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Politique

Côte d’Ivoire : Le discours inspirant de Gbagbo lors de la signature du front commun PPA-CI-PDCI-RDA doublée de la présentation du mouvement « Trop c’est trop »

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Le jeudi 19 juin 2025 dernier, à l’occasion du paraphage des documents relatifs au front commun entre le PPA-CI et le PDCI-RDA, par Dano Djédjé et Akossi Bendjo doublé de la présentation du mouvement ‘’Trop c’est trop’’, M. Laurent Gbagbo a prononcé un discours. Outre le rappel des principes fondamentaux de la démocratie, les critiques acerbes de la gestion du régime RHDP, Gbagbo a félicité les présidents Bédié et Thiam pour leur engagement politique, pour la restauration de la démocratie en Côte d’Ivoire. Ci-dessous, un large extrait de son allocution empreinte d’humour et de vérités, sources d’enseignement pour les vieilles et nouvelles générations de ‘ici et d’ailleurs.

Présentation des civilités de Gbagbo à ses désormais alliés du PDCI-RDA

Chers amis, chers camarades,
Je voudrais d’abord remercier, saluer la délégation du PDCI. Parce que vous l’aurez remarqué, ce sont deux cérémonies. Puis, il y a Caucothré que je n’avais pas reconnu. Mais lui, il a été mon ministre de l’Industrie. Voilà. Je les connais. Je les connais tous. Lui, c’est mon beau, il est de Bassam. Doho Simon, c’est un Wê. C’est-à-dire, c’est les latins des Bhété. Et puis Soumaïla. Il est là ? C’est la première fois que je le vois. Mais il parle. Et on aime quand il parle. Quand il nous critique, ça nous fait mal mais comme la plupart du temps, c’est les autres qu’il critique, on aime ça.
Je salue tous les camarades. Benson et moi, on a passé le Certificat en 1958. La dictée, c’était « Le marché de Kong ». Et je voudrais saluer le Président Thiam, qui est là. Salut, Président. Salut pour ton message, qui était comme ça. Qui était bon. Merci. Je vous salue et je vous remercie.

« Quand le multipartisme est venu, on était à une réunion au Novotel, lui avec Zadi, moi avec Sangaré et Laciné Gon, on a décidé d’aller faire le premier meeting du multipartisme à Korhogo chez Laciné. D’abord, on ne savait même pas… Moi, je ne savais pas comment un meeting se faisait. (Rires) ».

Historique du front patriotique en Côte d’Ivoire

Mais Jérôme Climanlo Coulibaly a parlé tout à l’heure. J’ai eu quelques petits frémissements, quelques petites larmes. Parce que ce sont des petits souvenirs mais c’est important dans nos vies. C’est important dans nos vies. Quand le multipartisme est venu, on était à une réunion au Novotel, lui avec Zadi, moi avec Sangaré et Laciné Gon, on a décidé d’aller faire le premier meeting du multipartisme à Korhogo chez Laciné. D’abord, on ne savait même pas… Moi, je ne savais pas comment un meeting se faisait. (Rires). Quand les gens nous voient, on a l’impression qu’on est habitués à tout ça. Mais on n’est pas habitués. On a parlé. Des rues étaient barrées pour ne pas que les gens viennent. Et puis bon, après on est revenu. J’ai eu la bénédiction de son père à Katiola. (Rires). Et puis, plusieurs années plus tard, quand j’étais Président, j’ai eu la corroboration de son frère Coulibaly Gervais. Et on a travaillé ensemble. On a travaillé ensemble et on s’est revu.

« Je voulais même qu’on fasse des arbres partout dans le village. Mais j’ai dit, voilà, ici, les villageois, là, si on met des arbres partout, ils vont croire qu’il faut faire la forêt ».

Laurent Gbagbo, un militant très engagé pour la protection de l’environnement

La Côte d’Ivoire, c’est un petit pays. On est nombreux, mais les mêmes se revoient toujours. Lui, il a été Président du PIT, il a été mon ministre de l’Environnement. Je lui ai parlé l’autre jour des arbres qu’il a plantés à Mama. C’était le jour de l’Arbre. Et on a fait une manifestation. Il a décidé que ce soit à Mama. Il a fait planter des arbres. C’est comme ça. Moi, j’aime ça. Je voulais même qu’on fasse des arbres partout dans le village. Mais j’ai dit, voilà, ici, les villageois, là, si on met des arbres partout, ils vont croire qu’il faut faire la forêt.

