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Société

Côte d’Ivoire : Depuis l’exil, un Chef Wê lance un cri de coeur

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Aimé Guei est le chef démocratiquement élu par la population de Gohouo dans le Canton Zarabaon, sous préfecture de Zou dans le département de Bangolo.

Elu en mars 2019, alors qu’il avait 32 ans, le plus jeune chef de toute la région du Guémon a fait preuve de charisme et de maturité à plusieurs niveaux. Il a honorifiquement relevé le niveau de la chefferie du village. En plus de la notabilité, Il a formé un bureau administratif de la chefferie étant le premier démembrement de l’administration. Il a structurer son village de sorte à créer un climat de cohesion et de paix entre autochtones, autochtones et halogènes de son village. Il est tiré pour être un chef exemplaire par tous.

Son mal est d’être parfois trop charismatique face à certaines situations qui lui attirent le courroux des plus forts. Suite à un incident produit dans les environs de son village, dont certains jeunes dudit village seraient impliqués, a mis en mal le chef qui réside à l’exil depuis plusieurs mois.

A travers un post sur sa page Facebook, le chef denonce et interpelle.

 » IL EST TEMPS DE PARLER

Je suis Aimé Guei chef de village de gohouo zarabaon sous préfecture de Zou département de Bangolo .
Dans la nuit du 2 au 3 novembre un incident malheureux s’est produit sur l’axe Gohouo – Zou.
Vers 22 heures mon secrétaire Tindé Joël m’appelle pour me dire qu’il y a des tire d’arme sur la route de Zou alors qu’une patrouille de la gendarmerie venait de passer, je lui ai dit de plus s’informer et me faire le retour comme à son habitude.


laffiche de campagne pour l’élection du chef Guei 2019

Après il me rappelle qu’il se peut que les gendarmes soient tombé sur un groupe de braqueur et qu’on déplore un mort de part et d’autre avec désolation j’ai dis ok attend qu’il fasse jour pour avoir plus d’informations quant les renfort seront là . Le matin tout le monde va sur les lieux du désastre avec la gendarmerie pour en savoir plus. Quand il m’as confirmé la mort du gendarmes et d’un jeune du village j’ai automatiquement appelé le sous préfet de zou pour lui souhaiter mes condoléances puisque le CB ne décrochait et profiter pour dire au sous préfet que la chefferie de gohouo zarabaon était à leur disposition pour l’enquête. Vers 10h mon secrétaire me dit que le CB a convoqué deux jeunes du village à qui il a demandé de partir, j’ai dis ok attendons la suite alors. Jusqu’à 18h il n’y avait aucune nouvelle des jeunes et à 19h le CB demande à mon secrétaire de venir pour nous c’est normal puisque c’est pas nouveau d’être témoin de certains affaires à la gendarmerie et même à la sous-préfecture.

Le chef Guei Aimé au suivi d’un chantier de réalisation de pont sur l’axe de son village

