Alors que le débat s’enflamme au sein du PDCI-RDA, notamment après les déclarations controversées de Jean-Louis Billon sur la candidature de Tidjane Thiam, Hervé Kouakou, Président de l’Ong Genie DH partage au cours de cette interview son analyse critique sur les enjeux politiques, les rivalités internes et l’impact de ces querelles sur la démocratie et la stabilité du pays. Entre appels au respect mutuel et plaidoyer pour une compétition politique équitable, cette interview met en lumière les défis qui secouent le parti sexagénaire et appellent à une réflexion profonde.
Question : Bonjour ! Quelle est votre lecture des récents propos de Jean-Louis Billon sur Tidjane Thiam ?
Réponse : Bonjour chers intrépides citoyens. L’actualité brûlante dans notre pays et particulièrement au PDCI-RDA nécessite que l’on donne ses ressentis et son analyse, car au final, c’est toute la nation qui est en train d’être embarquée dans ces querelles entre frères ivoiriens. En me permettant cette analyse critique des propos de monsieur Jean-Louis Billon, tenus sur la chaîne de télé NCI le 12 décembre 2024 et largement relayés dans les médias, je m’appuie sur quelques articles de presse, notamment celui de L’Infodrome publié en ligne ce 13 décembre 2024. Trois angles vont sous-tendre ma réflexion : le sentiment d’exclusion teinté de jalousie, le mérite en démocratie, et les arguments sur la nationalité et le parcours de Thiam.
Question : Commençons donc par le premier angle, le sentiment d’exclusion teinté de jalousie. Que retenez-vous des propos de Jean-Louis Billon ?
Réponse : Selon L’Infodrome, l’ancien ministre du Commerce affirme que Tidjane Thiam, en raison de son éloignement, serait incapable de s’exprimer sur des sujets essentiels, citant l’éducation, la santé et la fiscalité. Sans vouloir répondre à la place de Thiam, ces déclarations peuvent être perçues comme une tentative de délégitimation sur la base de critères personnels plutôt que politiques. Cela donne l’impression que Billon ressent une certaine menace face à cette candidature et cherche à marginaliser son rival en s’appuyant sur des éléments anecdotiques. Cette attitude pourrait nourrir une jalousie voilée, montrant que l’enjeu va au-delà des idées ou des programmes.
Question : Que pensez-vous du mérite de Billon et de son droit à être candidat en démocratie, deuxième axe de votre réflexion ?
Réponse : Les propos de Billon soulèvent une question importante : qui décide de la légitimité des candidatures en démocratie ? La légitimité se mesure par le soutien des militants et le respect des règles du parti, non par des critères subjectifs. S’il n’est interdit à aucun militant de se porter candidat, critiquer les ambitions des autres semble incohérent, surtout dans une démocratie où l’égalité des chances doit primer. Par ailleurs, le double discours de Billon, appelant à une pluralité de candidatures tout en contestant celles de Thiam, peut être vu comme hypocrite. En politique, le respect des aspirations des uns et des autres est crucial pour un débat sain.
Question : Que dire des arguments de Billon concernant la nationalité et le parcours de Tidjane Thiam, troisième point de votre analyse ?
Réponse : Les attaques sur la supposée distance de Thiam avec la Côte d’Ivoire — évoquant ses enfants scolarisés à l’étranger, ses soins médicaux ou sa fiscalité — sont fragiles. Tidjane Thiam a grandi en Côte d’Ivoire et occupé des postes de haut niveau, en tant que ministre et cadre international. Ces expériences enrichissent sa vision pour le pays. Si Billon critique Thiam sur ces aspects, peut-il prouver qu’aucun membre de sa famille n’a fait les mêmes choix ? Cela montre une incohérence qui affaiblit son discours. En fin de compte, ces querelles de personnes risquent d’éloigner les citoyens des véritables enjeux politiques, nuisant à l’image du parti et à celle de Billon lui-même.
Question : En conclusion, quel message adressez-vous aux acteurs politiques en ces temps de tension ?
