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Politique

Côte d’Ivoire : Le discours inspirant de Gbagbo lors de la signature du front commun PPA-CI-PDCI-RDA doublée de la présentation du mouvement « Trop c’est trop »

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Le jeudi 19 juin 2025 dernier, à l’occasion du paraphage des documents relatifs au front commun entre le PPA-CI et le PDCI-RDA, par Dano Djédjé et Akossi Bendjo doublé de la présentation du mouvement ‘’Trop c’est trop’’, M. Laurent Gbagbo a prononcé un discours. Outre le rappel des principes fondamentaux de la démocratie, les critiques acerbes de la gestion du régime RHDP, Gbagbo a félicité les présidents Bédié et Thiam pour leur engagement politique, pour la restauration de la démocratie en Côte d’Ivoire. Ci-dessous, un large extrait de son allocution empreinte d’humour et de vérités, sources d’enseignement pour les vieilles et nouvelles générations de ‘ici et d’ailleurs.

Présentation des civilités de Gbagbo à ses désormais alliés du PDCI-RDA

Chers amis, chers camarades,
Je voudrais d’abord remercier, saluer la délégation du PDCI. Parce que vous l’aurez remarqué, ce sont deux cérémonies. Puis, il y a Caucothré que je n’avais pas reconnu. Mais lui, il a été mon ministre de l’Industrie. Voilà. Je les connais. Je les connais tous. Lui, c’est mon beau, il est de Bassam. Doho Simon, c’est un Wê. C’est-à-dire, c’est les latins des Bhété. Et puis Soumaïla. Il est là ? C’est la première fois que je le vois. Mais il parle. Et on aime quand il parle. Quand il nous critique, ça nous fait mal mais comme la plupart du temps, c’est les autres qu’il critique, on aime ça.
Je salue tous les camarades. Benson et moi, on a passé le Certificat en 1958. La dictée, c’était « Le marché de Kong ». Et je voudrais saluer le Président Thiam, qui est là. Salut, Président. Salut pour ton message, qui était comme ça. Qui était bon. Merci. Je vous salue et je vous remercie.

« Quand le multipartisme est venu, on était à une réunion au Novotel, lui avec Zadi, moi avec Sangaré et Laciné Gon, on a décidé d’aller faire le premier meeting du multipartisme à Korhogo chez Laciné. D’abord, on ne savait même pas… Moi, je ne savais pas comment un meeting se faisait. (Rires) ».

Historique du front patriotique en Côte d’Ivoire

Mais Jérôme Climanlo Coulibaly a parlé tout à l’heure. J’ai eu quelques petits frémissements, quelques petites larmes. Parce que ce sont des petits souvenirs mais c’est important dans nos vies. C’est important dans nos vies. Quand le multipartisme est venu, on était à une réunion au Novotel, lui avec Zadi, moi avec Sangaré et Laciné Gon, on a décidé d’aller faire le premier meeting du multipartisme à Korhogo chez Laciné. D’abord, on ne savait même pas… Moi, je ne savais pas comment un meeting se faisait. (Rires). Quand les gens nous voient, on a l’impression qu’on est habitués à tout ça. Mais on n’est pas habitués. On a parlé. Des rues étaient barrées pour ne pas que les gens viennent. Et puis bon, après on est revenu. J’ai eu la bénédiction de son père à Katiola. (Rires). Et puis, plusieurs années plus tard, quand j’étais Président, j’ai eu la corroboration de son frère Coulibaly Gervais. Et on a travaillé ensemble. On a travaillé ensemble et on s’est revu.

« Je voulais même qu’on fasse des arbres partout dans le village. Mais j’ai dit, voilà, ici, les villageois, là, si on met des arbres partout, ils vont croire qu’il faut faire la forêt ».

Laurent Gbagbo, un militant très engagé pour la protection de l’environnement

La Côte d’Ivoire, c’est un petit pays. On est nombreux, mais les mêmes se revoient toujours. Lui, il a été Président du PIT, il a été mon ministre de l’Environnement. Je lui ai parlé l’autre jour des arbres qu’il a plantés à Mama. C’était le jour de l’Arbre. Et on a fait une manifestation. Il a décidé que ce soit à Mama. Il a fait planter des arbres. C’est comme ça. Moi, j’aime ça. Je voulais même qu’on fasse des arbres partout dans le village. Mais j’ai dit, voilà, ici, les villageois, là, si on met des arbres partout, ils vont croire qu’il faut faire la forêt.

