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Société

Obsèques de l’ex-Président Ivoirien : Le yako du Maire Kah Zion à sa mère Bomo Henriette Bédié

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La rencontre entre Henri Konan Bédié et Bomo Henriette, débutée pour la première fois à Koukourandoumi en 1954, a pris brusquement fin le 1er août 2023 suite à la disparition subite du premier, à Abidjan. Un méfait qui continue de « ravager » encore les Ivoiriens, sa famille politique et biologique et, en particulier, Maman Bomo Henriette Bédié, son épouse et ses enfants.
Une douleur qui, bien qu’atroce, est dignement surmontée tout de même par Maman Bomo Henriette Bédié, à en croire son fils Kah Zion Dénis, Maire de Toulepleu et Haut représentant spécial du président THIAM dans le District Autonome des Montagnes . C’est pourquoi en ce samedi 1er juin 2024, date de la séparation définitive des deux tourtereaux, l’un des bras séculiers du président du PDCI-RDA dans le District Autonome des Montagnes lui exprime, toute sa compassion. Ci-dessous, l’intégralité de son adresse à « sa maman Bomo Henriette Bédié ».

« Mon yako filial à ma mère Bomo Henriette Bédié très « ravagée », mais digne dans la douleur. C’est aujourd’hui, que la terre de Pèpressou accueillera et se refermera à jamais sur notre Père, le Président Henri Konan Bédié que le pays entier continue de pleurer pour longtemps encore.

Le monde entier a exprimé sa compassion, l’Afrique a dit ses condoléances, les Ivoiriens dans leur ensemble ont marqué leur solidarité, les militants du PDCI-RDA ont démontré leur soutien aux populations de Daoukro, de Pèpressou, de Koukourandoumi…, mais, même ce grand élan national et international ne saurait éteindre la douleur qui est celle de notre Maman Henriette Konan Bédié.

C’est aujourd’hui, que la séparation aura lieu et c’est à partir de ce soir que Maman sentira véritablement le vide que celui avec qui elle a vécu plus de 65 ans comme les deux faces d’une seule main.
Le vide qu’un homme comme le président Henri Konan Bédié laisse est incommensurable. Surtout quand, comme Maman Henriette Bédié l’a fait, vous avez partagé sa vie, avec la plus passionnante des complicités de la tendre enfance jusqu’à son rappel à Dieu.

De la rencontre pour la première fois à Koukourandoumi en 1954 au dernier Gala de l’ONG Servir, en passant par le mariage en 1957 à Poitiers, par l’Ambassade de la Côte d’Ivoire aux Etats-Unis ; par le ministère de l’Economie ; par Washington à la Banque Mondiale ; par l’Assemblée Nationale et la Présidence de la République de Côte d’Ivoire ; par l’exil forcé à Paris, suite au coup d’Etat de décembre 1999 et le retour triomphal à Abidjan en octobre 2001 ; par les dîners de réconciliation entre les couples Bédié et Ouattara à la rue Beethoven à Paris en septembre 2004 puis à Mougins ; par les tournées à travers le pays entre 2007 et 2010…, Maman Henriette a toujours été cette femme complémentaire, conseillère, réconfortante, parfois même refuge et source d’inspiration pour le président Bédié.

On se souvient que lors du troisième anniversaire de l’appel politique de Daoukro, le Président Bédié, « Le Sphinx », lui rendait publiquement hommage: « Je ne peux terminer cette allocution sans adresser un mot spécial à mon épouse adorée, source d’inspiration intarissable. Son soutien constant depuis tant d’années, son amour, sa patience et sa compréhension ont fait de moi, l’homme que je suis devenu et je tiens à l’en remercier de tout cœur. Je vous invite à vous joindre à moi pour la saluer. Mme Bédié, ma biche royale, fais-moi l’honneur et le plaisir de me rejoindre ici », avait-il clamé.

Oui, elle a été de tous le parcours du président Bédié. Oui, Maman Henriette Bédié a connu le pouvoir et le secret du palais présidentiel aux côtés de l’héritier d’Houphouët-Boigny, mais aussi l’exil, les frustrations, les humiliations et le stress aux côtés de celui qu’elle n’a jamais cessé d’aimer. « Vous savez, ils l’ont sous-estimé un petit peu quand même, parce que c’est la force tranquille, c’est quelqu’un qui parle très peu mais qui agit. D’où son nom « le sphinx » ! C’est un mari adorable, plein d’humour mais il parle peu », confiait-elle lors d’une interview accordée à RFI, il y a quelques années.

Au moment où « N’zuéba » quitte ainsi définitivement sa « biche royale » après 65 ans de vie de couple, le film de tout le parcours doit défiler dans la tête de Maman. Mais, comme elle l’a appris depuis des décennies, elle conjugue courage et dignité dans la douleur et face au monde… Elle est forte, très forte même. Parce qu’elle sait qu’une fois le père parti, la mère est la seule, vers qui les regards des enfants se tournent. Les militants du PDCI-RDA, fils et filles du président Bédié, ont le regard tourné vers Maman Henriette Bédié, en qui l’image du président se perpétue.

