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Interview: M. François d’Assise GRAOUROU (Cadre du PPA-CI) donne les raisons du refus du 4e mandat d’ADO

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Au travers de notre micro, M. François d’Assise GRAOUROU, cadre du PPA-CI énumère les raisons fondamentales du refus du 4e mandat d’ADO en Côte d’Ivoire. Ce sont l’augmentation du prix du courant et du carburant, la chèreté de la vie, l’entretien du climat de corruption et d’impunité, l’inégalité de la justice, l’accroissement de la pauvreté et de la dette extérieure, l’augmentation du nombre de jeunes chômeurs et le refus d’être le leader des PPTE puis la détruction des maisons et des sites religieux. Entretien…!

Crocinfos.net : L’ex-Président Ivoirien Laurent Gbagbo, par ailleurs président du PPA-CI sera candidat de votre parti politique à l’élection présidentielle d’octobre 2025. Les raisons d’un tel choix.

Je suis Graourou François d’assise, Cadre du PPA-CI, originaire de la Région du Guémon, natif du Département de Bangolo et fils de la fédération sous-préfectorale de Gohouo Zagna. Je voudrais vous remercier pour la lucarne que vous m’offrez pour décrypter la situation socio-politique nationale en Côte. En effet, le contexte m’y oblige, permettez-moi de souhaiter au WOODY de Mama,SEM Laurent Gbagbo; Happy Birth Day (HBD), héritier de Lumumba, HBD ami et frère de Sankara, HBD, inspiration de la nouvelle génération (Goita, Traore, Tchiani). HBD digne fils d’Éburnie notre mère Patrie et Digne fils de MAMA AFRIKA. Dieu est dans ton combat et il aboutira avant de te rappeler à ses côtés. En effet, la convention tenue le 10 mai 2024 au Sofitel à Abidjan est venue entériner le souhait et la volonté de tous les militants et militantes suivant la structuration pyramidale de notre Parti politique. Alors répondant à votre préoccupation, m’en vais-je vous dire que nous allons à cette élection pour la gagner et c’est pourquoi notre choix est porté sur Laurent GBAGBO. Dans notre écurie, c’est le meilleur cheval et laissez-moi vous dire que dans la forme, Laurent Gbagbo a une légitimité et une légalité nationales et historiques. Par ailleurs, Laurent Gbagbo est allé à la CPI et en est revenu vainqueur du complot international, avec une aura mondiale. Laurent Gbagbo est par conséquent rentré dans l’humanité, comme un Grand Homme. Comment comprendre que nous allons laisser cette icône africaine dont le parcours rassemble l’ensemble des combats et des victoires futures que nous devrions mener avec détermination pour présenter quelqu’un d’autre? La victoire de Laurent Gbagbo lui permettra d’atteindre notre émancipation totale, l’émancipation des africains…

Le Bélier : Cette candidature semble déranger plus le parti au pouvoir dont les cadres et non des moindres s’abonnent dans des déclarations médiatiques. C’est en clair se substituer du coup à l’organe en charge de la gestion des élections que d’annoncer son inéligibilité en 2025 par voie de presse?

Justement, vous comprenez bien par là la justesse du choix de la base et qui vient d’être approuvé par la convention.
Regardons un peu dans le rétroviseur :
En 2015, ADO était en face AFFI N’Guessan, juste pour l’accompagner sans risque. En 2020, ADO était face à KKB juste pour lui donner à une légitimité qui lui fait défaut depuis son arrivée à la tête de l’Etat de Côte d’Ivoire.
Donc comprenez-les car ils ne sont pas habitués aux rudes épreuves électorales en se confrontant aux poids lourds comme Laurent Gbagbo. C’est pourquoi ils ne font que les éviter en invalidant leurs candidatures par le biais des artifices juridico-politiques. Etant contemporain, je vais vous exonérer des détails de 2010 marqués par la victoire de Laurent Gbagbo sur le RHDP et l’intervention de l’armée française grâce à Nicolas Sarkozy pour être là où ils sont aujourd’hui. En un mot, ils ont peur du Grand Laurent Gbagbo car c’est bien lui seul qui va libérer le peuple de Côte d’Ivoire de la ‘’calamité’’ qu’est la gouvernance RHDP.