« Mais vous êtes au pouvoir (le RHDP). Et vous décidez que tous vos adversaires ne sont pas candidats. C’est quoi ça ? On va où, là ? Mais si on ne laisse pas aux autres la capacité de se battre pour être au pouvoir aussi, ce n’est plus la démocratie. Et c’est ça qu’il faut que les gens comprennent. Quand sur l’Agora à Athènes, au siècle de Périclès, on a créé le principe de la démocratie, ça veut dire qu’on a constaté qu’on n’est pas d’accord. On n’est pas d’accord. Climanlo l’a dit tout à l’heure. On n’était pas d’accord mais on travaillait ensemble. Si vous n’êtes pas d’accord, mais il faut que chacun s’exprime quand même. C’est pourquoi on a créé le principe de la démocratie. Chacun s’exprime en disant ce qu’il pense. Après, on trouve un point d’accord où on ne trouve pas de point d’accord. Si on ne trouve pas de point d’accord, on n’a pas trouvé. Mais on peut trouver un point d’accord. Mais seule la discussion peut permettre qu’on trouve un point d’accord. Vous comprenez ? « 

Le rappel des principes de la démocratie, à l’agora à Athènes, au siècle de Périclès : le désaccord et la discussion

Et puis, que dire d’Anaky ? Est-ce que je peux parler d’Anaky? Il ne peut pas parler de lui. Anaky, c’est toute une histoire. Donc, vous tous, je vous salue.
Je vois Pulchérie Gbalet. Je suis content qu’on soit réunis aujourd’hui pour une double cérémonie. On a fait l’accord entre le PDCI et le PPA-CI. Ce qui est une bonne chose. Parce que sur les points communs, il y a des points communs sur lesquels il faut qu’on se batte. Et ces points-là, c’est pour eux qu’on a créé le mouvement ‘’Trop c’est trop’’.
Mais vous êtes au pouvoir (le RHDP). Et vous décidez que tous vos adversaires ne sont pas candidats. C’est quoi ça ? On va où, là ? Mais si on ne laisse pas aux autres la capacité de se battre pour être au pouvoir aussi, ce n’est plus la démocratie. Et c’est ça qu’il faut que les gens comprennent. Quand sur l’Agora à Athènes, au siècle de Périclès, on a créé le principe de la démocratie, ça veut dire qu’on a constaté qu’on n’est pas d’accord. On n’est pas d’accord. Climanlo l’a dit tout à l’heure. On n’était pas d’accord mais on travaillait ensemble. Si vous n’êtes pas d’accord, mais il faut que chacun s’exprime quand même. C’est pourquoi on a créé le principe de la démocratie. Chacun s’exprime en disant ce qu’il pense. Après, on trouve un point d’accord où on ne trouve pas de point d’accord. Si on ne trouve pas de point d’accord, on n’a pas trouvé. Mais on peut trouver un point d’accord. Mais seule la discussion peut permettre qu’on trouve un point d’accord. Vous comprenez ? Mais moi qui me suis battu pour que le multipartisme naisse, je ne peux pas rester silencieux devant les dérives que je vois en ce moment. Parce qu’ils veulent nous faire repartir au parti unique. Parce que ce qu’on voit là, c’est un retour déguisé au parti unique. Mais je ne peux pas accepter ça ! Regardez, là on dit seulement « Trop c’est trop ».

« Maintenant, on va choisir 2 000 familles et leur donner je ne sais pas combien, jusqu’à Décembre 2025. Et ils sont 2 000 familles seulement qui sont pauvres en Côte d’Ivoire ? Mais celui qui prend cette décision, il ne connaît pas la Côte d’Ivoire. Il n’a qu’à aller parcourir les villages. Il va voir le visage hideux de la misère ».

