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Édito

Miss Côte d’Ivoire : Au-delà du maillot de beauté : L’importance de mettre en valeur les compétitions scolaires et académiques

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Chaque année, nous sommes témoins d’un engouement médiatique considérable pour les concours de beauté, où de jeunes femmes défilent sur scène, espérant décrocher le titre tant convoité. Ces événements captivent les foules et font l’objet de discussions animées dans les médias.

Cependant, dans notre quête d’esthétisme et de glamour, nous négligeons souvent l’importance des compétitions scolaires et académiques, qui jouent un rôle central dans la formation et l’épanouissement des jeunes esprits.

Les compétitions scolaires et académiques sont bien plus qu’une simple vitrine pour les talents individuels. Elles fournissent un cadre stimulant où les étudiants peuvent se mesurer les uns aux autres, repousser leurs limites et développer leurs compétences. Que ce soit à travers des concours de mathématiques, de sciences, de débats ou de compétences artistiques, ces événements encouragent le développement intellectuel, la créativité et la pensée critique des jeunes participants.

Les compétitions scolaires et académiques offrent également une opportunité unique de promouvoir l’excellence et de reconnaître les efforts des étudiants. En mettant en avant ces compétitions, nous valorisons les accomplissements académiques et encourageons les jeunes à s’investir davantage dans leurs études. Cela contribue à créer une culture de l’apprentissage et de la recherche de l’excellence, qui est essentielle pour le progrès de notre société.

Miss mathématique Côte d’Ivoire

Pourtant, ces compétitions restent souvent reléguées au second plan, éclipsées par le glamour des concours de beauté ou par d’autres événements sportifs. Il est temps de changer cette perspective. Nous devons accorder une plus grande visibilité et une plus grande importance aux compétitions scolaires et académiques, en reconnaissant qu’elles sont une composante vitale de l’éducation et du développement des jeunes.

Port de couronne à la miss Côte d’Ivoire 2023

Les médias jouent un rôle crucial dans ce processus. En donnant une couverture médiatique adéquate aux compétitions scolaires et académiques, nous contribuons à sensibiliser le public à leur importance et à inspirer d’autres étudiants à s’engager dans ces activités. Les établissements scolaires, les enseignants et les parents doivent également promouvoir ces compétitions et encourager les élèves à y participer activement.

En mettant en valeur les compétitions scolaires et académiques, nous envoyons un message clair : la beauté et le talent ne se limitent pas à l’apparence physique, mais résident également dans la connaissance, la créativité et l’accomplissement académique. Les compétitions scolaires et académiques sont un terrain fertile pour cultiver ces qualités et pour préparer les jeunes à devenir des citoyens éclairés, compétents et contributifs dans notre société.

Il est temps de changer notre perception de la réussite et de mettre en valeur des qualités telles que l’intelligence, la curiosité et la persévérance. Les compétitions scolaires et académiques offrent une plateforme où les jeunes peuvent développer ces qualités et montrer leur potentiel. En les soutenant et en les promouvant activement, nous encourageons les étudiants à se dépasser, à embrasser la connaissance et à nourrir leur soif d’apprendre.

En mettant en avant les compétitions scolaires et académiques, nous contribuons également à combler l’écart entre les genres. Trop souvent, les concours de beauté sont perçus comme une activité réservée aux femmes, tandis que les compétitions scolaires et académiques sont souvent dominées par les hommes. En encourageant les jeunes filles à participer activement à ces compétitions, nous défions les stéréotypes de genre et ouvrons la voie à l’égalité des chances dans tous les domaines.

Enfin, les compétitions scolaires et académiques sont une occasion pour les étudiants de se faire remarquer par des institutions universitaires et des employeurs potentiels. Un palmarès impressionnant dans ces compétitions peut jouer un rôle déterminant dans l’admission à des universités renommées et dans la recherche d’opportunités professionnelles. Mettre en valeur ces réalisations peut ouvrir des portes et offrir des perspectives d’avenir prometteuses aux jeunes talentueux.

