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Zahakro-Toumodi/Une spécialiste des questions féminines dévoile son Ong et parle de la femme

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Docteur Beugré Konan Marie Thérèse Sidonie est une dame pluridimensionnelle qui a un parcours impressionnant avec des aptitudes et des attributions diverses. Cette grande intellectuelle a fondé une Ong qui traite essentiellement des questions de femmes. C’est cette dimension qui a retenu notre attention et nous sommes allés vers elle pour en savoir plus. L’entretien a eu lieu le samedi 17 février dernier à Zahakro dans la commune et de Toumodi:

 » Je suis Enseignante Chercheur à l’université Félix Houphouët BOIGNY, Docteur en philosophie, Maître Assistante des Universités, spécialité :Platonicienne et féminisme, philosophe de l’éducation ! Coach en Developpement personnel, leadership féminin, Assistante en assurance Qualité pour les normes ISO 9002, Chargée de la planification des 8eme jeux de la Francophonie Côte d’Ivoire Abidjan 2017 Présidente Fondatrice de l’ONG – OSE (Organisation Solidarité pour Étudiantes) dont l’objectif est d’améliorer les conditions d’études et de vies des étudiantes ( depuis le primaire en passant par les collèges, les lycées, les grandes écoles et les universités). Le slogan de l’Ong OSE est :  » La femme de demain se construit aujourd’hui !  » Ecrivaine, membre de l’Association des Écrivains de Côte d’Ivoire, Membre de l’association des professeurs de philosophie de Côte-d’Ivoire; Membre de la société caraïbenne de philosophie; Membre des femmes enseignants chercheures de Côte-d’Ivoire. Membre du Compendium des compétences féminines de Côte-d’Ivoire. Etc..

Je suis la présidente fondatrice de l’ONG OSE et j’ai déjà décliné les objectifs de cette entité. Une Ong de femmes. Pourquoi la femme, mais parce que la femme, c’est le laboratoiore divin qui porte la vie et donne la vie. Elle est éducatrice de l’humanité. Aussi, la femme est-elle l’influenceuse par excellence de la société humaine. En tant que femme, elle influence son épouse, en tant que mère, elle influence ses enfants, en tant que jeune fille, elle influence son copain. Le poète ne dit-il pas que  » éduquer une femme, c’est éduquer une nation. » Nous devons donc éduquer nos filles afin de construire une nation noble. C’est la mission de notre organisation. » A la question de savoir quelle est la place de la femme dans la société ivoirienne et est ce que la femme est à la place qui lui revient, docteur Beugre a répondu:  » La femme n’est pas encore à sa place parce qu’elle n’est pas encore consciente des dons qu’elle possède. C’est aussi par l’éducation qu’on détecte les dons et les talents que l’on possède. Or en matière d’éducation, de nombreuses femmes n’ont pas eu la chance de faire des études. Parmi celles qui sont allées à l’école, très peu atteignent le niveau supérieur. Alors les pesanteurs socio-économiques et culturelles empêchent la femme d’être révélée à l’humanité en dehors de l’enfantement. Mais avec les initiatives privées et avec notre organisation qui oeuvrent pour les meilleures conditions de vie et d’études pour toutes les filles depuis l’école primaire jusqu’à l’université, nous gardons espoir de l’avènement d’une nouvelle génération de femmes capables d’impacter positivement nos nations. Aujourd’hui avec  » l’école pour tous » nos filles vont à l’ecole pour apprendre des matières qui vont révéler des dons et des potentialités qu’elles possèdent afin de leur permettre d’exercer des professions liées à leurs aptitudes. Mais nous constatons que l’école classique, si elle donne la formation professionnelle, elle ne prend pas en compte la formation en développement personnel, c’est à dire la connaissance de soi, de son corps, de ses passions, de ses forces, de ses désirs, etc…Cette méconnaissance de soi empêche les filles même les plus douées d’atteindre leurs objectifs de vie. C’est pourquoi Socrates philosophe grec né avant Jésus-Christ avait dit:  » Connais toi toi-même. » C’était une invitation à connaître sa condition et sa place dans la société afin de mieux se réaliser. » Docteur Beugré s’est aussi attardé sur le sens du slogan de son Ong  » La femme de demain se construit aujourd’hui  » Prenons l’exemple d’une maison mal construite dont le toit est fissuré, les murs sont lézardés et le plancher difforme. Cette maison montre la fragilité de la bâtisse, les faiblesses et les carences du bâtisseur. Cette maison nous donne également d’entrevoir que la vie qui y sera menée sera une vie précaire et misérable. C’est pour donc éviter à nos filles cette vie précaire et misérable que nous pensons que dès le jeune âge avant même qu’elles ne deviennent femmes, nous devons construire leur être, leur personne par l’éducation et par la formation. » Pour finir, nous avons demandé si avec cette grande ouverture d’esprit et cette culture assez vaste en tous points de vue, connait-elle la pleine satisfaction? Docteur Beugré Konan Marie Thérèse Sidonie, cette dame mariée et mère de 5 enfants nous a confié:  » La satisfaction est synonyme de plénitude, de perfection. Or la plénitude et la perfection ne sont pas de ce monde. Je dirais comme Socrates:  » Je sais une chose, c’est que je ne sais rien. » Alors comment une personne qui ne sait rien et qui désire savoir et qui est en quête perpétuelle de la connaissance peut-elle affirmer être dans une quelconque satisfaction? C’est d’ailleurs dans cette quête que ma thèse de doctorat a porté sur le féminisme latent et les temps contemporains avec pour objectif principal comprendre l’être de la femme pour améliorer davantage sa condition de vie dans le monde en général, en particulier en Afrique et bien sûr en Côte d’Ivoire mon pays. »