« Mais vous êtes au pouvoir (le RHDP). Et vous décidez que tous vos adversaires ne sont pas candidats. C’est quoi ça ? On va où, là ? Mais si on ne laisse pas aux autres la capacité de se battre pour être au pouvoir aussi, ce n’est plus la démocratie. Et c’est ça qu’il faut que les gens comprennent. Quand sur l’Agora à Athènes, au siècle de Périclès, on a créé le principe de la démocratie, ça veut dire qu’on a constaté qu’on n’est pas d’accord. On n’est pas d’accord. Climanlo l’a dit tout à l’heure. On n’était pas d’accord mais on travaillait ensemble. Si vous n’êtes pas d’accord, mais il faut que chacun s’exprime quand même. C’est pourquoi on a créé le principe de la démocratie. Chacun s’exprime en disant ce qu’il pense. Après, on trouve un point d’accord où on ne trouve pas de point d’accord. Si on ne trouve pas de point d’accord, on n’a pas trouvé. Mais on peut trouver un point d’accord. Mais seule la discussion peut permettre qu’on trouve un point d’accord. Vous comprenez ? « 

Le rappel des principes de la démocratie, à l’agora à Athènes, au siècle de Périclès : le désaccord et la discussion

Et puis, que dire d’Anaky ? Est-ce que je peux parler d’Anaky? Il ne peut pas parler de lui. Anaky, c’est toute une histoire. Donc, vous tous, je vous salue.
Je vois Pulchérie Gbalet. Je suis content qu’on soit réunis aujourd’hui pour une double cérémonie. On a fait l’accord entre le PDCI et le PPA-CI. Ce qui est une bonne chose. Parce que sur les points communs, il y a des points communs sur lesquels il faut qu’on se batte. Et ces points-là, c’est pour eux qu’on a créé le mouvement ‘’Trop c’est trop’’.
Mais vous êtes au pouvoir (le RHDP). Et vous décidez que tous vos adversaires ne sont pas candidats. C’est quoi ça ? On va où, là ? Mais si on ne laisse pas aux autres la capacité de se battre pour être au pouvoir aussi, ce n’est plus la démocratie. Et c’est ça qu’il faut que les gens comprennent. Quand sur l’Agora à Athènes, au siècle de Périclès, on a créé le principe de la démocratie, ça veut dire qu’on a constaté qu’on n’est pas d’accord. On n’est pas d’accord. Climanlo l’a dit tout à l’heure. On n’était pas d’accord mais on travaillait ensemble. Si vous n’êtes pas d’accord, mais il faut que chacun s’exprime quand même. C’est pourquoi on a créé le principe de la démocratie. Chacun s’exprime en disant ce qu’il pense. Après, on trouve un point d’accord où on ne trouve pas de point d’accord. Si on ne trouve pas de point d’accord, on n’a pas trouvé. Mais on peut trouver un point d’accord. Mais seule la discussion peut permettre qu’on trouve un point d’accord. Vous comprenez ? Mais moi qui me suis battu pour que le multipartisme naisse, je ne peux pas rester silencieux devant les dérives que je vois en ce moment. Parce qu’ils veulent nous faire repartir au parti unique. Parce que ce qu’on voit là, c’est un retour déguisé au parti unique. Mais je ne peux pas accepter ça ! Regardez, là on dit seulement « Trop c’est trop ».

« Maintenant, on va choisir 2 000 familles et leur donner je ne sais pas combien, jusqu’à Décembre 2025. Et ils sont 2 000 familles seulement qui sont pauvres en Côte d’Ivoire ? Mais celui qui prend cette décision, il ne connaît pas la Côte d’Ivoire. Il n’a qu’à aller parcourir les villages. Il va voir le visage hideux de la misère ».

