Dans un monde confronté à de nombreux défis en matière de sécurité alimentaire, l’orpaillage incontrôlé émerge comme une menace croissante pour nos assiettes. Alors que cette pratique minière artisanale illégale se répand dans différentes régions du globe, ses conséquences dévastatrices sur la disponibilité et la qualité de notre nourriture ne peuvent être ignorées. Dans cette chronique, nous examinerons de près les dangers que représente l’orpaillage incontrôlé pour la sécurité alimentaire, ainsi que les mesures nécessaires pour y faire face.
Déforestation,perte de biodiversité,pollution
L’orpaillage clandestin implique souvent la destruction de vastes étendues de forêts tropicales riches en biodiversité. La déforestation entraîne la disparition d’habitats naturels pour de nombreuses espèces végétales et animales, perturbant ainsi les écosystèmes locaux. Cela a un impact direct sur la disponibilité des ressources alimentaires, en réduisant les zones de culture et en perturbant les chaînes alimentaires naturelles.
L’extraction de l’or nécessite l’utilisation de produits chimiques toxiques tels que le mercure et le cyanure. Ces substances sont souvent déversées dans les cours d’eau environnants, polluant ainsi l’eau potable et affectant les écosystèmes aquatiques. Les poissons et autres organismes aquatiques absorbent ces substances toxiques, ce qui peut entraîner une contamination alimentaire. Les populations vivant près de ces zones minières peuvent ainsi être exposées à des risques sanitaires importants.
Épuisement des ressources naturelles , conflits et insécurité
L’orpaillage non réglementé conduit à une surexploitation des ressources naturelles, y compris des minéraux et des terres arables. Les pratiques minières destructives épuisent rapidement les sols fertiles, rendant impossible la production agricole à long terme. Cela entraîne une diminution de la production alimentaire locale et une dépendance accrue à l’importation de denrées alimentaires.
L’or est souvent considéré comme une ressource précieuse et source de richesse, ce qui crée des tensions et des conflits dans les régions où l’orpaillage est pratiqué. Ces conflits peuvent perturber les activités agricoles, déplacer les populations locales et créer un climat d’insécurité alimentaire. Lorsque les populations sont déplacées ou forcées de quitter leurs terres, elles perdent leur accès aux ressources nécessaires à leur subsistance.
Les effets sur la santé
L’usage du mercure dans le processus d’extraction de l’or présente des risques sanitaires importants pour les communautés locales. L’inhalation de vapeurs de mercure et la consommation de poissons contaminés peuvent entraîner des problèmes de santé graves, tels que des troubles neurologiques, des malformations congénitales et des problèmes de développement chez les enfants.
Face à ces multiples impacts négatifs de l’orpaillage incontrôlé de sur la sécurité alimentaire, il est crucial de prendre des mesures urgentes pour remédier à la situation. Cela nécessite une action concertée des gouvernements, des organismes de régulation, des communautés locales et de la société civile.
Il est essentiel de renforcer la législation et les mesures de contrôle pour prévenir l’orpaillage illégal, en mettant en place des mécanismes de surveillance efficaces et des sanctions dissuasives. Les gouvernements doivent également promouvoir des pratiques minières durables et responsables, en encourageant l’utilisation de technologies plus propres et en soutenant les initiatives de réhabilitation des zones dégradées.
La sensibilisation et l’éducation des communautés locales sont également des éléments clés pour faire face à ce problème. Les populations vivant dans les régions touchées par l’orpaillage doivent être informées des dangers associés à cette pratique et des alternatives durables disponibles, telles que l’agriculture régénératrice et la diversification économique.
Enfin, la coopération internationale est essentielle pour lutter contre l’orpaillage illégal, car ce problème dépasse souvent les frontières nationales. Les pays doivent collaborer pour échanger des informations, renforcer les mécanismes de traçabilité des minéraux et s’engager à ne pas soutenir financièrement les activités minières illégales.
