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Culture

Côte d’Ivoire: Similitude entre l’administration judiciaire du Royaume du Sanwi et l’administration judiciaire ivoirienne

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L’administration judiciaire ivoirienne est rigoureusement organisée depuis la nuit des temps, de façon hiérarchisée et pyramidale à l’image de l’administration judiciaire du Royaume du Sanwi. Preuve scientifique de ce que la Côte d’Ivoire est vraiment la fille aînée du Royaume du Sanwi et que, par ailleurs, le droit traditionnel du peuple Sanwi est l’ancêtre du droit moderne ivoirien.

L’organisation de l’administration juridique en pays Sanwi

Dans un entretien eu le vendredi 7 février 2025 à son cabinet sis à la Riviera Palmerais dans la Commune de Cocody à Abidjan, à la demande de sa Majesté OKATAMANSSO OTUMFUO OMANCHINNIN AMON NDOUFFOU V, ROI DU SANWI du Sanwi, Me Kattié Olivier a révélé le fonctionnement de l’administration juridique traditionnelle dans le Royaume du Sanwi, avant la pénétration française. « Dans le Royaume du Sanwi, la gestion des problèmes se fait par palier de compétences dans tous les domaines »; avait-il débuté.

Poursuivant, le Commissaire de Justice par ailleurs Conseiller Juridique de Sa Majesté a ajouté qu’après la gestion des différends par les Chefs de village, le seuil de la porte de la juridiction cantonale peut être franchi en cas de non satisfaction de l’une des deux parties. Et, au pire des cas, la Cour Suprême du Royaume présidée par sa Majesté le Roi du Sanwi se charge enfin du dossier pour trancher définitivement, conformément aux us et coutumes du peuple Sanwi. Notons que le même juge est compétent pour traiter toutes les affaires.

L’organisation de l’appareil judiciaire en Côte d’Ivoire

L’organisation judiciaire actuelle en Côte d’Ivoire, comprend ,en matière civile et pénale , des sections de tribunaux, des tribunaux de première instance, des Cours d’Appel et une Cour Suprême devenue Cour de cassation outre la création du conseil D’ÉTAT et du conseil constitutionnel !

L’administration moderne s’inspire ici dès lors de l’administration traditionnelle, comme la nouvelle natte qui se tisse toujours à partir de l’ancienne natte.

Histoire du début de la création de la Nation ivoirienne

Le Royaume Sanwi a posé des actes très importants pendant la période pre-coloniale et coloniale qui ont posé des bases fortes pour le début de la naissance de la Nation Ivoirienne : le 4 juillet 1843, la France officiellement représentée par Floriot De Langle a signé un important traité de protectorat avec le Roi du Sanwi, à Assinie. Ce traité avait, essentiellement , deux aspects : le volet extérieur avait trait à la protection du Royaume du Sanwi par la France contre tout ennemi.

En revanche, il est précisé dans ledit traité que le Roi du Sanwi a conservé SA SOUVERAINETÉ INTERNE sur ses terres ( 8.000 kilomètres carrés, en forme triangulaire dont la base est tournée vers l’océan ATLANTIQUE ) et sur son peuple.

Le Traité du 4 juillet 1843 a été ratifié le 10 juin 1887 à Paris par un décret Français. C’est d’ailleurs ce traité qui, pour barrer la route aux britanniques a été brandi par la FRANCE au moment où les Anglais voulaient pénétrer et s’accaparer les terres du Royaume du Sanwi. Enfin de compte, les Anglais et les Français, pour éviter la guerre, ont accordé leur violon pour procéder à la délimitation de la frontière entre la Côte d’Ivoire et le Ghana à travers une Commission mixte franco-anglaise, appuyés par deux indigènes issus de ces deux États monarchiques jusqu’à Kong où régnait le Roi Sékou Ouattara.

En toute humilité et Dans l’intérêt de la FRANCE, il faut préciser que des traités ont été signés par KATTIE DJETOUAN, un des généraux de l’aile gauche du Sanwi, l’arrière arrière grand père du Commissaire Kattié pour le compte du Gouverneur Treich La Plaine qui n’a pas manqué de lui rendre hommage dans ses mémoires, contenus dans le livre du père HENRY MOUEZY des missions africaines de Lyon. Frontière validée par le Congrès de Berlin en 1885 pour avoir soutenu le principe de l’intangibilité des frontières issues de la colonisation.
Ainsi, le 10 mars1893 LA FRANCE, par un décret a déclaré LA CÔTE D’IVOIRE COLONIE FRANÇAISE. LA CÔTE D’IVOIRE, COLONIE Française venait ainsi de naître des œuvres de LA FRANCE ET DU ROYAUME SANWI protectorat français depuis 1843 . LA FRANCE, en apportant la semence et en nommant cet enfant, est le père de LA CÔTE D’IVOIRE alors que le ROYAUME DU SANWI est la mère de cette dernière qui l’a enfanté, l’a couvée, l’a nourrie et l’a entretenue car pour la CÔTE D’IVOIRE tout est parti du SANWI ( LA première école, les premiers intellectuels, les premières plantations, la première église, le premièr barrage électrique, la plus grande plantation au monde entier de palmiers à huile d’un seul tenant se trouvant dans le Royaume SANWI etc.. )

