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Société

Éthique et réglementation des essais cliniques en Côte d’Ivoire : un atelier de formation sur l’utilisation de RHInnO Ethics et ses nouvelles fonctionnalités

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Dans le cadre du projet EDCTP/CECABI II, le Comité national d’éthique des sciences de la vie et de la santé (CNESVS) a organisé, du 25 au 29 août 2025, un atelier de formation à l’hôtel Pullman d’Abidjan. Divisé en deux phases — du 25 au 26 août puis du 27 au 29 août — cet atelier visait à renforcer les compétences des membres du CNESVS, de l’Agence ivoirienne de régulation pharmaceutique (AIRP) ainsi que des autres parties prenantes. Il s’adressait également aux nouveaux comités d’éthique institutionnels (CEI), afin d’assurer une maîtrise optimale de la plateforme RHInnO Ethics, un outil numérique destiné à la gestion et à l’évaluation des protocoles de recherche clinique. La formation a également mis l’accent sur la compréhension approfondie des règles de confidentialité et de traçabilité associées à l’utilisation de cette plateforme digitale.

Harmoniser et digitaliser les procédures éthiques

L’ouverture de l’événement a été assurée par le Professeur Soro Gona Kountele, Directeur de Cabinet Adjoint et président par intérim du CNESVS, représentant Monsieur le Ministre Pierre Demba, Ministre de la Santé, de l’Hygiène Publique et de la Couverture Maladie Universelle. Il a encouragé les participants à s’investir pleinement dans cette initiative, soulignant l’importance capitale de cet atelier pour le ministère. Les recommandations issues de cette session sont vivement attendues pour leur mise en œuvre.

Le Professeur Touré André, directeur scientifique de l’Institut Pasteur de Côte d’Ivoire et coordinateur scientifique du projet CECABI II, a rappelé la portée stratégique de ce programme :

« L’objectif est d’harmoniser les procédures d’analyse des protocoles de recherche entre le comité d’éthique et l’AIRP, dans le but d’améliorer l’environnement éthique et réglementaire en Côte d’Ivoire. Grâce à la plateforme Ethixpert, chercheurs et promoteurs pourront désormais soumettre leurs dossiers en ligne, évitant ainsi les démarches administratives lourdes liées aux dépôts physiques. »

Ce projet s’inscrit dans le cadre du Work Package 3 du programme CECABI II et répond aux dispositions du décret présidentiel de 2020 régissant les essais cliniques dans le pays.

Un partenariat international pour l’innovation

Plusieurs institutions internationales participent à cette initiative :

  • Ethixpert (Afrique du Sud), responsable du développement et de la modernisation de la plateforme,
  • Institut Pasteur de Paris, chargé de l’analyse des procédures et de leur conformité aux standards internationaux,
  • Comité régional de recherche en santé du Sénégal, qui accompagne le CNESVS dans le processus de certification ISO,
  • CNESVS et AIRP, en tant que coordinateurs scientifiques et réglementaires nationaux.

Le principal formateur, M. Francis Kombe, Directeur général d’Ethixpert, a souligné l’impact positif de cette digitalisation :

« Nous avons œuvré à harmoniser les flux de travail entre l’AIRP et le comité d’éthique pour assurer une évaluation clinique fluide et efficace. La plateforme RHInnO Ethics devient ainsi un guichet unique pour toutes les activités liées aux comités d’éthique. »

Accélérer la gestion des essais cliniques

M. Eric N’Guessan, responsable informatique de l’AIRP, a mis en avant les bénéfices concrets de l’outil :

« La plateforme permet d’éviter les erreurs, de réduire les délais et de simplifier le processus d’évaluation des essais cliniques. Nous avons aussi travaillé à son adaptation dans le contexte francophone pour éviter tout malentendu scientifique. »

À l’issue de cet atelier, plusieurs résultats sont attendus :

  • la formation et l’autonomisation des nouveaux CEI dans l’utilisation de RHInnO Ethics,
  • la conformité aux procédures éthiques et légales en vigueur,
  • une meilleure intégration des outils AVAREF dans les pratiques nationales,
  • la validation d’un plan d’action opérationnel pour une harmonisation progressive.

Ce rendez-vous marque une étape clé dans la digitalisation et la modernisation de l’écosystème éthique en Côte d’Ivoire, visant à renforcer la qualité et l’efficacité des essais cliniques menés dans le pays.

DS

Société

Bouaké : une soixantaine d’acteurs du développement récompensés pour leur engagement.

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Une soixantaine d’acteurs engagés dans le développement de leurs localités et, plus particulièrement, de la région de Gbêkê, ont été honorés le lundi 3 août 2026 à Bouaké, à l’occasion de la cérémonie de clôture du Forum national de développement, initié par le Mouvement ivoirien pour la légalité, l’ordre et le progrès (MILOP). Cette cérémonie est venue mettre un terme à une vaste caravane de sensibilisation lancée en 2024. Durant deux années, les responsables du MILOP ont parcouru plusieurs villes du pays afin de promouvoir le rôle des collectivités territoriales, des leaders communautaires et des forces vives dans le développement local.