Lepointsur.com : Voudriez-vous confirmer avec nombre d’observateurs que le RHDP a ainsi peur du candidat Gbagbo, un Gbagbo pourtant considéré par eux comme un politicien très affaibli du fait de la création du PPA-CI ? Qu’est-ce qui fonde une telle assertion selon vous ?

Oui effectivement, nous voyons et entendons ces sauts de cabri de certains facétieux du régime qui périclite à chaque prise de parole. J’estime que M. Alassane Ouattara depuis 2010 évite de compétir avec Henri Konan Bédié, paix à son âme et Laurent Gbagbo. Or il oublie que c’est son honorabilité et sa crédibilité qui seront déterminées à travers la compétition ultime avec Laurent Gbagbo. D’autant plus que son Parti le RHDP revendique la majorité en Côte d’Ivoire et un bilan solide. Mais le Président Alassane Ouattara a tout intérêt d’ouvrir le jeu démocratique à tous les candidats. C’est en se mesurant une fois dans un duel politique et démocratique clair une fois pour de bon que les populations ivoiriennes feront valoir leur libre arbitre pour choisir parmi ces candidats, le meilleur agent de développement durable qui n’affame pas sa population. En réalité s’ils sont aux abois, c’est parce quils sont conscients des logorrhées débitées chaque jour. Ils ripolinent leur façade !!!! tous leurs discours sont creux et semblent dépourvus de substance. A contrario, ils sont convaincus du cordon ombilical fort entre Laurent Gbagbo et les ivoiriens surtout les progressistes qui sont de plus en plus nombreux qu’hier. L’homme, le candidat du PPA-CI a une carrure et une équipe solide qui font de lui un adversaire sérieux et surtout autour de qui toute la gauche se rassembler et gravite.

Infocentrale.net : Pensez-vous comme le RHDP que Laurent Gbagbo n’est pas éligible à la présidentielle d’octobre 2025, en raison de sa condamnation par la Justice Ivoirienne à travers ce que certains considèrent une parodie?

Cela est croquignolesque que de penser ainsi ! In petto, je suis convaincu que la question de l’éligibilité de Laurent Gbagbo est purement et simplement politique. Ce qui convient de dire qu’écarter un candidat en la personne de Laurent Gbagbo, c’est permettre à Alassane de gouverner tranquillement à partir de 2025 et plus. Je vais faire l’exercice de montrer ce hasard sinon les coïncidences me confortent dans ma posture de croire que le dossier est indubitablement politique. Analysons par exemple la chronologie des dates et faits suivants : 11/03/2015 : la CPI joint les deux (02) affaires Laurent Gbagbo et Charles Blé Goudé. 07/06/2015 : en Côte d’Ivoire, on instruit l’affaire casse de la BCEAO. 26/01/2016 : ouverture du procès à la CPI. 04/04/2016 : en CI, le procureur requiert vingt (20) ans de prison contre ces les deux prisonniers de la CPI. 04/06/2018 : à la CPI, la chambre de première instance déclare la présentations des preuves closes. Surtout que les preuves sont insuffisantes et souffrent d’une légèreté vénale par pudeur de gazelle. 06/08/2018 : en CI, Alassane Ouattara prend une ordonnance d’amnistie où il exclu royalement Laurent Gbagbo et Charles Blé Goudé. En regardant avec un microscope, on a l’impression que tout ce qui se passait à la CPI était hautement suivi et le RHDP diligentait des actions au niveau de la côte d’ivoire.
C’est pour consolider ma position, sinon comment comprendre que des quatre (04) condamnés que sont le professeur Gilbert AKE NGBO, Désiré DALLO, Justin KONE KATINA (en exilé au Ghana pendant le procès) et Laurent GBAGBO (à la Haye en procès international à la CPI), les deux (02) qui sont en côte d’ivoire à cette période n’ont été objet de mandat de dépôt jusqu’à ce jour ?
Aujourd’hui, toutes ces personnes et personnalités sont en CI et circulent tranquillement sans être inquiétées ou même faire l’objet de mandat de dépôt…
C’est en raison de tous ces faits et ces factuels, je vous réaffirme que l’inscription sur la liste électorale et la question de l’éligibilité de Laurent Gbagbo doit lui être restituée. Ainsi, nous avons avancer véritablement vers la réconciliation et la cohésion nationale tant prêchées.

