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Société

Côte d’Ivoire – « Le sexe est la vie » : Kouassi Max Elie Arsène s’explique

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Kouassi Max Elie Arsène est un économiste gestionnaire et manager de projets engagé dans le domaine des actions humanitaires, du développement et de la protection des enfants. Il est également un expert certifié au niveau national et en Afrique subsaharienne francophone sur les approches de santé et droits sexuels et reproductifs des adolescents et jeunes, de la programmation basée sur la fille et de la parentalité positive. En 2016, il a co-écrit le livret « La santé sexuelle et reproductive ? Ça m’intéresse ! » et aujourd’hui, il nous présente son dernier ouvrage, « Le sexe est la vie ».

“Le Sexe est la Vie !” D’où vous vient cette inspiration ?

Ma participation aux conférences nationales et internationales en tant que présentateur a inspiré ma volonté d’intégrer ces différentes approches dans les initiatives en cours en faveur des enfants. D’où la proposition de cet ouvrage qui apparaît comme un support de plaidoyer pour une sexualité responsable des adolescents et jeunes.

Les informations présentées dans votre livre sont-elles scientifiquement exactes ?

Pour réussir cet ouvrage, une approche particulière a été utilisée autour des principes suivants : perception positive de la sexualité, non jugement, expériences personnelles, réalisme et récurrence.

Quels sont les développements qui vous font penser que vous avez écrit un ouvrage utile?

Ceux en lien avec la responsabilité des parents, le rôle des médias, le partenariat avec les acteurs de l’Éducation nationale, des agents de santé et des travailleurs sociaux dans l’atteinte de cette mission d’offrir des informations et services de qualité en matière de sexualité aux adolescents et jeunes.

Ecrire sur la sexualité qui parait encore dans certaines société comme un sujet tabou a-t-il été simple?

La question de la sexualité demeure encore tabou dans nos communautés. Donner une éducation sexuelle, que ce soit dans les maisons, les écoles ou centres de santé, n’est pas toujours chose aisée. La démarche rencontre souvent des résistances, motivées le plus souvent par des peurs et des préjugés. Pour cela, il m’a fallu user d’une approche promotrice d’une meilleure perception de la sexualité pour faire passer le message. Cet ouvrage a réussi à mettre en lien les thématiques de la parentalité positive et de la santé et droits sexuels et reproductifs des adolescents et jeunes avec un meilleur modèle écologique. Et j’en tire une grande fierté. Ce livre continuera à plaider auprès des parents/tuteurs pour une meilleure réponse aux besoins des adolescents et jeunes en leur permettant d’accéder à une éducation sexuelle dès le bas âge en facilitant l’accès à des informations cohérentes, correctes et dépourvues de jugements de valeurs sur la santé sexuelle et reproductive de 09 à 19 ans pour qu’ils soient conscients et aptes à développer des comportements sexuels responsables.

Quels sont les messages clés ou les thèmes développés dans ce livre ?

Dans cet ouvrage, il est question de désir et amour, de valeurs et faits, ainsi que d’une réflexion participative et inclusive.

Comment le public a-t-il réagi à votre livre jusqu’à présent ?

Bien que le titre ait suscité beaucoup de curiosité, les premiers acquéreurs du livre « Le Sexe est la Vie » ne manquent pas de partager leur entière satisfaction. Pour eux, ce livre est l’ultime opportunité de renforcement de leurs capacités pour aborder plus sereinement, honnêtement et sans jugement les questions de sexualité avec leurs enfants.

Avez-vous des projets pour écrire d’autres livres sur des sujets similaires ou complètement différents ?

Effectivement, un prochain livre paraîtra dès la première semaine du mois de septembre 2024. Intitulé La traversée de l’Adolescence : Une ligne de vie, cet autre livre en cours d’édition vise à explorer l’implication du développement sexuel, de l’influence des rôles dévolus aux deux sexes, les changements physiques, psychologiques, leurs impacts sur l’adolescent et la communication avec leurs parents. Une meilleure gestion de cette phase de la vie aboutit généralement à construire un adulte développant des compétences sexuelles responsables et saines.

Comment voyez-vous l’évolution de la discussion sur la sexualité dans les années à venir ?

Je rêve d’une société capable d’aborder sans tabous les questions et besoins de nos enfants, adolescents et jeunes avec beaucoup plus d’intérêts, d’honnêteté et de non-jugement. Dans cette nouvelle société que nous aurons construite sur cette base, l’on notera un développement de comportements moins enclin aux risques de la part de ceux-ci. Une société acceptable avec une éradication des grossesses non désirées, précoces et à risques, des maladies sexuellement transmissibles, des abus sexuels, etc.

Quel message personnel souhaiteriez-vous adresser à vos lecteurs ?

