À travers la deuxième édition de son dîner de charité « Un soir pour une destinée », organisée le 7 décembre 2024 à Abidjan, l’ONG Bloom, dirigée par Mme Danielle Lidégoué épouse Cissé Bacongo, intensifie son combat contre les violences basées sur le genre (VBG). Cette soirée exceptionnelle vise à mobiliser des fonds pour la construction du Village Bloom à Duékoué, un centre d’accueil dédié aux survivantes de VBG.
Dans un contexte alarmant où les violences faites aux femmes et aux filles continuent d’augmenter, l’ONG Bloom s’impose comme un acteur majeur de la lutte contre ce fléau en Côte d’Ivoire. Consciente de l’urgence d’apporter des réponses concrètes, l’organisation a lancé en 2023 le projet de construction du Village Bloom à Duékoué, une région durement touchée par les VBG. Ce centre d’accueil, conçu pour accompagner et former les survivantes, est bien plus qu’une infrastructure : c’est un symbole d’espoir et de résilience. Le dîner gala du 7 décembre 2024 a permis de réunir 243 millions FCFA, une étape importante, mais il reste encore un défi à relever pour atteindre l’objectif global de 500 millions FCFA nécessaires pour l’achèvement des travaux.
Une noble cause dans un contexte international pressant
La lutte contre les violences basées sur le genre s’inscrit dans un cadre mondial défini par les Objectifs de Développement Durable (ODD) adoptés par les Nations Unies en 2015. Les ODD 5 et 10 insistent particulièrement sur la nécessité d’éradiquer les inégalités et de promouvoir l’égalité des sexes, condition sine qua non pour atteindre un développement durable. La Côte d’Ivoire, à travers son Plan National de Développement (PND), s’est engagée dans cette voie, mais les chiffres révèlent l’urgence d’agir : 8 782 cas de VBG ont été enregistrés en 2023, contre 5 405 en 2020.
Le Village Bloom : un projet d’impact social et humanitaire
Situé à Duékoué, dans l’ouest de la Côte d’Ivoire, une localité marquée par des violences répétées, le Village Bloom est une réponse concrète pour accompagner les survivantes. Grâce aux fonds levés lors de la première édition du gala en 2023, des avancées significatives ont été réalisées : construction de la clôture, installation d’une guérite, d’un château d’eau et électrification du site. Ce projet ne se limite pas à l’accueil des victimes ; il contribue également à l’amélioration des conditions de vie des populations locales. Le quartier Carrefour, qui accueille le centre, bénéficie désormais d’eau potable, d’électricité et bientôt d’infrastructures routières.
Une mobilisation à poursuivre pour achever le projet
Si les résultats de cette deuxième édition du gala sont encourageants, avec 243 millions FCFA déjà mobilisés, un écart de 256 millions FCFA reste à combler pour finaliser la construction et équiper le centre. Mme Danielle Lidégoué épouse Cissé Bacongo, présidente di conseil d’administration ( PCA) de l’ONG Bloom, a lancé un vibrant appel aux décideurs, aux entreprises privées et aux bonnes volontés pour continuer à soutenir cette initiative salvatrice. « Vivre pour les autres est une règle de la nature », a-t-elle déclaré, soulignant l’impact direct que le Village Bloom aura sur la vie des survivantes et des habitants de Duékoué.
Un appel à la solidarité et des remerciements sincères
Le combat contre les violences basées sur le genre ne peut être gagné sans une mobilisation collective. L’ONG Bloom tient à exprimer sa profonde gratitude à toutes les personnes et institutions qui ont fait parler leur cœur lors de cette deuxième édition du dîner gala « Un soir pour une destinée ».
« Grâce à votre générosité et à votre engagement, 243 millions FCFA ont été mobilisés, marquant une avancée significative pour la réalisation du Village Bloom à Duékoué » a-t-elle souligné.