Critique de la politique sociale sectaire et éducative sous le RHDP

Maintenant, on va choisir 2 000 familles et leur donner je ne sais pas combien, jusqu’à Décembre 2025. Et ils sont 2 000 familles seulement qui sont pauvres en Côte d’Ivoire ? Mais celui qui prend cette décision, il ne connaît pas la Côte d’Ivoire. Il n’a qu’à aller parcourir les villages. Il va voir le visage hideux de la misère. Moi, maintenant, je suis devenu Président, l’un des problèmes que j’ai eus dans mon propre parti, c’est de dire on va supprimer l’uniforme. Ouh ! “Non ! L’uniforme, ça montre l’égalité entre tous les enfants“. Est-ce que vous avez été voir à Bouna ? Est-ce que vous avez été voir à Doropo ? Est-ce que vous avez été à Téhini ? Est-ce que vous avez été à Ouragahio ? Est-ce que vous avez été, etc. Parce que les gens, nous les petits bourgeois, nous sommes ici assis à Abidjan, chacun d’entre nous touche un peu. Il gagne un peu. Donc, il a de quoi payer un kaki et un bleu blanc pour ses garçons, une jupe bleue et un costard blanc pour ses filles. Mais il croit que toute la Côte d’Ivoire est comme ça. Toute la Côte d’Ivoire n’est pas comme ça. Il y a des gens, quand leur enfant est reçu à l’entrée en 6ème, ils pleurent parce qu’ils n’ont pas d’argent. D’abord pour payer son transport, pour qu’il aille au lieu du collège. Et puis, ils n’ont pas d’argent pour payer ses uniformes. Et ils n’ont pas d’argent pour payer les livres. Mais, si nous, nous ne faisons pas une politique différente, à quoi ça sert que vous arrivez au pouvoir ? Michel Amani N’Guessan, que j’avais nommé à l’Education nationale, heureusement, il m’a suivi. Nous avons fabriqué des livres pour tout l’Enseignement primaire, pour toute la Côte d’Ivoire. Et ces livres-là ont été mis dans des hangars. Et au début de l’année scolaire, on les distribue à ceux qui rentrent au CP1. Et à la fin de l’année, ils rendent les livres. Celui qui a perdu un livre paye. C’est comme ça que nous, on a pu aller à l’école. Moi, quand j’étais à l’école primaire Agboville, puis à Gagnoa, au temps colonial, on nous donnait les livres et à la fin de l’année, on les rendait.

Donc, on était même obligés de prendre soin des livres pour ne pas rendre un livre déchiré. On a fait ça.
Quand une personne qui était au PDCI, puis au RDR, je l’ai nommée après ministre de l’Éducation nationale, qu’elle a vue, elle a dit «Hé, mais ton histoire-là, j’ai cru que c’était la plaisanterie. Mais il y a vraiment des livres». J’ai dit « Mais on ne présente pas en politique. Parce que quand tu mens, ça te rattrape toujours ». Et c’est elle qui a été le meilleur témoin du travail que nous avons fait.

« Et il faut qu’on fasse en sorte que trop ne soit pas toujours trop. Que les gens n’exagèrent pas ».

Rappel des sacrifices faits par le régime de Gbagbo pour fournir gratuitement des fournitures scolaires aux élèves

Donc, l’État a les moyens d’aider à soulager la misère des plus pauvres. De nous tous ici, c’est moi qui ai été Président de la République. Aujourd’hui, je ne sais pas quel est le niveau du salaire des fonctionnaires. Mais à l’époque, c’était 100 milliards par mois. Mais on n’a jamais eu de problème pour ça. On paye tranquillement. Et il y en a encore. Donc, aider avec des livres, avec des uniformes, mais de toutes les façons, quand les gens sont en uniforme, tu vas, comme je l’ai dit tout à l’heure, à Bouna, à Zaranou, tout ça, tu vas là-bas, les petits ne sont pas en uniforme. Ils s’en vont à l’école. Et puis, le maître ne va pas les renvoyer parce que s’il les renvoie, il y a un problème avec les parents du village. Donc, il faut tenir. Et il faut qu’on fasse en sorte que trop ne soit pas toujours trop. Que les gens n’exagèrent pas.

