La 2eme édition du Colloque International de Proverbes d’Abidjan aura lieu à l’Université Alassane Ouattara de Bouaké au Campus 2 les 17 et 18 mai prochains. A cet effet, nous avons rencontré le professeur Jérôme Kouadio Yao promoteur de l’événement et coordonnateur général du Colloque des Proverbes d’Abidjan qui nous en a dit un peu plus :.
» Je suis Enseignant-chercheur, Professeur Titulaire de Littératures Orales, Professeur des Universités, Spécialiste de la Parémiologie. Mon Université de base est l’Université Alassane OUATTARA, à Bouaké. Je suis aussi le Président de l’Association Internationale des Parémiologues (l’ASSIP), une association qui regroupe des femmes et des hommes qui aiment les proverbes d’Afrique et du reste du monde et qui ont l’ambition de mieux les faire connaître et les mettre au service de la société moderne, et le Coordonnateur Général du Colloque de proverbes d’Abidjan. C’est à ce titre que je vous accorde cet entretien. Les motivations de la célébration des proverbes: Depuis plus de vingt ans, dans le cadre des cours de Littératures Orales, des collègues et moi dispensons des enseignements sur les proverbes, dans certaines universités publiques de Côte d’Ivoire. Il s’agit des Universités Alassane OUATTARA, à Bouaké, Félix HOUPHOUET- BOIGNY de Cocody (Abidjan) et Peleforo Gon COULIBALY de Korhogo. Avec le temps, pendant mes travaux de recherche, j’ai eu à découvrir que l’étude des parémies ou proverbes (notamment les proverbes africains), appelée la parémiologie, amène à connaître la vie des hommes, ainsi que leurs cultures, leurs structures sociales, leurs valeurs sociétales, idéologiques, et des éléments de leur esthétique langagière. En outre, j’ai remarqué que de nombreux proverbes ont été créés à partir de l’observation des êtres et des choses, et que, dès lors, ils ont l’expérience pour fondement. Ce fait leur assure un mode de fonctionnement établi par rapport à leur base expérimentale : il s’agit du mécanisme de fonctionnement par analogie. Les conclusions de mes travaux m’ont alors, permis de prendre conscience de l’importance scientifique du proverbe. En effet, le proverbe est un genre littéraire oral comme le conte ou le mythe, certes, mais il est aussi l’élément fécondateur d’une science humaine ou sociale que je désigne aussi par le vocable Parémiologie. Afin d’aider les gens à mieux cerner la réalité du proverbe et à connaître la Parémiologie, en tant que science, les 9 et 10 décembre 2022, sur l’initiative de l’Association Internationale des Parémiologues, dont je suis le Président, un colloque, que nous avions nommé « Colloque International de proverbes d’Abidjan » avait été organisé à l’Université Félix HOUPHOUET- BOIGNY de Cocody (Abidjan). Au regard de l’intérêt que les universitaires et les chercheurs avaient accordé à ce premier colloque du genre, l‘ASSIP, en collaboration avec des Enseignants –Chercheurs de la majorité des universités publiques de Côte d’Ivoire auxquelles s’ajoutent les Universités Joseph Ki- Zerbo de Ouagadougou et Cheikh Anta Diop de Dakar, a décidé d’organiser la 2ème édition de ce colloque en l’appelant « Colloque International d’Abidjan, 2ème édition ». Définition du proverbe, sa place et son importance dans la société: Défini de manière simple, le proverbe est une parole de sagesse populaire, souvent lapidaire, et de forme courte. Employé pour instruire, éduquer et corriger, il est souvent imagé, normatif, et porte une vérité d’ordre général ou universel. Bien qu’il soit facile de confondre proverbe et d’autres genres courts comme l’adage et le dicton, le proverbe admet toujours des contextes d’emploi. Étant de souche orale, le terrain de prédilection des proverbes est d’abord la société africaine traditionnelle où la parole continue de jouer un rôle important à cause de la communication orale qui y