Le préfet Germain N’Guessan Kouakou rassure la population que le président Alassane Ouattara et son gouvernement travaillent sans relâche pour son épanouissement
Le jeudi 11 janvier, le président de la République a reçu les vœux de toutes les couches sensibles de la Nation au Palais Présidentiel. Le lendemain vendredi 12 janvier, ce sont les représentants de toutes les forces vives de la région du Bélier qui présentaient leurs vœux au préfet de région N’Guessan Kouakou Germain par ailleurs préfet du département de Toumodi. La salle de mariage de la mairie de Toumodi a servi de cadre à ladite cérémonie. Tour à tour, les responsables des différentes couches sociales représentant plus de 150 corps de métier ont en file indienne présenté leurs vœux au préfet de région N’Guessan Kouakou Germain Chef de l’administration de la région du Bélier. Ensuite, les porte parole des différents secteurs d’activité se sont adressés au gouverneur pour lui faire l’état des lieux de leurs services respectifs. En y associant des doléances spécifiques à leur domaine d’activités. En retour, le préfet de la région du Bélier a fait une déclaration officielle. Voici quelques extraits du speech du patron de la région du Bélier: » Mesdames et Messieurs, j’apprécie à sa juste valeur tous vos vœux égrenés à l’endroit de ma personne, de celle de ma famille et de celle de la grande famille du Corps Préfectoral. Au-delà de ma modeste personne, c’est au Président de la République, détenteur Exclusif du pouvoir Exécutif, Chef de l’Administration, Chef Suprême des Armées, Garant de l’unité nationale que vous avez fait ces vœux. Pour notre cher pays la Cote d’Ivoire, 2023 aura été une année très riche, en matière de développement économique et social, grâce à la poursuite de la politique de paix, d’union, de dialogue initié et conduit sous le leadership de son Excellence Monsieur Alassane OUATTARA, Président de la République de Côte d’Ivoire. Ainsi, les efforts du Gouvernement, avec votre confiance et le soutien des partenaires, ont permis de garantir la sécurité sur l’ensemble du territoire, favorisant ainsi la poursuite des activités économiques et des projets structurants pour notre développement. 1- Au plan politique, Les différentes échéances électorales passées se sont déroulées globalement dans la sérénité et la transparence, avec les résultats que nous connaissons tous en dépit de quelques minimes incidents. Comme nous le constatons, toutes les institutions de la République sont mises en place et fonctionnent bien. Toutefois, une note triste a émaillé l’actualité politique avec le décès de Son Excellence Monsieur Henri Konan Bédié, éminente personnalité, qui a fortement contribué à l’édification de notre Nation. 2- Au plan économique, Outre la réalisation des infrastructures, le Gouvernement s’est donné pour mission d’assainir l’environnement macroéconomique et celui des affaires en vue d’attirer plus d’investisseurs. Ce pari est réussi. Aujourd’hui, nous sommes heureux et fiers de constater que les bailleurs de fonds et les investisseurs se bousculent encore à nouveau, à nos portes pour prendre leur part dans le développement économique. Les résultats sont visibles de tous en matière de réhabilitation et de construction d’infrastructures économiques et sociales. L’on le constate dans tous les secteurs, notamment les routes, l’eau, l’électricité, l’éducation et la santé. 3- Au plan social Un nouveau statut de la fonction Publique a été adopté en vue de parvenir à une administration publique moderne, performante et plus professionnelle. Avec ce nouvel outil, le principe de la formation professionnelle continue, de l’instauration du congé de paternité et de la visite médicale annuelle des fonctionnaires aux frais de l’Etat. En dépit de ces avancées les ivoiriens et particulièrement ceux de Toumodi restent malheureusement confrontés à des préoccupations liées à la cherté de la vie, à l’insécurité ainsi qu’au chômage des jeunes. Face à ces questions de haute importance Monsieur le Président de la République et le Gouvernement du Premier Ministre ont adopté des mesures vigoureuses pour faire face à la situation. Concernant