« Regarde, quelqu’un qui veut faire le quatrième mandat, pourquoi ? Mais où tu vas avec le quatrième mandat? »

Interrogations profondes sur le 4e mandat en vue d’ADO

Regarde, quelqu’un qui veut faire le quatrième mandat, pourquoi ? Mais où tu vas avec le quatrième mandat? Mais quand les gens ne regardent pas l’histoire, en 1960, on a programmé pour les Indépendances. Il y avait les Houphouët, les Sékou Touré, les Modibo Keïta, les Senghor, tout ça. C’était les premiers chefs d’État. Ils ont pris le pouvoir sous des formes différentes. Ici, Houphouët a dit, c’est le parti unique. Sékou Touré a dit la même chose, mais autrement. Modibo a dit la même chose, mais autrement. Kwamé Nkrumah a dit la même chose, mais autrement.
Finalement, Nkrumah est tombé, Modibo est tombé, Sékou Touré est mort, Houphouët est resté, c’est lui qui est resté jusqu’à et il est mort le plus tard. Mais si cette génération s’en va, que nous on arrive, on ne va pas faire la même chose. Il faut qu’on réfléchisse un peu. Ça ferait un quatrième mandat, mais pour aller où ? Et puis quand même tu dis “élection”. Et tu es candidat pour la quatrième fois, élection ? Mais je ne peux pas accepter ça ! Si c’est pour ça qu’on nous enlève tous des listes électorales, bon on va voir. Tu enlèves le nom du Président du PDCI-RDA, Tidjane Thiam, tu enlèves le nom de Gbagbo. Tu enlèves le nom de Soro Guillaume. Et à côté Bendjo, mais lui il n’a pas la chance. Et puis tu penses que les gens te regardent comment ? À l’intérieur et à l’extérieur, on te regarde comment ? Tu enlèves tous ces nom-là. On te regarde comment ? C’est la démocratie ça ?

Dénonciation de l’arrestation du Ministre Joël N’Guessan par le régime RHDP

Regardez Joël N’Guessan, qui est leur gars, qui a passé son temps à m’insulter et qui est allé à la CPI témoigner contre moi. Joël Nguessan, il passe aujourd’hui (Ndlr: Jeudi 19 juin 2025) au tribunal devant les juges. Vous voyez ?

« J’ai téléphoné au Président Bédié, mais il était seul. Et c’est quand j’étais là-bas que j’ai pu apprécier Bédié. Vous voyez ? Le vieux, il est courageux. Quelques fois, je disais : «Président, tu ne prends pas trop de risques ?». Il me répond : «Si nous ne prenons pas trop de risques, tout est foutu ! » J’ai dit : « Ahooo » Si lui-même dit ça, il y a encore de la marge. Il faut saluer la mémoire de Bédié parce qu’il y a eu des moments où il a adopté des positions qu’il fallait adopter. Et comme il n’était pas là, je ne pouvais pas lui dire plus. Parce que ça pouvait être semblé : «Tu me pousses dedans, tu n’es pas là».

Le message laudif de Gbagbo envers feu le Président Bédié

Mais en tout cas, dites à celui qui veut écouter que je n’abandonnerai pas le combat contre le 4ème mandat. Pour le 3ème mandat, je n’étais pas ici. Je n’étais pas ici. J’ai téléphoné au Président Bédié, mais il était seul. Et c’est quand j’étais là-bas que j’ai pu apprécier Bédié. Vous voyez ? Le vieux, il est courageux. Quelques fois, je disais : «Président, tu ne prends pas trop de risques ?». Il me répond : «Si nous ne prenons pas trop de risques, tout est foutu ! » J’ai dit : « Ahooo » Si lui-même dit ça, il y a encore de la marge. Il faut saluer la mémoire de Bédié parce qu’il y a eu des moments où il a adopté des positions qu’il fallait adopter. Et comme il n’était pas là, je ne pouvais pas lui dire plus. Parce que ça pouvait être semblé : «Tu me pousses dedans, tu n’es pas là». (Rires). Voilà ! Donc je n’allais pas trop loin. Son décès brutal a été coup dur pour la Côte d’Ivoire.

« Aujourd’hui, il y a Thiam qui est là, bon, je le remercie pour le discours que j’ai entendu tout à l’heure. Il faut continuer à se battre ».

