A la tête du département ministériel des transports en Côte d’Ivoire ( transport terrestre, aérien, maritime, ferroviaire) depuis le 11 janvier 2017, le ministre ivoirien des Transports Amadou Koné a fait de la sécurité routière, l’une de ses priorités. Après seulement deux ans de sa mise en œuvre, la stratégie nationale 2021-2025 de sécurité routière en Côte d’Ivoire vient d’être saluée et félicitée à travers le prix Kofi Annan pour l’innovation dans la digitalisation des services de transport. Ce prix, le 1er de la 1ère catégorie la plus prestigieuse des Awards de la Sécurité routière, vient ainsi consacrer que la digitalisation est la solution avec des résultats reconnus comme probants pour une atteinte des objectifs fixés par la communauté internationale à travers l’élaboration et la mise en place d’une stratégie de sécurité routière robuste et ambitieuse. Bien entendu, un prix que le ministre Amadou Koné a dédié au président Alassane Ouattara dont la vision et le leadership ont permis d’atteindre ce résultat. C’était le mardi 26 septembre 2023 lors de la deuxième édition des Awards du prix Kofi Annan pour la sécurité routière à Marrakech au Maroc.
Réagissant promptement suite aux recommandations des Nations unies de février 2020 sur la réduction de 50% du nombre de morts et de blessés sur les routes d’ici 2030, la Côte d’Ivoire s’est engagée sous l’égide du président Alassane Ouattara, comme l’ensemble des États membres de l’Onu, dans l’atteinte de ces objectifs à travers la validation par le ministère des transports d’une stratégie décennale ( réduction de 50 % à l’horizon 2030) et l’adoption le 7 juillet 2021 d’une stratégie quinquennale 2021-2025 ( réduction de 25% à l’horizon 2025). Ce dernier plan quinquennal dénommé stratégie nationale 2021-2025 de sécurité routière ( SNSR) repose sur trois piliers à savoir : l’efficience de la riposte, l’anticipation par la mise en œuvre des NTIC au service de la sécurité routière et enfin l’engagement citoyen par une vaste campagne de sensibilisation, de prévention et de communication. Mais la grande innovation qui fera de la Côte d’Ivoire, la pionnière en matière de lutte contre les accidents de la route en Afrique fut l’utilisation de la vidéo-verbalisation et la digitalisation des procédures de délivrance des documents et titres de transport. C’est donc à juste titre que cette innovation reçoive le premier prix de la première catégorie la plus prestigieuse du prix qui porte le nom de l’ancien secrétaire général des Nations Unies Kofi Annan, après des résultats encourageants d’une expertise qui fait désormais cas d’école en Afrique.
Les temps forts de la réunion de Marrakech
Lundi 25 septembre. Cérémonie d’ouverture
La deuxième édition du prix sectoriel Kofi Annan pour la sécurité routière s’est ouverte ce lundi 25 septembre à l’hôtel Savoy Le Grand à Marrakech au Maroc en présence de plusieurs ministres en charge des transports en Afrique ou leurs représentants, notamment de la Côte d’Ivoire, du Maroc, du Cameroun, de l’Ouganda, du Benin, de l’Éthiopie, du Sénégal, d’Eswatini, du Rwanda ainsi que de l’Envoyé spécial du Secrétaire général des Nations Unies pour la sécurité routière, Jean Todt et des représentants de la commission économique des nations unies pour l’Afrique, de la banque mondiale ect. Cette cérémonie d’ouverture marquant le premier jour des échanges a mis à contribution plusieurs panelistes experts mondiaux des questions de sécurité routière autour de quatre thématiques :
Construire une approche numérique de la sécurité routière
Cette session a instruit les participants sur la question de la transformation numérique et les nouvelles technologies comme catalyseurs de la deuxième Décennie d’action des nations unies 2021-2030 pour la sécurité routière. Il a été exposé également les solutions digitales du secteur du transport routier au Maroc, l’utilisation des drones pour prévenir les accidents et l’automatisation et la digitalisation de l’épreuve pratique du permis de conduire. La deuxième thématique, « Définir l’environnement technologique, réglementaire et financier » s’est lui, appesanti sur le nouveau mécanisme de financement de la sécurité routière testé par le consortium leader de la banque mondiale et les stratégies numériques africaines pour répondre aux besoins sectoriels grâce au renforcement de la disponibilité de l’internet en Afrique.