l’insécurité, force est de reconnaitre que l’indice globale de sécurité lié au banditisme de droit commun a fortement baissé pour atteindre des proportions maitrisées. Sur cette question de l’insécurité, il faut faire confiance au Gouvernement qui se donne les moyens pour sécuriser le pays, en posant des actes contre l’orpaillage clandestin, la transhumance pour ne citer que ceux là. Concernant la question de l’Emploi des jeunes, elle reste une préoccupation constante du Chef de l’Etat, qui a décrété l’année 2023 comme celle de la jeunesse afin de renforcer les efforts déployés en faveur de l’épanouissement de notre jeunesse. Dans ce cadre, le Gouvernement a adopté le programme jeunesse sur la période 2023-2025, pour un montant de 1 118 milliards de FCFA, dont 361 milliards FCFA pour la seule année 2023. Ici à Toumodi, ce sont 140 jeunes qui en ont bénéficié, dont 72 pour le stage de perfectionnement et 68 pour le stage de validation. L’objectif global est d’aider à l’insertion des jeunes dans le tissu social à travers les Agences d’Emploi Jeunes. De nombreux fonds d’appui à l’entrepreneuriat des jeunes sont disponibles. Il en est de même du fonds d’appui aux femmes de Côte d’Ivoire mis en place par la première dame. J’invite donc nos femmes et notre jeunesse à s’organiser pour bénéficier de ces opportunités. Au niveau de la CIE, des efforts sont en train d’être faits pour améliorer la qualité de la fourniture de l’électricité. Pour la SODECI, nous veillons au rétablissement de l’adduction d’eau, à chaque fois que les interruptions se produisent au cours de travaux de la réhabilitation de la route Toumodi-Dimbokro. Mesdames et Messieurs, sachez que le Gouvernement travaille sans relâche pour traduire en actes concrets la volonté du Chef de l’Etat de faire de la Côte d’Ivoire un pays émergent, pour le bien-être des populations. Pour atteindre cet objectif, il nous faut relever les quelques défis qui se dressent devant nous, par le travail sans relâche, dans l’union, la discipline, la cohésion sociale et la paix gage d’une Côte d’Ivoire prospère où il fait bon vivre. En ce qui concerne la CAN, je vous demande d’être unis derrière les Eléphants jusqu’à la victoire finale. Cependant cette CAN se veut avant tout celle de l’hospitalité. Réservons un accueil chaleureux à nos hôtes. Vive la Cote d’Ivoire émergente, unie et prospère. Vive la Région du Bélier, Vive le Département de Toumodi.
Le samedi 12 septembre 2026, la Ministre d’État Anne Désirée OULOTO-LAMIZANA était au domicile du doyen Tyeoulou Dyela Félix, sis à Abidjan Cocody -Attoban entourée des parents du canton Nidrou, dans le département de Toulepleu.
Un moment chaleureux de retrouvailles, d’écoute et de partage avec ses aînés, ses frères, ses sœurs et l’ensemble des cadres qui, au fil des années, l’accompagnent avec bienveillance de leurs conseils et de leurs bénédictions.
Dans une atmosphère conviviale, la Ministre d’État est revenue sur les avancées enregistrées dans la région : désenclavement routier, renforcement des infrastructures sanitaires et accès à l’électricité, désormais effectif à 100% dans le canton Nidrou.
Les échanges ont également ouvert une fenêtre sur l’avenir, avec les perspectives 2026-2030 : consolider les acquis, accélérer la transformation de la région et améliorer durablement le quotidien des populations.
En clôturant la rencontre, la Ministre d’État, ministre de la Fonction Publique et de la modernisation de l’administration, présidente du conseil régional du Cavally a exprimé sa gratitude : « Merci au doyen Tyeoulou Dyela Félix pour son accueil fraternel et ses sages conseils. Merci aux forces vives du canton Nidrou pour leur confiance et leur engagement constant aux côtés du Président Alassane OUATTARA. »
Les acteurs de l’Exploitation minière artisanale et à petite échelle (EMAPE) de l’or sont appelés à passer du constat des difficultés à la recherche de solutions concrètes. C’est l’un des principaux enseignements de l’Atelier annuel des Parties Prenantes 2026 du projet planetGOLD Côte d’Ivoire, organisé jeudi 10 septembre 2026 dans la salle de réunion de la Sous-préfecture de Pakouabo.