Maman Henriette Konan Bédié, croyante, tu l’as été et tu le demeureras, comme l’a été et le demeure à jamais le président Henri Konan Bédié, ta moitié. Alors, je suis à mon modeste niveau, celui qui feuillète pour sa mère, la Sainte Bible pour rappeler que la veuve, aux yeux du Seigneur est une priorité : (Jérémie 49 v. 11). « Quand, vers les tisons morts, tu courberas la tête, quand, au foyer éteint, tu seras seule un soir, Oh ! laisse pénétrer dans ton âme inquiète ce doux rayon divin, ce lumineux espoir il est, auprès de Dieu, des demeures, des places, et Jésus te prépare, en ce lieu de repos, le revoir attendu, dans l’éclat de sa face, après avoir vaincu la mort et le tombeau ! Dans sa course, ici-bas, la faible créature voit les vides se faire, et commence à gémir; mais Dieu, qui les permit, dispense avec mesure les biens comme les maux et ne veut que bénir. Il calme doucement l’être qui se désole, il veut mettre le baume en ton cœur déchiré ; C’est lui qui te blessa, c’est lui qui te console ».

Le Président Bédié est allé vers le créateur, sa moitié reste, comme une référence auprès de ceux qu’il a tant aimés.

Yako, Yako, Maman, les militants du PDCI-RDA sont et seront avec toi; la Côte d’Ivoire ne t’abandonnera pas « .

Ouncado Pierrot

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Société

CANTON NIDROU : COHÉSION, FRATERNITÉ ET DÉVELOPPEMENT AU CŒUR DE LA RENCONTRE DE MADAME LE MINISTRE D’ÉTAT OULOTO-LAMIZANA AVEC SES PARENTS

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Le samedi 12 septembre 2026, la Ministre d’État Anne Désirée OULOTO-LAMIZANA était au domicile du doyen Tyeoulou Dyela Félix, sis à Abidjan Cocody -Attoban entourée des parents du canton Nidrou, dans le département de Toulepleu.

Un moment chaleureux de retrouvailles, d’écoute et de partage avec ses aînés, ses frères, ses sœurs et l’ensemble des cadres qui, au fil des années, l’accompagnent avec bienveillance de leurs conseils et de leurs bénédictions.

Dans une atmosphère conviviale, la Ministre d’État est revenue sur les avancées enregistrées dans la région : désenclavement routier, renforcement des infrastructures sanitaires et accès à l’électricité, désormais effectif à 100% dans le canton Nidrou.

Les échanges ont également ouvert une fenêtre sur l’avenir, avec les perspectives 2026-2030 : consolider les acquis, accélérer la transformation de la région et améliorer durablement le quotidien des populations.

En clôturant la rencontre, la Ministre d’État, ministre de la Fonction Publique et de la modernisation de l’administration, présidente du conseil régional du Cavally a exprimé sa gratitude : « Merci au doyen Tyeoulou Dyela Félix pour son accueil fraternel et ses sages conseils. Merci aux forces vives du canton Nidrou pour leur confiance et leur engagement constant aux côtés du Président Alassane OUATTARA. »

Par Kevin Bakou

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Société

EMAPE : A Pakouabo, le planetGOLD mise sur le financement et les technologies sans mercure

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Les acteurs de l’Exploitation minière artisanale et à petite échelle (EMAPE) de l’or sont appelés à passer du constat des difficultés à la recherche de solutions concrètes. C’est l’un des principaux enseignements de l’Atelier annuel des Parties Prenantes 2026 du projet planetGOLD Côte d’Ivoire, organisé jeudi 10 septembre 2026 dans la salle de réunion de la Sous-préfecture de Pakouabo.

