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Société

Détresse des planteurs de la plaine : L’ANAPROCI à leur secours

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Une menace grandissante pour les producteurs de la Marahoué

Dans la région de la Marahoué, plus précisément dans le département de Sinfra, des milliers d’agriculteurs cultivent la terre depuis plusieurs générations. Cependant, ces producteurs vivent désormais sous la menace d’une expulsion imminente, car leurs terres ont été récemment classées comme zone protégée.

Face à cette situation critique, ces agriculteurs ont lancé un cri de détresse et sollicité l’intervention de l’ANAPROCI (Association nationale des producteurs de cacao de Côte d’Ivoire) afin de défendre leurs droits et préserver leur unique source de subsistance.

Des témoignages bouleversants : la peur de l’exil forcé

Depuis plusieurs années, les producteurs subissent des pressions croissantes, marquées par des menaces et des intimidations qui plongent leurs familles dans une incertitude insoutenable.

« Nous avons tout bâti ici : nos maisons, nos écoles, nos champs qui nous permettent de nourrir nos enfants. Aujourd’hui, on nous dit que nous ne pouvons plus rester, mais où allons-nous ? » s’interroge un chef de village, la voix empreinte d’inquiétude.

Une mère de famille exprime son désarroi :

« Nous vivons dans la peur constante. Nous ne savons pas de quoi demain sera fait. Comment allons-nous survivre si nous perdons nos terres ? »

Un planteur, visiblement bouleversé, interpelle directement les autorités :

« M. le Président de l’ANAPROCI, nous ne savons faire que cultiver la terre. Si nous sommes chassés, comment allons-nous nourrir nos familles ? Nous ne voulons pas revivre un drame comme à Bonon. »

Les producteurs ne demandent ni subventions ni aides financières, mais simplement le droit de continuer à vivre de leur travail, sur les terres qu’ils exploitent depuis des décennies.

L’ANAPROCI, un soutien indéfectible aux producteurs

Consciente de la gravité de la situation, l’ANAPROCI a immédiatement réagi. Son président, M. Koffi Kanga, s’est rendu sur place pour rencontrer les producteurs, écouter leurs doléances et leur témoigner son soutien.

« Nous avons entendu leur cri du cœur et nous ne pouvons pas rester insensibles à leur détresse. Ces producteurs ont consacré leur vie à ces terres, ils ont développé cette région et bâti une véritable communauté. Il est impératif de trouver une solution juste et concertée. »

L’ANAPROCI a ainsi réaffirmé son engagement total à défendre les producteurs et à travailler avec les autorités compétentes pour trouver une issue équitable et durable.

Un rôle de médiateur pour une solution durable

Dans cette crise, l’ANAPROCI s’est immédiatement positionnée comme un acteur clé de la médiation entre les producteurs et l’État. Son objectif : éviter une catastrophe humanitaire en proposant une alternative qui concilie protection de l’environnement et maintien des activités agricoles.

« Nous nous engageons à porter leur voix auprès du gouvernement et du ministère des Eaux et Forêts », assure M. Koffi Kanga. « Il faut une solution équilibrée, qui protège la forêt tout en permettant à ces familles de continuer à vivre dignement. »

L’association promeut l’agroforesterie comme une alternative viable, permettant de préserver les ressources naturelles tout en garantissant une agriculture durable.

« Nous devons explorer d’autres modèles agricoles, adaptés aux exigences environnementales, sans condamner ces familles à l’exil et à la misère. »

En parallèle, l’ANAPROCI réclame une réforme de la politique foncière pour clarifier le statut des terres agricoles et éviter que d’autres agriculteurs ne subissent le même sort à l’avenir.

Le spectre du drame de Bonon : une crise humanitaire évitable

Les agriculteurs de Sinfra craignent de revivre une tragédie similaire à celle qui a eu lieu à Bonon en septembre dernier. À cette époque, une vaste opération de déguerpissement avait été menée, forçant des milliers de familles à abandonner leurs maisons et leurs champs du jour au lendemain.

Des enfants, des femmes et des personnes âgées s’étaient retrouvés sans abri, contraints de fuir dans des conditions précaires, laissant derrière eux des biens précieux. La situation avait engendré une crise humanitaire majeure dans le département de Bonon, situé dans la même région de la Marahoué.

« Nous avons vu ce qui s’est passé à Bonon. Des familles entières ont été jetées à la rue, sans aucune assistance. Nous ne voulons pas que cela se reproduise ici », alerte un producteur.

Ce précédent dramatique justifie l’urgence d’une solution concertée pour éviter un nouveau déplacement massif de populations rurales.

Un appel au calme et à la responsabilité

Malgré la tension grandissante, l’ANAPROCI appelle les producteurs à rester unis et pacifiques.