Mme Danielle Lidégoué épouse Cissé Bacongo, présidente de l’ONG Bloom, adresse des remerciements particuliers aux personnalités et structures qui ont marqué cette soirée par leur soutien exceptionnel : Mme Françoise REMARCK, ministre de culture et de la Francophonie ; MADAME Harlette Badou, présidente des femmes du RHDP et vice-présidente de l’union des villes et communes de Côte d’Ivoire ( UVICOCI) ; M. Éric Taba, directeur de protocole du président de la République ; Mme Euphrasie Yao, conseillère spéciale du Premier Ministre chargée des questions de genre, pour son discours inaugural inspirant ; M. Traoré Salif, parrain de la cérémonie, pour son appui déterminant et constant ; Mme Raymonde Goudou Koffi, Ministre-Gouverneure du District Autonome des Lacs, et Mme Amy Toungara, vice-présidente de l’Assemblée nationale ; Le groupement des épouses et époux des ambassadeurs accrédités en Côte-d’Ivoire et sa présidente Mme Belliard SUHAD ; Monsieur Kouala CELESTIN directeur général du logement et du cadre de vie ; Le Ministère de la femme, de la Famille et de l’Enfant ; Le ministère du tourisme ; Le préfet de la région du Guémon et toute la délégation venue du Guémon avec à sa tête le chef du village de Guezon, pour leur présence et leur soutien ; Les ambassadeurs du Maroc et de Mauritanie, pour leur participation active ; Mme Marie Paule Kodjo, vice-présidente du Conseil National des Droits de l’Homme ; Onufemmes ; UNESCO et surtout CI-Énergies, l’ONEP et l’AGEROUTE, qui ont déjà contribué au développement des infrastructures essentielles autour du site ; Les nombreux sponsors et partenaires, pour leurs contributions déterminantes.
À tous les invités présents, aux chefs traditionnels, aux entreprises et aux anonymes, chaque geste compte et porte une lueur d’espoir. « La vie est meilleure quand d’autres sont heureux grâce à nous », a rappelé Mme Lidégoué. L’ONG Bloom renouvelle son appel à toutes les bonnes volontés pour combler le gap de 256 millions FCFA encore nécessaires pour achever ce projet. Ensemble, continuons à bâtir un refuge pour les survivantes de violences basées sur le genre et à offrir aux populations de Duékoué un avenir digne et meilleur. Pour apporter votre contribution, les canaux de dons restent ouverts. Ensemble, poursuivons cette mission d’espoir et d’humanité.
Le président du Conseil régional de Gbêkê, Assahoré Konan Jacques, a invité les jeunes de la région à saisir les différentes opportunités de formation, de financement et d’emploi mises à leur disposition par le gouvernement et le Conseil régional, afin de favoriser leur insertion socioprofessionnelle. Il a lancé cet appel, le vendredi 24 juillet 2026, à l’occasion de la troisième session ordinaire du Conseil régional de Gbêkê, tenue à l’hôtel Vinciane de Bouaké, en présence de plusieurs personnalités politiques, administratives et coutumières.
Cette session avait notamment pour objectif de faire le point sur l’exécution du budget primitif et d’adopter le budget modificatif n°1 de l’année 2026. Elle a également permis de dresser un bilan à mi-parcours de l’année, afin d’identifier les besoins urgents des populations. À cette occasion, Assahoré Konan Jacques a félicité les conseillers régionaux pour leur implication dans la réalisation et la remise de 160 ouvrages aux populations au début du mois de juillet.
Dans son allocution, il a exhorté les jeunes à s’inscrire dans la troisième phase du Contrat de désendettement et de développement (C2D3), afin de bénéficier de financements et d’un accompagnement pour la réalisation de leurs projets et la création d’activités génératrices de revenus:« L’une de nos préoccupations majeures, c’est l’emploi de nos jeunes. En effet, le gouvernement met en place beaucoup de projets pour occuper sainement nos jeunes. Alors, je pense que nos jeunes doivent prendre conscience et saisir ces opportunités. Ils doivent se dire que le gouvernement fait beaucoup pour eux et qu’ils doivent l’accompagner en s’inscrivant dans cette dynamique et dans les projets qu’il initie pour leur permettre d’être autonomes. Je les invite à s’inscrire dans cette nouvelle phase du C2D3 afin de bénéficier de ces accompagnements », a-t-il conseillé.