Bien que la grande majorité des enfants ne deviennent pas actifs sur le plan sexuel (dans le sens où on l’entend à l’âge adulte) avant l’adolescence et qu’ils n’ont aucune perception d’eux-mêmes en termes sexuels, bon nombre des composantes de la santé et du développement sexuels sont établies pendant l’enfance. Malheureusement, trop peu d’enfants et de jeunes sont suffisamment préparés pour mener leur vie sexuelle en toute sécurité et de façon satisfaisante dans leur jeunesse. Au moment où ils en ont le plus besoin, ils n’ont en général aucune discussion ouverte avec des adultes en qui ils ont confiance. Cette lacune est aggravée par le fait que les enfants sont envahis par des messages flous et contradictoires (et le plus souvent négatifs) sur la sexualité et sur le genre. Cette situation peut contribuer à rendre les enfants vulnérables à la contrainte, aux abus, exploitation et violence sexuelles et à la transmission des Infections sexuellement transmissibles (IST) et Virus à Immunodéficience Humaine (VIH).

Où les lecteurs peuvent-ils acheter votre livre ?

Le livre est disponible dans la Chaîne de vente de la Librairie VIE d’Impact ainsi que dans nos points relais à Abidjan, à Bouaké, à Daloa et à Abengourou.

Avez-vous des événements à venir où les lecteurs pourraient vous rencontrer et discuter de l’ouvrage ?

Il est prévu une série de sessions « Café Littéraire » d’informations et de plaidoyer sur invitation au sein d’Institutions et d’Organisations nationales et internationales pour une appropriation de ce guide « Le sexe est la Vie » en tant qu’outil de plaidoyer en faveur d’un meilleur accès aux informations et services de santé sexuelle et reproductive et de comportements sexuels plus responsables.

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CANTON NIDROU : COHÉSION, FRATERNITÉ ET DÉVELOPPEMENT AU CŒUR DE LA RENCONTRE DE MADAME LE MINISTRE D’ÉTAT OULOTO-LAMIZANA AVEC SES PARENTS

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Le samedi 12 septembre 2026, la Ministre d’État Anne Désirée OULOTO-LAMIZANA était au domicile du doyen Tyeoulou Dyela Félix, sis à Abidjan Cocody -Attoban entourée des parents du canton Nidrou, dans le département de Toulepleu.

Un moment chaleureux de retrouvailles, d’écoute et de partage avec ses aînés, ses frères, ses sœurs et l’ensemble des cadres qui, au fil des années, l’accompagnent avec bienveillance de leurs conseils et de leurs bénédictions.

Dans une atmosphère conviviale, la Ministre d’État est revenue sur les avancées enregistrées dans la région : désenclavement routier, renforcement des infrastructures sanitaires et accès à l’électricité, désormais effectif à 100% dans le canton Nidrou.

Les échanges ont également ouvert une fenêtre sur l’avenir, avec les perspectives 2026-2030 : consolider les acquis, accélérer la transformation de la région et améliorer durablement le quotidien des populations.

En clôturant la rencontre, la Ministre d’État, ministre de la Fonction Publique et de la modernisation de l’administration, présidente du conseil régional du Cavally a exprimé sa gratitude : « Merci au doyen Tyeoulou Dyela Félix pour son accueil fraternel et ses sages conseils. Merci aux forces vives du canton Nidrou pour leur confiance et leur engagement constant aux côtés du Président Alassane OUATTARA. »

Par Kevin Bakou

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Société

EMAPE : A Pakouabo, le planetGOLD mise sur le financement et les technologies sans mercure

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Les acteurs de l’Exploitation minière artisanale et à petite échelle (EMAPE) de l’or sont appelés à passer du constat des difficultés à la recherche de solutions concrètes. C’est l’un des principaux enseignements de l’Atelier annuel des Parties Prenantes 2026 du projet planetGOLD Côte d’Ivoire, organisé jeudi 10 septembre 2026 dans la salle de réunion de la Sous-préfecture de Pakouabo.