Rejouissance de Gbagbo de l’engagement de Thiam en politique

Aujourd’hui, il y a Thiam qui est là, bon, je le remercie pour le discours que j’ai entendu tout à l’heure. Il faut continuer à se battre. Ce n’est pas tenable la position sur laquelle ils se mettent. Tu ne peux pas supprimer toutes les candidatures. Tu ne peux pas refuser que les gens aillent prendre des parrainages. Tu ne peux décider de donner de l’argent à 2000 familles. Et puis combien ? (Rires). Mais enfin, c’est 2000 familles qui sont pauvres en Côte d’Ivoire. Quel calcul ont-ils fait pour arriver à ce nombre ? Peut-être 2000 de leurs militants. Oui, mais même leur militant, j’espère pour eux qu’ils ont plus de 2000 militants. (Rires).

« Attention, on n’est jamais assez fort pour être toujours le plus fort. Ça, c’est un adage français. Nul n’est jamais assez fort pour être toujours le plus fort. Celui qui ne comprend pas clair, il ne comprend rien. Regardez Muhammad Ali, il a gagné tous les combats de boxe mais il n’était pas fort tout le temps. Tu peux être plus forts que tous les hommes mais tu ne peux être plus forts que tout ».

La mise en garde de Gbagbo au régime RHDP

On ne joue pas avec un pays. Nous on veut aller au Conseil Constitutionnel. On sait qu’ils ont mis leur gars, enfin, leur Dame, au Conseil Constitutionnel. Mais on veut aller pour voir. Ils ne veulent même pas qu’on arrive là-bas. Mais pourquoi ? Ils ne veulent pas qu’on fasse nos parrainages, c’est qu’ils ne veulent pas qu’on arrive au Conseil Constitutionnel. Attention, on n’est jamais assez fort pour être toujours le plus fort. Ça, c’est un adage français. Nul n’est jamais assez fort pour être toujours le plus fort. Celui qui ne comprend pas clair, il ne comprend rien. Regardez Muhammad Ali, il a gagné tous les combats de boxe mais il n’était pas fort tout le temps. Tu peux être plus forts que tous les hommes mais tu ne peux être plus forts que tout.

« Nous allons continuer la lutte. Aucune lutte n’est désespérée ».

La maxime politique de Gbagbo qui a marqué toutes les consciences, après avoir parlé de Thiam

Monsieur le Président Thiam, je vous remercie. Bof, je te remercie parce que je te tutoie d’habitude. C’était des petits hein. (Rires). Mais lui, on a un autre point commun, son père et mon père étaient en prison ensemble en 1963. (Rires). Il sait cela. Dans nos souvenirs, quelque fois quand on se rencontre, on en parle. Mais lui, il est plus jeune, beaucoup plus jeune que moi.

Chers amis, je vous remercie d’être venus. On a fait nos deux cérémonies. Le PPA-CI et le PDCI-RDA ont aujourd’hui un accord qui a été paraphé et par Akossi Bendjo et par Dano Djédjé Sébastien et le mouvement ‘’Trop c’est trop’’ a été présenté. Nous allons continuer la lutte. Aucune lutte n’est désespérée. Président Thiam, merci d’avoir accepté notre alliance. Camarades du PPA-CI, du PDCI-RDA, de ‘’Trop c’est trop ‘’, je vous souhaite un bon appétit. Je vous remercie d’être venus. Que Dieu bénisse la Côte d’Ivoire.

M. Laurent Gbagbo, ex-Président de la République de Côte d’Ivoire de 2000 à 2010 et président du PPA-CI

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Man : Synergie d’actions entre le ministre Vagondo, le député de Man commune et le Maire de Man

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La synergie d’actions entre le ministre Vagondo et ses cadets dont l’Honorable Momo Bamba, député de la commune de Man et M. Aboubacar Fofana, Maire de la ville de Man vise à promouvoir l’excellence dans le milieu scolaire et les soins de qualité aux populations de la capitale du Tonkpi, chef-lieu du District autonome des Montagnes. Ci-dessous, le compte rendu de ces deux actions de développement humain publié sur la page Facebook du Ministre Vagondo Diomandé.  »L’image que vous nous rejoignez est celle-là que nous revons », a souligné le Ministre de l’intérieur et de la sécurité de la Côte d’Ivoire.