Lepointsur.com : En quoi consisteront les prochaines missions éclatées du PPA-CI sur le terrain ?

Nous allons annoncer aux militants et aux populations que le PR Laurent GBAGBO est candidat à la prochaine élection présidentielle de 2025 et leur expliquer les raisons et bien-fondé de ce choix. Subsidiairement les cadres s’évertueront à présenter les dix (10) piliers du programme à défendre en 2025. Ce programme structuré et cohérent qui vise à créer les bases d’une Nation ivoirienne Forte et Unie avec une gouvernance démocratique exemplaire et émancipée des pesanteurs externes.

Dernière heure Monde : Pourquoi alors refuser un 4ème mandat d’ADO ?

Nous refusons le 4e mandat pour plusieurs raisons suivantes : refuser d’augmenter le courant, refuser d’augmenter le carburant, refuser de rendre la vie chère, refuser de favoriser la corruption et l’impunité, refuser une justice inégale, refuser d’accroître la pauvreté, refuser de concentrer les infrastructures sur Abidjan, refuser d’installer des péages sur toutes les routes, refuser de rendre inaccessible les hôpitaux et l’école au peuple, refuser d’augmenter le nombre des jeunes chômeurs, refuser d’accroître la dette extérieure, refuser d’être le leader des PPTE, refuser de détruire maisons et mosquées, refuser d’exproprier LES IVOIRIENS DE LEURS TERRES… Pour toutes ces raisons, je dis hermétiquement non, non et non au 4ème mandat d’Alassane Ouattara !!!!
Je vais finir par ces deux citations :
Chers camarades, cher peuple de CI, ’c’est en marchant sur le chemin que le chemin apparaît’’ et Il n’y a pas de succès sans épreuves »

Infocentrale.net : Un message à tous vos militants et à la classe politique ivoirienne.

Lieu est pour nous de dire que la gouvernance ADO est une poudre de perlimpinpin que le premier des ministres et ses ministres nous servent en longueur de journée, des galimatias en lieu et place des solutions aux problèmes des ivoiriens. Camarades militantes et militants, nous avons demandé avec succès à notre champion d’être notre candidat pour les présidentielles de 2025. Il nous reste désormais à aller sur le terrain, vers les militants et les populations pour préparer la victoire du Champion en octobre 2025. C’est pourquoi notre ultime alternative sera de gagner cette élection car nous avons un Leader qui a toujours gagné tous ses combats… Je dis bien aucune alternative à part la VICTOIRE en 2025.

Propos recueillis et retranscrits par
Ouncado Pierrot, Correspondant Régional

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Vavoua : 112 permis de conduire pour ouvrir la voie à l’emploi des jeunes à Séitifla

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Cent douze jeunes de la sous-préfecture de Séitifla disposent désormais de leur permis de conduire. La remise officielle des documents s’est déroulée ce samedi, à l’initiative de Valon Bi Emmanuel, Premier adjoint au maire de la commune de Vavoua et fils de la localité.

Organisée à la sous-préfecture de Séitifla, la cérémonie a réuni autorités administratives, élus, cadres, chefs traditionnels et populations, venus saluer une initiative qui répond à une préoccupation de longue date.

À Séitifla, la moto constitue le principal moyen de déplacement et un important outil de travail pour de nombreux jeunes. Cependant, l’absence de permis de conduire les exposait aux difficultés liées aux contrôles routiers et limitait leurs chances d’accéder à certaines opportunités d’emploi.

