Le Secrétaire Permanent de l’Action de l’Etat en Mer, représenté par le Colonel AKE Josée Nicole, a présidé la clôture de la formation de formateurs à l’utilisation de YARIS (Yaoundé Architecture Regional Information System). C’était le vendredi 15 décembre 2023 à l’Académie Régionale des Sciences et Techniques de la Mer d’Abidjan ( ARSTM ), en présence du Directeur de l’ISMI et des formateurs du projet européen GoGIN II. Il a félicité et encouragé les 14 nouveaux formateurs issus des centres maritimes de l’Architecture de Yaoundé qui accompagneront les cadres et opérateurs maritimes dans la pleine maîtrise de cet outil de surveillance maritime. Pour lui, la maîtrise des rouages de la communication malgré la baisse de l’insécurité dans le golfe de Guinée s’avère nécessaire en vue de garantir une sécurité et une sûreté pérenne non seulement des navires mais du golfe de Guinée.
Du 4 au 15 décembre 2023, quatorze participants en provenance des centres maritimes de l’Architecture de Yaoundé se sont entraînés à l’utilisation de YARIS, sous la supervision d’une équipe de trois experts-formateurs du projet GoGIN et du CRESMAC sur le site de l’ISMI-ARSTM à Abidjan en Côte d’Ivoire.
La plateforme YARIS (Yaoundé Architecture Regional Information System) a été mise au point conjointement par l’Architecture de Yaoundé (AY) et le projet GoGIN, financé par l’Union européenne et mise en œuvre par Expertise France. YARIS est devenu peu à peu le système d’information de l’AY et relie à ce jour plus de 150 centres maritimes (centres régionaux et zonaux de l’Architecture et administrations nationales des 19 pays du Golfe de Guinée).
La formation au système YARIS Au cours de ces deux semaines, les 14 stagiaires provenant des centres régionaux (CIC, CRESMAO, CRESMAC), des centres zonaux (CMMC des zones D, E, F et G), des centres nationaux du Cap-Vert, de Sierra Léone, du Libéria, du Bénin, du Cameroun, de l’Angola et du Gabon, et de l’ISMI, ont appris comment présenter et expliquer les différentes fonctionnalités du système, afin que les futurs utilisateurs qu’ils seront amenés à former et à entraîner puissent en tirer le meilleur parti. Grâce à leur curiosité et leur motivation, les stagiaires ont su démontrer à la fois une excellente maîtrise des fonctionnalités de YARIS, mais aussi les compétences pédagogiques nécessaires pour en enseigner l’apprentissage.
Le projet GOGIN II et le système YARIS
Notons que « YARIS » est un outil de partage de l’information et d’aide à la décision conçu, en étroite collaboration entre des représentants de l’Architecture et des experts mandatés par l’Union Européenne dans le cadre du projet GoGIN, pour répondre aux exigences du Code de conduite de Yaoundé, demandant aux instances politiques régionales, de renforcer les activités visant à la coopération, la coordination, la mutualisation et l’interopérabilité des moyens entre les États-membres en établissant un mécanisme commun dédié au partage de l’information maritime et la coordination des opérations. Quant au projet GoGIN II, il vise à l’amélioration de la sûreté et de la sécurité maritimes dans le golfe de Guinée. Enfin, dans le cadre de cette formation des formateurs au système YARIS, M. François Marty, expert formateur a rappelé que cette première étape consiste à s’assurer que la plateforme YARIS restera opérationnelle et pleinement utilisée au-delà du projet et qu’un nombre suffisant de formateurs YARIS issus des pays de la communauté sera disponible pour intervenir au plus près de ses nouveaux utilisateurs. « C’est dans cette démarche que le CIC, au nom de l’Architecture, s’est associé avec GoGIN et l’ISMI pour dispenser cette première formation de formateurs YARIS » a-t-il dit avant d’exprimer au nom de toute l’équipe GoGIN II, et de ses collègues formateurs de l’Architecture de Yaoundé, sa reconnaissance envers Monsieur le Directeur de l’Institut de Sécurité Maritime Interrégional d’Abidjan et le Directeur Général de l’ARSTM pour leur avoir ouvert les portes pour cette formation.
Le DG de l’ARSTM, colonel Karim Coulibaly aux participants : « Les experts YARIS, c’est vous et nul autre »
Pour le Directeur de l’ARSTM, le Colonel Karim Coulibaly, l’efficacité d’une stratégie globale de sécurisation repose bien évidemment sur les moyens opérationnels et l’adoption d’un cadre juridique adéquat, mais également sur la capacité des différents acteurs à collecter, analyser, et diffuser l’information afin de cibler les risques, définir des stratégies de lutte et orienter les interventions.
« L’outil YARIS est celui adopté par l’architecture de YAOUNDE afin d’assurer cette mission de partage de l’information ; d’où l’importance de cette formation à l’utilisation de cet outil. Nos distingués auditeurs l’auront compris. Voici pourquoi je voudrais me féliciter de l’intérêt qu’ils y ont manifesté par une participation assidue à cette formation » a fait savoir le Directeur de l’ISMI qui s’exprimait au nom du Directeur Général de l’ARSTM.
