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Société

Lettre ouverte au Président de la CEDEAO, Bola Tinubu pour un dialogue plutôt qu’une intervention militaire au Niger

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Monsieur le Président,
Je vous écris aujourd’hui en tant que citoyen soucieux de la stabilité et du développement de la sous-région ouest-africaine. Les récents événements au Niger, avec le coup d’État qui a renversé le président démocratiquement élu Mohamed Bazoum, sont préoccupants pour tous ceux qui croient en la primauté de la démocratie et de l’État de droit.
La Communauté Economique des Etat de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), en tant qu’organisation régionale, a la responsabilité de veiller au respect des principes démocratiques et constitutionnels dans ses États membres. Je comprends que vous ayez exprimé votre volonté de rétablir l’ordre constitutionnel au Niger, mais je suis profondément préoccupé par l’option d’une intervention militaire que vous envisagez.
Permettez-moi de souligner que l’utilisation de la force militaire peut entraîner des conséquences désastreuses, non seulement pour le Niger, mais aussi pour l’ensemble de la sous-région ouest-africaine. Les dégâts collatéraux d’une intervention militaire sont inévitables, et cela pourrait entraîner des répercussions sur la stabilité des pays voisins, notamment ceux qui luttent déjà contre le terrorisme.
Il est crucial de rappeler que la sous-région ouest-africaine est confrontée à une menace terroriste persistante depuis de nombreuses années, en particulier dans la région du Sahel. Les pays de la CEDEAO ont été témoins de l’ampleur des effets dévastateurs du terrorisme, tant sur le plan humain que sur le plan économique. Dans ce contexte, il est surprenant de constater que la CEDEAO soit si prompte à envisager une intervention militaire au Niger, tout en restant relativement silencieuse et impuissante face aux défis sécuritaires rencontrés par la région.
Je vous exhorte, Monsieur le Président, à considérer une approche alternative pour rétablir l’ordre constitutionnel au Niger. Le dialogue et la médiation peuvent offrir une solution plus durable et pacifique à la crise actuelle. La CEDEAO, même si elle cautionne toujours des mandats anticonstitutionnels dans la sous-région ouest africaine, peut-on le dire, a une riche expérience dans la résolution des conflits et la mise en place d’initiatives de promotion de la démocratie dans la région. Je vous demande donc de mobiliser vos efforts diplomatiques et de travailler avec les parties concernées pour faciliter un dialogue inclusif et constructif au Niger.
Enfin, je tiens à souligner l’importance du soutien de la communauté internationale dans cette situation critique. La France et d’autres pays ouest-africains ont déjà exprimé leur volonté de participer à une intervention militaire. Cependant, je vous invite à rechercher une solution pacifique qui puisse bénéficier du soutien et de la coopération de tous les acteurs régionaux et internationaux concernés.
Monsieur le Président, je vous encourage vivement à explorer toutes les voies diplomatiques disponibles avant de recourir à une intervention militaire. Une telle intervention pourrait aggraver la situation sécuritaire dans la région et causer davantage de souffrances pour les populations déjà vulnérables.
En tant que Président de la CEDEAO, vous avez la possibilité d’œuvrer en faveur d’une résolution pacifique de la crise au Niger. Je vous invite encore et une fois encore à convoquer une réunion urgente des chefs d’État de la région afin de discuter de cette situation préoccupante et d’explorer les options de dialogue et de médiation.
La CEDEAO dispose d’instruments et de mécanismes efficaces pour promouvoir la paix et la stabilité dans la région. Vous pouvez mobiliser les ressources et l’expertise nécessaires pour faciliter des pourparlers entre les parties en conflit et les aider à trouver un terrain d’entente.
De plus, il est essentiel de prendre en compte les facteurs sous-jacents qui ont conduit à cette crise politique. Les problèmes socio-économiques, la marginalisation de certaines communautés et les disparités régionales doivent être abordés de manière holistique. En investissant dans le développement économique, l’éducation et la création d’opportunités pour tous les citoyens, vous contribuerez à renforcer la stabilité à long terme.
Monsieur le Président, je vous demande instamment de faire preuve de leadership et de privilégier le dialogue et la diplomatie dans cette situation critique. Une intervention militaire ne peut être qu’une solution temporaire et risque de créer de nouvelles tensions et divisions. Les pays de la CEDEAO ont une histoire commune et des liens culturels profonds, et il est nécessaire de les préserver en favorisant des processus de dialogue inclusifs et en renforçant la confiance mutuelle.
Je vous remercie de votre attention et j’espère sincèrement que vous ferez tout votre possible pour promouvoir la paix, la stabilité et la démocratie dans la sous-région ouest-africaine.
Cordialement,
François M’BRA II, Journaliste Consultant, IVLP 2014 (USA), Membre de International Press Institute (Autriche)