Selon Valon Bi Emmanuel, cette opération vise à faciliter l’accès des jeunes au permis de conduire tout en renforçant leur employabilité.

« Le permis de conduire est un véritable diplôme. Au-delà de son utilité pour circuler en toute légalité, il représente un atout pour accéder à l’emploi. Notre ambition est de permettre au plus grand nombre de jeunes d’en bénéficier », a-t-il déclaré, annonçant l’ouverture prochaine d’une deuxième vague de bénéficiaires.

Le député de la sous-préfecture de Séitifla, Tra Bi Sui Guillaume, a salué cette initiative qu’il considère comme une contribution concrète au développement local. Il a encouragé les jeunes à saisir cette opportunité, rappelant que le permis de conduire est aujourd’hui un document souvent exigé par les employeurs.

Pour sa part, la sous-préfète de Séitifla, Mme Guy Manuela Dago, a félicité Valon Bi Emmanuel pour cette initiative en faveur de la jeunesse. Elle a invité les bénéficiaires à faire un usage responsable de leurs permis de conduire et a exhorté les cadres de la sous-préfecture à soutenir davantage ce type d’actions en faveur des jeunes.

Au nom des bénéficiaires, Tra Bi Jean-Yves a exprimé sa gratitude envers l’initiateur du projet. Il a rappelé que les jeunes étaient auparavant contraints de se rendre jusqu’à Daloa pour accomplir les démarches liées à l’obtention du permis de conduire. Grâce à cette opération, ils ont pu effectuer toutes les formalités à Séitifla, réduisant ainsi les coûts et les déplacements.

Après cette première vague de 112 jeunes bénéficiaires, une nouvelle phase d’inscription est annoncée afin de permettre à d’autres jeunes de la sous-préfecture de bénéficier à leur tour de cette opportunité.

À travers cette initiative, Valon Bi Emmanuel entend contribuer à l’amélioration de la mobilité des jeunes, à la promotion de la sécurité routière et au renforcement de leur insertion professionnelle.

Natacha kouakou

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Concours d’agrégation du CAMES : l’UJLoG mobilise des experts africains pour renforcer les capacités des enseignants-chercheurs

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Ils sont une soixantaine d’enseignants-chercheurs venus de plusieurs universités de Côte d’Ivoire et de la sous-région à bénéficier, du 30 juillet au 1er août 2026, d’un séminaire de renforcement des capacités consacré à la préparation au concours d’agrégation du Conseil Africain et Malgache pour l’Enseignement Supérieur (CAMES) en Sciences économiques et en Sciences de gestion.

Organisée par l’Université Jean Lorougnon Guédé (UJLoG) à travers son UFR des Sciences Économiques et de Gestion, cette session de formation vise à mieux préparer les futurs candidats à un concours reconnu comme l’une des principales voies d’excellence académique dans l’espace francophone africain.

Le concours d’agrégation du CAMES, qui permet l’accès au grade de Maître de conférences agrégé, impose aux candidats un haut niveau d’exigence scientifique, une parfaite maîtrise des méthodes pédagogiques, une capacité de synthèse ainsi qu’une solide aptitude à présenter et défendre leurs travaux devant un jury spécialisé.

Face à ces exigences et aux défis liés à la préparation des candidats, l’UJLoG a décidé de mobiliser des experts africains de haut niveau afin d’apporter un accompagnement scientifique et méthodologique aux enseignants-chercheurs.

À l’ouverture des travaux, la présidente de l’Université Jean Lorougnon Guédé, Professeure ADOHI KROU Viviane, a exprimé sa satisfaction de voir cette initiative se tenir à Daloa.

« Nous sommes très heureuses et très satisfaites que cette formation se déroule au niveau de l’Université Jean Lorougnon Guédé. Elle permettra de renforcer les capacités des enseignants-chercheurs et de leur donner les outils nécessaires pour mieux préparer ce concours », a-t-elle déclaré.

