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Société

Carnaval de la Nouvelle Igname de Toumodi

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Frédéric Tanoh Niangoin président du comité scientifique:  » Le Carnaval de la Nouvelle Igname de Toumodi s’inscrit dans une vision de souveraineté alimentaire »

A un mois de la 2eme édition du Carnaval de la Nouvelle Igname de Toumodi, nous avons échangé avec le président du comité scientifique dudit carnaval. Frédéric Tanoh Niangoin répond à nos questions.

La deuxième édition du CNIT, le Carnaval de la Nouvelle Igname de Toumodi dont vous êtes le Président du Comité Scientifique est annoncée pour fin octobre début novembre 2024. Pouvez-vous, tout en vous présentant à nos lecteurs, nous donner un aperçu de cet événement, ainsi que ses motivations et perspectives ?

Je suis Frédéric TANOH-NIANGOIN, Expert-Consultant en Gestion des Conflits et Paix, Président de l’ONG Alerte-Conflit, une Organisation de la Société Civile dont le Siège Social est à Toumodi, Chef-lieu de la Région du Bélier. L’honneur m’a été fait à la 1ère édition 2023 par les promoteurs POKOU YANNICK B. M’BRA et Charles Kouassi MOUGNIN de NATIVITE Côte d’Ivoire, tous deux membres de la Mutuelle du village de Djangoménou à Toumodi, de présider le Comité Scientifique du CNIT, le Carnaval de la Nouvelle Igname de Toumodi.
Le CNIT est une activité à caractère à la fois festif, culturel, économique et social qui est prévue pour se dérouler chaque année à Toumodi. La première Edition a donc eu lieu l’année dernière du 25 au 30 septembre et la deuxième Edition est programmée en cette année 2024, du 31 octobre au 3 novembre, sauf changement de dernière minute.
Le Carnaval de la Nouvelle Igname de Toumodi vise à promouvoir la culture de l’igname, à la valoriser, à la labelliser et la positionner sur l’échiquier National et International, avec pour des objectifs clairs d’en faire véritablement une Activité Génératrice de Revenus et créatrice d’emplois, en vue non seulement d’aider à réduire le chômage des Jeunes et l’exode rural, mais aussi et surtout de contribuer à assurer la Sécurité alimentaire et lutter contre la faim, conformément aux objectifs n°1 et n°2 du Développement Durable.
Le Carnaval de la Nouvelle Igname de Toumodi est également un rendez-vous d’échanges, de promotion de l’excellence agricole, de sensibilisation et de partages d’expériences en matière de production de cette spéculation qui fait partie de la dizaine de cultures vivrières de base en Côte d’Ivoire que sont notamment, le riz, la maïs, le petit mil, le sorgho, le manioc, le taro et la banane plantain.
Les activités du CNIT consistent en des Expositions-ventes, en mise en relief de la gastronomie du terroir, en activités culturelles notamment des danses traditionnelles, des conférences et panels, etc…
Le Thème du Carnaval de cette année est intitulé :
‘’COMME LE CACAO, L’IGNAME NOURRIT SON HOMME’’. Il est très évocateur et très à propos.

Le Thème du Carnaval de cette année est très évocateur comme vous le dites mais en même temps il m’amène à poser la question de savoir pourquoi le CNIT qui prône l’igname comme Activité Génératrice de Revenus et créatrice d’emplois et qui est aussi vue comme une spéculation visant à lutter contre la faim et l’insécurité alimentaire s’identifie-t-elle alors au vocable Nouvelle Igname qui fait tantôt penser aux célébrations culturelles annuelles de l’Igname dans certaines localités Ivoiriennes notamment à Djangoménou, village des promoteurs de cette activité ?
Ne pensez-vous pas que la confusion qui pourrait en découler soit inhibitrice pour les objectifs Économiques et sociaux visés par le CNIT ? Et puis, pensez-vous que l’Igname a autant d’atouts pour ces nobles objectifs ?

Vous avez parfaitement raison puisqu’en première lecture c’est ce qui apparait pour la plupart de ceux qui évoquent le CNIT.
En réalité ce sont des activités différentes, même si elles ont quelques points communs en ce qui concerne le volet culturel notamment les danses et la gastronomie.
La fête des Ignames est une fête annuelle célébrée depuis des lustres dans certaines régions du Pays. Elle repose sur des pratiques ancestrales dont des interdits et s’accompagne généralement de rituels d’adoration. Elle n’a aucun caractère commercial et économique, encore moins de rapport avec une quelconque lutte contre la faim et la sécurité alimentaire.
Le Carnaval de la Nouvelle Igname de Toumodi CNIT, a contrario, a un objectif qui se rapporte à l’économie, au social et au développement. Il s’inscrit dans une vision de souveraineté alimentaire, de création de richesses et de labellisation d’un produit de grande consommation en Côte d’Ivoire et qu’on retrouve également au-delà de nos frontières.
La Nouvelle Igname, appelée généralement Igname précoce, dont la promotion et la vulgarisation sous-tendent le Carnaval, a beaucoup de variétés et a de nombreux atouts que les différentes Éditions du CNIT font découvrir au fur et à mesure.
Elle se cultive aussi bien dans le Pays Baoulé, que dans le Pays Djimini, le Pays Koulango, le Pays Lobi aux environs de Bouna et par ricochet des mouvements migratoires, en Pays Agni au Centre et à Aboisso au Sud-est, à Soubré, et à Sassandra également.
Le Carnaval de la Nouvelle Igname de Toumodi est donc, pour ainsi dire, l’affaire de toute la Région du Bélier qui peut être positionnée comme la Boucle de l’Igname en Côte d’Ivoire et celle de Toumodi comme le grenier de cette culture vivrière.
Tous donc au CNIT le moment venu pour vivre cet événement exceptionnel.