Ouncado Pierrot

Culture

Duékoué : le chef central Dan contesté par les ressortissants de Danané et de Zouan-hounien

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La dynastie manoise hermétiquement instaurée depuis plusieurs décennies à Duékoué, au sommet des organisations traditionno-communautaires des Yacouba ou DAN installés dans la région du Guémon, ne sied plus aux Danites, originaires des départements de Danané et de Zouan-hounien. D’où la récusation pure et simple le dimanche 6 septembre 2026 par les ressortissants de Danané et Zouan-hounien, de M. Bouh, qui serait appelé à être investi « abusivement  » les mois à venir par le ministre Mabri Albert Toakeusse Abdala. Une cérémonie dont le parrainage reviendrait au ministre délégué Sérey Doh Célestin, conformément aux échanges eus courant août 2026, à Bangolo avec la communauté manoise vivant à Duékoué.

La genèse de la situation qui prévaut depuis plusieurs décennies

Dans la région du Guémon, le mode opératoire du choix du garant central de la tradition du peuple DAN ou Yacouba ne fait point l’unanimité. Situation empirée, depuis la mort du chef central, l’honorable Kossa. Ce, malgré les interpellations des manois par le sage Ouoya Huberson, actuel chef central des DAN ressortissants des départements de Danané et Zouan-hounien vivant dans le Guémon.

Pis, la part belle est faite aux Danites du département de Man dans le bureau exécutif constitué, avec trois postes de vice-présidents, les sous-préfectures de Logoualé et de Sangouiné étant abusivement considérés comme des départements de pleins exercices.

À ces tares s’ajoutent la dynastie manoise hérigée des mains de maître au sommet des associations des femmes et des jeunes dont les deux responsables, en plus d’être issus du département de Man, sont de la même famille : le président régional des jeunes étant le petit frère de la présidente régionale des femmes.

De telles praxis dites « égocentriques dans le fonctionnement des organisations traditionno-communautaires » par un membre du corps préfectoral, ont inéluctablement conduit les DAN ressortissants des départements de Danané et Zouan-hounien à prendre leur destin en main le 5 juin dernier, pour désigner selon les us et coutumes de leurs ancêtres, leurs leaders communautaires.

Les noms des chefs traditionnels DAN ressortissants de Danané et Zouan-hounien dans le Guémon

Ainsi, ont été désignés à l’unanimité par le collège des sages dirigé par le patriarche Troh et ovationnés par les filles et fils DAN ressortissants de Danané et Zouan-hounien vivant dans le Guémon, les garants de la tradition dont les noms suivent :

  • L’honorable Ouoya K. Huberson, chef central des DAN ressortissants de Danané et Zouan-hounien et résidant dans le Guémon,
  • L’honorable Yomi Kapeu, chef des DAN ressortissants de Danané, résidant dans le Guémon,
  • By Alphonse, chef des DAN ressortissants de Zouan-hounien, résidant dans le Guémon.

Le cri de coeur des DAN ressortissants de Danané et Zouan-hounien, vivant dans le Guémon

« Quand on se perd en brousse, on rebrousse chemin », ont débuté les filles et fils du Nimba (Ndlr: Départements de Danané et Zouan-hounien). « Nous ne sommes pas venus en bascote pour transporter les affaires de tous ceux qui ont très peu d’égard pour nous. Nous existons, donc sommes », ont décrié le dimanche 6 septembre 2026 dernier en choeur cette forte colonie des Danites ressortissants de Danané et Zouan-hounien, vivant dans le Guémon, arbitre électorale du Guémon, lors d’une réunion qui a mobilisé plus de 500 personnes au domicile privé de l’honorable Yomi Kapeu à Duékoué.

Une bataille qui acte la création de la région du Nimba

Sous les dehors de cette bataille traditionno-communautaire se profile à l’horizon celle de la scicion de la région du Tonkpi en deux régions. Toute chose qui donnera naissance à la région du Nimba dont certaines commodités administratives ont déjà été créées notamment la DRENA du Nimba et bien d’autres services.