Il est 22h et mon secrétaire n’est pas encore reçu pire on lui dit de ne pas sortir. A 23h un de mes notables m’appelle pour me dire que mon secrétaire est accusé de faire partie des gens qui veulent organiser une rébellion contre le pouvoir en place, énervé je le rassure que je serai dans le premier car pour les rejoindre,Le lendemain comme prévu je prends un car pour bangolo. Arrivé à yamoussokro on m’appelle pour me dire que le village est en ébullition la gendarmerie passe tout le village à tabac sans tenir compte de l’âge ni de quoi que ce soit, c’est la débandade, ils ont cassés et pillé ma maison, je pèse mes mots, même mon bureau n’a pas été épargné. Ils avaient une seule chose à la bouche (montré nous ou se trouve votre chef sinon personne ne restera dans ce village, lui seulement si ont le voir on l’abat sur le champ ) de plus en plus surpris je décide de faire escale à Daloa chez un ami pour comprendre ce qui se passe exactement. Après mon cousin m’appelle pour me dire que je suis accusé d’être le cerveau d’une rébellion qui se prépare à l’ouest dépassé je dis ok demain on aura plus d’informations. A 22h mes voisins me disent que ma cour de bangolo est envahi par des gendarmes, ils ont décrochés tout les plafond comme celle du village leurs prétexte ils cherchent des armes que j’aurais caché. Pour préserver ma vie je suis resté à Daloa pendant un bon moment car si ce n’était la gentillesse d’un ami gendarmes je serai mort depuis 2020 après la désobéissance civile et le boycott auquel j’ai participé à tant que citoyen ivoiriens. Au total plus de 25 jeunes de chez moi y compris mon secrétaire croupissent à la maca, ils sont même interdit de visite. Le cas le plus flagrant c’est l’arrestation le 4 janvier 2024 de Ye Douho Aubin un cousin que j’avais contacté bien avant l’incident pour changer la monture de mes lunettes. Il l’ont tellement frappé que sa mère s’est évanouie quand elle est partie le voir, il est aussi à la maca sans jugement et aussi interdit de visite. Je fais ce poste pour interpeller les cadres wê surtout et pour tous ceux épris de paix et de justice pour dire que des innocents croupissent en prison sans que personne ne parle ou ne saches. Je parles pas de moi car ils ont déjà mis des tueurs à mes trousse donc je suis déjà entre la vie et la mort sans même que la justice de mon pays ne me signifie ceux dont je suis accusé . Je crains plus pour ma vie mais que les deux députés de bangolo que son l’honorable Doh Simon et l’honorable Guei Ignace puissent se saisir du dossier pour libérer les innocents qui ont pour malheur de me connaître et avoir mon numéro . Quant je dis pour moi n’est plus important c’est pas parce que je suis coupable, comme je le disais plus haut après le succès de la désobéissance civile et le boycotte des élections, le préfet de bangolo avait instruire la gendarmerie de bangolo de m’arrêter le 31 décembre 2020 quand les jeunes qui me protège seront occupés par la fête et c’est grâce à un ami qui a participé à la réunion que j’ai quitté ma maison le 28 décembre 2020 pour ne revenir que le 15 mars 2021. En faites des gens cherche à m’éloigner de l’ouest car connaissant mon impact sur la jeunesse wê. Sinon eux même savent que c’est pas avec 200f qu’ont organise rébellion. Je vous donnerai prochainement les noms et photos de ceux qui sont à mes trousse. »

Chef Guei Aime, chef du village de Gohouo

Société

Bouaké/ Assahoré Konan Jacques invite les jeunes à saisir les opportunités d’emploi.

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Le président du Conseil régional de Gbêkê, Assahoré Konan Jacques, a invité les jeunes de la région à saisir les différentes opportunités de formation, de financement et d’emploi mises à leur disposition par le gouvernement et le Conseil régional, afin de favoriser leur insertion socioprofessionnelle. Il a lancé cet appel, le vendredi 24 juillet 2026, à l’occasion de la troisième session ordinaire du Conseil régional de Gbêkê, tenue à l’hôtel Vinciane de Bouaké, en présence de plusieurs personnalités politiques, administratives et coutumières.

Cette session avait notamment pour objectif de faire le point sur l’exécution du budget primitif et d’adopter le budget modificatif n°1 de l’année 2026. Elle a également permis de dresser un bilan à mi-parcours de l’année, afin d’identifier les besoins urgents des populations. À cette occasion, Assahoré Konan Jacques a félicité les conseillers régionaux pour leur implication dans la réalisation et la remise de 160 ouvrages aux populations au début du mois de juillet.

Dans son allocution, il a exhorté les jeunes à s’inscrire dans la troisième phase du Contrat de désendettement et de développement (C2D3), afin de bénéficier de financements et d’un accompagnement pour la réalisation de leurs projets et la création d’activités génératrices de revenus:« L’une de nos préoccupations majeures, c’est l’emploi de nos jeunes. En effet, le gouvernement met en place beaucoup de projets pour occuper sainement nos jeunes. Alors, je pense que nos jeunes doivent prendre conscience et saisir ces opportunités. Ils doivent se dire que le gouvernement fait beaucoup pour eux et qu’ils doivent l’accompagner en s’inscrivant dans cette dynamique et dans les projets qu’il initie pour leur permettre d’être autonomes. Je les invite à s’inscrire dans cette nouvelle phase du C2D3 afin de bénéficier de ces accompagnements », a-t-il conseillé.

