Connect with us

Société

Korhogo: Un conflit foncier oppose les grandes familles d’un village

Published

on

Les grandes familles Kiemou et Kpagnan sont sur le point de s’entre-déchirer suite au conflit foncier qui les oppose depuis quelques années. Le porte parole de l’une des famille a adressé à la rédaction de infocentrale.net sa version des faits que nous mettons sous presse telle que reçu.


« Kiémou et Kpagnan qui vivaient en parfaite harmonie depuis plusieurs décennies , ne s’entendent plus . Un conflit foncier oppose les deux villages . Et ils sont devant le tribunal de Korhogo depuis le 20 septembre 2022 .

Sekongo Zoualé Brahima, fils de Kpagnan
Yéo Donapo chef de Kiémou

Sékongo kpinninfolo et kounon ont eu 9 enfants, tous héritiers. L’héritage se fait par droit d’aînesse. Donc après la mort du fondateur du village de Kpagnan, c’est le fils aîné de ce dernier Yéfougnipinin qui lui succéda.Il devient ainsi chef de terre et chef de village. À sa mort c’est son petit-frère Fonan qui lui a succédé. Donc tout se passait bien.Selon eux. C’est sous le règne de Gninninfali que la chefferie du village a été séparée de la chefferie de terre.La famille avait décidé, que Sékongo Ténéna un instituteur et fils de la famille assure la fonction de chef de terre.Une libation a été faite devant toute la famille réunie, signe de fermeté. D’où est né donc le conflit ? C’est lorsque Sékongo Gninninfali, l’actuel chef de village, soutenu par un des cousins, Sékongo Walarigaton ont voulu trancender la décision prise par les ancêtres, suivi de la libation avant qu’ils décèdent. C’est à dire mettre à la place de celui qui a été désigné( Sékongo Ténéna) un certain Sékongo Brahima Zoualé de la F5 selon l’arbre généalogie de la famille. L’autre fait, Sékongo Gninninfali, Sékongo Walarigaton et Sékongo Zoualé Brahima, ont pris la décision, sans l’avis des membres de la famille; de faire payer en nature en imposant de l’anacard à tous ceux qui cultivent sur les terres de Kpagnan et les revendent sans partage. Aussi, la gestion de façon unilatérale des frais versés par des entreprises de téléphonies mobiles installées dans le village, qui devraient en principe revenir aux propriétaires terriens. Ils gèrent ces fonds avec la Mutuelle de développement de Kiémou ( MUDEK.) Et plus grave, cette Mutuelle fait des lotissements sur les terres de Kpagnan sans une enquête de comodo et incomodo. La Mutuelle le fait de commun accord avec le trio Sékongo Gninninfali, Sékongo Walarigaton et Sékongo ZOUALE Brahima qui se se partagent les gains. Là où il y a hic, c’est qu’aucun membre de la grande famille Sékongo de Kpagnan n’a reçu aucun lot et pourtant c’est leurs terres .Toutes les terres ont été bradées aux personnes étrangères créant ainsi un conflit au sein de la famille. Les règlements de ces différents conflits en famille ont tous échoué. La dernière fois c’était le 12 avril 2022, avec le représentant du sous-préfet de Kiémou, mais cette rencontre a échoué.>> ont-ils indiqué. Avant d’ajouter: << Nous avons voulu régler ce litige en famille. C’est pourquoi nous avons adressé des courriers aux différentes personnalités, dont le préfet de région avec ampliation, le directeur de la construction, le chef de Canton de Napié,de Korhogo, le chef de village de Kiémou Yéo Donapo et le président de la Mutuelle Tuo Sielé .Par conséquent, nous informons le ministre de la construction du logement et de l’urbanisme Monsieur Bruno Nabagné koné, qu’un lotissement illégal a été fait à Kiémou, sans une enquête de comodo et incomodo. Nous famille Sékongo de Kpagnan, nous nous opposons à cette forfaiture. Nous souhaitons sont annulation pure et simple. Car c’est une injustice, et peut être source de conflit dans le village. La Mutuelle n’est pas propriétaire de terre. Donc elle doit se retirer dans les lotissements. >> ont-ils souhaité ».

les porte-parole de la famille Sekongo à Kpagnan : Sekongo Ouagneri et Soro Drissa .
Entretien réalisé par Fidèle Kouamé.

