour le représenter aux élections locales.
Malheureusement, le manque de communication fait croire à certains secrétaires départementaux ( préfets du parti sinon les yeux et les oreilles du parti dans leurs zones) que ces choix vont contre la volonté des populations là où il ne s’agit plus de qui pèse quoi mais de qui peut mobiliser avec ses propres ressources. Car comme on le dit chez les WE, chaque Homme a un prix. Et nous voyons comment des électeurs votent ou ne votent pas lorsqu’il ont pris ou pas un dernier billet de banque. C’est cela aussi les réalités des scrutins électoraux en Afrique. Vous pouvez perdre des voix pour n’avoir pas donné un simple tee-shirt à quelqu’un.
Pourquoi se cacher derrière des inconnus ?
Alors qu’ils affichent un visage de saint et d’obéissance en public, dans l’ombre ils continuent de tirer les fidèles en organisant en sous main des jeunes et des femmes parfois inconnus et non représentatifs au sein des collectifs fictifs ( enregistrés et reconnus par aucune faîtière d’organisation de jeunesse ou de mouvement féminin). A 15 ou 10, ces jeunes gens pondent des déclarations pour les soutenir et appeler à leur candidature malgré le choix du parti. Une incohérence qui si elle n’est pas dénoncée pourrait saper toute la stratégie mise en place par le parti en vue de sa victoire.
Les patrons de rédaction interpellés
Et, ces candidats qui ne sont pas le choix du parti, peuvent encore compter sur une certaine presse parfois partisane dont des journalistes jouent les mercenaires pour se donner un écho. Le journaliste est celui qui respecte les règles d’éthique et la déontologie de la presse. Celui qui ne respecte pas ces règles de base n’est pas un journaliste. C’est un militant. Ce qui est différent du chargé de communication qui lui est payé pour soigner l’image de son mandant et en faire la promotion. Malheureusement avec l’avènement des réseaux sociaux et la gratuité et facilité de création d’un site Web ou journal en ligne et enfin avec un secteur ( media) peu valorisé au regard des salaires peu motivant…tout le monde peut se prévaloir de source d’information et de journaliste ou patron de presse.
La Haute direction du parti interpellée
Si dans certaines localités, le choix du parti est scrupuleusement respecté et même accompagné par tous, il y a encore des localités où des bruits mettent à mal la cohésion au sein du RHDP. Officiellement ces auteurs s’affichent aux côtés des choix du parti pendant que leurs mandataires s’agitent et agitent le chiffon rouge dehors sans apporter un démenti. Enfin si à d’autres occasions ou circonstances, on parlerait de dynamisme au sein du parti, il est temps que le RHDP, parti au pouvoir affiche sa maturité et fasse respecter l’ordre et la discipline s’il veut conserver le pouvoir.
La crise qui secoue depuis plusieurs mois le département politique RHDP de Bako–Bougousso connaît une nouvelle évolution. Le dossier porté par plusieurs responsables de base est désormais entre les mains de la haute direction du parti, après la réception des contestataires, le mardi 28 juillet 2026, au siège du RHDP à la Rue Lepic, à Abidjan.
Cette rencontre intervient dans un contexte marqué par des tensions autour de la gestion du secrétariat départemental RHDP de Bako–Bougousso. Depuis plusieurs mois, des secrétaires de section et cadres contestataires expriment leurs préoccupations sur le fonctionnement des structures du parti dans le département politique.
Les contestataires dénoncent notamment un manque de concertation avec les responsables de base, un fonctionnement jugé insuffisant des instances locales et des difficultés dans l’animation de la vie politique du parti au niveau départemental.
Saisie de ces préoccupations, la haute direction du RHDP a décidé d’accorder une attention particulière à ce dossier et d’entendre les responsables concernés afin de favoriser une meilleure compréhension de la situation.
Les représentants des contestataires ont ainsi été reçus par l’honorable Ouattara Siaka, secrétaire national chargé du District du Denguélé. Les échanges se sont déroulés dans une atmosphère cordiale et constructive, permettant aux responsables de base d’exposer leurs préoccupations et leurs attentes.
Au cours de cette rencontre, des orientations ont été données pour favoriser un meilleur fonctionnement des structures du parti et renforcer la cohésion entre les militants du département politique RHDP de Bako–Bougousso.
Les contestataires ont salué l’écoute dont ils ont bénéficié et ont exprimé leur reconnaissance à la haute direction du RHDP pour l’attention accordée à leur dossier. Ils ont également réaffirmé leur engagement à œuvrer pour le rayonnement du parti dans le département.
Cette audience marque une nouvelle étape dans le traitement de cette crise interne. Les militants attendent désormais les suites qui seront réservées aux échanges engagés avec la haute direction, dans l’espoir d’une solution durable permettant de préserver l’unité et la cohésion du RHDP à Bako–Bougousso.
