Le projet « IFCC : Initiative femmes et communautés cacaoyères » , une initiative de la Société de Coopération pour le Développement International (SOCODEVI), une ONG canadienne, réalisée en collaboration avec la Fondation Paul Gérin-Lajoie et soutenue financièrement par le développement international du Canada – Affaires mondiales Canada a été lancé à Daloa le jeudi dernier en présence des autorités administratives, coutumières, des partenaires et des acteurs au projet.
L’objectif premier de l’Initiative femmes et communautés cacaoyères (IFCC) est d’améliorer les conditions de vie des communautés rurales cacaoyères en Côte d’Ivoire, dont celles de plus de 5 000 femmes et adolescentes.
Le projet sera mis en œuvre dans neuf régions, dont le Haut-Sassandra, sur une durée de cinq ans (2022 – 2027).
Le directeur pays de SOCODEVI, Alexandre Robitaille-Lachance a dévoilé les objectifs dudit projet.
Il vise selon lui à améliorer les conditions de vie des populations au sein des communautés rurales cacaoyères, en particulier des femmes et des jeunes filles, à travers le renforcement du pouvoir des femmes et des jeunes filles au sein des communautés cacaoyères, le développement d’entreprises coopératives autonomes, rentables , pérennes et inclusives et une meilleure résilience des communautés cacaoyères face aux changements climatiques et aux chocs socioéconomiques.
« En somme, c’est un projet très holistique qui combine nos expertises en renforcement des coopératives, en égalité des genres, en éducation, en agriculture intelligente face au climat et en gestion des risques agricoles. Nous sommes convaincus que nous allons parvenir à changer des vies au cours des cinq prochaines années », a déclaré le directeur pays de l’ONG, Alexandre Robitaille-Lachance.
Christine Simonnet en charge de projets Fondation Paul Gérin-Lajoie (FPGL) rappelant que la mission de sa fondation qui est de bâtir une offre educatifve de qualité pour toutes et tous, tout au long de la vie, de la petite enfance à l’âge adulte, a fait savoir que l’éducation est essentielle à la réalisation de l’ensemble des objectifs de développement durable que s’est fixés la communauté internationale.
« C’est pourquoi à travers ce projet, nous allons bâtir, organiser, réaliser des opportunités éducatives pour des femmes et des jeunes filles des communautés cacaoyères, que cela soit en alphabétisation, en compétences de vie ou en éducation financière. Csr, nous croyons aussi que l’éducation est fondamentale au développement personnel et pour l’avenir et la transformation des sociétés humaines » , a-t-elle expliqué.
De façons concrètes, ces actions porteront sur les domaines de « l’autonomisation socioéconomique des femmes et des jeunes filles, de l’éducation et de l’alphabétisation, de l’égalité des genres, du renforcement des compétences de vie, de l’agroforesterie et de la gestion des risques agricoles », a précisé la coordonnatrice nationale du projet, Silué Suzane.
À l’en croire, l’IFCC vient répondre à un certain nombre de faiblesses et de déséquilibres dans l’économie cacaoyère en milieu rural ivoirien.
Pour sa part, Nicole Gesnot chargée d’affaires p.i et cheffe de la coopération Ambassade du Canada en Côte d’Ivoire a rappelé que le gouvernement canadien à travers les affaires mondiales Canada soutient l’autonomisation économique des femmes et particulièrement celles dans la filière cacao à travers ce projet, d’un coût d’environ quatre milliards et demi de francs CFA.
« Ce projet est un témoignage de la vitalité des relations bilatérales entre le Canada et la côte d’Ivoire, relations qui durent depuis plus de 60 ans maintenant qui s’inscrit dans la droite ligne de la politique d’aide internationale féministe du Canada qui a en son coeur la réduction des inégalités, la promotion du genre à travers le renforcement du pouvoir économique des femmes et des filles. Il facilitera la participation économique des femmes et leur présence dans les instances de décision, au sein de la filière cacaoyères », a-t-elle dit.
Avant de féliciter la Fédération nationale des femmes productrices de café et de cacao, l’ensemble des coopératives identifiées et les groupements associatifs féminins, dont 100 associations villageoises d’épargne et de crédit (AVEC) qui prendront part au projet les invitant surtout à travailler en synergie et surtout à s’impliquer particulièrement dans la réussite de ce projet.
L’initiative Femmes et communautés cacaoyères sera mis en œuvre par le consortium SOCODEVI/Fondation Paul Gérin-Lajoie sera exécuté sur une durée de 5 ans (2022-2027) au bénéfice de 5 000 familles dans 50 communautés cacaoyères dont 3 500 femmes et 1500 jeunes filles âgées de 10 à 19 ans.
Il sera mis en œuvre dans plusieurs localités de la zone forestière cacaoyères de la Côte. Ce sont les régions de l’Agnéby-Tiassa, de Gôh-Djiboua, du Guénon, de l’indénié-djuablin, du Haut-Sassandra, de la Mé, de la NASA et de la Marahoué.
Natacha Kouakou