Continuer la lecture
Publicité
Click to comment

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Société

CANTON NIDROU : COHÉSION, FRATERNITÉ ET DÉVELOPPEMENT AU CŒUR DE LA RENCONTRE DE MADAME LE MINISTRE D’ÉTAT OULOTO-LAMIZANA AVEC SES PARENTS

Published

on

Le samedi 12 septembre 2026, la Ministre d’État Anne Désirée OULOTO-LAMIZANA était au domicile du doyen Tyeoulou Dyela Félix, sis à Abidjan Cocody -Attoban entourée des parents du canton Nidrou, dans le département de Toulepleu.

Un moment chaleureux de retrouvailles, d’écoute et de partage avec ses aînés, ses frères, ses sœurs et l’ensemble des cadres qui, au fil des années, l’accompagnent avec bienveillance de leurs conseils et de leurs bénédictions.

Dans une atmosphère conviviale, la Ministre d’État est revenue sur les avancées enregistrées dans la région : désenclavement routier, renforcement des infrastructures sanitaires et accès à l’électricité, désormais effectif à 100% dans le canton Nidrou.

Les échanges ont également ouvert une fenêtre sur l’avenir, avec les perspectives 2026-2030 : consolider les acquis, accélérer la transformation de la région et améliorer durablement le quotidien des populations.

En clôturant la rencontre, la Ministre d’État, ministre de la Fonction Publique et de la modernisation de l’administration, présidente du conseil régional du Cavally a exprimé sa gratitude : « Merci au doyen Tyeoulou Dyela Félix pour son accueil fraternel et ses sages conseils. Merci aux forces vives du canton Nidrou pour leur confiance et leur engagement constant aux côtés du Président Alassane OUATTARA. »

Par Kevin Bakou

Continue Reading

Société

EMAPE : A Pakouabo, le planetGOLD mise sur le financement et les technologies sans mercure

Published

on

Les acteurs de l’Exploitation minière artisanale et à petite échelle (EMAPE) de l’or sont appelés à passer du constat des difficultés à la recherche de solutions concrètes. C’est l’un des principaux enseignements de l’Atelier annuel des Parties Prenantes 2026 du projet planetGOLD Côte d’Ivoire, organisé jeudi 10 septembre 2026 dans la salle de réunion de la Sous-préfecture de Pakouabo.

Placée sous le thème « Vers une exploitation aurifère sans mercure et inclusive : renforcer la transition écologique et l’accès aux services financiers pour les communautés du secteur de l’EMAPE de l’or », la rencontre a réuni représentants de l’administration, collectivités territoriales, communautés minières, coopératives, institutions financières, compagnies minières, équipementiers, universitaires, société civile et médias.
Représentant le Préfet de la région de la Marahoué, Préfet du département de Bouaflé, le Sous-préfet de Pakouabo, Gbadeu Sigbeu Donatien, a remercié les organisateurs pour le choix porté sur sa localité pour abriter cet atelier annuel.
L’objectif était clair : identifier les conditions permettant aux exploitants et aux coopératives de franchir un nouveau cap dans la professionnalisation de leurs activités.
Le financement, un levier de transformation
Au cœur des échanges, l’accès aux équipements modernes s’est imposé comme une préoccupation majeure. Comment permettre aux coopératives d’investir dans des technologies plus performantes sans supporter immédiatement le poids d’un investissement important ?
Le leasing d’équipements a été présenté comme une piste de financement susceptible de faciliter cette transition. Ce mécanisme pourrait permettre aux exploitants d’accéder à des équipements modernes tout en limitant la pression financière liée à leur acquisition.
Cette réflexion s’est prolongée autour de la rentabilité des technologies sans mercure, à travers le thème « Rentabilité des technologies sans mercure – Investir pour gagner plus ». L’objectif était notamment de déconstruire l’idée selon laquelle l’abandon du mercure serait nécessairement synonyme de coûts supplémentaires et de baisse de rentabilité.
Les interventions d’Activa Assurances, d’Atlanta Assurances, de Koss Technologie SARL, du Dr Keita Moussa et des experts de l’ONG IMPACT ont mis en évidence le lien étroit entre financement et structuration des activités.
Pour accéder davantage aux services financiers, les acteurs doivent notamment renforcer la formalisation, la traçabilité, la transparence dans la gestion et les compétences.
« Quand l’activité évolue, il faut accepter de passer à une étape supérieure », a souligné le président du Comité de pilotage du projet planetGOLD Côte d’Ivoire, Dr Franck Aimé Esso.
Produire de l’or sans sacrifier l’environnement
Pour les participants, la transformation du secteur ne peut cependant être dissociée des enjeux environnementaux et sanitaires. Le creusage anarchique et l’utilisation du mercure demeurent des pratiques préoccupantes pour les écosystèmes et la santé humaine.
Directeur du Centre ivoirien antipollution (CIAPOL), le Professeur Yapo Ossey a appelé les acteurs à davantage de responsabilité, notamment dans la perspective de préserver les ressources naturelles pour les générations futures.
Le choix de Pakouabo revêt, à cet égard, une portée particulière. Située dans la zone de Bouaflé, territoire d’intervention de planetGOLD Côte d’Ivoire, la localité constitue un espace de mise en œuvre de l’Approche Juridictionnelle et Paysagère, qui vise à renforcer la coordination des acteurs autour de l’EMAPE et de la gestion durable des ressources.
À travers cet atelier, planetGOLD Côte d’Ivoire entend ainsi faire évoluer le modèle de l’EMAPE autour d’un triptyque : formaliser, financer et produire autrement. L’ambition est de faire émerger une exploitation aurifère plus formelle, plus sûre, inclusive et économiquement viable, progressivement débarrassée du mercure. L’enjeu dépasse donc la seule activité minière : il s’agit de faire de l’or une source de développement sans compromettre la santé des populations ni l’environnement.