Réponse : Je voudrais appeler les politiques à éviter de nouvelles échauffourées. Le respect mutuel entre candidats et partis politiques est crucial pour une démocratie équitable et apaisée. Les querelles internes, fondées sur des attaques personnelles, doivent céder la place à des débats constructifs et à une valorisation des projets et des visions pour le pays. Pour Jean-Louis Billon comme pour les autres, le vrai défi réside dans la capacité à fédérer et à incarner les aspirations des Ivoiriens.
La crise qui secoue depuis plusieurs mois le département politique RHDP de Bako–Bougousso connaît une nouvelle évolution. Le dossier porté par plusieurs responsables de base est désormais entre les mains de la haute direction du parti, après la réception des contestataires, le mardi 28 juillet 2026, au siège du RHDP à la Rue Lepic, à Abidjan.
Cette rencontre intervient dans un contexte marqué par des tensions autour de la gestion du secrétariat départemental RHDP de Bako–Bougousso. Depuis plusieurs mois, des secrétaires de section et cadres contestataires expriment leurs préoccupations sur le fonctionnement des structures du parti dans le département politique.
Les contestataires dénoncent notamment un manque de concertation avec les responsables de base, un fonctionnement jugé insuffisant des instances locales et des difficultés dans l’animation de la vie politique du parti au niveau départemental.
Saisie de ces préoccupations, la haute direction du RHDP a décidé d’accorder une attention particulière à ce dossier et d’entendre les responsables concernés afin de favoriser une meilleure compréhension de la situation.
Les représentants des contestataires ont ainsi été reçus par l’honorable Ouattara Siaka, secrétaire national chargé du District du Denguélé. Les échanges se sont déroulés dans une atmosphère cordiale et constructive, permettant aux responsables de base d’exposer leurs préoccupations et leurs attentes.
Au cours de cette rencontre, des orientations ont été données pour favoriser un meilleur fonctionnement des structures du parti et renforcer la cohésion entre les militants du département politique RHDP de Bako–Bougousso.
Les contestataires ont salué l’écoute dont ils ont bénéficié et ont exprimé leur reconnaissance à la haute direction du RHDP pour l’attention accordée à leur dossier. Ils ont également réaffirmé leur engagement à œuvrer pour le rayonnement du parti dans le département.
Cette audience marque une nouvelle étape dans le traitement de cette crise interne. Les militants attendent désormais les suites qui seront réservées aux échanges engagés avec la haute direction, dans l’espoir d’une solution durable permettant de préserver l’unité et la cohésion du RHDP à Bako–Bougousso.
» Défendre le PDCI-RDA, c’est défendre le pluralisme politique [en Côte d’Ivoire] », a annoncé le personnel politique du parti octogénaire du District des Montagnes.
Une ferme prise de position qui à en croire certains observateurs, « promeut la démocratie en Côte d’Ivoire », à deux jours du verdict de l’audience décisive des procédures actuellement pendantes, introduites par Mrs Tchétché Abié Charles et Siaba Antoine Constant contre le PDCI-RDA et son président, le ministre Cheick Tidjane THIAM. Une prise de position identique à celle du ministre Yapo Calice, secrétaire exécutif du PDCI-RDA pour qui l’enjeu dépasse désormais le cadre d’un simple contentieux judiciaire : « Le sujet est la préservation même de nos institutions et la survie du PDCI-RDA ».
Déclaration du personnel politique du PDCI-RDA précédée d’une profonde émotion due au rappel à Dieu de son « aîné et guide », le ministre d’état Emile Constant BOMBET, Vice-Président du PDCI-RDA, Coordonnateur des activités des Vice-présidents, le mercredi 22 juillet 2026.
Rappelons-nous que ces deux hommes suscités demandent l’annulation du 9e congrès extraordinaire de mai 2025, qui avait confirmé Tidjane Thiam à la tête du parti. Ainsi, après plusieurs renvois, le tribunal rendra sa décision, le 30 juillet 2026.