Critique de la politique sociale sectaire et éducative sous le RHDP

Maintenant, on va choisir 2 000 familles et leur donner je ne sais pas combien, jusqu’à Décembre 2025. Et ils sont 2 000 familles seulement qui sont pauvres en Côte d’Ivoire ? Mais celui qui prend cette décision, il ne connaît pas la Côte d’Ivoire. Il n’a qu’à aller parcourir les villages. Il va voir le visage hideux de la misère. Moi, maintenant, je suis devenu Président, l’un des problèmes que j’ai eus dans mon propre parti, c’est de dire on va supprimer l’uniforme. Ouh ! “Non ! L’uniforme, ça montre l’égalité entre tous les enfants“. Est-ce que vous avez été voir à Bouna ? Est-ce que vous avez été voir à Doropo ? Est-ce que vous avez été à Téhini ? Est-ce que vous avez été à Ouragahio ? Est-ce que vous avez été, etc. Parce que les gens, nous les petits bourgeois, nous sommes ici assis à Abidjan, chacun d’entre nous touche un peu. Il gagne un peu. Donc, il a de quoi payer un kaki et un bleu blanc pour ses garçons, une jupe bleue et un costard blanc pour ses filles. Mais il croit que toute la Côte d’Ivoire est comme ça. Toute la Côte d’Ivoire n’est pas comme ça. Il y a des gens, quand leur enfant est reçu à l’entrée en 6ème, ils pleurent parce qu’ils n’ont pas d’argent. D’abord pour payer son transport, pour qu’il aille au lieu du collège. Et puis, ils n’ont pas d’argent pour payer ses uniformes. Et ils n’ont pas d’argent pour payer les livres. Mais, si nous, nous ne faisons pas une politique différente, à quoi ça sert que vous arrivez au pouvoir ? Michel Amani N’Guessan, que j’avais nommé à l’Education nationale, heureusement, il m’a suivi. Nous avons fabriqué des livres pour tout l’Enseignement primaire, pour toute la Côte d’Ivoire. Et ces livres-là ont été mis dans des hangars. Et au début de l’année scolaire, on les distribue à ceux qui rentrent au CP1. Et à la fin de l’année, ils rendent les livres. Celui qui a perdu un livre paye. C’est comme ça que nous, on a pu aller à l’école. Moi, quand j’étais à l’école primaire Agboville, puis à Gagnoa, au temps colonial, on nous donnait les livres et à la fin de l’année, on les rendait.

Donc, on était même obligés de prendre soin des livres pour ne pas rendre un livre déchiré. On a fait ça.
Quand une personne qui était au PDCI, puis au RDR, je l’ai nommée après ministre de l’Éducation nationale, qu’elle a vue, elle a dit «Hé, mais ton histoire-là, j’ai cru que c’était la plaisanterie. Mais il y a vraiment des livres». J’ai dit « Mais on ne présente pas en politique. Parce que quand tu mens, ça te rattrape toujours ». Et c’est elle qui a été le meilleur témoin du travail que nous avons fait.

« Et il faut qu’on fasse en sorte que trop ne soit pas toujours trop. Que les gens n’exagèrent pas ».

Rappel des sacrifices faits par le régime de Gbagbo pour fournir gratuitement des fournitures scolaires aux élèves

Donc, l’État a les moyens d’aider à soulager la misère des plus pauvres. De nous tous ici, c’est moi qui ai été Président de la République. Aujourd’hui, je ne sais pas quel est le niveau du salaire des fonctionnaires. Mais à l’époque, c’était 100 milliards par mois. Mais on n’a jamais eu de problème pour ça. On paye tranquillement. Et il y en a encore. Donc, aider avec des livres, avec des uniformes, mais de toutes les façons, quand les gens sont en uniforme, tu vas, comme je l’ai dit tout à l’heure, à Bouna, à Zaranou, tout ça, tu vas là-bas, les petits ne sont pas en uniforme. Ils s’en vont à l’école. Et puis, le maître ne va pas les renvoyer parce que s’il les renvoie, il y a un problème avec les parents du village. Donc, il faut tenir. Et il faut qu’on fasse en sorte que trop ne soit pas toujours trop. Que les gens n’exagèrent pas.