Il est temps de reconnaître que la beauté ne se limite pas à l’apparence physique, mais s’étend à l’intellect, à la créativité et à l’accomplissement académique. En accordant une attention méritée aux compétitions scolaires et académiques, nous investissons dans l’avenir de notre société. Encourageons les jeunes à embrasser ces opportunités, à relever des défis intellectuels et à cultiver leur passion pour la connaissance. Mettons en lumière ces compétitions, car elles sont la voie vers la réussite éducative et le développement d’une génération brillante et prospère.

François M’BRA II

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Côte d’Ivoire : Peut-on salir la mémoire de Félix Houphouët-Boigny sans preuves ?

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Une publication diffusée sur un profil Facebook dénommé « Jean Pierre Du Pont Officiel » suscite une vive controverse en raison des graves accusations qu’elle porte contre le père fondateur de la Côte d’Ivoire, Félix Houphouët-Boigny.

Dans un texte intitulé « Le Sassayé », l’auteur affirme que l’ancien président ivoirien aurait ravi Marie-Thérèse Brou à son propre fils, Guillaume Houphouët-Boigny, avant de l’épouser lui-même. Le récit décrit même Félix Houphouët-Boigny comme ayant volontairement écarté son fils d’une relation amoureuse qu’il entretenait avec celle qui deviendra plus tard la Première Dame de Côte d’Ivoire.

Selon l’auteur de la publication, Félix Houphouët-Boigny aurait considéré son fils comme « irresponsable » et aurait décidé d’épouser lui-même Marie-Thérèse Brou, présentée comme une jeune femme dont la beauté et l’avenir méritaient mieux que Guillaume Houphouët-Boigny.

Cependant, une simple vérification des faits historiques suffit à mettre sérieusement en doute la crédibilité d’un tel récit.

Les archives connues indiquent que Félix Houphouët-Boigny est né le 18 octobre 1905. Son fils Guillaume Houphouët-Boigny est né le 21 novembre 1937, tandis que Marie-Thérèse Brou est née le 17 septembre 1930. Cette dernière était donc plus âgée de sept années que Guillaume Houphouët-Boigny.

Les documents biographiques rapportent également que le mariage civil entre Félix Houphouët-Boigny et Marie-Thérèse Brou a été célébré le 6 septembre 1952 à Abidjan.

Or, à cette date, Guillaume Houphouët-Boigny n’avait pas encore atteint l’âge de 15 ans. Il ne soufflera sa quinzième bougie que le 21 novembre 1952, soit plus de deux mois après le mariage de son père.

Cette réalité chronologique soulève une interrogation fondamentale : comment un adolescent de 14 ans aurait-il pu être le prétendant évincé d’une femme de 22 ans que son père épousait officiellement la même année ?

Une autre précision historique mérite d’être rappelée. Au moment où Félix Houphouët-Boigny épousait Marie-Thérèse Brou, Guillaume Houphouët-Boigny vivait en Europe aux côtés de ses frères pour ses études. Ce contexte rend encore plus difficilement soutenable la thèse d’une prétendue rivalité sentimentale entre le père et le fils.

À ce jour, aucune source historique connue, aucun document d’archives, aucun témoignage crédible ni aucune biographie de référence ne vient corroborer les affirmations relayées par le profil « Jean Pierre Du Pont Officiel ».

Au-delà des contradictions historiques relevées, cette publication soulève une question plus profonde : celle du respect dû à la mémoire des grandes figures nationales.

En effet, attribuer à Félix Houphouët-Boigny des comportements aussi graves sans apporter le moindre commencement de preuve constitue une atteinte sérieuse à la mémoire d’un homme qui a marqué l’histoire de la Côte d’Ivoire. Le premier Président de la République demeure l’une des personnalités les plus étudiées, documentées et commentées de l’histoire nationale. Pourtant, quelques recherches élémentaires sur les dates et les faits auraient permis d’éviter la diffusion d’un récit dont les incohérences apparaissent rapidement à la lecture.