Natacha kouakou

Continue Reading

Société

Crise du café-cacao : le SYNAP-CI prépare la riposte du 16 septembre

Published

on

La crise qui secoue la filière café-cacao prend une nouvelle tournure. Le Syndicat national des producteurs de café-cacao de Côte d’Ivoire (SYNAP-CI) prépare une mobilisation pour le 16 septembre 2026, avec le soutien annoncé de l’ensemble des organisations de producteurs.

Sur le terrain, les difficultés persistent. Des stocks résiduels de la campagne 2025-2026 demeurent, selon le SYNAP-CI, entre les mains de nombreux producteurs. Leur écoulement reste une préoccupation majeure pour les planteurs, confrontés à des difficultés financières alors que la nouvelle campagne se profile.

À cette situation s’ajoute le nouveau prix annoncé pour la campagne 2026-2027. Son niveau suscite de fortes inquiétudes chez les producteurs, qui estiment que leurs revenus restent sous pression face aux charges de production, de transport et d’entretien des plantations.

La commercialisation et les nouvelles exigences liées à la traçabilité constituent également des préoccupations dans la filière. Pour les organisations de producteurs, ces difficultés successives fragilisent davantage les conditions de vie des planteurs.

Le SYNAP-CI prépare la mobilisation

Face à cette situation, le SYNAP-CI a adressé un préavis de grève au ministre de l’Agriculture, du Développement rural et des Productions vivrières. La date du 16 septembre 2026 est ainsi retenue comme échéance pour le mouvement annoncé.

Le syndicat assure qu’il n’agit pas seul. L’ensemble des organisations de producteurs sont annoncées aux côtés du SYNAP-CI dans cette démarche. Une mobilisation collective destinée à faire entendre les revendications des producteurs et à obtenir des réponses aux difficultés qui affectent la filière.

Avant cette échéance, le président national du SYNAP-CI convoque les coordinateurs et délégués à une importante réunion de concertation. Elle aura lieu dimanche 13 septembre 2026, à 10 heures, au bureau régional du SYNAP-CI à Daloa.

Cette rencontre doit permettre d’examiner la situation, d’harmoniser les positions et de définir les dernières dispositions à prendre avant la date annoncée de la grève.

Présentée comme « exceptionnelle et décisive », la réunion de Daloa doit également permettre de renforcer la cohésion entre les différentes structures du syndicat et de préparer la mobilisation sur le terrain.

À trois jours de la grève annoncée, le SYNAP-CI et les autres organisations de producteurs veulent donc parler d’une seule voix. L’enjeu est désormais de trouver des réponses aux préoccupations liées aux stocks résiduels, au prix du cacao et aux conditions générales de commercialisation, dans une filière qui traverse une période de fortes tensions.

Natacha kouakou

Continue Reading

Actualité