Les membres de la Fédération Nationale des Commerçants de Côte d’Ivoire ( FENACCI ) sont très remontés en ce moment contre le maire de la commune de Man Aboubacar Fofana . Pour cause , l’autorité municipale a fait détruire le siège de la ville de la dite structure, dans la nuit du 09 au 10 février 2025, avec tous le matériel ainsi que les archives bien constituées depuis près de 30 ans des commerçants de Man à l’intérieur .
» Tous nos documents et fichiers informatiques ont été détruits durant cette terrible nuit . Le problème est que nous n’avons pas été assignés par la mairie pour une quelconque opération de démolition . Nous ne sommes pas opposés au programme d’assainissement de la ville . Cependant la raison humaine voudrait que les autorités municipales aient de la considération et un peu d’attention pour ceux qui sont les premiers acteurs économiques de cette commune. Je le dis c’est une attaque ciblée . L’opération s’est faite en pleine nuit et l’électricité avait été coupée dans tout le secteur du quartier commerce . » s’est indigné Camara Moussa , secrétaire à la formation et à l’éducation de masse à la délégation de la FANACCI de Man. C’était le Jeudi 13 février 2025.
Il faut le dire , la municipalité est en train de démolir ces jours-ci certains bâtiments et installations anarchiques dans le cadre de l’assainissement et l’embellissement de la ville . Tous les abords du Lac de Man, appelés communément gare de Facobly, ont été dégagés quelques jours plutôt . De même tous les commerces , hangars et bâtiments jouxtant la clôture de l’ancien CHR, vers le portail jusqu’à derrière le stade , ont été détruits dans la nuit du 09 au 10 février 2025.
Tout laissait croire que cette opération touchait tout le monde sans exception jusqu’à ce qu’on constate autre un entrepôt de pièce de motos encore debout à un mètre des décombres du bureau de la FENACCI. Qu’est ce qui expliqué que ce bâtiment est encore dans cet endroit alors que celui de la FENACCI qui une institution s’est envolée de manière expéditive ?
Voici la réponse d’un riverain sur le site en question et qui a requis l’anonymat : » Le maire de la ville veut régler ses comptes au secrétaire général de la FENACCI, Mamadou Diakité dit Mamadou Chine .
Vrai ou faux ? Seulement pour mémoire de tous les habitants de la cité de pierre, lors du tout premier déguerpissement des commerçants en début de la mandature d’Abou, sur le site de l’ancien marché ,la FENACCI s’était farouchement opposée . Il avait fallu l’intervention du BSO pour que le processus poursuive son cours Il y a eu aussi l’épisode des élections municipales où le premier responsable de FENACCI, Mamadou Chine était un des adversaires du maire sortant , Abou Fofana.
Tout compte fait , la destruction de la représentation de la plus grande faîtière des commerçants de Côte d’Ivoire, dans un climat tendu n’est pas une belle image pour la ville de Man. Sur les décombres du bâtiment démoli , des piles de dossiers jonchent le sol à la merci du soleil et de la pluie .Et c’est regrettable .
» Nous estimons que c’est un abus de pouvoir de la part de l’autorité municipale . Une telle opération de démolition demande que nous soyons associés et informés . L’information est d’autant très importante que la faîtière des commerçants de Côte d’Ivoire devait être associée à ce genre de déguerpissement . Nous avons saisi l’Etat de Côte d’Ivoire , la haute autorité de la bonne gouvernance , et le ministre gouverneur. Nous appelons également tous les commerçants à faire bloc afin de dénoncer ce que nous appelons une forfaiture. Nous espérons que justice sera rendue. » s’est exprimé le représentant de Mamadou Chine .
Au moment où nous mettions sous presse , la délégation de la FENACCI de Man a produit une lettre de protestation avec ampliation le préfet de la région du Tonkpi préfet du département de Man, le ministre gouverneur du district autonome des montagnes , le maire de Man lui-même .
