Dans le cadre des préparatifs de la troisième phase pratique du Recensement Général des Entreprises et Établissements de Côte d’Ivoire (RGEE-CI), prévue pour débuter le 28 octobre 2024, une réunion de sensibilisation s’est tenue ce lundi 14 octobre à la préfecture de Yamoussoukro.
Cette rencontre a pour objectif d’inciter les entreprises à s’enregistrer dans les bases de données nationales afin d’améliorer leur répertoriage et de contribuer efficacement à la planification économique du pays.
Le Directeur Général de l’Agence Nationale de la Statistique (ANStat), Thiekoro Doumbia, a exposé en détail l’importance capitale de ce projet. « Ce recensement est une étape décisive pour disposer de données actualisées sur l’activité économique de notre pays », a-t-il affirmé, soulignant que ces informations seront essentielles pour orienter les politiques publiques et soutenir le développement économique et social.
Le DG de l’institution statistique a également insisté sur la fiabilité des indicateurs que ce recensement permettra de fournir : « Ces résultats seront non seulement bénéfiques à l’État, mais également aux acteurs économiques pour une meilleure compréhension des réalités du marché et des opportunités. Ils permettront ainsi de créer un environnement plus favorable à la croissance des entreprises. »
Après le succès de la première phase à San-Pedro et la deuxième phase qui a couvert 25 régions, la troisième phase inclura les districts autonomes d’Abidjan et de Yamoussoukro, considérés comme des zones économiquement stratégiques. Notons que les entrepreneurs, chefs d’entreprises, artisans et commerçants, sont les acteurs centraux de cette opération. La collecte des données se fera dans le strict respect des lois et de la confidentialité des informations, conformément à la loi statistique de juillet 2013. Ce qui rassure l’usage des informations recueilli qu’à des fins statistiques et leur confidentialité scrupuleusement garantie. »
De son côté, Bamba Ladji, Directeur Régional de l’Institut National de la Statistique (INStat), a rappelé que cette initiative s’inscrit dans le cadre du suivi des Plans Nationaux de Développement (PND) et de la surveillance conjoncturelle de l’économie. Il a souligné l’importance du décret N° 2022-546 du 13 juillet 2022, qui institue le RGEE-CI sur l’ensemble du territoire national.
Il a également mis en avant les avantages pour les entreprises locales : « Ce recensement renforcera la visibilité des entreprises et leur permettra de mieux appréhender le marché, tout en contribuant de manière significative à la croissance nationale », a-t-il ajouté.
À l’issue de cette opération, une cartographie actualisée et fiable du secteur privé ivoirien sera disponible, offrant ainsi une base solide pour la planification économique future.
C’est ce samedi 25 juillet 2026 dans la matinée, qu’aura lieu à Duékoué, la première édition de la Journée Nationale de l’Organisation Interprofessionnelle Agricole de la filière Café-Cacao (J.N.OIA.CC 2026).
Selon la correspondance de presse du 21 avril 2026 signée par M. Mé Kouakou, Directeur Exécutif de l’OIA.CC, la J. N. OIA. CC 2026 vise d’abord à rapprocher l’OIA. CC des producteurs et présenter officiellement de facto l’institution à sa base sociale. Par ailleurs, elle permettra de renforcer la cohésion entre les différents collèges de la filière. Enfin, elle permettra de définir des priorités stratégiques de la filière Café-Cacao en Côte d’Ivoire.
À la place publique de la capitale de la région du Guémon, cette cérémonie sera présidée par le Directeur Général (DG) du conseil du Café-Cacao et, parrainée par le ministre de l’agriculture, du développement rural et des productions vivrières.
Kéita Drissa, désormais délégué du District autonome de Yamoussoukro, Koné Mohamed, nommé délégué départemental d’Attiégouakro, et Diabaté Djibril, désigné délégué point focal de la sous-préfecture de Kossou, ont été officiellement investis le 8 juin 2026 à Yamoussoukro par le Syndicat des acheteurs et vendeurs d’or et de diamants de Côte d’Ivoire (SAVOD-CI). Leur mission : contribuer à l’assainissement de la filière aurifère, sensibiliser les acteurs et accompagner la lutte contre l’orpaillage clandestin dans leurs zones de compétence.
La cérémonie d’investiture, organisée dans la capitale politique ivoirienne, a réuni plusieurs autorités administratives, coutumières, religieuses ainsi que des acteurs de la filière. Elle marque une nouvelle étape dans le déploiement national du SAVOD-CI, qui entend renforcer sa présence sur le terrain et rapprocher davantage son action des professionnels du secteur.
Prenant la parole à cette occasion, le président du SAVOD-CI, Brahima Soumahoro, a réaffirmé l’ambition de son organisation de devenir un partenaire stratégique de l’État dans la formalisation et la structuration de la filière aurifère ivoirienne.
Selon lui, la lutte contre l’orpaillage clandestin nécessite l’implication de tous les acteurs. Il a relevé les conséquences de cette activité illégale, notamment la dégradation des terres, la pollution des cours d’eau, la destruction de l’environnement et les pertes de recettes pour l’État.
« Notre objectif reste le même : déployer le syndicat à travers toute la Côte d’Ivoire. Cette étape à Yamoussoukro est importante pour nous », a-t-il indiqué.
Le président du SAVOD-CI a également insisté sur la portée symbolique du choix de Yamoussoukro. « C’est la capitale politique de la Côte d’Ivoire, l’un des districts autonomes du pays et la ville natale du Président Félix Houphouët-Boigny. L’installation de nos représentants ici constitue une étape mémorable dans notre volonté de couvrir progressivement l’ensemble du territoire national », a-t-il souligné.