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CANTON NIDROU : COHÉSION, FRATERNITÉ ET DÉVELOPPEMENT AU CŒUR DE LA RENCONTRE DE MADAME LE MINISTRE D’ÉTAT OULOTO-LAMIZANA AVEC SES PARENTS

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Le samedi 12 septembre 2026, la Ministre d’État Anne Désirée OULOTO-LAMIZANA était au domicile du doyen Tyeoulou Dyela Félix, sis à Abidjan Cocody -Attoban entourée des parents du canton Nidrou, dans le département de Toulepleu.

Un moment chaleureux de retrouvailles, d’écoute et de partage avec ses aînés, ses frères, ses sœurs et l’ensemble des cadres qui, au fil des années, l’accompagnent avec bienveillance de leurs conseils et de leurs bénédictions.

Dans une atmosphère conviviale, la Ministre d’État est revenue sur les avancées enregistrées dans la région : désenclavement routier, renforcement des infrastructures sanitaires et accès à l’électricité, désormais effectif à 100% dans le canton Nidrou.

Les échanges ont également ouvert une fenêtre sur l’avenir, avec les perspectives 2026-2030 : consolider les acquis, accélérer la transformation de la région et améliorer durablement le quotidien des populations.

En clôturant la rencontre, la Ministre d’État, ministre de la Fonction Publique et de la modernisation de l’administration, présidente du conseil régional du Cavally a exprimé sa gratitude : « Merci au doyen Tyeoulou Dyela Félix pour son accueil fraternel et ses sages conseils. Merci aux forces vives du canton Nidrou pour leur confiance et leur engagement constant aux côtés du Président Alassane OUATTARA. »

Par Kevin Bakou

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EMAPE : A Pakouabo, le planetGOLD mise sur le financement et les technologies sans mercure

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Les acteurs de l’Exploitation minière artisanale et à petite échelle (EMAPE) de l’or sont appelés à passer du constat des difficultés à la recherche de solutions concrètes. C’est l’un des principaux enseignements de l’Atelier annuel des Parties Prenantes 2026 du projet planetGOLD Côte d’Ivoire, organisé jeudi 10 septembre 2026 dans la salle de réunion de la Sous-préfecture de Pakouabo.