Les Expériences à travers l’Afrique dans l’utilisation de la digitalisation au service de la sécurité routière : la Côte d’Ivoire félicitée, comment le DG de Quipux Afrique a séduit les participants.
Paneliste au cours de cette session, le directeur général de Quipux Afrique, Ibrahima Koné, membre de la délégation du ministre Amadou Koné, a présenté l’un des trois piliers de la Stratégie Nationale 2021-2025 de la sécurité routière, « l’anticipation des nouvelles technologies au service de la sécurité routière », notamment les deux mesures importantes prises pour des routes et vitesses sûres et l’instauration d’un système de transport intelligent ( STI) afin de réduire l’accidentalité de certains axes routiers urbains, par le changement progressif de comportement des usagers de la route. Selon le DG de Quipux Afrique, l’instauration du SGI ( système de gestion intégrée) avec la création des CGI ( centre de gestion intégrée) dans plusieurs villes du pays, a permis la collecte et le traitement des données et l’accessibilité au service public. Enfin, poursuit M. Ibrahim KONÉ, la stratégie nationale 2021-2025 de sécurité routière a permis une baisse des infractions ( non port de la ceinture au volant), une réduction de la vitesse ( de 80 km/h en 2021 à 59km/h en 2023) et une baisse considérable en 2022 dans le grand Abidjan, des accidents de 44%, 64% pour les tués et 10,39% pour les blessés. Une expérience ivoirienne fortement appréciée par l’ensemble des participants et qui confirme une nouvelle avancée du modèle ivoirien au regard des autres modèles présentés, à savoir les modèles marocain, Ougandais ou encore Camerounais. La quatrième et dernière thématique du jour « les expériences à travers l’Afrique dans la gestion de la sécurité routière » a mis à contribution les expériences Béninoise, Éthiopienne, Sénégalaise et d’Eswatini.
Mardi 26 septembre 2023
La deuxième et dernière journée de la deuxième édition du prix sectoriel Kofi Annan pour la sécurité routière s’est poursuivie avec la présentation des rapports du plan d’action de l’observatoire africain pour la sécurité routière ou l’ARSO ( 2018-2022) et l’avancement du nouveau plan d’action ( 2022-2024).
La Côte d’Ivoire reçoit le 1er prix de la 1ère catégorie la plus prestigieuse des Awards du prix Kofi Annan pour la sécurité routière : L’innovation dans la digitalisation des services de transport.
Le Ministre ivoirien des Transports, Amadou Koné, à la tête d’une délégation, a pris part, les lundi 25 et mardi 26 septembre 2023 à Marrakech au Maroc, à la 2e édition du Prix Kofi Annan pour la sécurité routière, co-organisée par le Royaume du Maroc, la Commission Economique des Nations Unies pour l’Afrique et le bureau de l’Envoyé spécial du Secrétaire Général des Nations Unies pour la Sécurité routière. A cette occasion, la Côte d’Ivoire a reçu le 1er prix de la 1ère catégorie la plus prestigieuse des Awards de la Sécurité routière, en matière d’innovation dans la digitalisation des services de transport. Un prix qui vient ainsi consacrer que la digitalisation est la solution avec des résultats reconnus comme probants pour une atteinte des objectifs fixés par la communauté internationale à travers l’élaboration et la mise en place d’une stratégie de sécurité routière robuste et ambitieuse. Enfin, une distinction qui vient reconnaître l’important travail de modernisation et de professionnalisation abattu par le gouvernement ivoirien, à travers le Ministère des Transports, avec l’adoption en juillet 2021 de la stratégie nationale de la sécurité routière et la mise en œuvre du système de transport intelligent (STI), en collaboration avec l’entreprise ivoirienne Quipux Afrique.