Enfin, il a souhaité compter sur les participants à cette formation pour l’avenir et le succès de cette plate-forme.
« Les experts YARIS, c’est vous et nul autre. Je voudrais donc compter sur votre engagement à démultiplier et perpétuer les acquis de cet outil.
Pour sa part, l’Institut de Sécurité Maritime Interrégional (ISMI), qui a pour vocation d’être l’Ecole de l’Action de l’Etat en Mer du golfe de Guinée, est disposé avec l’appui de ses partenaires, à pérenniser les acquis du projet GOGIN notamment en ce qui concerne le renforcement des capacités à l’utilisation de la plate-forme YARIS » a-t-il promis.
Maîtriser les rouages de la communication malgré la baisse de l’insécurité dans le golfe de Guinée
Pour sa part, le Colonel AKE Josée Nicole, Directrice de l’Administration et des Affaires Juridiques qui représentait à cette cérémonie de clôture, le Secrétaire Permanent de l’Action de l’Etat en Mer, le golfe de Guinée reste encore malheureusement l’épicentre de la criminalité maritime mondiale.
En effet, poursuit-elle, il ne se passe pas de jours, sans qu’un navire ne soit attaqué par des pirates pour sa cargaison ou son équipage, quoique le taux de piraterie maritime ait considérablement baissé ces deux dernières années, sans que les ressources halieutiques soient pêchées en toute illégalité, sans que les trafiquants de drogue essaient de faire passer leurs marchandises par les frontières terrestres, maritimes ou aériennes, sans que des passagers clandestins accèdent à bord des navires en escale ou tentent de franchir les mers vers les destinations étrangères, sans qu’un acte de terrorisme ne soit posé. « C’est pour aider à résoudre ces problématiques difficiles que la Côte d’Ivoire a sucité la création de l’Institut de Sécurité Maritime Interrégional (ISMI) dans le cadre de sa Stratégie Nationale de l’Action de l’Etat en Mer piloté par le Premier Ministre et en application des résolutions du Sommet de Yaoundé sur la sécurité et la sûreté maritimes dans le golfe de Guinée » a-t-elle dit. « L’organisation de cette formation consacrée au Système YARIS permettra à terme à l’ensemble de l’Architecture qui célèbre ses dix ans de disposer d’ experts maîtisant les rouages de la collecte, du traitement et du partage de l’information maritime en vue du ciblage et du contrôle des navires d’intérêt » a-t-elle conclu avant de déclarer clos le stage de formation au Système YARIS.
Symakan née Coulibaly Adjatou, préfet du département de Zoukougbeu, a procédé le jeudi 1er Octobre octobre 2026, à la cérémonie de remise des intrants à 28 bénéficiaires issus des sous préfectures de Zoukougbeu et de Domangbeu, dans le cadre du projet d’appui au développement du secteur vivrier ( pasdv).
Prenant la parole, Blé Flan, directeur départemental de l’agriculture de Zoukougbeu, a indiqué qu’ils ont reçu des intrants pour une superficie de 25 hectares et demi pour 28 exploitants agricoles issus des sous préfectures de Zoukougbeu et de Domangbeu. Il a noté que l’année dernière, ils ont eu sept bénéficiaires et cette année ils sont à 28. Il s’est réjouie du fait que le projet est entrain de prendre forme dans le département de Zoukougbeu. Et il espère que l’année prochaine Dieu voulant, ils vont accroître ce chiffre pour plus de bénéficiaires puisque l’objectif c’est vraiment d’assurer l’autosuffisance alimentaire en ce qui concerne la production vivrière en Côte d’Ivoire.
Quant à Tidjane Traoré, chargé d’études à la direction d’évaluation des projets au ministère en charge de l’agriculture, par ailleurs point focal et chargé de Suivie au projet Pasdv, il a dit que ce projet a été initié par l’État de côte d’ivoire à travers le ministère de l’agriculture pour lutter contre l’insécurité alimentaire et ce projet vise à pousser la production maraîchers.
Selon lui, en ce qui concerne ce projet l’État a consenti un certain nombre de ressources pour acquérir du matériel agricole, des intrants agricoles qui sont distribués dans l’ensemble des départements de la côte d’ivoire.
C’est pourquoi, au nom du ministre de l’agriculture, et au nom de la coordinatrice du projet Jeannine Kouassi, qui a bien voulu mettre à la disposition de Zoukougbeu ces intrants-là pour que les producteurs puissent vraiment produire et que ces produits là, ne manquent sur le marché.
L’émissaire du ministère de l’agriculture, a exhorté les productrices de maraîchers à utiliser à bon escient ces produits mis à leur disposition.