Elle a également salué la disponibilité des formateurs qui, malgré leurs responsabilités académiques, ont accepté de partager leur expérience avec les participants.

Pour le directeur de l’UFR des Sciences Économiques et de Gestion, Professeur Auguste Kouakou, cette formation répond à une nécessité.

« Le concours d’agrégation est exigeant et sélectif. Il est donc important que les candidats, même les potentiels candidats, puissent se préparer suffisamment tôt et être orientés sur les bonnes pratiques », a-t-il indiqué.

Cette session de formation est animée par deux universitaires africains de référence.

Pour le volet Sciences économiques, le Professeur Aké N’Gbo, professeur titulaire de sciences économiques, président de l’Académie des sciences, des arts, des cultures d’Afrique et des diasporas africaines (ASCAD), apporte son expertise. Il a également présidé à plusieurs reprises le jury du concours d’agrégation du CAMES.

Pour le volet Sciences de gestion, le Professeur Bertrand Sogbossi Bocco, professeur titulaire en sciences de gestion et recteur de l’Université de Parakou au Bénin, accompagne les participants. Il est également reconnu pour son expérience dans la préparation des candidats au concours d’agrégation du CAMES.

Au cours des travaux, les formateurs abordent plusieurs aspects essentiels, notamment la philosophie du concours, les critères d’évaluation du jury, la constitution du dossier scientifique, la préparation des épreuves ainsi que la posture académique attendue des candidats.

Représentant le ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, Djimbala Diakité, directeur de cabinet adjoint, a salué cette initiative qui participe au renforcement de la qualité de l’enseignement supérieur ivoirien.

« Pour aller au-delà des résultats actuels, il faut se donner les moyens académiques nécessaires. Parmi ces moyens, il y a la formation des candidats par des experts », a-t-il souligné.

La rencontre réunit plus d’une soixantaine d’enseignants-chercheurs issus de plusieurs établissements d’enseignement supérieur, notamment les universités Félix Houphouët-Boigny, Alassane Ouattara, Peleforo Gon Coulibaly, San Pedro, l’ESATIC et l’Université virtuelle de Côte d’Ivoire. Des participants du Burkina Faso, du Mali et du Bénin prennent également part aux travaux.

Les bénéficiaires ont salué cette initiative, estimant qu’elle leur permet de mieux comprendre les attentes du concours, d’améliorer leurs méthodes de préparation et de bénéficier de l’expérience d’universitaires ayant une parfaite connaissance des exigences du jury.

À travers ce séminaire, l’Université Jean Lorougnon Guédé ambitionne de faire de Daloa un cadre permanent de préparation aux concours du CAMES et de contribuer à l’amélioration des performances des enseignants-chercheurs ivoiriens dans la quête de l’excellence académique.

Natacha kouakou

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Bouaflé: Générations Gagnantes célèbre le génie créatif des artisans de la Marahoué

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C’est désormais un rendez-vous dédié à la promotion du savoir-faire local et à la valorisation des talents artisanaux de la région. La Journée de l’Artisan de la Marahoué, initiée par le mouvement citoyen Générations Gagnantes, a connu sa première édition le samedi 25 juillet 2026 à l’espace Tchin-Tchin de Bouaflé, sous le leadership de son coordonnateur régional, Amed Ouédraogo.

Placée sous le thème « L’artisanat au service du développement économique et de l’autonomisation des jeunes dans la Marahoué », cette initiative vise à offrir une véritable vitrine aux artisans et à faire de leur savoir-faire un levier de développement économique et social.

Cette première édition a rassemblé des centaines d’artisans, des représentants de la mairie de Bouaflé, du Conseil régional de la Marahoué, de la Chambre régionale des métiers du Haut-Sassandra, du Gôh et de la Marahoué, de la Direction régionale de la Culture et de la Francophonie, ainsi que plusieurs acteurs et partenaires venus soutenir cette initiative.