Amadou Koné dédie le prix au président Alassane Ouattara
« Je voudrais saluer le peuple marocain pour l’accueil chaleureux et exprimer nos compassions pour le drame du séisme survenu le 8 septembre dernier. Je voudrais enfin féliciter le peuple chérifien du Maroc pour la gestion de ce drame(…) Merci à Jean Todt qui donne une impulsion particulière à la question de la sécurité routière. Merci à tous les collègues présents et à la délégation qui m’accompagne » a dit le ministre Amadou Koné après la réception du prix, qu’il a dédié au président Alassane Ouattara pour sa vision et son leadership en matière de sécurité routière en Côte d’Ivoire. Poursuivant, le ministre ivoirien des Transports Amadou Koné s’est dit satisfait des résultats et des avancées notables de la mise en œuvre de la Stratégie Nationale 2021-2025 de la sécurité routière dont le pilier essentiel reste la dématérialisation et la digitalisation de toutes les procédures avec la vidéo-verbalisation comme mesure essentielle. « C’est vrai qu’il y a encore des cas de décès. Mais nous constatons une baisse considérable dans le grand Abidjan avec 33% de réduction en deux ans. Enfin à côté des efforts qui continuent d’être consentis pour sauver des vies humaines sur nos routes à travers toutes ces mesures ambitieuses et robustes, nos jeunes sont très ingénieux en digitalisation, un domaine qui devient désormais une bonne niche pour les emplois jeunes »a-t-il souligné.
Les autres catégories du prix
Le Prix Kofi Annan pour la sécurité routière vise à primer les bonnes pratiques en matière de sécurité routière sur le continent africain. Les Prix concernent six catégories ; à savoir l’Innovation, la Gestion de la sécurité routière, la Gestion des Données, les Véhicules plus sûrs, les Transports Publics et la Communication. Ainsi à la suite de la Côte d’Ivoire, ont été primés : L’Eswatini pour le prix Gestion de la sécurité routière ; le Benin pour la Gestion des données ; le Rwanda pour les Véhicules sûrs ; l’Éthiopie pour les transports publics et transfert modal ; le Cameroun pour la communication et enfin le Maroc pour le prix d’honneur Sécurité Routière.
Les objectifs spécifiques du prix sectoriel Kofi Annan pour la sécurité routière
Notons que les objectifs de ce prix sont : le renforcement de la capacité des pays africains et des parties prenantes à exploiter la numérisation et l’intelligence artificielle pour faire progresser le programme de sécurité routière ; il vise à faciliter l’échange des connaissances, favoriser une compréhension plus approfondie du potentiel de la numérisation et de l’intelligence artificielle pour la sécurité routière. Enfin, c’est le lieu d’éclairer les voies de financement existantes pour les projets de sécurité routière mais et surtout des discussions des moyens de collaboration avec l’observatoire africain pour la sécurité routière ( ARSO) afin d’améliorer la gestion des données de sécurité routière.
Le président du Conseil régional de Gbêkê, Assahoré Konan Jacques, a invité les jeunes de la région à saisir les différentes opportunités de formation, de financement et d’emploi mises à leur disposition par le gouvernement et le Conseil régional, afin de favoriser leur insertion socioprofessionnelle. Il a lancé cet appel, le vendredi 24 juillet 2026, à l’occasion de la troisième session ordinaire du Conseil régional de Gbêkê, tenue à l’hôtel Vinciane de Bouaké, en présence de plusieurs personnalités politiques, administratives et coutumières.
Cette session avait notamment pour objectif de faire le point sur l’exécution du budget primitif et d’adopter le budget modificatif n°1 de l’année 2026. Elle a également permis de dresser un bilan à mi-parcours de l’année, afin d’identifier les besoins urgents des populations. À cette occasion, Assahoré Konan Jacques a félicité les conseillers régionaux pour leur implication dans la réalisation et la remise de 160 ouvrages aux populations au début du mois de juillet.