Allasane digbeu

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Bouaké : une soixantaine d’acteurs du développement récompensés pour leur engagement.

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Une soixantaine d’acteurs engagés dans le développement de leurs localités et, plus particulièrement, de la région de Gbêkê, ont été honorés le lundi 3 août 2026 à Bouaké, à l’occasion de la cérémonie de clôture du Forum national de développement, initié par le Mouvement ivoirien pour la légalité, l’ordre et le progrès (MILOP). Cette cérémonie est venue mettre un terme à une vaste caravane de sensibilisation lancée en 2024. Durant deux années, les responsables du MILOP ont parcouru plusieurs villes du pays afin de promouvoir le rôle des collectivités territoriales, des leaders communautaires et des forces vives dans le développement local.

La cérémonie de clôture s’est tenue dans la salle de conférence du Stade de la Paix de Bouaké, en présence de nombreuses personnalités politiques, administratives, coutumières et religieuses. À cette occasion, plusieurs catégories d’acteurs ont été distinguées, notamment des membres du corps préfectoral, des guides religieux, des chefs de communauté, des élus locaux, des représentants des médias ainsi que des forces de défense et de sécurité. Les récipiendaires ont reçu des médailles, des diplômes et des trophées en reconnaissance de leur engagement au service du développement. Placée sous le thème « Développement local : enjeux et perspectives », cette rencontre a également permis de dresser le bilan des actions menées depuis le lancement du forum.

Prenant la parole, le président du MILOP, Yao Kouakou Marcel, a expliqué la portée de cette initiative :« Depuis 2024, nous avons lancé le Forum national de développement afin d’impliquer les collectivités territoriales et les forces vives dans la promotion du développement local. Cette cérémonie marque à la fois la clôture de notre caravane et un bilan à mi-parcours de notre mouvement. Nous sommes satisfaits de constater que notre message a été bien accueilli par les populations. Aux lauréats, nous disons que cette distinction n’est pas une fin en soi, mais le début d’un engagement encore plus grand au service de la nation », a-t-il déclaré

Représentant le parrain de la cérémonie, le ministre Assahoré Konan Jacques, le deuxième vice-président du Conseil régional de Gbêkê, Attia Sebastian, a salué cette initiative. Il s’est réjoui des deux distinctions décernées au président du Conseil régional de Gbêkê, récompensé par le Prix international du développement humain et le Prix Ivoire de la reconnaissance nationale :« Nous sommes très honorés par ces distinctions. Elles viennent reconnaître les nombreux efforts consentis par le Conseil régional de Gbêkê en faveur des populations. Nous venons notamment de livrer 160 ouvrages socio-communautaires. Nos actions portent sur la construction de centres de santé, d’établissements scolaires, l’adduction d’eau potable et bien d’autres infrastructures essentielles destinées à améliorer les conditions de vie des populations », a-t-il souligné.

Doublement récompensé pour ses actions de développement en faveur des populations de M’Batto, le député-maire Antoine Kangah a, pour sa part, exprimé sa gratitude aux organisateurs. Il a réaffirmé sa volonté de poursuivre ses efforts pour améliorer les conditions de vie de ses administrés. S’exprimant au nom de l’ensemble des récipiendaires, l’ancienne députée de Yopougon, Dr Euphrasie N’Guessan, également doublement distinguée, a adressé ses remerciements au MILOP pour cette reconnaissance. Elle a invité les différents lauréats à poursuivre leurs actions afin de contribuer davantage au développement de leurs communautés et de la Côte d’Ivoire.

S/K

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Société

Boukébo / Développement communautaire : la Fondation KOKOF dote la chefferie et les services sociaux d’importants équipements

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Le village de Boukébo, situé dans la sous-préfecture de Languibonou (département de Botro), a bénéficié d’un important appui matériel grâce à la Fondation Nanan Kouassi Koffi (KOKOF). Cette initiative vise à améliorer les conditions de travail de la chefferie traditionnelle tout en renforçant plusieurs services essentiels au profit des populations. La cérémonie officielle de remise des dons s’est tenue le vendredi 31 juillet 2026 sur la place publique Nanan Kouassi Koffi de Boukébo, en présence de nombreuses personnalités administratives, politiques et coutumières. Le ministre des Eaux et Forêts, Jacques Assahoré Konan, également président du Conseil régional de Gbêkê et fils du village, en était le parrain. Il était entouré notamment du professeur Saliou Touré, président de l’Université internationale de Grand-Bassam, du sénateur Nicolas Djibo ainsi que de plusieurs cadres de la région.