occupe encore une place de premier choix. En Afrique noire, le proverbe joue un rôle dans l’éducation, car il a une dimension pédagogique et didactique. A propos du thème du colloque « Le proverbe dans le monde moderne : de la vulgarisation du patrimoine humain » Un patrimoine est ce qui est considéré comme l’héritage commun. En tant que réalité universelle, le proverbe contient tout ce qui est propre aux hommes (la culture, l’éducation, l’idéologie, la philosophie, etc.). Les objectifs de l’ASSIP: L’objectif principal de l’ASSIP est de faire la promotion de la parémiologie en tant que science humaine, et de faire prendre conscience que, bien qu’il fasse partie du monde traditionnel, le proverbe a un lien avec le monde moderne, car certaines de ces préoccupations rejoignent celles de la société moderne Parmi ses objectifs secondaires figurent l’enseignement des proverbes dans les écoles de Côte d’Ivoire et d’Afrique, et son emploi au quotidien. L’ appel aux populations: Ayant pris conscience que beaucoup de valeurs africaines dont le proverbe avaient été négligées, voire ignorées, des intellectuels africains veulent œuvrer à retrouver certaines de ces valeurs ( comme l’usage des proverbes et la promotion de la parémiologie), et les mettre à la disposition des populations, en général, et à la disposition de la jeunesse africaine dont la branche citadine ne connaît presque rien de la culture du terroir. A cet effet, nous souhaitons que les autorités et les populations ivoiriennes encouragent et soutiennent les actions que l’ASSIP et d’autres mènent pour la réhabilitation des valeurs sociétales africaines en perdition. »
Fidèle à son engagement en faveur de l’éducation et de la promotion de l’excellence scolaire, le Ministre du Plan et du Développement, Souleymane Diarrassouba, a procédé, ce lundi 27 juillet 2026, au lancement officiel de la 4ᵉ édition des Cours de Vacances Ministre Souleymane Diarrassouba (CVAC-MSD). Cette initiative entièrement gratuite est ouverte à tous les élèves, du CP1 à la Terminale, toutes séries confondues.
Le lancement officiel s’est déroulé en présence de Yéo Katiénénéfohoua, Inspecteur de l’Enseignement préscolaire et primaire de Sinzibo et superviseur général des CVAC-MSD, représentant le Ministre Souleymane Diarrassouba. Il est accompagné d’une forte délégation composée de l’équipe en charge de ce programme.
Une initiative devenue une véritable institution
Créés durant les vacances scolaires 2022-2023, les Cours de Vacances Ministre Souleymane Diarrassouba (CVAC-MSD) poursuivent plusieurs objectifs. Occuper utilement les élèves pendant les congés, renforcer leurs acquis, préparer efficacement les candidats aux examens de fin d’année et alléger les charges financières des parents d’élèves.
Au regard du succès rencontré lors des précédentes éditions, le Ministre Souleymane Diarrassouba a décidé d’institutionnaliser cette initiative afin d’en faire un rendez-vous annuel au profit des élèves qui séjournent à Yamoussoukro durant les vacances.
Sept sites d’accueil pour couvrir tout le district
Pour cette quatrième édition, le dispositif connaît une nouvelle extension. Le nombre de sites d’accueil passe de cinq à sept, grâce à l’ouverture de deux nouveaux centres au Groupe scolaire N’Gokro et à Attiégouakro.
Les cours sont désormais dispensés dans les groupes scolaires Kokrénou Mairie, Fondation, Zaher Tahan, Dioulakro, Zinzibo, ainsi que dans les deux nouveaux sites.
Selon les organisateurs, ces établissements ont été retenus afin de rapprocher les cours des différents quartiers et permettre à chaque élève d’accéder facilement à un centre de formation.
Une organisation pédagogique comparable à celle d’une école
Pour garantir des enseignements de qualité, le Ministre Souleymane Diarrassouba a doté les différents sites des moyens pédagogiques nécessaires.