Poursuivant, le président du Conseil régional a expliqué que l’adoption du budget modificatif vise à poursuivre la mise en œuvre des projets de développement au bénéfice des populations, notamment dans les domaines des infrastructures éducatives et sanitaires, de l’accès à l’eau potable et d’autres secteurs prioritaires:« Vous savez que la gestion d’un Conseil régional est une gestion prévisionnelle. En début d’année, nous avons fait une programmation pour réaliser un ensemble de projets. Chemin faisant, nous avons eu des situations qui nécessitaient que nous modifiions le budget pour prendre en compte les ressources additionnelles qui se sont dégagées et ajuster les dépenses », a-t-il fait savoir.

En outre, Assahoré Konan Jacques a appelé à l’unité et à la cohésion au sein de la chefferie traditionnelle, dans un contexte marqué par des mésententes. Il a, à cette occasion, offert, au nom du Vice-Premier ministre, un minicar à la chefferie traditionnelle afin de faciliter sa mobilité lors de ses différentes rencontres.

Au nom de la chefferie traditionnelle, le président régional de la Chambre des rois, Nanan N’Goran Koffi II, a exprimé sa gratitude au donateur et réaffirmé l’engagement des chefs traditionnels à œuvrer en faveur de la cohésion:« Nous voulons la cohésion, une Côte d’Ivoire solidaire, une Côte d’Ivoire réunie et une Côte d’Ivoire qui se développe davantage », a-t-il déclaré.

De son côté, le préfet de Sakassou, Tiebgé Bonaventure, représentant le préfet de région, préfet du département de Bouaké, a félicité le président du Conseil régional et l’ensemble des conseillers pour les nombreux ouvrages réalisés en vue d’améliorer les conditions de vie des populations.

Prince Koffi

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Accident de Touba-Biankouma : Diarra Transport lourdement sanctionnée, sa carte de transporteur suspendue

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Les premières conclusions de l’enquête administrative sur le dramatique accident de la circulation survenu sur l’axe Touba-Biankouma sont sans appel. À l’issue des investigations menées par le Bureau Enquête et Analyse Accident (BEA), le Ministère des Transports et des Affaires Maritimes a décidé de prendre de sévères sanctions à l’encontre de la compagnie Diarra Transport, mise en cause dans ce drame qui a coûté la vie à plusieurs personnes.

Saisi le 13 juillet 2026, le BEA avait pour mission de déterminer les circonstances exactes de l’accident ainsi que les éventuels manquements techniques et administratifs. Selon le rapport préliminaire, plusieurs irrégularités ont été relevées dans la gestion du parc automobile de la société. Les enquêteurs évoquent notamment des violations de la loi d’orientation du transport intérieur de 2014 ainsi que de la réglementation de 2017 relative au contrôle technique des véhicules.

Face à la gravité des faits constatés, le Ministère des Transports et des Affaires Maritimes a décidé d’agir sans attendre l’issue de la procédure judiciaire. À compter du 24 juillet 2026, la carte de transporteur de Diarra Transport est suspendue, entraînant de fait l’arrêt de ses activités.

En outre, l’ensemble des autocars de la compagnie devra être transféré à Abidjan afin d’être soumis à une inspection technique approfondie et à un contrôle de conformité administrative sous la supervision des services compétents du Ministère.

La reprise des activités de la société sera également conditionnée à la présentation du Certificat d’Aptitude de Conducteur Routier (CACR) pour chacun de ses chauffeurs. Ce document, obligatoire pour l’exercice de la profession, devra être produit avant toute remise en circulation des véhicules.

Sur le plan financier, Diarra Transport devra régler l’ensemble des amendes liées aux infractions routières commises par ses véhicules, ainsi que les frais engagés dans le cadre de la prise en charge des conséquences de l’accident.

Au-delà de cette affaire, le Gouvernement entend adresser un message fort à l’ensemble des transporteurs routiers. Ces sanctions illustrent la volonté des autorités de renforcer le respect des normes de sécurité et de lutter contre les comportements mettant en danger la vie des usagers de la route.