L’EXPRESSION COLLECTIVE DE L’ÉMOTION DU PERSONNEL POLITIQUE DU PDCI-RDA, DU DISTRICT DES MONTAGNES
Avant de procéder à la lecture de cette motion, il est des devoirs de mémoire auxquels, nous ne saurions déroger. C’est avec une profonde émotion et une déférence particulière que nous nous inclinons devant la mémoire de notre ainé, notre guide, le ministre d’état Emile Constant BOMBET, Vice-Président du PDCI-RDA, Coordonnateur des activités des Vice-présidents, rappelé à DIEU le mercredi 22 juillet 2026. Son parcours, son dévouement, et son engagement ont marqué notre histoire commune. Puisse son souvenir continuer d’inspirer nos actions et guider nos pas.
LA MOTION DE SOUTIEN DU PERSONNEL POLITIQUE DU DISTRICT DES MONTAGNES AU PDCI-RDA ET À THIAM
Nous, militantes et militants du PDCI-RDA du district des Montagnes (CAVALLY, GUEMON, TONKPI), réunis à Abidjan, • Considérant que le PDCI-RDA demeure l’héritier des valeurs de paix, de dialogue et de développement léguées par le Président Félix Houphouët-Boigny. • Considérant que le Président Cheick Tidjane THIAM a été librement et démocratiquement élu par les militants. • Considérant que le Parti connaît aujourd’hui une dynamique nouvelle de mobilisation. • Considérant que cette dynamique fait l’objet de tentatives de déstabilisation et de campagnes de désinformation. • Considérant que le district des Montagnes est une terre profondément attachée à la démocratie, à la paix et à l’unité.
DÉCLARONS SOLENNELLEMENT • Notre attachement aux valeurs du PDCI-RDA. • Notre fidélité aux Statuts et aux institutions du Parti. • Notre engagement en faveur du libre choix des militants. • Notre volonté de préserver la paix et la stabilité de notre pays.
ÉNONÇONS AVEC LA PLUS GRANDE FERMETÉ • Toute tentative de judiciarisation de la vie interne du Parti. • Toute remise en cause de la volonté souveraine des militants. • Toute manœuvre visant à affaiblir le PDCI-RDA. • Toute tentative de division des militants.
RÉAFFIRMONS • Que seul le militant est propriétaire du PDCI RDA • Que seule la volonté démocratiquement exprimée des militants du parti fonde la légitimité de ses dirigeants • Que nul ne peut confisquer par des artifices ce que les militants ont librement décidé • Que le PDCI RDA poursuivra sereinement sa mission historique au service de la Côte d’Ivoire.
APPELONS • Les militants du district des montagnes à demeurer unis, disciplinés, vigilants et mobilisés autour des idéaux du parti. • Les responsables des structures du parti à multiplier les actions de proximité, les réunions d’informations, les motions de soutien, et les initiatives de rassemblement. • Toutes les forces démocratiques, la société civile, ainsi que les partenaires internationaux attachés aux principes démocratiques à demeurer attentifs à l’évolution de la situation politique ivoirienne.
ASSURONS • Le Président Cheick Tidjane THIAM de notre soutien total, constant et sans réserve. • Notre engagement à défendre les institutions du parti et son président, dans le strict respect des lois de la République • Notre détermination à poursuivre dans le calme, la discipline, et la responsabilité, le combat démocratique pour une alternance pacifique et une Côte d’Ivoire reconciliée.
PROCLAMONS • Que le district des Montagnes reste debout derrière le PDCI-RDA • Que le district des Montagnes reste fidèle aux valeurs de paix, de démocratie et de justice. • Que le district des Montagnes poursuivra son engagement pour une alternance démocratique, apaisée et responsable. • Le PDCI RDA ne se laissera ni intimider, ni diviser, ni détourner de sa mission • Que les militants resteront debout pour défendre leur parti, leur institution, leur choix démocratiquement exprimé. o Parce que défendre le PDCI RDA, c’est défendre le pluralisme politique. o Parce que défendre le libre choix des militants, c’est défendre la démocratie. o Parce que défendre nos Institutions, c’est défendre la République.
Vive le district des Montagnes ! Vive le PDCI-RDA ! Vive le Président Cheick Tidjane THIAM ! Vive la Côte d’Ivoire !