Poursuivant, le président du Conseil régional a expliqué que l’adoption du budget modificatif vise à poursuivre la mise en œuvre des projets de développement au bénéfice des populations, notamment dans les domaines des infrastructures éducatives et sanitaires, de l’accès à l’eau potable et d’autres secteurs prioritaires:« Vous savez que la gestion d’un Conseil régional est une gestion prévisionnelle. En début d’année, nous avons fait une programmation pour réaliser un ensemble de projets. Chemin faisant, nous avons eu des situations qui nécessitaient que nous modifiions le budget pour prendre en compte les ressources additionnelles qui se sont dégagées et ajuster les dépenses », a-t-il fait savoir.
En outre, Assahoré Konan Jacques a appelé à l’unité et à la cohésion au sein de la chefferie traditionnelle, dans un contexte marqué par des mésententes. Il a, à cette occasion, offert, au nom du Vice-Premier ministre, un minicar à la chefferie traditionnelle afin de faciliter sa mobilité lors de ses différentes rencontres.
Au nom de la chefferie traditionnelle, le président régional de la Chambre des rois, Nanan N’Goran Koffi II, a exprimé sa gratitude au donateur et réaffirmé l’engagement des chefs traditionnels à œuvrer en faveur de la cohésion:« Nous voulons la cohésion, une Côte d’Ivoire solidaire, une Côte d’Ivoire réunie et une Côte d’Ivoire qui se développe davantage », a-t-il déclaré.
De son côté, le préfet de Sakassou, Tiebgé Bonaventure, représentant le préfet de région, préfet du département de Bouaké, a félicité le président du Conseil régional et l’ensemble des conseillers pour les nombreux ouvrages réalisés en vue d’améliorer les conditions de vie des populations.
Les premières conclusions de l’enquête administrative sur le dramatique accident de la circulation survenu sur l’axe Touba-Biankouma sont sans appel. À l’issue des investigations menées par le Bureau Enquête et Analyse Accident (BEA), le Ministère des Transports et des Affaires Maritimes a décidé de prendre de sévères sanctions à l’encontre de la compagnie Diarra Transport, mise en cause dans ce drame qui a coûté la vie à plusieurs personnes.
Saisi le 13 juillet 2026, le BEA avait pour mission de déterminer les circonstances exactes de l’accident ainsi que les éventuels manquements techniques et administratifs. Selon le rapport préliminaire, plusieurs irrégularités ont été relevées dans la gestion du parc automobile de la société. Les enquêteurs évoquent notamment des violations de la loi d’orientation du transport intérieur de 2014 ainsi que de la réglementation de 2017 relative au contrôle technique des véhicules.
Face à la gravité des faits constatés, le Ministère des Transports et des Affaires Maritimes a décidé d’agir sans attendre l’issue de la procédure judiciaire. À compter du 24 juillet 2026, la carte de transporteur de Diarra Transport est suspendue, entraînant de fait l’arrêt de ses activités.
En outre, l’ensemble des autocars de la compagnie devra être transféré à Abidjan afin d’être soumis à une inspection technique approfondie et à un contrôle de conformité administrative sous la supervision des services compétents du Ministère.
La reprise des activités de la société sera également conditionnée à la présentation du Certificat d’Aptitude de Conducteur Routier (CACR) pour chacun de ses chauffeurs. Ce document, obligatoire pour l’exercice de la profession, devra être produit avant toute remise en circulation des véhicules.
Sur le plan financier, Diarra Transport devra régler l’ensemble des amendes liées aux infractions routières commises par ses véhicules, ainsi que les frais engagés dans le cadre de la prise en charge des conséquences de l’accident.
Au-delà de cette affaire, le Gouvernement entend adresser un message fort à l’ensemble des transporteurs routiers. Ces sanctions illustrent la volonté des autorités de renforcer le respect des normes de sécurité et de lutter contre les comportements mettant en danger la vie des usagers de la route.
