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Société

Côte d’Ivoire- Touré Souleymane depuis Korhogo : « notre objectif avec le NSIIV c’est la certification du Guichet Unique Automobile à long terme »

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Après Bouaké, le nouveau directeur du Guichet unique automobile M. Touré Souleymane et sa délégation étaient le vendredi 4 août 2023 à Korhogo au nord de la Côte d’Ivoire dans le cadre de sa mission d’écoute et d’orientation de ses collaborateurs extérieurs.
Là encore, l’émissaire du ministre ivoirien des Transports Amadou Koné a réitéré la disponibilité du ministère à accompagner tous les acteurs de la chaîne du Guichet et à pallier rapidement aux difficultés liées à la délivrance des plaques d’immatriculation. Touré Souleymane a enfin expliqué que si le nouveau système d’immatriculation initiale des véhicules automobiles ( NSIIV) vient corriger toutes les imperfections du passé, il permettra à long terme la certification du Guichet unique automobile.

Korhogo, vendredi 4 août 2023. Arrivé dans la cité du Poro dans la suite de sa mission d’imprégnation après 45 jours de service à la tête du Guichet Unique Automobile, le nouveau directeur Touré Souleymane a pu, à l’instar d’Abidjan et de Bouaké, toucher du doigt les réalités et défis pour lesquels il a été nommé.

Pour cela il a visité l’ensemble de la chaîne de responsabilités du Guichet Unique Automobile de Korhogo ( le ministère du commerce, BIVA, Côte d’Ivoire logistique, Douanes ivoiriennes, Quipux Afrique, Mayelia, Sicta et 2GE). Il a également échangé avec le directeur régional des Transports de la région du Poro, une délégation des responsables du Haut Conseil du patronat des entreprises du transport, des commerçants, les transitaires, Association des importateurs de motos, syndicats des taxis motos et les usagers d’engins.

Ainsi à en croire le directeur régional du Guichet Unique de Korhogo, M. Koua N’Da Raymond, en service depuis près de 12 ans, si la délégation régionale du Guichet Unique Automobile de Korhogo a ouvert ses portes le 10 mai 2010 à la faveur de l’Accord Politique de Ouangolodougou ( APO 2007), afin de recouvrer les recettes de l’Etat dans les zones ex CNO, cette régie financière annexe de l’état connaît des difficultés depuis plusieurs années.
Au nombre desquelles, la rupture fréquente dans l’approvisionnement des tôles servant de plaques d’immatriculation. Une rupture qui a engendré un passif de plus de 20.000 plaques à la société 2GE principalement et 4.443 à Mayelia et Côte d’Ivoire Logistique express.
Une situation qui a engendré au niveau du Guichet , le manque de fluidité et la lenteur dans le traitement des dossiers mais également, la corruption et la perception des faux frais.

Touré Souleymane : « Mettez-vous en branle pour accueillir le NSIIV »

Le nouveau directeur du Guichet unique a félicité l’ensemble de ses collaborateurs de Korhogo pour le travail abattu malgré les difficultés rencontrées afin de maintenir le Guichet en service jusqu’à ce jour.
A Korhogo, 3e grande ville du pays après Abidjan et Bouaké, il est sans ignorer que le moyen de transport le plus utilisé sont les motos, tricycles ou quadricycles, contrairement à Abidjan où il est plus question de véhicules automobiles.
C’est pourquoi les 90% des activités du Guichet ne concernent que l’immatriculation de ces engins.

Aussi, si M. TOURÉ Souleymane reconnaît que c’est malheureux l’administration qui est la cause de ces difficultés rencontrées dans la délivrance des plaques des usagers bien que ces derniers aient honoré tous leurs engagements, payé toutes les factures afférentes, pour lui, l’avènement du nouveau système d’immatriculation initiale des véhicules automobiles ( NSIIV) vient corriger tous ce tort causé à l’usager.

C’est pourquoi à Korhogo, Touré Souleymane a exhorté toutes les structures de la chaîne du Guichet Unique Automobile avec en tête les entreprises privées mises en cause ( 2GE, Côte d’Ivoire logistique express, Mayelia) à accueillir et accompagner le NSIIV afin d’amener les usagers à continuer de faire confiance à l’état via le Guichet Unique Automobile.
« Le NSIIV sera bientôt installé à Korhogo. Mettez-vous en branle pour l’accueillir » a-t-il invité.