» Défendre le PDCI-RDA, c’est défendre le pluralisme politique [en Côte d’Ivoire] », a annoncé le personnel politique du parti octogénaire du District des Montagnes.
Une ferme prise de position qui à en croire certains observateurs, « promeut la démocratie en Côte d’Ivoire », à deux jours du verdict de l’audience décisive des procédures actuellement pendantes, introduites par Mrs Tchétché Abié Charles et Siaba Antoine Constant contre le PDCI-RDA et son président, le ministre Cheick Tidjane THIAM. Une prise de position identique à celle du ministre Yapo Calice, secrétaire exécutif du PDCI-RDA pour qui l’enjeu dépasse désormais le cadre d’un simple contentieux judiciaire : « Le sujet est la préservation même de nos institutions et la survie du PDCI-RDA ».
Déclaration du personnel politique du PDCI-RDA précédée d’une profonde émotion due au rappel à Dieu de son « aîné et guide », le ministre d’état Emile Constant BOMBET, Vice-Président du PDCI-RDA, Coordonnateur des activités des Vice-présidents, le mercredi 22 juillet 2026.
Rappelons-nous que ces deux hommes suscités demandent l’annulation du 9e congrès extraordinaire de mai 2025, qui avait confirmé Tidjane Thiam à la tête du parti. Ainsi, après plusieurs renvois, le tribunal rendra sa décision, le 30 juillet 2026.
L’EXPRESSION COLLECTIVE DE L’ÉMOTION DU PERSONNEL POLITIQUE DU PDCI-RDA, DU DISTRICT DES MONTAGNES
Avant de procéder à la lecture de cette motion, il est des devoirs de mémoire auxquels, nous ne saurions déroger. C’est avec une profonde émotion et une déférence particulière que nous nous inclinons devant la mémoire de notre ainé, notre guide, le ministre d’état Emile Constant BOMBET, Vice-Président du PDCI-RDA, Coordonnateur des activités des Vice-présidents, rappelé à DIEU le mercredi 22 juillet 2026. Son parcours, son dévouement, et son engagement ont marqué notre histoire commune. Puisse son souvenir continuer d’inspirer nos actions et guider nos pas.
LA MOTION DE SOUTIEN DU PERSONNEL POLITIQUE DU DISTRICT DES MONTAGNES AU PDCI-RDA ET À THIAM
Nous, militantes et militants du PDCI-RDA du district des Montagnes (CAVALLY, GUEMON, TONKPI), réunis à Abidjan, • Considérant que le PDCI-RDA demeure l’héritier des valeurs de paix, de dialogue et de développement léguées par le Président Félix Houphouët-Boigny. • Considérant que le Président Cheick Tidjane THIAM a été librement et démocratiquement élu par les militants. • Considérant que le Parti connaît aujourd’hui une dynamique nouvelle de mobilisation. • Considérant que cette dynamique fait l’objet de tentatives de déstabilisation et de campagnes de désinformation. • Considérant que le district des Montagnes est une terre profondément attachée à la démocratie, à la paix et à l’unité.
DÉCLARONS SOLENNELLEMENT • Notre attachement aux valeurs du PDCI-RDA. • Notre fidélité aux Statuts et aux institutions du Parti. • Notre engagement en faveur du libre choix des militants. • Notre volonté de préserver la paix et la stabilité de notre pays.
ÉNONÇONS AVEC LA PLUS GRANDE FERMETÉ • Toute tentative de judiciarisation de la vie interne du Parti. • Toute remise en cause de la volonté souveraine des militants. • Toute manœuvre visant à affaiblir le PDCI-RDA. • Toute tentative de division des militants.
RÉAFFIRMONS • Que seul le militant est propriétaire du PDCI RDA • Que seule la volonté démocratiquement exprimée des militants du parti fonde la légitimité de ses dirigeants • Que nul ne peut confisquer par des artifices ce que les militants ont librement décidé • Que le PDCI RDA poursuivra sereinement sa mission historique au service de la Côte d’Ivoire.
APPELONS • Les militants du district des montagnes à demeurer unis, disciplinés, vigilants et mobilisés autour des idéaux du parti. • Les responsables des structures du parti à multiplier les actions de proximité, les réunions d’informations, les motions de soutien, et les initiatives de rassemblement. • Toutes les forces démocratiques, la société civile, ainsi que les partenaires internationaux attachés aux principes démocratiques à demeurer attentifs à l’évolution de la situation politique ivoirienne.
ASSURONS • Le Président Cheick Tidjane THIAM de notre soutien total, constant et sans réserve. • Notre engagement à défendre les institutions du parti et son président, dans le strict respect des lois de la République • Notre détermination à poursuivre dans le calme, la discipline, et la responsabilité, le combat démocratique pour une alternance pacifique et une Côte d’Ivoire reconciliée.