Placée sous le thème « Vers une exploitation aurifère sans mercure et inclusive : renforcer la transition écologique et l’accès aux services financiers pour les communautés du secteur de l’EMAPE de l’or », la rencontre a réuni représentants de l’administration, collectivités territoriales, communautés minières, coopératives, institutions financières, compagnies minières, équipementiers, universitaires, société civile et médias.
Représentant le Préfet de la région de la Marahoué, Préfet du département de Bouaflé, le Sous-préfet de Pakouabo, Gbadeu Sigbeu Donatien, a remercié les organisateurs pour le choix porté sur sa localité pour abriter cet atelier annuel.
L’objectif était clair : identifier les conditions permettant aux exploitants et aux coopératives de franchir un nouveau cap dans la professionnalisation de leurs activités.
Le financement, un levier de transformation
Au cœur des échanges, l’accès aux équipements modernes s’est imposé comme une préoccupation majeure. Comment permettre aux coopératives d’investir dans des technologies plus performantes sans supporter immédiatement le poids d’un investissement important ?
Le leasing d’équipements a été présenté comme une piste de financement susceptible de faciliter cette transition. Ce mécanisme pourrait permettre aux exploitants d’accéder à des équipements modernes tout en limitant la pression financière liée à leur acquisition.
Cette réflexion s’est prolongée autour de la rentabilité des technologies sans mercure, à travers le thème « Rentabilité des technologies sans mercure – Investir pour gagner plus ». L’objectif était notamment de déconstruire l’idée selon laquelle l’abandon du mercure serait nécessairement synonyme de coûts supplémentaires et de baisse de rentabilité.
Les interventions d’Activa Assurances, d’Atlanta Assurances, de Koss Technologie SARL, du Dr Keita Moussa et des experts de l’ONG IMPACT ont mis en évidence le lien étroit entre financement et structuration des activités.
Pour accéder davantage aux services financiers, les acteurs doivent notamment renforcer la formalisation, la traçabilité, la transparence dans la gestion et les compétences.
« Quand l’activité évolue, il faut accepter de passer à une étape supérieure », a souligné le président du Comité de pilotage du projet planetGOLD Côte d’Ivoire, Dr Franck Aimé Esso.
Produire de l’or sans sacrifier l’environnement
Pour les participants, la transformation du secteur ne peut cependant être dissociée des enjeux environnementaux et sanitaires. Le creusage anarchique et l’utilisation du mercure demeurent des pratiques préoccupantes pour les écosystèmes et la santé humaine.
Directeur du Centre ivoirien antipollution (CIAPOL), le Professeur Yapo Ossey a appelé les acteurs à davantage de responsabilité, notamment dans la perspective de préserver les ressources naturelles pour les générations futures.
Le choix de Pakouabo revêt, à cet égard, une portée particulière. Située dans la zone de Bouaflé, territoire d’intervention de planetGOLD Côte d’Ivoire, la localité constitue un espace de mise en œuvre de l’Approche Juridictionnelle et Paysagère, qui vise à renforcer la coordination des acteurs autour de l’EMAPE et de la gestion durable des ressources.
À travers cet atelier, planetGOLD Côte d’Ivoire entend ainsi faire évoluer le modèle de l’EMAPE autour d’un triptyque : formaliser, financer et produire autrement. L’ambition est de faire émerger une exploitation aurifère plus formelle, plus sûre, inclusive et économiquement viable, progressivement débarrassée du mercure. L’enjeu dépasse donc la seule activité minière : il s’agit de faire de l’or une source de développement sans compromettre la santé des populations ni l’environnement.

Natacha kouakou

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Société

Crise du café-cacao : le SYNAP-CI prépare la riposte du 16 septembre

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La crise qui secoue la filière café-cacao prend une nouvelle tournure. Le Syndicat national des producteurs de café-cacao de Côte d’Ivoire (SYNAP-CI) prépare une mobilisation pour le 16 septembre 2026, avec le soutien annoncé de l’ensemble des organisations de producteurs.

Sur le terrain, les difficultés persistent. Des stocks résiduels de la campagne 2025-2026 demeurent, selon le SYNAP-CI, entre les mains de nombreux producteurs. Leur écoulement reste une préoccupation majeure pour les planteurs, confrontés à des difficultés financières alors que la nouvelle campagne se profile.

À cette situation s’ajoute le nouveau prix annoncé pour la campagne 2026-2027. Son niveau suscite de fortes inquiétudes chez les producteurs, qui estiment que leurs revenus restent sous pression face aux charges de production, de transport et d’entretien des plantations.

La commercialisation et les nouvelles exigences liées à la traçabilité constituent également des préoccupations dans la filière. Pour les organisations de producteurs, ces difficultés successives fragilisent davantage les conditions de vie des planteurs.

Le SYNAP-CI prépare la mobilisation

Face à cette situation, le SYNAP-CI a adressé un préavis de grève au ministre de l’Agriculture, du Développement rural et des Productions vivrières. La date du 16 septembre 2026 est ainsi retenue comme échéance pour le mouvement annoncé.

Le syndicat assure qu’il n’agit pas seul. L’ensemble des organisations de producteurs sont annoncées aux côtés du SYNAP-CI dans cette démarche. Une mobilisation collective destinée à faire entendre les revendications des producteurs et à obtenir des réponses aux difficultés qui affectent la filière.

Avant cette échéance, le président national du SYNAP-CI convoque les coordinateurs et délégués à une importante réunion de concertation. Elle aura lieu dimanche 13 septembre 2026, à 10 heures, au bureau régional du SYNAP-CI à Daloa.

Cette rencontre doit permettre d’examiner la situation, d’harmoniser les positions et de définir les dernières dispositions à prendre avant la date annoncée de la grève.

Présentée comme « exceptionnelle et décisive », la réunion de Daloa doit également permettre de renforcer la cohésion entre les différentes structures du syndicat et de préparer la mobilisation sur le terrain.

À trois jours de la grève annoncée, le SYNAP-CI et les autres organisations de producteurs veulent donc parler d’une seule voix. L’enjeu est désormais de trouver des réponses aux préoccupations liées aux stocks résiduels, au prix du cacao et aux conditions générales de commercialisation, dans une filière qui traverse une période de fortes tensions.

Natacha kouakou

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