En prenant des mesures décisives pour contrôler l’orpaillage incontrôlé, nous pouvons protéger nos ressources naturelles, préserver la biodiversité et garantir la sécurité alimentaire des générations futures. Il est temps d’agir de manière responsable et durable pour assurer un avenir alimentaire sûr pour tous.
Le samedi 12 septembre 2026, la Ministre d’État Anne Désirée OULOTO-LAMIZANA était au domicile du doyen Tyeoulou Dyela Félix, sis à Abidjan Cocody -Attoban entourée des parents du canton Nidrou, dans le département de Toulepleu.
Un moment chaleureux de retrouvailles, d’écoute et de partage avec ses aînés, ses frères, ses sœurs et l’ensemble des cadres qui, au fil des années, l’accompagnent avec bienveillance de leurs conseils et de leurs bénédictions.
Dans une atmosphère conviviale, la Ministre d’État est revenue sur les avancées enregistrées dans la région : désenclavement routier, renforcement des infrastructures sanitaires et accès à l’électricité, désormais effectif à 100% dans le canton Nidrou.
Les échanges ont également ouvert une fenêtre sur l’avenir, avec les perspectives 2026-2030 : consolider les acquis, accélérer la transformation de la région et améliorer durablement le quotidien des populations.
En clôturant la rencontre, la Ministre d’État, ministre de la Fonction Publique et de la modernisation de l’administration, présidente du conseil régional du Cavally a exprimé sa gratitude : « Merci au doyen Tyeoulou Dyela Félix pour son accueil fraternel et ses sages conseils. Merci aux forces vives du canton Nidrou pour leur confiance et leur engagement constant aux côtés du Président Alassane OUATTARA. »
Les acteurs de l’Exploitation minière artisanale et à petite échelle (EMAPE) de l’or sont appelés à passer du constat des difficultés à la recherche de solutions concrètes. C’est l’un des principaux enseignements de l’Atelier annuel des Parties Prenantes 2026 du projet planetGOLD Côte d’Ivoire, organisé jeudi 10 septembre 2026 dans la salle de réunion de la Sous-préfecture de Pakouabo.
Placée sous le thème « Vers une exploitation aurifère sans mercure et inclusive : renforcer la transition écologique et l’accès aux services financiers pour les communautés du secteur de l’EMAPE de l’or », la rencontre a réuni représentants de l’administration, collectivités territoriales, communautés minières, coopératives, institutions financières, compagnies minières, équipementiers, universitaires, société civile et médias. Représentant le Préfet de la région de la Marahoué, Préfet du département de Bouaflé, le Sous-préfet de Pakouabo, Gbadeu Sigbeu Donatien, a remercié les organisateurs pour le choix porté sur sa localité pour abriter cet atelier annuel. L’objectif était clair : identifier les conditions permettant aux exploitants et aux coopératives de franchir un nouveau cap dans la professionnalisation de leurs activités. Le financement, un levier de transformation Au cœur des échanges, l’accès aux équipements modernes s’est imposé comme une préoccupation majeure. Comment permettre aux coopératives d’investir dans des technologies plus performantes sans supporter immédiatement le poids d’un investissement important ? Le leasing d’équipements a été présenté comme une piste de financement susceptible de faciliter cette transition. Ce mécanisme pourrait permettre aux exploitants d’accéder à des équipements modernes tout en limitant la pression financière liée à leur acquisition. Cette réflexion s’est prolongée autour de la rentabilité des technologies sans mercure, à travers le thème « Rentabilité des technologies sans mercure – Investir pour gagner plus ». L’objectif était notamment de déconstruire l’idée selon laquelle l’abandon du mercure serait nécessairement synonyme de coûts supplémentaires et de baisse de rentabilité. Les interventions d’Activa Assurances, d’Atlanta Assurances, de Koss Technologie SARL, du Dr Keita Moussa et des experts de l’ONG IMPACT ont mis en évidence le lien étroit entre financement et structuration des activités. Pour accéder davantage aux services financiers, les acteurs doivent notamment renforcer la formalisation, la traçabilité, la transparence dans la gestion et les compétences. « Quand