La certification du Guichet Unique Automobile

Poursuivant, le nouveau directeur du Guichet unique a fait savoir que la certification du Guichet est bien inscrite dans le prolongement de son plan d’action.
« Ce qui crédibilisera le Guichet Unique Automobile de Côte d’Ivoire aux yeux de l’opinion nationale et internationale. Car notre Guichet répondra à toutes les exigences de certification. Et cette certification passe par le sérieux de chacun d’entre vous, agents et acteurs du Guichet. Cela signifie que l’Agent ne perçoit pas un plus pour service rendu à un usager. Que l’éthique est de mise et qu’enfin la seule chose qui engage l’Agent en service, c’est le travail bien fait à la satisfaction du l’usager-client. Nous nous y engageons » a-t-il ajouté.

Touré Souleymane sur la tombe de Amadou Gon Coulibaly

Avant de débuter sa série de rencontres, le directeur Touré Souleymane et sa délégation ont fait les civilités au préfet de région représenté par le secrétaire général de préfecture. Touré Souleymane avant de quitter Korhogo est allé s’incliner sur le caveau de l’ex Premier ministre Amadou Gon Coulibaly décédé le 8 mars 2021. Touré Souleymane fut son conseiller en charge des mouvements associatifs et de jeunesses à la Primature durant plus de trois ans.
« En venant à Korhogo, je pense à Amadou Gon Coulibaly qui m’a appelé à ses côtés de janvier 2017 à sa mort. Je pense également à son frère le ministre Amadou Koné qui a maintenu cette confiance en me nommant à la tête du Guichet Unique Automobile. Je suis donc venu confier cette lourde mission à mon ex patron AGC pour que de là où il est , il veille sur moi et surtout sur le ministre Amadou Koné » a dit Touré Souleymane à sa sortie du caveau familial des Gon à Korhogo.

La forte délégation venue d’Abidjan

Notons que la délégation conduite par le directeur Touré Souleymane est composée des représentants de toutes les entités intervenant au Guichet Unique Automobile et qui ont tous adhéré au plan d’action du représentant du Ministre Amadou KONÉ.
Il s’agit du lieutenant colonel Kouamé Pokou Thierry du service des douanes, monsieur MOKOU Christian Sous-directeur du Biva, Mme Money Edwige Taki de Côte d’Ivoire Logistique, Mme Kobon née Kablan Eba Gisèle du ministère du commerce, M. Kacou Clément de Quipux Afrique, du directeur de NSIIV et plusieurs proches collaborateurs du DGUA et du ministre des transports.

Sercom Guichet Unique Automobile

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Bouaké/ Assahoré Konan Jacques invite les jeunes à saisir les opportunités d’emploi.

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Le président du Conseil régional de Gbêkê, Assahoré Konan Jacques, a invité les jeunes de la région à saisir les différentes opportunités de formation, de financement et d’emploi mises à leur disposition par le gouvernement et le Conseil régional, afin de favoriser leur insertion socioprofessionnelle. Il a lancé cet appel, le vendredi 24 juillet 2026, à l’occasion de la troisième session ordinaire du Conseil régional de Gbêkê, tenue à l’hôtel Vinciane de Bouaké, en présence de plusieurs personnalités politiques, administratives et coutumières.

Cette session avait notamment pour objectif de faire le point sur l’exécution du budget primitif et d’adopter le budget modificatif n°1 de l’année 2026. Elle a également permis de dresser un bilan à mi-parcours de l’année, afin d’identifier les besoins urgents des populations. À cette occasion, Assahoré Konan Jacques a félicité les conseillers régionaux pour leur implication dans la réalisation et la remise de 160 ouvrages aux populations au début du mois de juillet.

Dans son allocution, il a exhorté les jeunes à s’inscrire dans la troisième phase du Contrat de désendettement et de développement (C2D3), afin de bénéficier de financements et d’un accompagnement pour la réalisation de leurs projets et la création d’activités génératrices de revenus:« L’une de nos préoccupations majeures, c’est l’emploi de nos jeunes. En effet, le gouvernement met en place beaucoup de projets pour occuper sainement nos jeunes. Alors, je pense que nos jeunes doivent prendre conscience et saisir ces opportunités. Ils doivent se dire que le gouvernement fait beaucoup pour eux et qu’ils doivent l’accompagner en s’inscrivant dans cette dynamique et dans les projets qu’il initie pour leur permettre d’être autonomes. Je les invite à s’inscrire dans cette nouvelle phase du C2D3 afin de bénéficier de ces accompagnements », a-t-il conseillé.