« Nous comprenons leur frustration, mais nous leur demandons de ne pas céder à la colère. La violence ne résoudra rien. Nous devons rester mobilisés et concentrés sur l’essentiel : obtenir une solution durable et juste. »

L’association souligne également que ces localités disposent d’infrastructures vitales, telles que des écoles et des centres de santé. Une expulsion brutale compromettrait l’avenir de milliers de familles et aurait un impact désastreux sur toute l’économie locale.

L’espoir renaît grâce à l’ANAPROCI

Grâce à l’intervention rapide de l’ANAPROCI, les producteurs retrouvent espoir et se sentent enfin écoutés.

« Nous avons confiance en l’ANAPROCI pour nous défendre. Nous ne voulons pas d’affrontements, nous voulons simplement travailler et nourrir nos familles », confie un planteur.

« Nous demandons aux producteurs de garder espoir », conclut M. Koffi Kanga. « Nous nous battrons pour qu’aucune famille ne soit abandonnée et pour qu’une solution juste soit trouvée. »

Dans cette région où l’agriculture est le moteur de l’économie, l’ANAPROCI se positionne comme le dernier rempart contre une expulsion injuste. Les négociations en cours seront déterminantes pour l’avenir de ces producteurs et de leurs familles.

Natacha kouakou

Société

AGIR sous pression : le RHDP derrière le départ de Kangah ?

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Le départ annoncé d’Antoine Kangah pourrait faire passer le groupe parlementaire AGIR sous le seuil requis pour conserver son statut. Des proches du député évoquent des pressions et alimentent les interrogations sur l’implication du RHDP.

Le groupe parlementaire AGIR se retrouve dans une situation délicate à l’approche de l’ouverture de la deuxième session ordinaire de l’Assemblée nationale, prévue le 1er octobre. Avec huit députés, le groupe atteint tout juste le seuil nécessaire à sa constitution. Le départ annoncé d’Antoine Kangah pourrait ramener son effectif à sept et, par conséquent, menacer son existence en tant que groupe parlementaire.

La démission de Kangah d’AGIR est confirmée par plusieurs membres du groupe. Le député de M’Batto a, depuis, rejoint le RHDP, après avoir quitté le PPA-CI, dont il était ancien secrétaire général adjoint.

C’est dans ce contexte que des proches de l’élu affirment qu’il aurait subi des pressions pour quitter AGIR. Des accusations qui, pour l’heure, ne sont pas officiellement confirmées par le RHDP.

Un départ aux conséquences importantes

Au-delà du cas personnel d’Antoine Kangah, son départ pourrait avoir une conséquence directe sur l’organisation de l’Assemblée nationale. Avec sept députés, AGIR passerait sous le seuil requis pour constituer un groupe parlementaire.

Créé autour de députés issus de sensibilités diverses, le groupe constitue notamment un cadre d’organisation pour des élus indépendants souhaitant coordonner leurs interventions et défendre collectivement leurs positions.

Sa disparition éventuelle réduirait ainsi le nombre de groupes parlementaires disposant d’un cadre organisé au sein de l’hémicycle.

Le précédent Parfait Traoré

Cette situation rappelle les difficultés rencontrées par AGIR lors de sa constitution. Pour atteindre le seuil des huit députés, ses initiateurs avaient notamment sollicité Parfait Traoré, député de M’Bahiakro.

Celui-ci avait finalement renoncé à rejoindre le groupe pour intégrer une autre formation parlementaire. Selon des membres d’AGIR, ce choix aurait été effectué dans un contexte de fortes pressions politiques.

Face à ce désistement, le PDCI-RDA avait finalement mis l’un de ses députés à la disposition d’AGIR afin de permettre au groupe d’atteindre le nombre requis.

Le précédent nourrit aujourd’hui les interrogations autour du départ d’Antoine Kangah.

Le RHDP au centre des interrogations

Le ralliement de Kangah au RHDP donne évidemment une dimension politique particulière à son départ d’AGIR. La question qui se pose désormais est de savoir si cette décision relève uniquement de son choix politique ou si elle s’inscrit dans une recomposition plus large des groupes parlementaires.

À ce stade, aucun élément public ne permet d’établir que le RHDP chercherait à provoquer la disparition d’AGIR.

Mais les déclarations de proches de Kangah sur d’éventuelles pressions, ajoutées au précédent de Parfait Traoré, entretiennent les interrogations.

Certains membres d’AGIR, notamment Stéphane Kipré et Léandre Koffi, se sont par ailleurs régulièrement exprimés de manière critique sur l’action gouvernementale. Leurs prises de position alimentent également les débats sur les rapports entre le groupe et la majorité parlementaire.

Une rentrée parlementaire très attendue

La deuxième session ordinaire de l’Assemblée nationale, qui s’ouvre le 1er octobre, devrait permettre d’y voir plus clair sur l’avenir du groupe parlementaire AGIR.

Si le départ de Kangah est définitivement acté et qu’aucun autre député ne vient renforcer le groupe, AGIR pourrait perdre son statut.

L’enjeu dépasse toutefois le seul nombre de députés. Il concerne également la place accordée aux différentes sensibilités politiques au sein de l’hémicycle.