Dans son communiqué signé par le Directeur de Cabinet, Dioman Coné, le Ministère rappelle que ces mesures entrent en vigueur dès leur publication et resteront applicables jusqu’à leur exécution complète, sans préjudice des poursuites judiciaires qui pourraient être engagées contre les personnes concernées.

À travers cette décision, les autorités réaffirment leur détermination à promouvoir un transport routier plus sûr et à faire respecter le mot d’ordre : « Stop à l’incivisme sur la route. »

Christ Kémondé

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Univers du Bois en Cote d’Ivoire

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Koffi Kouadio Guy
Président de l’UAPB-CI fait une plaidoirie:
 » Nous demandons a l’Etat d’engager un dialogue entre le ministère des Eaux et Forêts, les industriels du Bois, et les artisans. »

Apres son investiture le 13 juin dernier a Yamoussoukro comme Président de l’Union des Artisans Professionnels du Bois de Cote d’Ivoire (UAPB-CI), Koffi Kouadio Guy par ailleurs Président de la Chambre Régionale de Métiers de Yamoussoukro s’est penche sur la question cruciale de l’avenir du Bois en Cote d’Ivoire.
C’était le mercredi 22 juillet en ses bureaux sis a Toumodi.

Le président de l’Union des artisans professionnels du bois de Côte d’Ivoire (UAPBCI) a appelé les pouvoirs publics à renforcer les mesures en faveur de la filière bois, notamment à travers le reboisement, un meilleur accès des artisans au bois d’œuvre et une concertation permanente entre l’État, les industriels et les professionnels du secteur.
Il s’exprimait relativement aux défis de la profession.

Investie officiellement le 13 juin dernier à Yamoussoukro, l’Union des artisans professionnels du bois de Côte d’Ivoire (UAPBCI) entend faire du reboisement l’une de ses priorités. Selon son président Koffi Kouadio Guy, cette initiative répond à un double objectif : lutter contre les effets du changement climatique et garantir la pérennité des métiers du bois.
Il a rappelé que, dans les années 1960, le bois figurait parmi les principales richesses économiques du pays. Toutefois, l’exploitation intensive des ressources forestières, sans reboisement suffisant, a progressivement fragilisé la filière.

Regroupant plus de 1 500 artisans répartis sur l’ensemble du territoire national, l’organisation souhaite mobiliser ses membres autour d’importants programmes de reboisement. Elle déplore cependant le manque de terres disponibles pour développer ces plantations.
Le responsable de l’UAPBCI a également dénoncé les difficultés d’approvisionnement en bois auxquelles sont confrontés les artisans. Pour lui, une grande partie de la production nationale est destinée à l’exportation, tandis que le marché local reste insuffisamment approvisionné, poussant certains professionnels vers le sciage clandestin, une pratique interdite par la réglementation ivoirienne et passible de lourdes sanctions.
Face à cette situation, il a exhorté les artisans à se conformer à la législation en obtenant les agréments requis et en s’approvisionnant exclusivement auprès des circuits autorisés.

L’organisation plaide par ailleurs pour la mise en place de centrales d’achat régionales afin de faciliter l’accès au bois, notamment pour les artisans installés dans les localités situées au-delà du 8ᵉ parallèle, où les scieries sont peu nombreuses et où les coûts de transport restent élevés.

Le président de l’Union appelle également l’État à engager un dialogue entre le ministère des Eaux et Forêts, les industriels du bois et les artisans afin d’améliorer la disponibilité de la matière première sur le marché local, de favoriser une meilleure régulation des prix et de préserver les emplois dans la filière.
Estimant que les métiers du bois demeurent de véritables opportunités d’insertion professionnelle pour les jeunes, il regrette qu’ils attirent de moins en moins de candidats malgré leur fort potentiel économique.

En conclusion, Koffi Kouadio Guy a lancé un appel à tous les Ivoiriens à participer aux efforts de reboisement en plantant chacun un arbre, rappelant que « le bois, c’est la vie », un geste indispensable pour préserver les ressources forestières et assurer l’avenir de toute la filière.

Alassane Digbeu

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