Le samedi 12 septembre 2026, la Ministre d’État Anne Désirée OULOTO-LAMIZANA était au domicile du doyen Tyeoulou Dyela Félix, sis à Abidjan Cocody -Attoban entourée des parents du canton Nidrou, dans le département de Toulepleu.
Un moment chaleureux de retrouvailles, d’écoute et de partage avec ses aînés, ses frères, ses sœurs et l’ensemble des cadres qui, au fil des années, l’accompagnent avec bienveillance de leurs conseils et de leurs bénédictions.
Dans une atmosphère conviviale, la Ministre d’État est revenue sur les avancées enregistrées dans la région : désenclavement routier, renforcement des infrastructures sanitaires et accès à l’électricité, désormais effectif à 100% dans le canton Nidrou.
Les échanges ont également ouvert une fenêtre sur l’avenir, avec les perspectives 2026-2030 : consolider les acquis, accélérer la transformation de la région et améliorer durablement le quotidien des populations.
En clôturant la rencontre, la Ministre d’État, ministre de la Fonction Publique et de la modernisation de l’administration, présidente du conseil régional du Cavally a exprimé sa gratitude : « Merci au doyen Tyeoulou Dyela Félix pour son accueil fraternel et ses sages conseils. Merci aux forces vives du canton Nidrou pour leur confiance et leur engagement constant aux côtés du Président Alassane OUATTARA. »
Les acteurs de l’Exploitation minière artisanale et à petite échelle (EMAPE) de l’or sont appelés à passer du constat des difficultés à la recherche de solutions concrètes. C’est l’un des principaux enseignements de l’Atelier annuel des Parties Prenantes 2026 du projet planetGOLD Côte d’Ivoire, organisé jeudi 10 septembre 2026 dans la salle de réunion de la Sous-préfecture de Pakouabo.
Placée sous le thème « Vers une exploitation aurifère sans mercure et inclusive : renforcer la transition écologique et l’accès aux services financiers pour les communautés du secteur de l’EMAPE de l’or », la rencontre a réuni représentants de l’administration, collectivités territoriales, communautés minières, coopératives, institutions financières, compagnies minières, équipementiers, universitaires, société civile et médias. Représentant le Préfet de la région de la Marahoué, Préfet du département de Bouaflé, le Sous-préfet de Pakouabo, Gbadeu Sigbeu Donatien, a remercié les organisateurs pour le choix porté sur sa localité pour abriter cet atelier annuel. L’objectif était clair : identifier les conditions permettant aux exploitants et aux coopératives de franchir un nouveau cap dans la professionnalisation de leurs activités. Le financement, un levier de transformation Au cœur des échanges, l’accès aux équipements modernes s’est imposé comme une préoccupation majeure. Comment permettre aux coopératives d’investir dans des technologies plus performantes sans supporter immédiatement le poids d’un investissement important ? Le leasing d’équipements a été présenté comme une piste de financement susceptible de faciliter cette transition. Ce mécanisme pourrait permettre aux exploitants d’accéder à des équipements modernes tout en limitant la pression financière liée à leur acquisition. Cette réflexion s’est prolongée autour de la rentabilité des technologies sans mercure, à travers le thème « Rentabilité des technologies sans mercure – Investir pour gagner plus ». L’objectif était notamment de déconstruire l’idée selon laquelle l’abandon du mercure serait nécessairement synonyme de coûts supplémentaires et de baisse de rentabilité. Les interventions d’Activa Assurances, d’Atlanta Assurances, de Koss Technologie SARL, du Dr Keita Moussa et des experts de l’ONG IMPACT ont mis en évidence le lien étroit entre financement et structuration des activités. Pour accéder davantage aux services financiers, les acteurs doivent notamment renforcer la formalisation, la traçabilité, la transparence dans la gestion et les compétences. « Quand l’activité évolue, il faut accepter de passer à une étape supérieure », a souligné le président du Comité de pilotage du projet planetGOLD Côte d’Ivoire, Dr Franck