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CANTON NIDROU : COHÉSION, FRATERNITÉ ET DÉVELOPPEMENT AU CŒUR DE LA RENCONTRE DE MADAME LE MINISTRE D’ÉTAT OULOTO-LAMIZANA AVEC SES PARENTS

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Le samedi 12 septembre 2026, la Ministre d’État Anne Désirée OULOTO-LAMIZANA était au domicile du doyen Tyeoulou Dyela Félix, sis à Abidjan Cocody -Attoban entourée des parents du canton Nidrou, dans le département de Toulepleu.

Un moment chaleureux de retrouvailles, d’écoute et de partage avec ses aînés, ses frères, ses sœurs et l’ensemble des cadres qui, au fil des années, l’accompagnent avec bienveillance de leurs conseils et de leurs bénédictions.

Dans une atmosphère conviviale, la Ministre d’État est revenue sur les avancées enregistrées dans la région : désenclavement routier, renforcement des infrastructures sanitaires et accès à l’électricité, désormais effectif à 100% dans le canton Nidrou.

Les échanges ont également ouvert une fenêtre sur l’avenir, avec les perspectives 2026-2030 : consolider les acquis, accélérer la transformation de la région et améliorer durablement le quotidien des populations.

En clôturant la rencontre, la Ministre d’État, ministre de la Fonction Publique et de la modernisation de l’administration, présidente du conseil régional du Cavally a exprimé sa gratitude : « Merci au doyen Tyeoulou Dyela Félix pour son accueil fraternel et ses sages conseils. Merci aux forces vives du canton Nidrou pour leur confiance et leur engagement constant aux côtés du Président Alassane OUATTARA. »

Par Kevin Bakou

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EMAPE : A Pakouabo, le planetGOLD mise sur le financement et les technologies sans mercure

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Les acteurs de l’Exploitation minière artisanale et à petite échelle (EMAPE) de l’or sont appelés à passer du constat des difficultés à la recherche de solutions concrètes. C’est l’un des principaux enseignements de l’Atelier annuel des Parties Prenantes 2026 du projet planetGOLD Côte d’Ivoire, organisé jeudi 10 septembre 2026 dans la salle de réunion de la Sous-préfecture de Pakouabo.

Placée sous le thème « Vers une exploitation aurifère sans mercure et inclusive : renforcer la transition écologique et l’accès aux services financiers pour les communautés du secteur de l’EMAPE de l’or », la rencontre a réuni représentants de l’administration, collectivités territoriales, communautés minières, coopératives, institutions financières, compagnies minières, équipementiers, universitaires, société civile et médias.
Représentant le Préfet de la région de la Marahoué, Préfet du département de Bouaflé, le Sous-préfet de Pakouabo, Gbadeu Sigbeu Donatien, a remercié les organisateurs pour le choix porté sur sa localité pour abriter cet atelier annuel.
L’objectif était clair : identifier les conditions permettant aux exploitants et aux coopératives de franchir un nouveau cap dans la professionnalisation de leurs activités.
Le financement, un levier de transformation
Au cœur des échanges, l’accès aux équipements modernes s’est imposé comme une préoccupation majeure. Comment permettre aux coopératives d’investir dans des technologies plus performantes sans supporter immédiatement le poids d’un investissement important ?
Le leasing d’équipements a été présenté comme une piste de financement susceptible de faciliter cette transition. Ce mécanisme pourrait permettre aux exploitants d’accéder à des équipements modernes tout en limitant la pression financière liée à leur acquisition.
Cette réflexion s’est prolongée autour de la rentabilité des technologies sans mercure, à travers le thème « Rentabilité des technologies sans mercure – Investir pour gagner plus ». L’objectif était notamment de déconstruire l’idée selon laquelle l’abandon du mercure serait nécessairement synonyme de coûts supplémentaires et de baisse de rentabilité.
Les interventions d’Activa Assurances, d’Atlanta Assurances, de Koss Technologie SARL, du Dr Keita Moussa et des experts de l’ONG IMPACT ont mis en évidence le lien étroit entre financement et structuration des activités.
Pour accéder davantage aux services financiers, les acteurs doivent notamment renforcer la formalisation, la traçabilité, la transparence dans la gestion et les compétences.
« Quand l’activité évolue, il faut accepter de passer à une étape supérieure », a souligné le président du Comité de pilotage du projet planetGOLD Côte d’Ivoire, Dr Franck Aimé Esso.
Produire de l’or sans sacrifier l’environnement
Pour les participants, la transformation du secteur ne peut cependant être dissociée des enjeux environnementaux et sanitaires. Le creusage anarchique et l’utilisation du mercure demeurent des pratiques préoccupantes pour les écosystèmes et la santé humaine.
Directeur du Centre ivoirien antipollution (CIAPOL), le Professeur Yapo Ossey a appelé les acteurs à davantage de responsabilité, notamment dans la perspective de préserver les ressources naturelles pour les générations futures.
Le choix de Pakouabo revêt, à cet égard, une portée particulière. Située dans la zone de Bouaflé, territoire d’intervention de planetGOLD Côte d’Ivoire, la localité constitue un espace de mise en œuvre de l’Approche Juridictionnelle et Paysagère, qui vise à renforcer la coordination des acteurs autour de l’EMAPE et de la gestion durable des ressources.
À travers cet atelier, planetGOLD Côte d’Ivoire entend ainsi faire évoluer le modèle de l’EMAPE autour d’un triptyque : formaliser, financer et produire autrement. L’ambition est de faire émerger une exploitation aurifère plus formelle, plus sûre, inclusive et économiquement viable, progressivement débarrassée du mercure. L’enjeu dépasse donc la seule activité minière : il s’agit de faire de l’or une source de développement sans compromettre la santé des populations ni l’environnement.