Dans son allocution, il a exhorté les jeunes à s’inscrire dans la troisième phase du Contrat de désendettement et de développement (C2D3), afin de bénéficier de financements et d’un accompagnement pour la réalisation de leurs projets et la création d’activités génératrices de revenus:« L’une de nos préoccupations majeures, c’est l’emploi de nos jeunes. En effet, le gouvernement met en place beaucoup de projets pour occuper sainement nos jeunes. Alors, je pense que nos jeunes doivent prendre conscience et saisir ces opportunités. Ils doivent se dire que le gouvernement fait beaucoup pour eux et qu’ils doivent l’accompagner en s’inscrivant dans cette dynamique et dans les projets qu’il initie pour leur permettre d’être autonomes. Je les invite à s’inscrire dans cette nouvelle phase du C2D3 afin de bénéficier de ces accompagnements », a-t-il conseillé.
Poursuivant, le président du Conseil régional a expliqué que l’adoption du budget modificatif vise à poursuivre la mise en œuvre des projets de développement au bénéfice des populations, notamment dans les domaines des infrastructures éducatives et sanitaires, de l’accès à l’eau potable et d’autres secteurs prioritaires:« Vous savez que la gestion d’un Conseil régional est une gestion prévisionnelle. En début d’année, nous avons fait une programmation pour réaliser un ensemble de projets. Chemin faisant, nous avons eu des situations qui nécessitaient que nous modifiions le budget pour prendre en compte les ressources additionnelles qui se sont dégagées et ajuster les dépenses », a-t-il fait savoir.
En outre, Assahoré Konan Jacques a appelé à l’unité et à la cohésion au sein de la chefferie traditionnelle, dans un contexte marqué par des mésententes. Il a, à cette occasion, offert, au nom du Vice-Premier ministre, un minicar à la chefferie traditionnelle afin de faciliter sa mobilité lors de ses différentes rencontres.
Au nom de la chefferie traditionnelle, le président régional de la Chambre des rois, Nanan N’Goran Koffi II, a exprimé sa gratitude au donateur et réaffirmé l’engagement des chefs traditionnels à œuvrer en faveur de la cohésion:« Nous voulons la cohésion, une Côte d’Ivoire solidaire, une Côte d’Ivoire réunie et une Côte d’Ivoire qui se développe davantage », a-t-il déclaré.
De son côté, le préfet de Sakassou, Tiebgé Bonaventure, représentant le préfet de région, préfet du département de Bouaké, a félicité le président du Conseil régional et l’ensemble des conseillers pour les nombreux ouvrages réalisés en vue d’améliorer les conditions de vie des populations.
Les premières conclusions de l’enquête administrative sur le dramatique accident de la circulation survenu sur l’axe Touba-Biankouma sont sans appel. À l’issue des investigations menées par le Bureau Enquête et Analyse Accident (BEA), le Ministère des Transports et des Affaires Maritimes a décidé de prendre de sévères sanctions à l’encontre de la compagnie Diarra Transport, mise en cause dans ce drame qui a coûté la vie à plusieurs personnes.
Saisi le 13 juillet 2026, le BEA avait pour mission de déterminer les circonstances exactes de l’accident ainsi que les éventuels manquements techniques et administratifs. Selon le rapport préliminaire, plusieurs irrégularités ont été relevées dans la gestion du parc automobile de la société. Les enquêteurs évoquent notamment des violations de la loi d’orientation du transport intérieur de 2014 ainsi que de la réglementation de 2017 relative au contrôle technique des véhicules.
Face à la gravité des faits constatés, le Ministère des Transports et des Affaires Maritimes a décidé d’agir sans attendre l’issue de la procédure judiciaire. À compter du 24 juillet 2026, la carte de transporteur de Diarra Transport est suspendue, entraînant de fait l’arrêt de ses activités.
En outre, l’ensemble des autocars de la compagnie devra être transféré à Abidjan afin d’être soumis à une inspection technique approfondie et à un contrôle de conformité administrative sous la supervision des services compétents du Ministère.
La reprise des activités de la société sera également conditionnée à la présentation du Certificat d’Aptitude de Conducteur Routier (CACR) pour chacun de ses chauffeurs. Ce document, obligatoire pour l’exercice de la profession, devra être produit avant toute remise en circulation des véhicules.
Sur le plan financier, Diarra Transport devra régler l’ensemble des amendes liées aux infractions routières commises par ses véhicules, ainsi que les frais engagés dans le cadre de la prise en charge des conséquences de l’accident.