Le don comprend quatre véhicules tout-terrain, un véhicule de type van, neuf motocyclettes, deux camions destinés aux opérations de collecte des ordures ménagères, un important lot de matériel médical pour le Centre de santé rural (CSR) ainsi que des vivres. Ces équipements permettront d’améliorer la mobilité de la chefferie, de renforcer les actions d’assainissement du village et d’offrir de meilleures conditions de prise en charge sanitaire aux populations.

Saluant cette initiative, le ministre Jacques Assahoré Konan a rappelé que le développement d’une localité repose sur une mobilisation collective. Reprenant la vision du Président de la République, Alassane Ouattara, il a souligné que l’État, à lui seul, ne peut répondre à tous les besoins des communautés. Selon lui, les collectivités, le secteur privé et les fils et filles des localités ont également un rôle majeur à jouer dans la transformation de leurs territoires :« Les initiatives comme celle de la Fondation KOKOF illustrent parfaitement cette dynamique de développement participatif. Elles démontrent que l’attachement à son village se traduit avant tout par des actions concrètes en faveur du bien-être des populations », a-t-il déclaré.

De son côté, le président de la Fondation KOKOF, Didier Alex N’Dah Koffi, a expliqué que cette action matérialise la vision du fondateur, Koffi Koffi Kosma, président du Conseil d’administration de Palmafrique. Il a indiqué que la fondation ambitionne de soutenir durablement la chefferie traditionnelle, de promouvoir l’autonomisation des femmes et des jeunes, de contribuer à la protection de l’environnement et de multiplier les initiatives en faveur du développement local.

Au-delà de Boukébo, la Fondation KOKOF entend progressivement étendre ses interventions à d’autres localités de la région de Gbêkê, avant d’élargir son champ d’action à l’ensemble du territoire ivoirien.Si vous souhaitez un style encore plus proche de celui d’un quotidien ivoirien comme Fraternité Matin, L’Inter ou Soir Info, je peux également le réécrire dans ce registre.

Prince koffi

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Vavoua : 112 permis de conduire pour ouvrir la voie à l’emploi des jeunes à Séitifla

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Cent douze jeunes de la sous-préfecture de Séitifla disposent désormais de leur permis de conduire. La remise officielle des documents s’est déroulée ce samedi, à l’initiative de Valon Bi Emmanuel, Premier adjoint au maire de la commune de Vavoua et fils de la localité.

Organisée à la sous-préfecture de Séitifla, la cérémonie a réuni autorités administratives, élus, cadres, chefs traditionnels et populations, venus saluer une initiative qui répond à une préoccupation de longue date.

À Séitifla, la moto constitue le principal moyen de déplacement et un important outil de travail pour de nombreux jeunes. Cependant, l’absence de permis de conduire les exposait aux difficultés liées aux contrôles routiers et limitait leurs chances d’accéder à certaines opportunités d’emploi.

Selon Valon Bi Emmanuel, cette opération vise à faciliter l’accès des jeunes au permis de conduire tout en renforçant leur employabilité.

« Le permis de conduire est un véritable diplôme. Au-delà de son utilité pour circuler en toute légalité, il représente un atout pour accéder à l’emploi. Notre ambition est de permettre au plus grand nombre de jeunes d’en bénéficier », a-t-il déclaré, annonçant l’ouverture prochaine d’une deuxième vague de bénéficiaires.

Le député de la sous-préfecture de Séitifla, Tra Bi Sui Guillaume, a salué cette initiative qu’il considère comme une contribution concrète au développement local. Il a encouragé les jeunes à saisir cette opportunité, rappelant que le permis de conduire est aujourd’hui un document souvent exigé par les employeurs.

Pour sa part, la sous-préfète de Séitifla, Mme Guy Manuela Dago, a félicité Valon Bi Emmanuel pour cette initiative en faveur de la jeunesse. Elle a invité les bénéficiaires à faire un usage responsable de leurs permis de conduire et a exhorté les cadres de la sous-préfecture à soutenir davantage ce type d’actions en faveur des jeunes.

Au nom des bénéficiaires, Tra Bi Jean-Yves a exprimé sa gratitude envers l’initiateur du projet. Il a rappelé que les jeunes étaient auparavant contraints de se rendre jusqu’à Daloa pour accomplir les démarches liées à l’obtention du permis de conduire. Grâce à cette opération, ils ont pu effectuer toutes les formalités à Séitifla, réduisant ainsi les coûts et les déplacements.

Après cette première vague de 112 jeunes bénéficiaires, une nouvelle phase d’inscription est annoncée afin de permettre à d’autres jeunes de la sous-préfecture de bénéficier à leur tour de cette opportunité.

À travers cette initiative, Valon Bi Emmanuel entend contribuer à l’amélioration de la mobilité des jeunes, à la promotion de la sécurité routière et au renforcement de leur insertion professionnelle.

Natacha kouakou

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