l’activité évolue, il faut accepter de passer à une étape supérieure », a souligné le président du Comité de pilotage du projet planetGOLD Côte d’Ivoire, Dr Franck Aimé Esso. Produire de l’or sans sacrifier l’environnement Pour les participants, la transformation du secteur ne peut cependant être dissociée des enjeux environnementaux et sanitaires. Le creusage anarchique et l’utilisation du mercure demeurent des pratiques préoccupantes pour les écosystèmes et la santé humaine. Directeur du Centre ivoirien antipollution (CIAPOL), le Professeur Yapo Ossey a appelé les acteurs à davantage de responsabilité, notamment dans la perspective de préserver les ressources naturelles pour les générations futures. Le choix de Pakouabo revêt, à cet égard, une portée particulière. Située dans la zone de Bouaflé, territoire d’intervention de planetGOLD Côte d’Ivoire, la localité constitue un espace de mise en œuvre de l’Approche Juridictionnelle et Paysagère, qui vise à renforcer la coordination des acteurs autour de l’EMAPE et de la gestion durable des ressources. À travers cet atelier, planetGOLD Côte d’Ivoire entend ainsi faire évoluer le modèle de l’EMAPE autour d’un triptyque : formaliser, financer et produire autrement. L’ambition est de faire émerger une exploitation aurifère plus formelle, plus sûre, inclusive et économiquement viable, progressivement débarrassée du mercure. L’enjeu dépasse donc la seule activité minière : il s’agit de faire de l’or une source de développement sans compromettre la santé des populations ni l’environnement.
La crise qui secoue la filière café-cacao prend une nouvelle tournure. Le Syndicat national des producteurs de café-cacao de Côte d’Ivoire (SYNAP-CI) prépare une mobilisation pour le 16 septembre 2026, avec le soutien annoncé de l’ensemble des organisations de producteurs.
Sur le terrain, les difficultés persistent. Des stocks résiduels de la campagne 2025-2026 demeurent, selon le SYNAP-CI, entre les mains de nombreux producteurs. Leur écoulement reste une préoccupation majeure pour les planteurs, confrontés à des difficultés financières alors que la nouvelle campagne se profile.
À cette situation s’ajoute le nouveau prix annoncé pour la campagne 2026-2027. Son niveau suscite de fortes inquiétudes chez les producteurs, qui estiment que leurs revenus restent sous pression face aux charges de production, de transport et d’entretien des plantations.
La commercialisation et les nouvelles exigences liées à la traçabilité constituent également des préoccupations dans la filière. Pour les organisations de producteurs, ces difficultés successives fragilisent davantage les conditions de vie des planteurs.
Le SYNAP-CI prépare la mobilisation
Face à cette situation, le SYNAP-CI a adressé un préavis de grève au ministre de l’Agriculture, du Développement rural et des Productions vivrières. La date du 16 septembre 2026 est ainsi retenue comme échéance pour le mouvement annoncé.
Le syndicat assure qu’il n’agit pas seul. L’ensemble des organisations de producteurs sont annoncées aux côtés du SYNAP-CI dans cette démarche. Une mobilisation collective destinée à faire entendre les revendications des producteurs et à obtenir des réponses aux difficultés qui affectent la filière.
Avant cette échéance, le président national du SYNAP-CI convoque les coordinateurs et délégués à une importante réunion de concertation. Elle aura lieu dimanche 13 septembre 2026, à 10 heures, au bureau régional du SYNAP-CI à Daloa.
Cette rencontre doit permettre d’examiner la situation, d’harmoniser les positions et de définir les dernières dispositions à prendre avant la date annoncée de la grève.
Présentée comme « exceptionnelle et décisive », la réunion de Daloa doit également permettre de renforcer la cohésion entre les différentes structures du syndicat et de préparer la mobilisation sur le terrain.
À trois jours de la grève annoncée, le SYNAP-CI et les autres organisations de producteurs veulent donc parler d’une seule voix. L’enjeu est désormais de trouver des réponses aux préoccupations liées aux stocks résiduels, au prix du cacao et aux conditions générales de commercialisation, dans une filière qui traverse une période de fortes tensions.