À travers des expositions, des ventes de produits artisanaux, des démonstrations de métiers et des échanges autour des défis du secteur, les participants ont pu découvrir la richesse et la diversité du génie créatif des artisans de la Marahoué.

Au-delà de la promotion de leurs activités, les artisans ont également bénéficié d’une attention particulière avec un programme de bilan de santé prévu à leur profit. Une action sociale qui traduit la volonté des organisateurs de prendre en compte leur bien-être et de les accompagner au-delà de la valorisation de leurs créations.

L’un des temps forts de cette journée a été la distinction de plus de 150 artisans, récompensés pour leur engagement, leur créativité et leur contribution au rayonnement de l’artisanat régional.

Pour Amed Ouédraogo, coordonnateur régional de Générations Gagnantes et coordonnateur national chargé de l’implantation et de l’opérationnalisation des structures déconcentrées du mouvement, cette initiative répond à une ambition majeure : révéler les talents de la Marahoué et leur offrir une plateforme de visibilité.

« Nous avons voulu réunir les artisans autour d’un idéal : faire leur promotion et montrer à la Côte d’Ivoire et au-delà le savoir-faire de ces braves artisans », a-t-il indiqué.

Il a souligné que la région regorge de compétences et de créations remarquables qui méritent d’être davantage connues et accompagnées. Selon lui, cette initiative vise également à créer des opportunités pour permettre aux artisans de mieux vivre de leur métier et de contribuer davantage à l’économie locale.

Amed Ouédraogo a annoncé la pérennisation de cette journée qui sera désormais organisée chaque année afin de continuer à promouvoir les artisans et à encourager leur savoir-faire.

De son côté, le secrétaire général national de Générations Gagnantes, Dr Sangaré Amara, a réaffirmé l’engagement du mouvement à accompagner durablement les artisans.

Selon lui, les artisans sont de véritables artistes et des acteurs essentiels de la préservation culturelle. À travers leurs œuvres, ils transmettent des valeurs, racontent l’histoire des peuples et participent au développement du capital humain.

Il a insisté sur la nécessité de mieux les encadrer et de leur offrir les moyens nécessaires pour développer leurs activités. « Plus nous allons les aider, plus nous allons évoluer dans les indicateurs de développement », a-t-il soutenu.

Les autorités saluent une initiative porteuse d’espoir

Cette première édition a reçu le soutien des acteurs institutionnels de la région, qui ont salué une initiative en faveur de la promotion de l’artisanat.

Le président de la Chambre régionale des métiers du Haut-Sassandra, du Gôh et de la Marahoué, Diarassouba Issoufou, a félicité les initiateurs pour cette action qui rejoint la mission de la Chambre des métiers, notamment la valorisation et la promotion des artisans.

Le directeur régional de la Culture et de la Francophonie de la Marahoué, Goré Bi Mathias, a invité les artisans à mieux s’organiser et à se rapprocher de son administration afin de bénéficier des opportunités liées aux industries culturelles et créatives.

Représentant le Conseil régional de la Marahoué, Amani Kouakou a salué l’initiative et encouragé toutes les actions visant à renforcer l’organisation et la professionnalisation des artisans.

Les représentants de la mairie de Bouaflé, du Conseil régional, de la Chambre régionale des métiers et des structures culturelles ont également réaffirmé leur disponibilité à accompagner les prochaines éditions de cette rencontre appelée à devenir un cadre majeur de promotion du savoir-faire local.

Au nom des bénéficiaires, Traoré Alassane, président de l’Organisation professionnelle de la filière bois au sein de la Chambre des métiers, a exprimé sa reconnaissance aux organisateurs. Pour lui, cette journée constitue une opportunité de visibilité et peut ouvrir de nouvelles perspectives aux artisans.

Avec cette première édition, Générations Gagnantes entend faire de la Journée de l’Artisan de la Marahoué un rendez-vous annuel de référence pour célébrer les talents locaux, soutenir les artisans et promouvoir le potentiel économique et culturel de la région.

Natacha kouakou

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