Tout est désormais clair et net dans le Guémon : les DAN ressortissants des Départements de Man, Biankouma et Sipilou, puis ceux des Départements de Danané et de Zouan-hounien ne tiennent plus le même langage traditionnel. Dès lors, la cérémonie d’intronisation en vue pour installer le chef central des DAN ressortissants du Tonkpi et vivant dans le Guémon ne saurait outre mesure les incomber, tous, à l’unanimité.

Ouncado PIERROT

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Culture

Guiglo: l’écrivain Goulivas Jean dédicace son deuxième ouvrage consacré à la mémoire et à la transmission

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L’écrivain Goulivas Jean, connu sous le nom d’auteur Ancien Goulivas, a procédé, samedi 8 août 2026, à la dédicace de son deuxième ouvrage intitulé « Souvenirs de Jean Ouloassé », au Conseil régional du Cavally, à Guiglo.

La cérémonie s’est déroulée en présence de nombreux parents, amis et connaissances de l’auteur, ainsi que de Mme Assiè Lucie, directrice régionale de la Culture et de la Francophonie du Cavally, qui a reçu des mains de l’écrivain un exemplaire dédicacé de son œuvre.


Prenant part à cette cérémonie consacrée à la promotion de la littérature et à la transmission de la mémoire, Mme Assiè Lucie a salué cette initiative qui contribue à la valorisation de l’écriture et à la conservation de l’histoire et du patrimoine culturel.
À travers « Souvenirs de Jean Ouloassé », Goulivas Jean entend laisser un héritage à ses enfants et à la jeunesse ivoirienne, en les invitant à s’intéresser davantage à leur histoire familiale, culturelle et communautaire.
« Vous devez connaître votre propre histoire. Vous devez vous nourrir de la sagesse de vos aînés. Posez les questions sur l’histoire de votre famille, de votre tribu, de votre lignée. Ainsi vous ne serez pas perdu dans ce grand village planétaire », recommande l’auteur.
L’écrivain souhaite également, à travers son parcours, encourager les personnes du troisième âge à continuer à apprendre, à se réaliser et surtout à transmettre leur expérience aux générations futures.
« Ne dites pas qu’il est trop tard et que votre âge est avancé. Tant qu’il y a la vie, réalisez-vous, apprenez de nouvelles choses et transmettez à travers vos écrits qui resteront quand vous serez partis », exhorte-t-il.
Cette dédicace constitue ainsi un moment de partage autour de la littérature, de la mémoire et de la transmission intergénérationnelle, avec l’ambition de contribuer à la préservation de l’histoire et des valeurs culturelles du Cavally.

M S

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Culture

Bouaflé / Zoro Bi Ballo : « Le développement local passe par la valorisation de nos communautés »

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Le 11 juillet 2026, Invité d’honneur de la première édition du Ywolê Festival, le président de la Haute Autorité pour la Bonne Gouvernance et président élu du Conseil régional de la Marahoué, Épiphane Zoro Bi Ballo, a réaffirmé son engagement en faveur d’un développement local fondé sur la promotion des valeurs culturelles et le renforcement des capacités des communautés.

La cérémonie, organisée à Degbezéré, dans le département de Bouaflé, a rassemblé autorités administratives, chefs traditionnels, cadres et partenaires institutionnels. Elle a été marquée par la remise officielle d’une ambulance au village de Ouanzanou ainsi que par la distribution de plusieurs équipements de production au profit des coopératives des 33 villages Ywolê.

Tricycles, broyeuses, décortiqueuses de riz et divers matériels ont été remis aux bénéficiaires afin de soutenir leurs activités génératrices de revenus et de favoriser leur autonomisation économique.

Prenant la parole, Épiphane Zoro Bi Ballo a salué une initiative qui, selon lui, traduit une vision du développement axée sur des actions concrètes au bénéfice des populations. Il a félicité la promotrice du festival, Marie-Laure Adjoua, pour son engagement en faveur de la promotion du patrimoine Ywolê et du développement de la Marahoué.

Il a également exprimé sa gratitude aux partenaires ayant contribué à la réussite de cette première édition, notamment la Direction générale de l’Emploi, dont l’appui a permis la mise en œuvre de plusieurs actions en faveur des communautés.

Au-delà de son caractère festif, le Ywolê Festival s’affirme comme un cadre de valorisation de l’identité culturelle Ywolê, de renforcement de la cohésion sociale et de promotion du développement à la base. Les prestations artistiques et traditionnelles qui ont rythmé la cérémonie ont donné un cachet particulier à cette première édition, appelée à devenir un rendez-vous majeur dans la région de la Marahoué.

Christ Kémondé

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