 »C’est avec une réelle satisfaction que j’ai pris part, aux côtés de mes jeunes frères, l’Honorable Momo Bamba, député de la commune de Man, et Aboubacar Fofana, Maire de la ville de Man, à deux importantes activités à forte portée sociale et placées sous le signe de la célébration de l’excellence, ce samedi 3 octobre 2026, à Man, capitale du Tonkpi.

La première activité, qui s’est tenue à la Place de la Paix, à l’initiative de l’Honorable Momo Bamba, a été marquée par la remise de kits scolaires à des élèves issus de familles démunies de la commune, ainsi que par le don d’une ambulance médicalisée au Centre hospitalier régional (CHR) de Man.

La seconde, organisée au stade de la commune sous le leadership du premier magistrat de la ville, le Maire Aboubacar Fofana, a offert un beau cadre de célébration de l’excellence et du mérite au sein de la commune.
Au-delà de leur portée sociale, ces deux initiatives traduisent une même volonté : placer la solidarité, le partage et la promotion de l’excellence au cœur du développement de notre région.

Ensemble, faisons de la solidarité un moteur de progrès et de l’excellence une force pour bâtir une région du Tonkpi plus forte, plus solidaire et résolument tournée vers un développement durable ».

Ouncado PIERROT,

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Politique

Guiglo : Mathias Lessiéhi mobilise Sada et Gblapleu pour les 80 ans du PDCI-RDA

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Sous le leadership du SE Mathias Lessiéhi, les villages de Sada et Gblapleu s’engagent à envahir la place publique Félix Houphouët-Boigny lors des 80 ans du PDCI-RDA

Présent dans la commune de Guiglo depuis le vendredi 25 septembre 2026 dernier pour une semaine de mission, M. Mathias Lessiéhi, secrétaire exécutif du Parti Démocratique de Côte d’Ivoire -Rassemblement Démocratique Africain (PDCI-RDA) sonne la mobilisation massive des populations, à l’effet de prendre part aux 80 ans du parti octogénaire, prévus le 21 novembre 2026 à Guiglo, à la place Félix Houphouët-Boigny, à partir de 9h.

En effet, le dimanche 27 septembre 2026 dernier, au cours des rencontres avec les organisations de la société civile des localités de Sada et de Gblapleu, dans la commune de Guiglo, en plus des informations relatives aux festivités liées aux 80 ans du parti octogénaire de Côte d’Ivoire prévus courant novembre 2026, le SE en charge des mouvements associatifs et clubs de soutiens du PDCI-RDA par ailleurs délégué communal dudit parti à Guiglo, a déroulé sa vision du développement durable de la Commune de Guiglo.

La symbolique des 80 ans du PDCI-RDA expliquée aux populations

S’appuyant sur le vécu de feu Félix Houphouët-Boigny, premier Président de la Côte d’ivoire moderne dans le District autonome des Montagnes et ses nombreuses réalisations toujours d’actualité au plan national, le SE Mathias Lessiéhi a indiqué à juste titre que les 80 ans du PDCI-RDA seront placés sous le seau d’un vibrant hommage en la mémoire de cet ex-infirmier d’État qui fût en exercice à Guiglo. « Tout ce qui touche feu Félix Houphouët-Boigny n’a pas de coloration politique… Autant autour des fils de Korhogo le passé de Péléforo et Houphouët-Boigny a attiré du monde, autant nous devons nous mobiliser massivement pour célébrer ce bâtisseur à la place publique qui lui est dédiée à Guiglo », a insisté le délégué communal du PDCI-RDA dans la commune de Guiglo.

Un objectif de 2000 personnes à mobiliser à Gblapleu et Sada

La très bonne perception des enjeux des festivités liées aux 80 ans du PDCI-RDA a amené les hôtes du SE Mathias Lessiéhi à tabler sur la mobilisation exceptionnelle respective de 1000 personnes à Gblapleu et Sada, pour bambouler à la place publique Félix Houphouët-Boigny de Guiglo. Fort de ces engagements, une équipe cosmopolite a été conseillée par le SE pour coordonner l’organisation de ces activités à Sada et Gblapleu.