Poursuivant, le président du Conseil régional a expliqué que l’adoption du budget modificatif vise à poursuivre la mise en œuvre des projets de développement au bénéfice des populations, notamment dans les domaines des infrastructures éducatives et sanitaires, de l’accès à l’eau potable et d’autres secteurs prioritaires:« Vous savez que la gestion d’un Conseil régional est une gestion prévisionnelle. En début d’année, nous avons fait une programmation pour réaliser un ensemble de projets. Chemin faisant, nous avons eu des situations qui nécessitaient que nous modifiions le budget pour prendre en compte les ressources additionnelles qui se sont dégagées et ajuster les dépenses », a-t-il fait savoir.

En outre, Assahoré Konan Jacques a appelé à l’unité et à la cohésion au sein de la chefferie traditionnelle, dans un contexte marqué par des mésententes. Il a, à cette occasion, offert, au nom du Vice-Premier ministre, un minicar à la chefferie traditionnelle afin de faciliter sa mobilité lors de ses différentes rencontres.

Au nom de la chefferie traditionnelle, le président régional de la Chambre des rois, Nanan N’Goran Koffi II, a exprimé sa gratitude au donateur et réaffirmé l’engagement des chefs traditionnels à œuvrer en faveur de la cohésion:« Nous voulons la cohésion, une Côte d’Ivoire solidaire, une Côte d’Ivoire réunie et une Côte d’Ivoire qui se développe davantage », a-t-il déclaré.

De son côté, le préfet de Sakassou, Tiebgé Bonaventure, représentant le préfet de région, préfet du département de Bouaké, a félicité le président du Conseil régional et l’ensemble des conseillers pour les nombreux ouvrages réalisés en vue d’améliorer les conditions de vie des populations.

Prince Koffi

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Accident de Touba-Biankouma : Diarra Transport lourdement sanctionnée, sa carte de transporteur suspendue

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Les premières conclusions de l’enquête administrative sur le dramatique accident de la circulation survenu sur l’axe Touba-Biankouma sont sans appel. À l’issue des investigations menées par le Bureau Enquête et Analyse Accident (BEA), le Ministère des Transports et des Affaires Maritimes a décidé de prendre de sévères sanctions à l’encontre de la compagnie Diarra Transport, mise en cause dans ce drame qui a coûté la vie à plusieurs personnes.

Saisi le 13 juillet 2026, le BEA avait pour mission de déterminer les circonstances exactes de l’accident ainsi que les éventuels manquements techniques et administratifs. Selon le rapport préliminaire, plusieurs irrégularités ont été relevées dans la gestion du parc automobile de la société. Les enquêteurs évoquent notamment des violations de la loi d’orientation du transport intérieur de 2014 ainsi que de la réglementation de 2017 relative au contrôle technique des véhicules.

Face à la gravité des faits constatés, le Ministère des Transports et des Affaires Maritimes a décidé d’agir sans attendre l’issue de la procédure judiciaire. À compter du 24 juillet 2026, la carte de transporteur de Diarra Transport est suspendue, entraînant de fait l’arrêt de ses activités.

En outre, l’ensemble des autocars de la compagnie devra être transféré à Abidjan afin d’être soumis à une inspection technique approfondie et à un contrôle de conformité administrative sous la supervision des services compétents du Ministère.

La reprise des activités de la société sera également conditionnée à la présentation du Certificat d’Aptitude de Conducteur Routier (CACR) pour chacun de ses chauffeurs. Ce document, obligatoire pour l’exercice de la profession, devra être produit avant toute remise en circulation des véhicules.

Sur le plan financier, Diarra Transport devra régler l’ensemble des amendes liées aux infractions routières commises par ses véhicules, ainsi que les frais engagés dans le cadre de la prise en charge des conséquences de l’accident.