« Regarde, quelqu’un qui veut faire le quatrième mandat, pourquoi ? Mais où tu vas avec le quatrième mandat? »

Interrogations profondes sur le 4e mandat en vue d’ADO

Regarde, quelqu’un qui veut faire le quatrième mandat, pourquoi ? Mais où tu vas avec le quatrième mandat? Mais quand les gens ne regardent pas l’histoire, en 1960, on a programmé pour les Indépendances. Il y avait les Houphouët, les Sékou Touré, les Modibo Keïta, les Senghor, tout ça. C’était les premiers chefs d’État. Ils ont pris le pouvoir sous des formes différentes. Ici, Houphouët a dit, c’est le parti unique. Sékou Touré a dit la même chose, mais autrement. Modibo a dit la même chose, mais autrement. Kwamé Nkrumah a dit la même chose, mais autrement.
Finalement, Nkrumah est tombé, Modibo est tombé, Sékou Touré est mort, Houphouët est resté, c’est lui qui est resté jusqu’à et il est mort le plus tard. Mais si cette génération s’en va, que nous on arrive, on ne va pas faire la même chose. Il faut qu’on réfléchisse un peu. Ça ferait un quatrième mandat, mais pour aller où ? Et puis quand même tu dis “élection”. Et tu es candidat pour la quatrième fois, élection ? Mais je ne peux pas accepter ça ! Si c’est pour ça qu’on nous enlève tous des listes électorales, bon on va voir. Tu enlèves le nom du Président du PDCI-RDA, Tidjane Thiam, tu enlèves le nom de Gbagbo. Tu enlèves le nom de Soro Guillaume. Et à côté Bendjo, mais lui il n’a pas la chance. Et puis tu penses que les gens te regardent comment ? À l’intérieur et à l’extérieur, on te regarde comment ? Tu enlèves tous ces nom-là. On te regarde comment ? C’est la démocratie ça ?

Dénonciation de l’arrestation du Ministre Joël N’Guessan par le régime RHDP

Regardez Joël N’Guessan, qui est leur gars, qui a passé son temps à m’insulter et qui est allé à la CPI témoigner contre moi. Joël Nguessan, il passe aujourd’hui (Ndlr: Jeudi 19 juin 2025) au tribunal devant les juges. Vous voyez ?

« J’ai téléphoné au Président Bédié, mais il était seul. Et c’est quand j’étais là-bas que j’ai pu apprécier Bédié. Vous voyez ? Le vieux, il est courageux. Quelques fois, je disais : «Président, tu ne prends pas trop de risques ?». Il me répond : «Si nous ne prenons pas trop de risques, tout est foutu ! » J’ai dit : « Ahooo » Si lui-même dit ça, il y a encore de la marge. Il faut saluer la mémoire de Bédié parce qu’il y a eu des moments où il a adopté des positions qu’il fallait adopter. Et comme il n’était pas là, je ne pouvais pas lui dire plus. Parce que ça pouvait être semblé : «Tu me pousses dedans, tu n’es pas là».

Le message laudif de Gbagbo envers feu le Président Bédié

Mais en tout cas, dites à celui qui veut écouter que je n’abandonnerai pas le combat contre le 4ème mandat. Pour le 3ème mandat, je n’étais pas ici. Je n’étais pas ici. J’ai téléphoné au Président Bédié, mais il était seul. Et c’est quand j’étais là-bas que j’ai pu apprécier Bédié. Vous voyez ? Le vieux, il est courageux. Quelques fois, je disais : «Président, tu ne prends pas trop de risques ?». Il me répond : «Si nous ne prenons pas trop de risques, tout est foutu ! » J’ai dit : « Ahooo » Si lui-même dit ça, il y a encore de la marge. Il faut saluer la mémoire de Bédié parce qu’il y a eu des moments où il a adopté des positions qu’il fallait adopter. Et comme il n’était pas là, je ne pouvais pas lui dire plus. Parce que ça pouvait être semblé : «Tu me pousses dedans, tu n’es pas là». (Rires). Voilà ! Donc je n’allais pas trop loin. Son décès brutal a été coup dur pour la Côte d’Ivoire.

« Aujourd’hui, il y a Thiam qui est là, bon, je le remercie pour le discours que j’ai entendu tout à l’heure. Il faut continuer à se battre ».

Rejouissance de Gbagbo de l’engagement de Thiam en politique

Aujourd’hui, il y a Thiam qui est là, bon, je le remercie pour le discours que j’ai entendu tout à l’heure. Il faut continuer à se battre. Ce n’est pas tenable la position sur laquelle ils se mettent. Tu ne peux pas supprimer toutes les candidatures. Tu ne peux pas refuser que les gens aillent prendre des parrainages. Tu ne peux décider de donner de l’argent à 2000 familles. Et puis combien ? (Rires). Mais enfin, c’est 2000 familles qui sont pauvres en Côte d’Ivoire. Quel calcul ont-ils fait pour arriver à ce nombre ? Peut-être 2000 de leurs militants. Oui, mais même leur militant, j’espère pour eux qu’ils ont plus de 2000 militants. (Rires).