Placée sous le thème « Vers une exploitation aurifère sans mercure et inclusive : renforcer la transition écologique et l’accès aux services financiers pour les communautés du secteur de l’EMAPE de l’or », la rencontre a réuni représentants de l’administration, collectivités territoriales, communautés minières, coopératives, institutions financières, compagnies minières, équipementiers, universitaires, société civile et médias.
Représentant le Préfet de la région de la Marahoué, Préfet du département de Bouaflé, le Sous-préfet de Pakouabo, Gbadeu Sigbeu Donatien, a remercié les organisateurs pour le choix porté sur sa localité pour abriter cet atelier annuel.
L’objectif était clair : identifier les conditions permettant aux exploitants et aux coopératives de franchir un nouveau cap dans la professionnalisation de leurs activités.
Le financement, un levier de transformation
Au cœur des échanges, l’accès aux équipements modernes s’est imposé comme une préoccupation majeure. Comment permettre aux coopératives d’investir dans des technologies plus performantes sans supporter immédiatement le poids d’un investissement important ?
Le leasing d’équipements a été présenté comme une piste de financement susceptible de faciliter cette transition. Ce mécanisme pourrait permettre aux exploitants d’accéder à des équipements modernes tout en limitant la pression financière liée à leur acquisition.
Cette réflexion s’est prolongée autour de la rentabilité des technologies sans mercure, à travers le thème « Rentabilité des technologies sans mercure – Investir pour gagner plus ». L’objectif était notamment de déconstruire l’idée selon laquelle l’abandon du mercure serait nécessairement synonyme de coûts supplémentaires et de baisse de rentabilité.
Les interventions d’Activa Assurances, d’Atlanta Assurances, de Koss Technologie SARL, du Dr Keita Moussa et des experts de l’ONG IMPACT ont mis en évidence le lien étroit entre financement et structuration des activités.
Pour accéder davantage aux services financiers, les acteurs doivent notamment renforcer la formalisation, la traçabilité, la transparence dans la gestion et les compétences.
« Quand l’activité évolue, il faut accepter de passer à une étape supérieure », a souligné le président du Comité de pilotage du projet planetGOLD Côte d’Ivoire, Dr Franck Aimé Esso.
Produire de l’or sans sacrifier l’environnement
Pour les participants, la transformation du secteur ne peut cependant être dissociée des enjeux environnementaux et sanitaires. Le creusage anarchique et l’utilisation du mercure demeurent des pratiques préoccupantes pour les écosystèmes et la santé humaine.
Directeur du Centre ivoirien antipollution (CIAPOL), le Professeur Yapo Ossey a appelé les acteurs à davantage de responsabilité, notamment dans la perspective de préserver les ressources naturelles pour les générations futures.
Le choix de Pakouabo revêt, à cet égard, une portée particulière. Située dans la zone de Bouaflé, territoire d’intervention de planetGOLD Côte d’Ivoire, la localité constitue un espace de mise en œuvre de l’Approche Juridictionnelle et Paysagère, qui vise à renforcer la coordination des acteurs autour de l’EMAPE et de la gestion durable des ressources.
À travers cet atelier, planetGOLD Côte d’Ivoire entend ainsi faire évoluer le modèle de l’EMAPE autour d’un triptyque : formaliser, financer et produire autrement. L’ambition est de faire émerger une exploitation aurifère plus formelle, plus sûre, inclusive et économiquement viable, progressivement débarrassée du mercure. L’enjeu dépasse donc la seule activité minière : il s’agit de faire de l’or une source de développement sans compromettre la santé des populations ni l’environnement.

Natacha kouakou

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Crise du café-cacao : le SYNAP-CI prépare la riposte du 16 septembre

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La crise qui secoue la filière café-cacao prend une nouvelle tournure. Le Syndicat national des producteurs de café-cacao de Côte d’Ivoire (SYNAP-CI) prépare une mobilisation pour le 16 septembre 2026, avec le soutien annoncé de l’ensemble des organisations de producteurs.

Sur le terrain, les difficultés persistent. Des stocks résiduels de la campagne 2025-2026 demeurent, selon le SYNAP-CI, entre les mains de nombreux producteurs. Leur écoulement reste une préoccupation majeure pour les planteurs, confrontés à des difficultés financières alors que la nouvelle campagne se profile.

À cette situation s’ajoute le nouveau prix annoncé pour la campagne 2026-2027. Son niveau suscite de fortes inquiétudes chez les producteurs, qui estiment que leurs revenus restent sous pression face aux charges de production, de transport et d’entretien des plantations.

La commercialisation et les nouvelles exigences liées à la traçabilité constituent également des préoccupations dans la filière. Pour les organisations de producteurs, ces difficultés successives fragilisent davantage les conditions de vie des planteurs.

Le SYNAP-CI prépare la mobilisation

Face à cette situation, le SYNAP-CI a adressé un préavis de grève au ministre de l’Agriculture, du Développement rural et des Productions vivrières. La date du 16 septembre 2026 est ainsi retenue comme échéance pour le mouvement annoncé.

Le syndicat assure qu’il n’agit pas seul. L’ensemble des organisations de producteurs sont annoncées aux côtés du SYNAP-CI dans cette démarche. Une mobilisation collective destinée à faire entendre les revendications des producteurs et à obtenir des réponses aux difficultés qui affectent la filière.

Avant cette échéance, le président national du SYNAP-CI convoque les coordinateurs et délégués à une importante réunion de concertation. Elle aura lieu dimanche 13 septembre 2026, à 10 heures, au bureau régional du SYNAP-CI à Daloa.

Cette rencontre doit permettre d’examiner la situation, d’harmoniser les positions et de définir les dernières dispositions à prendre avant la date annoncée de la grève.

Présentée comme « exceptionnelle et décisive », la réunion de Daloa doit également permettre de renforcer la cohésion entre les différentes structures du syndicat et de préparer la mobilisation sur le terrain.

À trois jours de la grève annoncée, le SYNAP-CI et les autres organisations de producteurs veulent donc parler d’une seule voix. L’enjeu est désormais de trouver des réponses aux préoccupations liées aux stocks résiduels, au prix du cacao et aux conditions générales de commercialisation, dans une filière qui traverse une période de fortes tensions.

Natacha kouakou

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