PROCLAMONS • Que le district des Montagnes reste debout derrière le PDCI-RDA • Que le district des Montagnes reste fidèle aux valeurs de paix, de démocratie et de justice. • Que le district des Montagnes poursuivra son engagement pour une alternance démocratique, apaisée et responsable. • Le PDCI RDA ne se laissera ni intimider, ni diviser, ni détourner de sa mission • Que les militants resteront debout pour défendre leur parti, leur institution, leur choix démocratiquement exprimé. o Parce que défendre le PDCI RDA, c’est défendre le pluralisme politique. o Parce que défendre le libre choix des militants, c’est défendre la démocratie. o Parce que défendre nos Institutions, c’est défendre la République.
Vive le district des Montagnes ! Vive le PDCI-RDA ! Vive le Président Cheick Tidjane THIAM ! Vive la Côte d’Ivoire !
Fait à Abidjan, le 28 juillet 2026, le personnel politique du PDCI-RDA du District des Montagnes
Après avoir rejoint les rangs du Rassemblement des Houphouëtistes pour la démocratie et la paix (RHDP) en mai 2025, les coordinateurs du parti politique La Nouvelle Côte d’Ivoire ont été investis en tant que militants du RHDP, le vendredi 24 juillet 2026, au cours d’une cérémonie qui a eu lieu au Centre culturel Jacques Aka de Bouaké. Au nombre de 14 coordonnateurs issus des différents départements de la région, ces derniers, investis, auront pour mission de sillonner les différentes localités afin de convaincre les indécis à rejoindre leur nouvelle formation politique. La cérémonie d’investiture s’est déroulée en présence de plusieurs personnalités politiques et coutumières.
À cette occasion, le président de la cérémonie, le ministre des Eaux et Forêts, par ailleurs coordonnateur principal du RHDP dans la région de Gbêkê, Assahoré Konan Jacques, s’est réjoui de cette démarche qui s’inscrit dans la vision du directoire de son parti, le RHDP : « Je suis très heureux qu’aujourd’hui, le parti politique La Nouvelle Côte d’Ivoire ait décidé d’adhérer au RHDP à travers la coordination régionale de Gbêkê. C’est une nouvelle qui nous réjouit énormément. En effet, le président de la République, Alassane Ouattara, nous a mis en mission pour étendre le parti et élargir les bases de notre parti. Et aujourd’hui, c’est près de 500 personnes dans la salle qui ont décidé de s’engager à être membres du RHDP. Chaque militant que nous gagnons est une victoire pour notre parti », s’est-il réjoui avant de laisser des conseils à ces nouveaux adhérents : « Lorsqu’on soutient un parti politique, c’est pour contribuer à rendre ce parti plus fort afin que vous puissiez bénéficier de diverses opportunités ou d’infrastructures. On n’intègre pas un parti politique pour s’enrichir ni pour recevoir de l’argent. C’est pour cela que je vous encourage à faire vos cartes d’e-militants afin de confirmer véritablement votre adhésion à notre grand parti. Je prends donc l’engagement de payer vos cartes, mais vous devrez rester déterminés et courageux, car nous allons vous utiliser, comme vous l’avez demandé, pour aller investir le terrain et convaincre ceux qui sont encore réticents », a-t-il conseillé.
Pour terminer, il a lancé un message d’unité entre les différents militants pour mieux implanter leur parti : « Vous savez que notre coordination est de temps en temps secouée par des incompréhensions, mais je dis bien que ce sont des incompréhensions. Alors, je souhaite que, sur la base de ce que j’ai dit, on s’accorde pour aller à l’essentiel. L’essentiel, c’est l’implantation du parti dans une région qui est difficile. Si on n’est pas unis, si on n’agit pas de façon coordonnée, il va nous être difficile d’implanter notre parti », a-t-il conclu.
Représentant le parrain de la cérémonie, N’Dri Koffi Germain, ancien maire de Tiébissou, a exhorté les nouveaux adhérents : « On doit sentir votre engagement à travers votre volonté à braver les difficultés pour aller dans les villages et hameaux afin de convaincre les parents indécis à rejoindre le RHDP, en leur parlant du bilan du président de la République, Alassane Ouattara, en termes de développement. »
De son côté, le président de La Nouvelle Côte d’Ivoire, N’Zué Nicolas, a rappelé à ses coordonnateurs ses attentes vis-à-vis d’eux : « Nous attendons d’eux qu’ils soient motivés et engagés à aller partout où on va les solliciter afin d’agrandir notre parti, le RHDP. Nous voulons prendre notre place dans l’implantation du parti. Donc, nous demandons à être utilisés afin de contribuer à l’implantation de notre parti », a-t-il insisté.
Les coordonnateurs investis ont, par la voix de leur porte-parole, Kouadio Alphonse (coordonnateur d’Air-France et Nimbo), rassuré de leur volonté et de leur engagement à étendre le parti dans la région.