« Attention, on n’est jamais assez fort pour être toujours le plus fort. Ça, c’est un adage français. Nul n’est jamais assez fort pour être toujours le plus fort. Celui qui ne comprend pas clair, il ne comprend rien. Regardez Muhammad Ali, il a gagné tous les combats de boxe mais il n’était pas fort tout le temps. Tu peux être plus forts que tous les hommes mais tu ne peux être plus forts que tout ».

La mise en garde de Gbagbo au régime RHDP

On ne joue pas avec un pays. Nous on veut aller au Conseil Constitutionnel. On sait qu’ils ont mis leur gars, enfin, leur Dame, au Conseil Constitutionnel. Mais on veut aller pour voir. Ils ne veulent même pas qu’on arrive là-bas. Mais pourquoi ? Ils ne veulent pas qu’on fasse nos parrainages, c’est qu’ils ne veulent pas qu’on arrive au Conseil Constitutionnel. Attention, on n’est jamais assez fort pour être toujours le plus fort. Ça, c’est un adage français. Nul n’est jamais assez fort pour être toujours le plus fort. Celui qui ne comprend pas clair, il ne comprend rien. Regardez Muhammad Ali, il a gagné tous les combats de boxe mais il n’était pas fort tout le temps. Tu peux être plus forts que tous les hommes mais tu ne peux être plus forts que tout.

« Nous allons continuer la lutte. Aucune lutte n’est désespérée ».

La maxime politique de Gbagbo qui a marqué toutes les consciences, après avoir parlé de Thiam

Monsieur le Président Thiam, je vous remercie. Bof, je te remercie parce que je te tutoie d’habitude. C’était des petits hein. (Rires). Mais lui, on a un autre point commun, son père et mon père étaient en prison ensemble en 1963. (Rires). Il sait cela. Dans nos souvenirs, quelque fois quand on se rencontre, on en parle. Mais lui, il est plus jeune, beaucoup plus jeune que moi.

Chers amis, je vous remercie d’être venus. On a fait nos deux cérémonies. Le PPA-CI et le PDCI-RDA ont aujourd’hui un accord qui a été paraphé et par Akossi Bendjo et par Dano Djédjé Sébastien et le mouvement ‘’Trop c’est trop’’ a été présenté. Nous allons continuer la lutte. Aucune lutte n’est désespérée. Président Thiam, merci d’avoir accepté notre alliance. Camarades du PPA-CI, du PDCI-RDA, de ‘’Trop c’est trop ‘’, je vous souhaite un bon appétit. Je vous remercie d’être venus. Que Dieu bénisse la Côte d’Ivoire.

M. Laurent Gbagbo, ex-Président de la République de Côte d’Ivoire de 2000 à 2010 et président du PPA-CI

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Gagnoa / Candidature aux régionales 2028 : Myss Belmonde Dogo s’en remet au directoire du parti présidentiel

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Au cours d’une rencontre à Dignago dans le département de Gagnoa, la Ministre de la Cohésion nationale de la solidarité et de la lutte contre la pauvreté, Myss Belmonde Dogo a réaffirmé sa loyauté au RHDP, tout en affichant sa volonté de se présenter aux élections régionales de 2028 dans le Gôh, si son parti l’investit.

Une candidature motivée par la base

En effet, après Djédjé Bagnon, l’actuel occupant du fauteuil régional, et l’ex-député d’Ouragahio- Bayota et Dahiépa-Kéhi, M. Abel Djohoré, des militants RHDP de Dignago, Galébré et Guibéroua ont donné de la voix le samedi 25 avril 2026 lors d’une cérémonie publique à Dignago, pour demander à la ministre Belmonde de prendre les reines de la région du Gôh en 2028.

Un appel motivé par le bilan de la secrétaire départementale du RHDP de Guibéroua-Dignago- Galebré sur le terrain d’une part et, d’autre part, par sa proximité constante avec les populations.

« Son engagement et ses actions sociales ont renforcé son aura de leader locale incontestée », ont souligné les militants du RHDP de la zone de Dignago par le biais de leur porte-parole, M. Sylla Bema, délégué de zone du RHDP. D’où leur engagement à payer entièrement sa caution de campagne et tous les frais y afférents.