Les établissements ont bénéficié d’opérations d’entretien et de nettoyage. Le fonctionnement des cours reproduit celui d’un établissement scolaire classique avec des cahiers d’appel, des cahiers de notes, des cahiers de textes, des progressions pédagogiques, des unités pédagogiques, des conseils éducatifs ainsi que des évaluations de fin de session.
L’encadrement est assuré par des inspecteurs de l’Éducation nationale, des enseignants certifiés ainsi que du personnel administratif qualifié, recrutés parmi les établissements publics et privés.
« Former les citoyens de demain »
Au terme d’une tournée effectuée dans les différents sites de formation, le superviseur général, Yéo Katiénénéfohoua, s’est réjoui de la forte mobilisation enregistrée dès la première journée.
« Depuis que le Ministre a initié ces cours, nous accompagnons cette activité. Aujourd’hui, nous constatons avec satisfaction que les salles de classe sont déjà bien remplies. Ces cours permettent d’occuper sainement les enfants pendant les vacances, de renforcer leur niveau et de préparer les citoyens de demain », a-t-il déclaré.
Il a indiqué que l’ouverture de deux nouveaux sites répond à l’engouement grandissant des populations.
« Beaucoup de familles n’ont pas les moyens de financer des cours de vacances privés. D’autres souhaitent simplement que leurs enfants soient encadrés pendant les congés. Le Ministre a donc décidé d’étendre le dispositif afin que davantage d’élèves puissent en bénéficier. »
Le superviseur a également insisté sur la qualité du corps enseignant.
« Tous les enseignants recrutés sont des professionnels de l’Éducation nationale. Ils dispenseront les cours jusqu’au 4 septembre afin que les élèves puissent reprendre la prochaine année scolaire avec de solides acquis. »
Un investissement important au service de l’éducation
Selon Yéo Katiénénéfohoua, le Ministre prend intégralement en charge les dépenses liées à l’organisation des cours, notamment les indemnités du personnel, le matériel pédagogique et les récompenses destinées aux meilleurs élèves.
Le coût global de cette quatrième édition est estimé à près de 13 millions de francs CFA.
« L’année dernière, le Ministre a offert plusieurs ordinateurs portables aux meilleurs élèves. Pour lui, ce ne sont pas les moyens financiers qui comptent, mais les résultats obtenus et l’impact de cette action sur la réussite des enfants », a-t-il souligné.
Un engagement durable pour la réussite scolaire
Ouverts à tous les élèves, y compris ceux venus passer leurs vacances à Yamoussoukro, les Cours de Vacances Ministre Souleymane Diarrassouba sont désormais devenus une référence dans le paysage éducatif local.
À travers cette initiative sociale, le Ministre Souleymane Diarrassouba réaffirme sa volonté de promouvoir l’égalité des chances, de soutenir les familles et d’investir durablement dans la formation de la jeunesse, convaincu que l’éducation demeure le socle du développement de la Côte d’Ivoire.
L’Université Polytechnique de Man boucle une année exceptionnelle. 287 nouveaux diplômés, des taux de réussite à 100% en ingénieur et un appel lancé aux entreprises pour recruter ses cadres formés dans les Mines, l’Énergie et la Métallurgie.
ABIDJAN, le 23 juillet 2026 – C’est à l’antenne de Cocody Angré 7e Tranche que le Prof. Coulibaly Lacina, Président de l’Université Polytechnique de Man, a dressé le bilan de l’année académique 2025-2026 devant la presse. Et le bilan est solide. Sur 1390 étudiants inscrits, l’UPM a formé 287 diplômés : 187 Licences, 67 Masters et 36 Ingénieurs d’État. La qualité est le maître-mot. Le taux de réussite atteint 98,75% en Master 2. En cycle ingénieur, 3 filières affichent 100% de réussite. En classes préparatoires, 89,79% d’admis dont 24 intégrés à l’INP-HB, à l’Université de San Pedro et dans des écoles d’ingénieurs en France.