Le RHDP conservant sa majorité parlementaire, une éventuelle disparition d’AGIR ne modifierait pas le rapport de forces. Elle pourrait en revanche modifier la configuration des groupes et les modalités d’expression collective de certains députés.

À quelques jours de la rentrée parlementaire, une question demeure donc : AGIR est-il simplement victime d’une recomposition politique ou son affaiblissement est-il lié à des pressions exercées en faveur de la majorité ? Pour l’heure, aucune confirmation officielle ne permet de trancher cette question.

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Biankouma / L’ONG Wou-Flô fait don de 2000 kits scolaires aux élèves du primaire

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Le 13 septembre 2026 la fondation a donné du sourire à 2000 écoliers du primaire de la commune de Biankouma. C’était dans la continuité de ses actions de proximité dans le Tonkpi et dans la commune de Biankouma en particulier.

Ce jour-là en présence de la représentante du PNUD en Côte d’Ivoire, du député de Man commune président de cette cérémonie, ainsi que de plusieurs élus du Tonkpi les récipiendaires visiblement en joie ont communié avec la donatrice Amy Vagondo, présidente fondatrice de l’ONG Woufl-Flô. 

 » Aucun enfant ne devrait pas avoir ses chances compromises parce qu’il ne dispose de matériels scolaires nécessaires pour apprendre. Ainsi chaque année depuis quelques années déjà l’ONG Woufl-Flô vient en aide aux enfants en leur faisant don de fournitures scolaires. Cette année ce sont en tout 2000 enfants qui seront bénéficiaires. Des enfants issus de 12 écoles dans la commune et 12 écoles respectivement dans 12 villages autour de Biankouma. Nous voulons dire aux parents qu’ils ne sont pas seuls à offrir aux enfants la réussite éducative. C’est l’affaire de tous. Plus particulièrement de l’ONG Woufl-Flô. »
a fait savoir Amy Vagondo présidente de l’ONG Woufl-Flô .

Avant de saluer tous les partenaires qui l’épaule dans ses actions de proximité. Sans oublier que les fournitures reçus par ces enfants du primaire de Biankouma étaient composés de cartables,de livres, cahiers et autres matériels d’école. 

Pour sa part le maire de Biankouma Maniga Gba Jean Jacques s’est dit très heureux  » de voir qu’une ONG comme celle de l’épouse du ministre de l’intérieur et de la sécurité venir soutenir les parents dans les dépenses de la rentrée. Au nom de la commune je tiens à exprimer mes remerciements et ma profonde gratitude au couple Vagondo. Je souhaite très bonne entrée à tous.  » 

Voici les propos de l’honorable Albert Flindé député de Man commune : » Il est des actions qui sont fortement louable. l’État de Côte d’Ivoire fait de efforts pour construire des écoles, les équiper. Quand des acteurs viennent assurer la continuité de la vision du gouvernement qui veut une école de qualité on ne peut que remercier et encourager Amy Vagondo au nom du président de la République. » 

AXEL GONKANOU

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Man / Le sport est un pilier sûr de la cohésion sociale, selon l’ancien député maire de Man commune

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Le dimanche 13 septembre 2026, une foule nombreuse composée de jeunes, hommes et femmes, ainsi que des chefs communautaires se sont retrouvées autour de l’air de jeu du « groupe scolaire Tia André »  de Man. Pour cause, suivre avec grand intérêt la finale du tournoi de maracana petits poteaux doté du trophée Tia André ex- député maire de la commune de Man. 

C’était une finale pas comme les autres parce qu’elle opposait deux équipes issues de deux quartiers populaires de Man et réputés pour être des quartiers belliqueux. Ce sont aussi des quartiers où des talents en matière des sports sont le plus souvent détectés.

Faut-il donc comprendre qu’il y a eu de l’intensité dans la confrontation. Les spectateurs ont quant à eux été gratifiés de spectacles et de jeu plaisant. Au terme de la rencontre le score était de un but partout. C’est au tir au but que les deux équipes se sont départagées . Le FC Libreville l’a emporté par 2 tirs au but contre 1 au détriment du FC Boston de Koko. Tout cela dans une ambiance folle au bout d’un match à suspence. 

 » C’est finalement le fair-play qui a remporté. C’est la cohésion retrouvée à Man grâce au sport. Il y a quelques années en arrière ce tournoi ne pouvait pas s’achever sans palabres. Nous avons remarqué que les jeunes ont envie de s’amuser et de fraterniser , c’est de bonne guerre. Cela a pour avantage la cohésion sociale. Et nous sommes convaincus que l’un des piliers de la paix et de la cohésion c’est bel et bien le sport. Nous voulions les occuper sainement, nous obtenons au-delà de notre objectif, cela nous galvanise à continuer sur cette lancée. » s’est réjoui le parrain du tournoi. Avant d’inviter tout Man à imiter l’exemple du quartier Tia André.

AXEL GONKANOU

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