La réaction de la ministre Belmonde Dogo.

Fidèle à la discipline du parti qui est une vertue cardinale pour elle, Myss Belmonde Dogo a tranché avec une franchise qui la caractérise. Tout en exprimant sa gratitude pour la confiance renouvélée en elle par la base, elle a rappelé que l’heure n’était pas encore aux ambitions personnelles, mais au travail collectif afin de consolider la paix dans le parti du Président de la République, SEM. Alassane Ouattara.

« Depuis la création du RHDP en tant que parti, je n’ai jamais désobéi. Lorsque le président Alassane Ouattara me demande d’aller à gauche je vais à gauche parcequ’un militant est un militaire, un soldat du parti. Je sais que c’est votre volonté, mais si ce n’est pas là volonté du parti, je n’irai pas », a fait savoir Myss Belmonde Dogo.

Soulignant au passage que sa priorité actuelle demeure sa mission gouvernementale et la consolidation de l’unité au sein du RHDP dans le Gôh, pour assurer des victoires éclatantes lors des scrutins à venir, notamment les municipales et les régionales. Car pour elle, « les candidatures aux régionales suivront le calendrier et les procédures définies par la haute direction du parti. [Ainsi] si le parti nous dit de courir, on va courir ».

Le message d’unité de la ministre aux militants

En « tranchant » ainsi, la ministre souhaite éviter toute aventure politique prématurée qui pourrait fragiliser la cohésion au sein du parti présidentiel dans le Gôh. D’où son appel à la cohésion et à l’entente afin d’éviter de faire le lit de l’opposition.

Ces déclarations ont été faites en marge de l’opération « La toile du militant » qui a permis à plusieurs militants du RHDP de bénéficier d’importants appuis financiers. Une cérémonie rehaussée en image par la présence remarquée de plusieurs cadres du RHDP de la région du Gôh dont le député-maire de la commune de Gagnoa, Yssouf Diabaté et le député de Ouragahio- Bayota, Koné Issa.

Ouncado PIERROT, infos avec Edson Djédjé Capri à Gagnoa

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District des Montagnes / Première grande réunion du PDCI-RDA après les législatives de 2025 : Des dossiers chauds sur la table du ministre Bombet et du HRD Kah Zion

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Sur instructions du Minsitre d’Etat, le Doyen Émile Constant BOMBET, Vice-président, Coordonnateur des activités du Collège des Vice-presidents du PDCI-RDA, les militants du parti octogénaire du District des Montagnes ont été conviés le mercredi 29 avril à 17h au siège du parti à Cocody, à une importante réunion, par le Vice-président par ailleurs, Haut Représentant du President TIDJANE THIAM dans le District des Montagnes, le Maire Dénis Kah ZION.

Une réunion-bilan, après les législatives 2025

Cette rencontre, la première du genre, sera mise à profit pour faire le bilan des élections législatives de décembre 2025 dans le District autonome des Montagnes. « Tirer les leçons du passé et préparer les échéances locales futures de 2028 », tel semble le message en toile de fond de cette assise du Grand Ouest montagneux qui abordera aussi, des sujets ayant trait à la vie du PDCI-RDA au plan local et national.

Les 80 ans du parti, le cas « SIABA ANTOINE » en justice avec le PDCI-RDA et celui des JUDAS du parti

Après la Maison du parti Abidjan puis, à Yamoussoukro, village natal de son fondateur, les cadres du District des Montagnes se rencontreront pour les préparatifs de la cérémonie marquant les 80 ans du PDCI-RDA dans leur pré-carré politique. En outre, ils statueront aussi sur l’affaire « SIABA ANTOINE », Ex délégué de la ville de Logoualé qui conteste juridiquement la légalité d’exercice du président THIAM à la tête du PDCI-RDA. Tout comme l' »affaire SIABA ANTOINE », les cas des militants dits  » JUDAS » qui ont appelé ouvertement à voter contre les candidats investis par le parti lors des législatives de 2025 pourraient être abordés, sans tabou, comme l’ont fait le PPA-CI de Gbagbo et le RHDP d’ADO. Mais avant cette rencontre, Mme Georgette Gielen, militante très active de Duékoué a donné le ton en dénonçant dans plusieurs organes de presse, « Les manoeuvres souterraines peu courageuses des adversaires de TiThi qui consistent, à pousser dans le dos, des militants alimentaires pour déstabiliser le parti du premier Président de la Côte d’Ivoire moderne ».