» Évitez de revendre ces produits là,parce qu’on se rend compte que souvent ça se retrouvent sur le marché. Aidez l’Etat à vous aider d’avantage sans pourtant vendre ces produits là, utiliser les, réellement dans leurs productions de maraîchers. Il s’agit de tomates, gombos, piments, aubergines, concombre, oignons et du choux. On compte sur vous. » Au vu du travail bien fait, nous allons augmenter les quantités l’année prochaine. » a conseillé Tidjane Traoré, qui a terminé en remerciant le préfet du département de Zoukougbeu pour sa présence qui a donné plus d’éclat à cette cérémonie.
Symakan née Coulibaly Adjatou, préfet du département de Zoukougbeu, a pour part traduit toute sa reconnaissance au Chef de l’Etat, Son Excellence Monsieur Alassane Ouattara et à son Gouvernement pour avoir une oreille attentive à sa circonscription en apportant des intrants aux productrices de maraîchers. Il leur a rassuré que ces produits seront utilisés à bon escient.
La 3ᵉ réunion ordinaire de l’exercice 2026, du Conseil Régional du Cavally, a tenue le vendredi 2 octobre 2026 à Taï, a permis de faire le point sur les actions engagées et de définir de nouvelles priorités pour le département et la Région.
Au nom des populations, le Député-Maire de Taï, Hyppolite Bayala, a salué les actions du Président de la République, Son Excellence Alassane Ouattara, notamment l’érection de Taï en département, son raccordement au réseau électrique national, l’électrification des villages et le démarrage du bitumage de l’axe Guiglo-Taï.
Le Conseil Régional a également adopté son budget primitif 2027, avec un accent particulier sur les investissements et les actions de développement.
La ministre d’Etat, ministre de la Fonction Publique et de la modernisation de l’administration, présidente du conseil régional du Cavally, Anne Désirée Ouloto-Lamizana a annoncé le renforcement des actions en faveur de l’éducation, de la santé, de l’eau potable, de l’emploi des jeunes et de l’économie locale, ainsi que la mise à disposition d’engins lourds pour les grands travaux.
Un Carrefour du développement est également prévu au premier semestre 2027 pour mobiliser davantage de partenaires autour des opportunités d’investissement du Cavally.
Taï et le Cavally poursuivent ainsi leur marche vers un développement toujours plus ambitieux.
Le directeur régional du Commerce, de l’Industrie et de l’Artisanat de Gbêkê, Fadiga Mamadou, a conduit, samedi 3 octobre 2026, une opération de sensibilisation à l’intention des commerçants de Bouaké sur le respect de la réglementation relative à la commercialisation des boissons énergisantes.
Cette initiative intervient en prélude au lancement des contrôles répressifs prévus à partir du lundi 5 octobre prochain. Grossistes, détaillants et vendeuses ambulantes sont dans le viseur des services du ministère du Commerce. À travers une tournée dans plusieurs magasins et boutiques de la ville, Fadiga Mamadou est allé à la rencontre des acteurs de la chaîne de distribution pour les interpeller sur les restrictions encadrant la vente de certaines boissons énergisantes, notamment celles dont l’étiquetage porte la mention d’interdiction aux personnes âgées de moins de 18 ans, aux femmes enceintes et aux femmes allaitantes.
Au cours de cette opération menée avec l’autorisation du procureur de la République, le directeur régional a déploré la présence importante de ces produits dans les circuits de distribution de la ville, notamment aux abords des établissements scolaires, dans les boutiques et auprès des vendeuses ambulantes. Il a particulièrement dénoncé leur vente aux mineurs, malgré les avertissements clairement inscrits sur les emballages :« Nous sommes venus lancer un avertissement ultime aujourd’hui pour demander à tous ceux qui se livrent à ce type de commerce prohibé d’y renoncer. Parce que dès lundi, nos équipes vont investir tout le terrain », a prévenu Fadiga Mamadou.
Précisant que la commercialisation de ces boissons n’est pas interdite de manière générale, mais que leur vente aux personnes de moins de 18 ans est prohibée, il a annoncé des sanctions contre les contrevenants. Celles-ci comprennent notamment la saisie des stocks concernés et la mise à disposition des commerçants fautifs auprès du procureur de la République, à qui reviendra la décision sur les suites judiciaires à donner.
Outre la vente aux mineurs, cette tournée a permis de relever d’autres irrégularités liées à la conformité des produits. Le directeur régional a notamment signalé la présence d’un lot de boissons ne comportant aucune indication relative aux dates de production et de péremption. Une anomalie qui a immédiatement donné lieu à des instructions de saisie :« Les produits autorisés à la vente dans ce cas de figure sont ceux qui comportent un étiquetage clair en matière de date de production et de date de péremption. Ceux qui ne comportent pas ces mentions obligatoires sont sous le coup de la loi et nous les enlevons », a-t-il expliqué.
Profitant de l’occasion, Fadiga Mamadou a invité les populations à contribuer à la lutte contre la commercialisation des produits non conformes en signalant les infractions constatées. À cet effet, il a rappelé la disponibilité du numéro vert 1343 ainsi que des services déconcentrés du ministère du Commerce pour recueillir les dénonciations.
Le président des consommateurs de Bouaké, Diaby Kassamba a salué cette initiative qui vise à garantir une bonne santé aux populations.