Placée sous le thème « Vers une exploitation aurifère sans mercure et inclusive : renforcer la transition écologique et l’accès aux services financiers pour les communautés du secteur de l’EMAPE de l’or », la rencontre a réuni représentants de l’administration, collectivités territoriales, communautés minières, coopératives, institutions financières, compagnies minières, équipementiers, universitaires, société civile et médias. Représentant le Préfet de la région de la Marahoué, Préfet du département de Bouaflé, le Sous-préfet de Pakouabo, Gbadeu Sigbeu Donatien, a remercié les organisateurs pour le choix porté sur sa localité pour abriter cet atelier annuel. L’objectif était clair : identifier les conditions permettant aux exploitants et aux coopératives de franchir un nouveau cap dans la professionnalisation de leurs activités. Le financement, un levier de transformation Au cœur des échanges, l’accès aux équipements modernes s’est imposé comme une préoccupation majeure. Comment permettre aux coopératives d’investir dans des technologies plus performantes sans supporter immédiatement le poids d’un investissement important ? Le leasing d’équipements a été présenté comme une piste de financement susceptible de faciliter cette transition. Ce mécanisme pourrait permettre aux exploitants d’accéder à des équipements modernes tout en limitant la pression financière liée à leur acquisition. Cette réflexion s’est prolongée autour de la rentabilité des technologies sans mercure, à travers le thème « Rentabilité des technologies sans mercure – Investir pour gagner plus ». L’objectif était notamment de déconstruire l’idée selon laquelle l’abandon du mercure serait nécessairement synonyme de coûts supplémentaires et de baisse de rentabilité. Les interventions d’Activa Assurances, d’Atlanta Assurances, de Koss Technologie SARL, du Dr Keita Moussa et des experts de l’ONG IMPACT ont mis en évidence le lien étroit entre financement et structuration des activités. Pour accéder davantage aux services financiers, les acteurs doivent notamment renforcer la formalisation, la traçabilité, la transparence dans la gestion et les compétences. « Quand l’activité évolue, il faut accepter de passer à une étape supérieure », a souligné le président du Comité de pilotage du projet planetGOLD Côte d’Ivoire, Dr Franck Aimé Esso. Produire de l’or sans sacrifier l’environnement Pour les participants, la transformation du secteur ne peut cependant être dissociée des enjeux environnementaux et sanitaires. Le creusage anarchique et l’utilisation du mercure demeurent des pratiques préoccupantes pour les écosystèmes et la santé humaine. Directeur du Centre ivoirien antipollution (CIAPOL), le Professeur Yapo Ossey a appelé les acteurs à davantage de responsabilité, notamment dans la perspective de préserver les ressources naturelles pour les générations futures. Le choix de Pakouabo revêt, à cet égard, une portée particulière. Située dans la zone de Bouaflé, territoire d’intervention de planetGOLD Côte d’Ivoire, la localité constitue un espace de mise en œuvre de l’Approche Juridictionnelle et Paysagère, qui vise à renforcer la coordination des acteurs autour de l’EMAPE et de la gestion durable des ressources. À travers cet atelier, planetGOLD Côte d’Ivoire entend ainsi faire évoluer le modèle de l’EMAPE autour d’un triptyque : formaliser, financer et produire autrement. L’ambition est de faire émerger une exploitation aurifère plus formelle, plus sûre, inclusive et économiquement viable, progressivement débarrassée du mercure. L’enjeu dépasse donc la seule activité minière : il s’agit de faire de l’or une source de développement sans compromettre la santé des populations ni l’environnement.
La crise qui secoue la filière café-cacao prend une nouvelle tournure. Le Syndicat national des producteurs de café-cacao de Côte d’Ivoire (SYNAP-CI) prépare une mobilisation pour le 16 septembre 2026, avec le soutien annoncé de l’ensemble des organisations de producteurs.
Sur le terrain, les difficultés persistent. Des stocks résiduels de la campagne 2025-2026 demeurent, selon le SYNAP-CI, entre les mains de nombreux producteurs. Leur écoulement reste une préoccupation majeure pour les planteurs, confrontés à des difficultés financières alors que la nouvelle campagne se profile.
À cette situation s’ajoute le nouveau prix annoncé pour la campagne 2026-2027. Son niveau suscite de fortes inquiétudes chez les producteurs, qui estiment que leurs revenus restent sous pression face aux charges de production, de transport et d’entretien des plantations.
La commercialisation et les nouvelles exigences liées à la traçabilité constituent également des préoccupations dans la filière. Pour les organisations de producteurs, ces difficultés successives fragilisent davantage les conditions de vie des planteurs.
Le SYNAP-CI prépare la mobilisation
Face à cette situation, le SYNAP-CI a adressé un préavis de grève au ministre de l’Agriculture, du Développement rural et des Productions vivrières. La date du 16 septembre 2026 est ainsi retenue comme échéance pour le mouvement annoncé.
Le syndicat assure qu’il n’agit pas seul. L’ensemble des organisations de producteurs sont annoncées aux côtés du SYNAP-CI dans cette démarche. Une mobilisation collective destinée à faire entendre les revendications des producteurs et à obtenir des réponses aux difficultés qui affectent la filière.
Avant cette échéance, le président national du SYNAP-CI convoque les coordinateurs et délégués à une importante réunion de concertation. Elle aura lieu dimanche 13 septembre 2026, à 10 heures, au bureau régional du SYNAP-CI à Daloa.
Cette rencontre doit permettre d’examiner la situation, d’harmoniser les positions et de définir les dernières dispositions à prendre avant la date annoncée de la grève.
Présentée comme « exceptionnelle et décisive », la réunion de Daloa doit également permettre de renforcer la cohésion entre les différentes structures du syndicat et de préparer la mobilisation sur le terrain.
À trois jours de la grève annoncée, le SYNAP-CI et les autres organisations de producteurs veulent donc parler d’une seule voix. L’enjeu est désormais de trouver des réponses aux préoccupations liées aux stocks résiduels, au prix du cacao et aux conditions générales de commercialisation, dans une filière qui traverse une période de fortes tensions.