Fait à Abidjan, le 28 juillet 2026, le personnel politique du PDCI-RDA du District des Montagnes
Après avoir rejoint les rangs du Rassemblement des Houphouëtistes pour la démocratie et la paix (RHDP) en mai 2025, les coordinateurs du parti politique La Nouvelle Côte d’Ivoire ont été investis en tant que militants du RHDP, le vendredi 24 juillet 2026, au cours d’une cérémonie qui a eu lieu au Centre culturel Jacques Aka de Bouaké. Au nombre de 14 coordonnateurs issus des différents départements de la région, ces derniers, investis, auront pour mission de sillonner les différentes localités afin de convaincre les indécis à rejoindre leur nouvelle formation politique. La cérémonie d’investiture s’est déroulée en présence de plusieurs personnalités politiques et coutumières.
À cette occasion, le président de la cérémonie, le ministre des Eaux et Forêts, par ailleurs coordonnateur principal du RHDP dans la région de Gbêkê, Assahoré Konan Jacques, s’est réjoui de cette démarche qui s’inscrit dans la vision du directoire de son parti, le RHDP : « Je suis très heureux qu’aujourd’hui, le parti politique La Nouvelle Côte d’Ivoire ait décidé d’adhérer au RHDP à travers la coordination régionale de Gbêkê. C’est une nouvelle qui nous réjouit énormément. En effet, le président de la République, Alassane Ouattara, nous a mis en mission pour étendre le parti et élargir les bases de notre parti. Et aujourd’hui, c’est près de 500 personnes dans la salle qui ont décidé de s’engager à être membres du RHDP. Chaque militant que nous gagnons est une victoire pour notre parti », s’est-il réjoui avant de laisser des conseils à ces nouveaux adhérents : « Lorsqu’on soutient un parti politique, c’est pour contribuer à rendre ce parti plus fort afin que vous puissiez bénéficier de diverses opportunités ou d’infrastructures. On n’intègre pas un parti politique pour s’enrichir ni pour recevoir de l’argent. C’est pour cela que je vous encourage à faire vos cartes d’e-militants afin de confirmer véritablement votre adhésion à notre grand parti. Je prends donc l’engagement de payer vos cartes, mais vous devrez rester déterminés et courageux, car nous allons vous utiliser, comme vous l’avez demandé, pour aller investir le terrain et convaincre ceux qui sont encore réticents », a-t-il conseillé.
Pour terminer, il a lancé un message d’unité entre les différents militants pour mieux implanter leur parti : « Vous savez que notre coordination est de temps en temps secouée par des incompréhensions, mais je dis bien que ce sont des incompréhensions. Alors, je souhaite que, sur la base de ce que j’ai dit, on s’accorde pour aller à l’essentiel. L’essentiel, c’est l’implantation du parti dans une région qui est difficile. Si on n’est pas unis, si on n’agit pas de façon coordonnée, il va nous être difficile d’implanter notre parti », a-t-il conclu.
Représentant le parrain de la cérémonie, N’Dri Koffi Germain, ancien maire de Tiébissou, a exhorté les nouveaux adhérents : « On doit sentir votre engagement à travers votre volonté à braver les difficultés pour aller dans les villages et hameaux afin de convaincre les parents indécis à rejoindre le RHDP, en leur parlant du bilan du président de la République, Alassane Ouattara, en termes de développement. »
De son côté, le président de La Nouvelle Côte d’Ivoire, N’Zué Nicolas, a rappelé à ses coordonnateurs ses attentes vis-à-vis d’eux : « Nous attendons d’eux qu’ils soient motivés et engagés à aller partout où on va les solliciter afin d’agrandir notre parti, le RHDP. Nous voulons prendre notre place dans l’implantation du parti. Donc, nous demandons à être utilisés afin de contribuer à l’implantation de notre parti », a-t-il insisté.
Les coordonnateurs investis ont, par la voix de leur porte-parole, Kouadio Alphonse (coordonnateur d’Air-France et Nimbo), rassuré de leur volonté et de leur engagement à étendre le parti dans la région.