Les personnalités conviées par le VP/HRD Denis Kah Zion

Ce sont entre autres, les Vice-presidents, les Inspecteurs, les membres du Comité des Sages, les Délégués, les membres du Bureau Politique, les Responsables de la JPDCI et de l’UFPDCI, les Responsables d’associations et les Cadres, les militants et sympathisants du PDCI-RDA.

Les prochaines réunions du PDCI-RDA du District des Montagnes, selon nos sources, verront certainement la participation efficiente de Wodo PDCI-RDA, un mouvement associatif créé récemment par des jeunes cadres de plusieurs secteurs d’activités, originaires de Danané, très engagés pour réécrire les lettres de noblesse du parti octogénaire dans la région du Nimba.

Ouncado PIERROT

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Côte d’Ivoire / Attaques tout azimuts contre Tidjane THIAM : Les vérités crues de Mme Georgette Gielen à ses détracteurs encore masqués

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En Côte d’Ivoire, la légitimité du président du PDCI-RDA est à nouveau remise en cause, suite à l’assignation en justice du PDCI RDA en date du mardi 21 avril 2026 par M. Siaba Antoine Constant, ex délégué Man 2 par ailleurs membre du politique, non à jour de ses cotisations. Une ènième tentative de déstabilisation interne « sans fondement solide de THIAM et par ricochet du PDCI-RDA », virulemment dénoncée par Mme Georgette Gielen dite Maman Boya.

Indignation totale face aux assignations contre Tidjane THIAM et le PDCI-RDA en justice

D’entrée de jeu, la Diva de la politique de Duékoué s’est adressée aux nombreux détracteurs du petit fils du père fondateur de la République ivoirienne, sans aucune complaisance à leur égard. Excédée visiblement par des plaintes succesives jugées « sans fondement  » contre son mentor. « Semble t-il que certains militants pour une question de divergence d’ opinion et loin de privilégier le dialogue familiale, préfèrent aller en justice. Je pense qu’il est temps qu’on leur dise, aussi bien à ceux qui prêtent leurs images, qu’à ceux qui se cachent derrière cette mascarade infâme, qu’on n’est pas obligé de militer au PDCI-RDA… Je m’adresse évidemment à ceux qui se cachent en sous-marin. C’est à eux que je m’adresse en disant qu’ils ne sont pas obligés de rester au sein du parti, dans le PDCI… Tidjane Thiam est le président du PDCI RDA car élu à tête du parti avec une large majorité des militants ».

La réciprocité comme solution aux attaques contre Tidjane THIAM et le PDCI-RDA

Maman Boya ne s’est pas limitée qu’à la dénonciation des attaques contre Tidjane THIAM. Bien au-delà, elle, convaincue que « le budget voté pour déstabiliser le PDCI-RDA et son président Tidjane Thiam n’est pas encore épuisé », elle a annoncé des mesures de réciprocité en cas de nouvelles attaques contre TiThi et le PDCI-RDA en ces termes suivants : « Nous sommes prêts à la prochaine attaque à riposter par les mêmes moyens, pour diffamation et tentative de déstabilisation du parti.. Il y a des limites à ne pas franchir. Le silence est loin d’être un signe de faiblesse ».

Une adresse qui concerne aussi bien les occupants du sous-marin que ceux du bateau qui navigue à la dérive. « Notre pays est trop beau pour qu’on le détruise. Réfléchissons vite et bien car le médecin après la mort n’a plus d’utilité », a-t-elle conseillé aux détracteurs peu courageux de Tidjane THIAM et du PDCI-RDA.

Les attaques contre Tidjane THIAM, une invite à l’unité des militants du PDCI-RDA

« Même s’il nous reste que trois tondus et deux pelés, avec de la détermination, nous allons y arriver…Vos attaques nous fortifient et nous font grandir. Car comme le dit-on si bien, on ne jette des pierres qu’à un arbre qui porte des fruits. Arrêtons ces caprices et enfantillages car nous avons de la maturité. Nos aînés nous ont montré la voie tracée, alors, soyons dignes au PDCI RDA ».

Ouncado PIERROT

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