Natacha kouakou

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Crise du café-cacao : le SYNAP-CI prépare la riposte du 16 septembre

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La crise qui secoue la filière café-cacao prend une nouvelle tournure. Le Syndicat national des producteurs de café-cacao de Côte d’Ivoire (SYNAP-CI) prépare une mobilisation pour le 16 septembre 2026, avec le soutien annoncé de l’ensemble des organisations de producteurs.

Sur le terrain, les difficultés persistent. Des stocks résiduels de la campagne 2025-2026 demeurent, selon le SYNAP-CI, entre les mains de nombreux producteurs. Leur écoulement reste une préoccupation majeure pour les planteurs, confrontés à des difficultés financières alors que la nouvelle campagne se profile.

À cette situation s’ajoute le nouveau prix annoncé pour la campagne 2026-2027. Son niveau suscite de fortes inquiétudes chez les producteurs, qui estiment que leurs revenus restent sous pression face aux charges de production, de transport et d’entretien des plantations.

La commercialisation et les nouvelles exigences liées à la traçabilité constituent également des préoccupations dans la filière. Pour les organisations de producteurs, ces difficultés successives fragilisent davantage les conditions de vie des planteurs.

Le SYNAP-CI prépare la mobilisation

Face à cette situation, le SYNAP-CI a adressé un préavis de grève au ministre de l’Agriculture, du Développement rural et des Productions vivrières. La date du 16 septembre 2026 est ainsi retenue comme échéance pour le mouvement annoncé.

Le syndicat assure qu’il n’agit pas seul. L’ensemble des organisations de producteurs sont annoncées aux côtés du SYNAP-CI dans cette démarche. Une mobilisation collective destinée à faire entendre les revendications des producteurs et à obtenir des réponses aux difficultés qui affectent la filière.

Avant cette échéance, le président national du SYNAP-CI convoque les coordinateurs et délégués à une importante réunion de concertation. Elle aura lieu dimanche 13 septembre 2026, à 10 heures, au bureau régional du SYNAP-CI à Daloa.

Cette rencontre doit permettre d’examiner la situation, d’harmoniser les positions et de définir les dernières dispositions à prendre avant la date annoncée de la grève.

Présentée comme « exceptionnelle et décisive », la réunion de Daloa doit également permettre de renforcer la cohésion entre les différentes structures du syndicat et de préparer la mobilisation sur le terrain.

À trois jours de la grève annoncée, le SYNAP-CI et les autres organisations de producteurs veulent donc parler d’une seule voix. L’enjeu est désormais de trouver des réponses aux préoccupations liées aux stocks résiduels, au prix du cacao et aux conditions générales de commercialisation, dans une filière qui traverse une période de fortes tensions.

Natacha kouakou

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