L’ambitieux projet de développement de Guiglo présenté par le SE Mathias Lessiéhi aux populations locales

Pour développer la Commune de Guiglo, le Secrétaire Exécutif Mathias Lessiéhi a mobilisé le dimanche 27 septembre 2026, la société civile de Gblapleu, village situé à 26 km de Yaoudé, pour des échanges constructifs, participatifs et inclusifs. Dans sa résidence privée sise au quartier Excellence de Guiglo, M. Mathias Lessiéhi a reçu et échangé avec la forte délégation de la société civile du village de Gblapleu conduite par l’honorable Antoine Koué, Chef Central autour de son projet innovant de développement dénommé « initiative communautaire inclusive de Guiglo ». Tout en exprimant à ses hôtes sa profonde satisfaction de communier avec eux en ce jour béni pour analyser les perspectives de développement durable de Guiglo, sa ville natale, le natif de Mona par son père et de Kati par sa génitrice les a exhortés fédérer leurs compétences dans un élan de patriotisme et de solidarité. Très satisfaits des différentes orientations stratégiques développées par le S.E Mathias Lessiéhi dans son exposé de synthèse, l’honorable Antoine Koué l’a paré de présents dont le « Flahé » (Ndlr : Tenue traditionnelle Wē, symbole de pouvoir) au nom de sa délégation. Ayant désormais les clés du village de Gblapleu, le S.E Mathias Lessiéhi s’est entretenu à huis clos avec les différents leaders communautaires notamment la chefferie traditionnelle, les femmes-leaders et les jeunes-leaders.

Ces échanges be to be avec la société civile de Gblapleu ont positivement été gravés dans la conscience collective des hôtes du S.E Mathias Lessiéhi.

Sercom SE Mathias Lessiéhi du PDCI-RDA, en charge des mouvements associatifs et clubs de soutiens

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Politique

Cavally : les populations de Taï se préparent à accueillir Anne Désirée Ouloto

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Taï – Les populations du département de Taï se préparent à accueillir la Ministre d’État, Anne Désirée Ouloto-Lamizana, à l’occasion de la troisième session ordinaire de l’exercice 2026 du Conseil régional du Cavally.

Sauf changement de dernière minute, cette session se tiendra le vendredi 2 octobre 2026 à 10 heures, au Foyer des jeunes de Taï, l’un des départements de la région du Cavally.

La décision de tenir cette session à Taï a été prise par la présidente du Conseil régional du Cavally, Anne Désirée Ouloto-Lamizana, par ailleurs Ministre d’État, Ministre de la Fonction publique et de la Modernisation de l’administration.

À l’approche de cette importante rencontre, le corps préfectoral, le député-maire de Taï-Zagné, Hyppolite Bayalla, ainsi que les populations locales sont à pied d’œuvre pour assurer le bon déroulement des travaux et réserver un accueil chaleureux à la présidente du Conseil régional.

Au-delà de l’aspect institutionnel de la session, le choix de Taï traduit également la volonté de la présidente du Conseil régional de rapprocher davantage l’institution des populations. Il s’agit notamment de permettre aux habitants de la région d’être mieux informés des actions et projets structurants conduits par le Conseil régional et de mieux comprendre les enjeux liés au développement local.

Une session ouverte aux forces vives

Conformément aux dispositions en vigueur, les réunions du Conseil régional du Cavally sont publiques. À ce titre, les membres de la chefferie traditionnelle, les présidents des mutuelles de développement, les opérateurs économiques, les acteurs de la société civile ainsi que toutes les personnes intéressées par les questions de développement de la région sont invités à prendre part aux travaux.

Cette ouverture vise à favoriser davantage la participation citoyenne et le dialogue entre l’institution régionale et les différentes composantes de la population.

La troisième session ordinaire de l’exercice 2026 devrait ainsi constituer un moment important de présentation et d’échanges autour des activités du Conseil régional du Cavally, mais également une occasion de renforcer le lien entre l’institution et les populations de Taï.

À quelques jours de ce rendez-vous, la mobilisation s’intensifie donc dans le département. Autorités administratives, élus, cadres, leaders communautaires et populations se préparent à faire de cette session un moment à la fois institutionnel, participatif et tourné vers les enjeux de développement de la région du Cavally.

Kevin Bakou

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