Dans son communiqué signé par le Directeur de Cabinet, Dioman Coné, le Ministère rappelle que ces mesures entrent en vigueur dès leur publication et resteront applicables jusqu’à leur exécution complète, sans préjudice des poursuites judiciaires qui pourraient être engagées contre les personnes concernées.
À travers cette décision, les autorités réaffirment leur détermination à promouvoir un transport routier plus sûr et à faire respecter le mot d’ordre : « Stop à l’incivisme sur la route. »
Koffi Kouadio Guy Président de l’UAPB-CI fait une plaidoirie: » Nous demandons a l’Etat d’engager un dialogue entre le ministère des Eaux et Forêts, les industriels du Bois, et les artisans. »
Apres son investiture le 13 juin dernier a Yamoussoukro comme Président de l’Union des Artisans Professionnels du Bois de Cote d’Ivoire (UAPB-CI), Koffi Kouadio Guy par ailleurs Président de la Chambre Régionale de Métiers de Yamoussoukro s’est penche sur la question cruciale de l’avenir du Bois en Cote d’Ivoire. C’était le mercredi 22 juillet en ses bureaux sis a Toumodi.
Le président de l’Union des artisans professionnels du bois de Côte d’Ivoire (UAPBCI) a appelé les pouvoirs publics à renforcer les mesures en faveur de la filière bois, notamment à travers le reboisement, un meilleur accès des artisans au bois d’œuvre et une concertation permanente entre l’État, les industriels et les professionnels du secteur. Il s’exprimait relativement aux défis de la profession.
Investie officiellement le 13 juin dernier à Yamoussoukro, l’Union des artisans professionnels du bois de Côte d’Ivoire (UAPBCI) entend faire du reboisement l’une de ses priorités. Selon son président Koffi Kouadio Guy, cette initiative répond à un double objectif : lutter contre les effets du changement climatique et garantir la pérennité des métiers du bois. Il a rappelé que, dans les années 1960, le bois figurait parmi les principales richesses économiques du pays. Toutefois, l’exploitation intensive des ressources forestières, sans reboisement suffisant, a progressivement fragilisé la filière.
Regroupant plus de 1 500 artisans répartis sur l’ensemble du territoire national, l’organisation souhaite mobiliser ses membres autour d’importants programmes de reboisement. Elle déplore cependant le manque de terres disponibles pour développer ces plantations. Le responsable de l’UAPBCI a également dénoncé les difficultés d’approvisionnement en bois auxquelles sont confrontés les artisans. Pour lui, une grande partie de la production nationale est destinée à l’exportation, tandis que le marché local reste insuffisamment approvisionné, poussant certains professionnels vers le sciage clandestin, une pratique interdite par la réglementation ivoirienne et passible de lourdes sanctions. Face à cette situation, il a exhorté les artisans à se conformer à la législation en obtenant les agréments requis et en s’approvisionnant exclusivement auprès des circuits autorisés.
L’organisation plaide par ailleurs pour la mise en place de centrales d’achat régionales afin de faciliter l’accès au bois, notamment pour les artisans installés dans les localités situées au-delà du 8ᵉ parallèle, où les scieries sont peu nombreuses et où les coûts de transport restent élevés.
Le président de l’Union appelle également l’État à engager un dialogue entre le ministère des Eaux et Forêts, les industriels du bois et les artisans afin d’améliorer la disponibilité de la matière première sur le marché local, de favoriser une meilleure régulation des prix et de préserver les emplois dans la filière. Estimant que les métiers du bois demeurent de véritables opportunités d’insertion professionnelle pour les jeunes, il regrette qu’ils attirent de moins en moins de candidats malgré leur fort potentiel économique.
En conclusion, Koffi Kouadio Guy a lancé un appel à tous les Ivoiriens à participer aux efforts de reboisement en plantant chacun un arbre, rappelant que « le bois, c’est la vie », un geste indispensable pour préserver les ressources forestières et assurer l’avenir de toute la filière.