Placée sous le thème « Vers une exploitation aurifère sans mercure et inclusive : renforcer la transition écologique et l’accès aux services financiers pour les communautés du secteur de l’EMAPE de l’or », la rencontre a réuni représentants de l’administration, collectivités territoriales, communautés minières, coopératives, institutions financières, compagnies minières, équipementiers, universitaires, société civile et médias.
Représentant le Préfet de la région de la Marahoué, Préfet du département de Bouaflé, le Sous-préfet de Pakouabo, Gbadeu Sigbeu Donatien, a remercié les organisateurs pour le choix porté sur sa localité pour abriter cet atelier annuel.
L’objectif était clair : identifier les conditions permettant aux exploitants et aux coopératives de franchir un nouveau cap dans la professionnalisation de leurs activités.
Le financement, un levier de transformation
Au cœur des échanges, l’accès aux équipements modernes s’est imposé comme une préoccupation majeure. Comment permettre aux coopératives d’investir dans des technologies plus performantes sans supporter immédiatement le poids d’un investissement important ?
Le leasing d’équipements a été présenté comme une piste de financement susceptible de faciliter cette transition. Ce mécanisme pourrait permettre aux exploitants d’accéder à des équipements modernes tout en limitant la pression financière liée à leur acquisition.
Cette réflexion s’est prolongée autour de la rentabilité des technologies sans mercure, à travers le thème « Rentabilité des technologies sans mercure – Investir pour gagner plus ». L’objectif était notamment de déconstruire l’idée selon laquelle l’abandon du mercure serait nécessairement synonyme de coûts supplémentaires et de baisse de rentabilité.
Les interventions d’Activa Assurances, d’Atlanta Assurances, de Koss Technologie SARL, du Dr Keita Moussa et des experts de l’ONG IMPACT ont mis en évidence le lien étroit entre financement et structuration des activités.
Pour accéder davantage aux services financiers, les acteurs doivent notamment renforcer la formalisation, la traçabilité, la transparence dans la gestion et les compétences.
« Quand l’activité évolue, il faut accepter de passer à une étape supérieure », a souligné le président du Comité de pilotage du projet planetGOLD Côte d’Ivoire, Dr Franck Aimé Esso.
Produire de l’or sans sacrifier l’environnement
Pour les participants, la transformation du secteur ne peut cependant être dissociée des enjeux environnementaux et sanitaires. Le creusage anarchique et l’utilisation du mercure demeurent des pratiques préoccupantes pour les écosystèmes et la santé humaine.
Directeur du Centre ivoirien antipollution (CIAPOL), le Professeur Yapo Ossey a appelé les acteurs à davantage de responsabilité, notamment dans la perspective de préserver les ressources naturelles pour les générations futures.
Le choix de Pakouabo revêt, à cet égard, une portée particulière. Située dans la zone de Bouaflé, territoire d’intervention de planetGOLD Côte d’Ivoire, la localité constitue un espace de mise en œuvre de l’Approche Juridictionnelle et Paysagère, qui vise à renforcer la coordination des acteurs autour de l’EMAPE et de la gestion durable des ressources.
À travers cet atelier, planetGOLD Côte d’Ivoire entend ainsi faire évoluer le modèle de l’EMAPE autour d’un triptyque : formaliser, financer et produire autrement. L’ambition est de faire émerger une exploitation aurifère plus formelle, plus sûre, inclusive et économiquement viable, progressivement débarrassée du mercure. L’enjeu dépasse donc la seule activité minière : il s’agit de faire de l’or une source de développement sans compromettre la santé des populations ni l’environnement.

Natacha kouakou

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Crise du café-cacao : le SYNAP-CI prépare la riposte du 16 septembre

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La crise qui secoue la filière café-cacao prend une nouvelle tournure. Le Syndicat national des producteurs de café-cacao de Côte d’Ivoire (SYNAP-CI) prépare une mobilisation pour le 16 septembre 2026, avec le soutien annoncé de l’ensemble des organisations de producteurs.

Sur le terrain, les difficultés persistent. Des stocks résiduels de la campagne 2025-2026 demeurent, selon le SYNAP-CI, entre les mains de nombreux producteurs. Leur écoulement reste une préoccupation majeure pour les planteurs, confrontés à des difficultés financières alors que la nouvelle campagne se profile.

À cette situation s’ajoute le nouveau prix annoncé pour la campagne 2026-2027. Son niveau suscite de fortes inquiétudes chez les producteurs, qui estiment que leurs revenus restent sous pression face aux charges de production, de transport et d’entretien des plantations.

La commercialisation et les nouvelles exigences liées à la traçabilité constituent également des préoccupations dans la filière. Pour les organisations de producteurs, ces difficultés successives fragilisent davantage les conditions de vie des planteurs.

Le SYNAP-CI prépare la mobilisation

Face à cette situation, le SYNAP-CI a adressé un préavis de grève au ministre de l’Agriculture, du Développement rural et des Productions vivrières. La date du 16 septembre 2026 est ainsi retenue comme échéance pour le mouvement annoncé.

Le syndicat assure qu’il n’agit pas seul. L’ensemble des organisations de producteurs sont annoncées aux côtés du SYNAP-CI dans cette démarche. Une mobilisation collective destinée à faire entendre les revendications des producteurs et à obtenir des réponses aux difficultés qui affectent la filière.

Avant cette échéance, le président national du SYNAP-CI convoque les coordinateurs et délégués à une importante réunion de concertation. Elle aura lieu dimanche 13 septembre 2026, à 10 heures, au bureau régional du SYNAP-CI à Daloa.

Cette rencontre doit permettre d’examiner la situation, d’harmoniser les positions et de définir les dernières dispositions à prendre avant la date annoncée de la grève.

Présentée comme « exceptionnelle et décisive », la réunion de Daloa doit également permettre de renforcer la cohésion entre les différentes structures du syndicat et de préparer la mobilisation sur le terrain.

À trois jours de la grève annoncée, le SYNAP-CI et les autres organisations de producteurs veulent donc parler d’une seule voix. L’enjeu est désormais de trouver des réponses aux préoccupations liées aux stocks résiduels, au prix du cacao et aux conditions générales de commercialisation, dans une filière qui traverse une période de fortes tensions.

Natacha kouakou

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