Un encadrement de proximité et des formations adossées à l’emploi
Cette performance s’explique par un taux d’encadrement unique : 1 enseignant pour 7 étudiants, contre 1/25 recommandé par l’UNESCO. L’UPM mise aussi sur les professionnels. Ils assurent jusqu’à 80% des enseignements* dans les filières techniques.
L’université forme exclusivement dans les secteurs stratégiques : Mines, Énergie, Matériaux, Métallurgie, Géologie et Agronomie. Résultat, l’insertion professionnelle des ingénieurs 2024-2025 dépasse 94% en Énergie et 81% en Mines. Depuis son ouverture, l’UPM a déjà mis 2018 diplômés sur le marché du travail.
L’UPM lance un appel aux entreprises
Forte de ces résultats, la Direction lance un appel clair au secteur privé. « Vous recrutez dans les mines, l’énergie, le BTP, la métallurgie ou la géologie ? L’UPM met à votre disposition des ingénieurs, masters et licenciés formés et immédiatement opérationnels » a déclaré le Prof. Coulibaly Lacina. « Nous ne formons pas pour former. Nous formons pour répondre aux défis de développement de la Côte d’Ivoire » a-t-il souligné.
8 nouveaux bâtiments en construction
Pour accompagner cette croissance, le Président de la République, SEM Alassane Ouattara a validé un programme d’extension : 8 bâtiments sont en chantier à Man. Au programme : salles de TP, de TD, 180 bureaux, un amphithéâtre de 540 places et un laboratoire de traitement des minerais.
Le Président de l’UPM a salué l’engagement de l’État et remercier le Chef de l’État SEM Alassane Ouattara, le Vice-président SEM Koné Tiémoko Meyliet, le Premier ministre SEM Robert Beugré Mambé, le Vice-premier ministre SEM Téné Birahima Ouattara et le ministre Adama Diawara pour cette dynamique.
L’Université Polytechnique de Man. L’Excellence au quotidien.
Mots clés : UPM, Université Polytechnique de Man, Enseignement supérieur, Recrutement ingénieurs Côte d’Ivoire
L’université internationale Albert Bernadette accueillera au cours de la rentrée 2026-2027, des étudiants affectés par l’État de Côte d’Ivoire. C’est le fruit d’un travail abattu par Solange Gahié, fondatrice de cette institution avec son équipe qui ont obtenu l’homologation du CAMES. La cérémonie d’inauguration s’est tenue le vendredi 3 juillet 2026 devant un parterre d’autorités administratives, coutumières et universitaires.
Bâtie sur une superficie de 20 hectares, l’université Albert et Bernadette dispose d’une dizaine d’amphithéâtre, et formera les étudiants dans les filières d’anglais, science de la terre et ressource minière, science littéraire et de la langue, science économique et de gestion, science juridique administrative et politique option droit public et droit privé, science des langues et communication. Fondée par Solange Gahié, l’université accueillera dès la rentrée académique 2026-2027, les étudiants affectés par l’État. Professeur Djédjé Bohui Hilaire recteur de l’institution a indiqué que répondant aux normes internationales, l’université Albert et Bernadette à vocation à développer une orientation thématique qui lui permette à terme au-delà de la diplomation, » d’être à la pointe de la qualification en articulation avec le monde sur la base du potentiel économique de toute la région « . Assamoi Della Bernard, secrétaire général 1 de préfecture représentant le prefet de la région du Goh, a exprimé sa satisfaction quant à l’inauguration du temple de savoir. » En ouvrant officiellement cette université, nous ouvrons les portes d’un avenir prometteur pour notre jeunesse et pour notre nation ». C’est pourquoi, il a invité les étudiants à faire de cet espace, un endroit de convivialité où l’esprit critique doit être leur leitmotiv, et de promouvoir l’excellence.
L’implantation de cette université répond aux normes de rapprochement de l’enseignement supérieur dans la région du Goh, qui constituera à coup sûr à un pôle économique longtemps recherché par les habitants de la cité du fromager.