Au-delà de cette affaire, le Gouvernement entend adresser un message fort à l’ensemble des transporteurs routiers. Ces sanctions illustrent la volonté des autorités de renforcer le respect des normes de sécurité et de lutter contre les comportements mettant en danger la vie des usagers de la route.

Dans son communiqué signé par le Directeur de Cabinet, Dioman Coné, le Ministère rappelle que ces mesures entrent en vigueur dès leur publication et resteront applicables jusqu’à leur exécution complète, sans préjudice des poursuites judiciaires qui pourraient être engagées contre les personnes concernées.

À travers cette décision, les autorités réaffirment leur détermination à promouvoir un transport routier plus sûr et à faire respecter le mot d’ordre : « Stop à l’incivisme sur la route. »

Christ Kémondé

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Société

Univers du Bois en Cote d’Ivoire

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Koffi Kouadio Guy
Président de l’UAPB-CI fait une plaidoirie:
 » Nous demandons a l’Etat d’engager un dialogue entre le ministère des Eaux et Forêts, les industriels du Bois, et les artisans. »

Apres son investiture le 13 juin dernier a Yamoussoukro comme Président de l’Union des Artisans Professionnels du Bois de Cote d’Ivoire (UAPB-CI), Koffi Kouadio Guy par ailleurs Président de la Chambre Régionale de Métiers de Yamoussoukro s’est penche sur la question cruciale de l’avenir du Bois en Cote d’Ivoire.
C’était le mercredi 22 juillet en ses bureaux sis a Toumodi.

Le président de l’Union des artisans professionnels du bois de Côte d’Ivoire (UAPBCI) a appelé les pouvoirs publics à renforcer les mesures en faveur de la filière bois, notamment à travers le reboisement, un meilleur accès des artisans au bois d’œuvre et une concertation permanente entre l’État, les industriels et les professionnels du secteur.
Il s’exprimait relativement aux défis de la profession.

Investie officiellement le 13 juin dernier à Yamoussoukro, l’Union des artisans professionnels du bois de Côte d’Ivoire (UAPBCI) entend faire du reboisement l’une de ses priorités. Selon son président Koffi Kouadio Guy, cette initiative répond à un double objectif : lutter contre les effets du changement climatique et garantir la pérennité des métiers du bois.
Il a rappelé que, dans les années 1960, le bois figurait parmi les principales richesses économiques du pays. Toutefois, l’exploitation intensive des ressources forestières, sans reboisement suffisant, a progressivement fragilisé la filière.

Regroupant plus de 1 500 artisans répartis sur l’ensemble du territoire national, l’organisation souhaite mobiliser ses membres autour d’importants programmes de reboisement. Elle déplore cependant le manque de terres disponibles pour développer ces plantations.
Le responsable de l’UAPBCI a également dénoncé les difficultés d’approvisionnement en bois auxquelles sont confrontés les artisans. Pour lui, une grande partie de la production nationale est destinée à l’exportation, tandis que le marché local reste insuffisamment approvisionné, poussant certains professionnels vers le sciage clandestin, une pratique interdite par la réglementation ivoirienne et passible de lourdes sanctions.
Face à cette situation, il a exhorté les artisans à se conformer à la législation en obtenant les agréments requis et en s’approvisionnant exclusivement auprès des circuits autorisés.

L’organisation plaide par ailleurs pour la mise en place de centrales d’achat régionales afin de faciliter l’accès au bois, notamment pour les artisans installés dans les localités situées au-delà du 8ᵉ parallèle, où les scieries sont peu nombreuses et où les coûts de transport restent élevés.

Le président de l’Union appelle également l’État à engager un dialogue entre le ministère des Eaux et Forêts, les industriels du bois et les artisans afin d’améliorer la disponibilité de la matière première sur le marché local, de favoriser une meilleure régulation des prix et de préserver les emplois dans la filière.
Estimant que les métiers du bois demeurent de véritables opportunités d’insertion professionnelle pour les jeunes, il regrette qu’ils attirent de moins en moins de candidats malgré leur fort potentiel économique.

En conclusion, Koffi Kouadio Guy a lancé un appel à tous les Ivoiriens à participer aux efforts de reboisement en plantant chacun un arbre, rappelant que « le bois, c’est la vie », un geste indispensable pour préserver les ressources forestières et assurer l’avenir de toute la filière.

Alassane Digbeu

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