Au-delà de cette affaire, le Gouvernement entend adresser un message fort à l’ensemble des transporteurs routiers. Ces sanctions illustrent la volonté des autorités de renforcer le respect des normes de sécurité et de lutter contre les comportements mettant en danger la vie des usagers de la route.
Dans son communiqué signé par le Directeur de Cabinet, Dioman Coné, le Ministère rappelle que ces mesures entrent en vigueur dès leur publication et resteront applicables jusqu’à leur exécution complète, sans préjudice des poursuites judiciaires qui pourraient être engagées contre les personnes concernées.
À travers cette décision, les autorités réaffirment leur détermination à promouvoir un transport routier plus sûr et à faire respecter le mot d’ordre : « Stop à l’incivisme sur la route. »
Koffi Kouadio Guy Président de l’UAPB-CI fait une plaidoirie: » Nous demandons a l’Etat d’engager un dialogue entre le ministère des Eaux et Forêts, les industriels du Bois, et les artisans. »
Apres son investiture le 13 juin dernier a Yamoussoukro comme Président de l’Union des Artisans Professionnels du Bois de Cote d’Ivoire (UAPB-CI), Koffi Kouadio Guy par ailleurs Président de la Chambre Régionale de Métiers de Yamoussoukro s’est penche sur la question cruciale de l’avenir du Bois en Cote d’Ivoire. C’était le mercredi 22 juillet en ses bureaux sis a Toumodi.
Le président de l’Union des artisans professionnels du bois de Côte d’Ivoire (UAPBCI) a appelé les pouvoirs publics à renforcer les mesures en faveur de la filière bois, notamment à travers le reboisement, un meilleur accès des artisans au bois d’œuvre et une concertation permanente entre l’État, les industriels et les professionnels du secteur. Il s’exprimait relativement aux défis de la profession.
Investie officiellement le 13 juin dernier à Yamoussoukro, l’Union des artisans professionnels du bois de Côte d’Ivoire (UAPBCI) entend faire du reboisement l’une de ses priorités. Selon son président Koffi Kouadio Guy, cette initiative répond à un double objectif : lutter contre les effets du changement climatique et garantir la pérennité des métiers du bois. Il a rappelé que, dans les années 1960, le bois figurait parmi les principales richesses économiques du pays. Toutefois, l’exploitation intensive des ressources forestières, sans reboisement suffisant, a progressivement fragilisé la filière.
Regroupant plus de 1 500 artisans répartis sur l’ensemble du territoire national, l’organisation souhaite mobiliser ses membres autour d’importants programmes de reboisement. Elle déplore cependant le manque de terres disponibles pour développer ces plantations. Le responsable de l’UAPBCI a également dénoncé les difficultés d’approvisionnement en bois auxquelles sont confrontés les artisans. Pour lui, une grande partie de la production nationale est destinée à l’exportation, tandis que le marché local reste insuffisamment approvisionné, poussant certains professionnels vers le sciage clandestin, une pratique interdite par la réglementation ivoirienne et passible de lourdes sanctions. Face à cette situation, il a exhorté les artisans à se conformer à la législation en obtenant les agréments requis et en s’approvisionnant exclusivement auprès des circuits autorisés.
L’organisation plaide par ailleurs pour la mise en place de centrales d’achat régionales afin de faciliter l’accès au bois, notamment pour les artisans installés dans les localités situées au-delà du 8ᵉ parallèle, où les scieries sont peu nombreuses et où les coûts de transport restent élevés.
Le président de l’Union appelle également l’État à engager un dialogue entre le ministère des Eaux et Forêts, les industriels du bois et les artisans afin d’améliorer la disponibilité de la matière première sur le marché local, de favoriser une meilleure régulation des prix et de préserver les emplois dans la filière. Estimant que les métiers du bois demeurent de véritables opportunités d’insertion professionnelle pour les jeunes, il regrette qu’ils attirent de moins en moins de candidats malgré leur fort potentiel économique.
En conclusion, Koffi Kouadio Guy a lancé un appel à tous les Ivoiriens à participer aux efforts de reboisement en plantant chacun un arbre, rappelant que « le bois, c’est la vie », un geste indispensable pour préserver les ressources forestières et assurer l’avenir de toute la filière.