Aimé Esso. Produire de l’or sans sacrifier l’environnement Pour les participants, la transformation du secteur ne peut cependant être dissociée des enjeux environnementaux et sanitaires. Le creusage anarchique et l’utilisation du mercure demeurent des pratiques préoccupantes pour les écosystèmes et la santé humaine. Directeur du Centre ivoirien antipollution (CIAPOL), le Professeur Yapo Ossey a appelé les acteurs à davantage de responsabilité, notamment dans la perspective de préserver les ressources naturelles pour les générations futures. Le choix de Pakouabo revêt, à cet égard, une portée particulière. Située dans la zone de Bouaflé, territoire d’intervention de planetGOLD Côte d’Ivoire, la localité constitue un espace de mise en œuvre de l’Approche Juridictionnelle et Paysagère, qui vise à renforcer la coordination des acteurs autour de l’EMAPE et de la gestion durable des ressources. À travers cet atelier, planetGOLD Côte d’Ivoire entend ainsi faire évoluer le modèle de l’EMAPE autour d’un triptyque : formaliser, financer et produire autrement. L’ambition est de faire émerger une exploitation aurifère plus formelle, plus sûre, inclusive et économiquement viable, progressivement débarrassée du mercure. L’enjeu dépasse donc la seule activité minière : il s’agit de faire de l’or une source de développement sans compromettre la santé des populations ni l’environnement.
La crise qui secoue la filière café-cacao prend une nouvelle tournure. Le Syndicat national des producteurs de café-cacao de Côte d’Ivoire (SYNAP-CI) prépare une mobilisation pour le 16 septembre 2026, avec le soutien annoncé de l’ensemble des organisations de producteurs.
Sur le terrain, les difficultés persistent. Des stocks résiduels de la campagne 2025-2026 demeurent, selon le SYNAP-CI, entre les mains de nombreux producteurs. Leur écoulement reste une préoccupation majeure pour les planteurs, confrontés à des difficultés financières alors que la nouvelle campagne se profile.
À cette situation s’ajoute le nouveau prix annoncé pour la campagne 2026-2027. Son niveau suscite de fortes inquiétudes chez les producteurs, qui estiment que leurs revenus restent sous pression face aux charges de production, de transport et d’entretien des plantations.
La commercialisation et les nouvelles exigences liées à la traçabilité constituent également des préoccupations dans la filière. Pour les organisations de producteurs, ces difficultés successives fragilisent davantage les conditions de vie des planteurs.
Le SYNAP-CI prépare la mobilisation
Face à cette situation, le SYNAP-CI a adressé un préavis de grève au ministre de l’Agriculture, du Développement rural et des Productions vivrières. La date du 16 septembre 2026 est ainsi retenue comme échéance pour le mouvement annoncé.
Le syndicat assure qu’il n’agit pas seul. L’ensemble des organisations de producteurs sont annoncées aux côtés du SYNAP-CI dans cette démarche. Une mobilisation collective destinée à faire entendre les revendications des producteurs et à obtenir des réponses aux difficultés qui affectent la filière.
Avant cette échéance, le président national du SYNAP-CI convoque les coordinateurs et délégués à une importante réunion de concertation. Elle aura lieu dimanche 13 septembre 2026, à 10 heures, au bureau régional du SYNAP-CI à Daloa.
Cette rencontre doit permettre d’examiner la situation, d’harmoniser les positions et de définir les dernières dispositions à prendre avant la date annoncée de la grève.
Présentée comme « exceptionnelle et décisive », la réunion de Daloa doit également permettre de renforcer la cohésion entre les différentes structures du syndicat et de préparer la mobilisation sur le terrain.
À trois jours de la grève annoncée, le SYNAP-CI et les autres organisations de producteurs veulent donc parler d’une seule voix. L’enjeu est désormais de trouver des réponses aux préoccupations liées aux stocks résiduels, au prix du cacao et aux conditions générales de commercialisation, dans une filière qui traverse une période de fortes tensions.