Comment peut-on porter de telles accusations contre Félix Houphouët-Boigny sans même prendre le soin de vérifier les éléments historiques les plus basiques ? Comment peut-on réécrire un pan de l’histoire nationale sur la base d’affirmations non documentées ?

Cette situation interpelle d’autant plus que les réseaux sociaux sont devenus de puissants outils de diffusion de l’information. Lorsqu’un contenu historique est présenté comme une vérité alors qu’il semble contredit par les faits connus, le risque de désinformation devient réel.

Au regard de la gravité des accusations formulées contre le père fondateur de la Nation ivoirienne, une attention particulière des autorités compétentes apparaît légitime. Le Procureur de la République ainsi que la Plateforme de Lutte contre la Cybercriminalité (PLCC) pourraient utilement s’intéresser à ce type de contenu lorsque celui-ci contribue à propager auprès du grand public des affirmations historiques non étayées et potentiellement diffamatoires.

Il ne s’agit pas de remettre en cause la liberté d’expression, principe fondamental dans une démocratie. Il s’agit plutôt de rappeler que cette liberté s’accompagne d’une responsabilité, notamment lorsqu’elle concerne des personnalités historiques dont la mémoire participe au patrimoine collectif de la Nation.

L’histoire mérite mieux que les approximations. Elle exige des preuves, des sources et de la rigueur. À défaut, les récits diffusés risquent davantage de relever de la fiction que de la vérité historique.

En confrontant les affirmations publiées aux données chronologiques connues, les faits apparaissent difficilement compatibles avec la version avancée par le profil « Jean Pierre Du Pont Officiel ». Les dates constituent ainsi un sérieux élément de contradiction, tandis que l’absence de preuves documentaires renforce les interrogations sur la crédibilité de cette publication.

Christ Kémondé

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Côte d’Ivoire / Politique : Le rapprochement entre le PDCI-RDA et le RHDP affaiblira-t-il l’opposition ?

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La présence distinguée d’une très forte délégation du RHDP conduite par le ministre-gouverneur Cissé Bacongo à la Maison du parti le jeudi dernier, pour participer aux 80 ans de cette formation de droite, semble marquer tout nettement le début d’un rapprochement stratégique entre ces deux formations ivoiriennes de droite pourtant diamétralement opposées lors de l’élection présidentielle du 25 octobre 2025, au sujet du 3e mandat du Président ADO. Un rapprochement qui pourrait affaiblir l’opposition politique.

La présence du RHDP, marque d’une main tendue vers le PDCI-RDA

Nous y sommes enfin. Après la pluie politique avec ses corollaires de conteststions, d’arrestations, d’intimidations, de morts, de procès, de kiyes, de dénonciations et de tapages médiatiques entre ces deux formations opposées hier, le beau temps semble prendre ses droits.

Car le jeudi dernier, sous les dehors d’une simple présence pour représenter le Président ADO semble se cacher la ferme volonté du RHDP d’ouvrir le bal des manoeuvres souterraines devant aboutir à des dialogues de type B to B avec le PDCI-RDA, pour décrisper l’atmosphère dans l’arène politique.

Vers le retour de THIAM et la libération de tous les prisonniers politiques

À la Rue le Pic tout comme à la Maison du Parti, les plus optimistes s’exultent déjà, avec la ferme conviction que toutes les lignes bougeront très vite bientôt. Les jours à venir pourraient être mis à profit par les cadres des deux formations engagés dans les négociations futures, pour souffrir de réminiscence et se conter mutuellement les réalités du Golf Hôtel dans la commune de Cocody, de fin octobre 2010 au 11 avril 2011.

Quoi de plus normal pour chaque acteur politique de regarder son prochain en face, droit dans les yeux, avec une âme très pacifique, pour poser et traiter par la suite toutes les questions qui fâchent entre TiThi et son aîné ADO, notamment la situation des prisonniers politiques et la levée de l’épée stratégique et invisible de Damoclès juridique qui contraint THIAM en exil comme Soro.

Vers le retour du PDCI-RDA au Gouvernement ?