Il a exhorté les nouveaux délégués à travailler en collaboration avec les autorités administratives, les forces de défense et de sécurité, les collectivités territoriales et les chefs traditionnels afin de renforcer la sensibilisation et d’encourager les acteurs à exercer dans la légalité.
La conformité au cœur de l’action du SAVOD-CI
Pour Gala Bi Zanini, secrétaire chargé de la conformité et du renforcement des capacités du SAVOD-CI, la professionnalisation de la filière passe nécessairement par le respect des textes en vigueur.
« Plus nous sommes en règle, mieux nous exerçons notre activité et plus nous travaillons en toute sécurité », a-t-il expliqué.
Il a rappelé que le syndicat accompagne les opérateurs dans leurs démarches administratives afin de faciliter leur accès aux autorisations nécessaires. Une démarche qui vise à réduire l’informel, renforcer la traçabilité des activités aurifères et permettre un meilleur encadrement du secteur.
Un maillage territorial en progression
Le SAVOD-CI est aujourd’hui représenté dans sept districts sur treize, soit environ 54 % du territoire national. L’organisation dispose notamment de relais dans le District de Sassandra-Marahoué, le District du Bas-Sassandra, le District du Zanzan, le District des Montagnes, le District des Savanes et le District autonome de Yamoussoukro.
Avec cette nouvelle implantation, le syndicat poursuit son expansion et annonce déjà son prochain déploiement dans le District des Lacs, ce qui portera sa couverture à huit districts sur treize, soit plus de 60 % du territoire national.
Les autorités locales saluent l’initiative
Représentant le maire de la commune de Yamoussoukro, Félicien Gomon a salué cette initiative qui vient renforcer les efforts de l’État dans la lutte contre l’orpaillage clandestin.
Il a estimé que ce combat ne peut être remporté qu’à travers une synergie d’actions entre l’État, les organisations professionnelles, les collectivités territoriales et les communautés locales.
De son côté, Nanan Degayi, chef de terre du village de N’Zuéssi-Yamoussoukro, a exprimé le soutien de la chefferie traditionnelle à cette démarche. Il a encouragé les nouveaux responsables à poursuivre la sensibilisation des acteurs afin de mettre fin aux pratiques clandestines.
Avec l’investiture de ses nouveaux relais, le SAVOD-CI confirme son ambition de participer activement à la modernisation de la filière aurifère ivoirienne et de devenir un allié majeur de l’État dans la lutte contre l’orpaillage clandestin.
La Société coopérative agricole Nouvelle ECOPRANID de Duékoué a dressé le bilan de la campagne agricole 2025-2026 lors d’une Assemblée Générale Ordinaire (AGO). C’était le samedi 27 juin 2026 dernier, en présence des autorités administratives conduites par le secrétaire général de préfecture de Duékoué en charge des affaires départementales, représentant le préfet de la région du Guémon.
L’intervention du président de la Nouvelle ECOPRANID
Cette rencontre statutaire a permis aux différents responsables de la présente coopérative de présenter le bilan des activités de la campagne cacaoyère 2025-2026 et, d’annoncer en outre, les perspectives pour la nouvelle saison.
À cette occasion, le Président du Conseil d’Administration (PCA), M. Seydou Kiébré, a présenté le rapport moral de la campagne écoulée. Il a souligné que la coopérative a dû faire face à de nombreuses difficultés, notamment celles liées au déchargement et à la commercialisation du cacao. Malgré ces contraintes, les dirigeants se sont félicités de la résilience des producteurs et des performances enregistrées. « Suite à l’arrêt brusque de la commercialisation des produits relative à la chute des prix, nous avons eu quelques difficultés. Toutefois, grâce au Créateur, nous avons vendu 60% de nos produits., s’est réjoui le PCA.
L’intervention du Directeur de la Nouvelle ECOPRANID
Pour sa part, le directeur de la coopérative, M. Kouassi Koffi Germain a présenté le rapport financier devant un parterre de producteurs et les partenaires.
À l’en croire, « La coopérative a collecté 563 tonnes et 67 kilogrammes de cacao, dont 200 tonnes et 200 kilogrammes exportés puis 363 tonnes 67 kilogrammes commercialisés sur le marché national ».
Cette activité a-t-il poursuivi, « a généré un chiffre d’affaires de 1 milliard 87 millions 364 mille 223 francs CFA. En dépit des difficultés, la coopérative a réalisé un bénéfice net de plus de 10 millions de francs CFA. »
La Nouvelle ECOPRANID félicitée par les autorités
Le autorités administratives ont salué ces résultats, tout en encourageant les responsables de la Nouvelle ECOPRANID à poursuivre leurs efforts pour améliorer les performances de la coopérative et renforcer les revenus des producteurs.
« La tenue de cette importante rancontre constitue un temps fort de la vie de votre coopérative. Je profite de l’occasion pour féliciter les responsables de la Nouvelle ECOPRANID qui traduisent votre attachement aux principes de bonne gouvernance », a indiqué le secrétaire général de préfecture de Duékoué en charge des affaires départementales, représentant par ailleurs le préfet de la région du Guémon.
Plusieurs producteurs distingués
La cérémonie a pris fin par la récompense des meilleurs producteurs issus des différentes sections de la Nouvelle ECOPRANID. Lesquels ont reçu des produits phytosanitaires destinés à l’entretien et à la protection de leurs vergers, dans le but d’améliorer leurs rendements durant la campagne 2026-2027.