Ce rapprochement qui est vu par les politologues comme « un espoir pour le régime RHDP de corroborer le climat de paix et de cohésion sociale, gage de stabilité puis de confiance des partenaires au développement », pourrait à terme, se matérialiser par un remaniement ministériel.

Car à dire juste, difficile a été pour ADO et le RDR d’accéder au pouvoir sans les appuis du PDCI-RDA, l’une des formations politiques les mieux implantées sous l’ère Gbagbo, après le FPI.

Vers une fragilisation de l’opposition politique ?

Cette future alliance pourrait porter un coup très dur à l’opposition politique ivoirienne dont plusieurs leaders se sont aggripés au PDCI-RDA depuis le retour de THIAM, pour exister ou tenter de redynamiser leurs bases. Mais, le PPA-CI de Laurent Gbagbo, tout comme le FPI d’AFFI N’guessan resteront-il de marbre devant de telles manoeuvres susceptibles de dérouler le Tapis Rouge à l’horizon, au frangin de l’Autre ?

Il y a un temps pour toute chose :

  • Un temps pour la guerre,
  • Un temps pour la paix.

Mais le PDCI-RDA étant fondamentalement bâti sur l’idéologie de la droite tout comme le RHDP, THIAM et le PDCI-RDA pourraient saisir cette main tendue d’ADO et le RHDP, pour développer ensemble la Côte d’Ivoire dans un climat de stabilité et de paix. Car après près d’une décennie de crises diverses, les Ivoiriens auront-ils aussi enfin le mérite de vivre des moments de tranquilité pour mieux panser leurs plaies que chaque crise politique rend béante davantage.

Ouncado PIERROT

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Côte d’Ivoire / Billet retour sur les 80 ans du PDCI-RDA : Le sermon lucide de l’honorable Yasmina Ouégnin

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Ce douzième (12e) numéro de votre rubrique satirique « billet retour » est entièrement consacré à la quintescence du message délivré par l’honorable Yasmina Ouégnin lors des 80 ans du PDCI-RDA, en Côte d’Ivoire.

En effet, dans son allocution, l’honorable Yasmina Ouégnin est excédée par la quête du matériel, des postes et du moi très vains au sein de son parti. D’où sa prise de parole pour prêcher un message qui a sonné chez chaque cadre et militant du PDCI-RDA comme un appel à un engagement militant très sincère, dans la perspective de repositionner le parti fondé par feu Félix Houphouët-Boigny en pôle position, dans la reconquête du pouvoir d’État en Côte d’Ivoire, en arrachant le pouvoir palier par palier.

Car bien que tout ce qui arrive au PDCI-RDA provienne d’une part du coup d’État de 1999, d’autre part, les agissements des uns et des autres n’ont de cessent que de creuser aussi l’abcès, davantage.

Ainsi, pour éviter qu’un autre coup dur ne puisse emporter définitivement le parti de THIAM dans le gouffre, l’heure est donc à un éveil de conscience collectif. Ce, à travers :

  • Une gouvernance limpide dénuée de toutes clanisations civile, consanguine, opportuniste et ethnique,
  • La resurrection de l’arbre à palabres,
  • La prise de distance raisonnable vis-à-vis des Tôghôgninis,
  • La création des conditionnalités idoines pour une synergie d’actions inclusives et participatives,
  • Le meurtre en chaque militant et cadre, de l’égo et de la belliquescence,
  • Le militantisme empreint de grande foi militante.

Car passées les euphories des festivités avec en prime des prises de vue devant l’éléphant pour paraître très élégant, la bataille qui convient désormais est de ressembler à ce symbole du parti dont les forces humainement reconnues sont entre autres :

  • Une mémoire très fertile,
  • La défense de la meute,
  • L’amour pour l’autre,
  • La patience,
  • La puissance,
  • La résilience,
  • La gratitude,
  • La fidélité,
  • L’humilité, en fédérant toutes les compétences autour de lui.

Car c’est nul doute à ce prix que le rêve du renouveau PDCI-RDA très conquérant pourrait être vivant, réel, réaliste et réalisable.

Ouncado PIERROT

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