La cérémonie de clôture s’est tenue dans la salle de conférence du Stade de la Paix de Bouaké, en présence de nombreuses personnalités politiques, administratives, coutumières et religieuses. À cette occasion, plusieurs catégories d’acteurs ont été distinguées, notamment des membres du corps préfectoral, des guides religieux, des chefs de communauté, des élus locaux, des représentants des médias ainsi que des forces de défense et de sécurité. Les récipiendaires ont reçu des médailles, des diplômes et des trophées en reconnaissance de leur engagement au service du développement. Placée sous le thème « Développement local : enjeux et perspectives », cette rencontre a également permis de dresser le bilan des actions menées depuis le lancement du forum.

Prenant la parole, le président du MILOP, Yao Kouakou Marcel, a expliqué la portée de cette initiative :« Depuis 2024, nous avons lancé le Forum national de développement afin d’impliquer les collectivités territoriales et les forces vives dans la promotion du développement local. Cette cérémonie marque à la fois la clôture de notre caravane et un bilan à mi-parcours de notre mouvement. Nous sommes satisfaits de constater que notre message a été bien accueilli par les populations. Aux lauréats, nous disons que cette distinction n’est pas une fin en soi, mais le début d’un engagement encore plus grand au service de la nation », a-t-il déclaré

Représentant le parrain de la cérémonie, le ministre Assahoré Konan Jacques, le deuxième vice-président du Conseil régional de Gbêkê, Attia Sebastian, a salué cette initiative. Il s’est réjoui des deux distinctions décernées au président du Conseil régional de Gbêkê, récompensé par le Prix international du développement humain et le Prix Ivoire de la reconnaissance nationale :« Nous sommes très honorés par ces distinctions. Elles viennent reconnaître les nombreux efforts consentis par le Conseil régional de Gbêkê en faveur des populations. Nous venons notamment de livrer 160 ouvrages socio-communautaires. Nos actions portent sur la construction de centres de santé, d’établissements scolaires, l’adduction d’eau potable et bien d’autres infrastructures essentielles destinées à améliorer les conditions de vie des populations », a-t-il souligné.

Doublement récompensé pour ses actions de développement en faveur des populations de M’Batto, le député-maire Antoine Kangah a, pour sa part, exprimé sa gratitude aux organisateurs. Il a réaffirmé sa volonté de poursuivre ses efforts pour améliorer les conditions de vie de ses administrés. S’exprimant au nom de l’ensemble des récipiendaires, l’ancienne députée de Yopougon, Dr Euphrasie N’Guessan, également doublement distinguée, a adressé ses remerciements au MILOP pour cette reconnaissance. Elle a invité les différents lauréats à poursuivre leurs actions afin de contribuer davantage au développement de leurs communautés et de la Côte d’Ivoire.

S/K

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Société

Boukébo / Développement communautaire : la Fondation KOKOF dote la chefferie et les services sociaux d’importants équipements

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Le village de Boukébo, situé dans la sous-préfecture de Languibonou (département de Botro), a bénéficié d’un important appui matériel grâce à la Fondation Nanan Kouassi Koffi (KOKOF). Cette initiative vise à améliorer les conditions de travail de la chefferie traditionnelle tout en renforçant plusieurs services essentiels au profit des populations. La cérémonie officielle de remise des dons s’est tenue le vendredi 31 juillet 2026 sur la place publique Nanan Kouassi Koffi de Boukébo, en présence de nombreuses personnalités administratives, politiques et coutumières. Le ministre des Eaux et Forêts, Jacques Assahoré Konan, également président du Conseil régional de Gbêkê et fils du village, en était le parrain. Il était entouré notamment du professeur Saliou Touré, président de l’Université internationale de Grand-Bassam, du sénateur Nicolas Djibo ainsi que de plusieurs cadres de la région.

Le don comprend quatre véhicules tout-terrain, un véhicule de type van, neuf motocyclettes, deux camions destinés aux opérations de collecte des ordures ménagères, un important lot de matériel médical pour le Centre de santé rural (CSR) ainsi que des vivres. Ces équipements permettront d’améliorer la mobilité de la chefferie, de renforcer les actions d’assainissement du village et d’offrir de meilleures conditions de prise en charge sanitaire aux populations.

Saluant cette initiative, le ministre Jacques Assahoré Konan a rappelé que le développement d’une localité repose sur une mobilisation collective. Reprenant la vision du Président de la République, Alassane Ouattara, il a souligné que l’État, à lui seul, ne peut répondre à tous les besoins des communautés. Selon lui, les collectivités, le secteur privé et les fils et filles des localités ont également un rôle majeur à jouer dans la transformation de leurs territoires :« Les initiatives comme celle de la Fondation KOKOF illustrent parfaitement cette dynamique de développement participatif. Elles démontrent que l’attachement à son village se traduit avant tout par des actions concrètes en faveur du bien-être des populations », a-t-il déclaré.

De son côté, le président de la Fondation KOKOF, Didier Alex N’Dah Koffi, a expliqué que cette action matérialise la vision du fondateur, Koffi Koffi Kosma, président du Conseil d’administration de Palmafrique. Il a indiqué que la fondation ambitionne de soutenir durablement la chefferie traditionnelle, de promouvoir l’autonomisation des femmes et des jeunes, de contribuer à la protection de l’environnement et de multiplier les initiatives en faveur du développement local.

Au-delà de Boukébo, la Fondation KOKOF entend progressivement étendre ses interventions à d’autres localités de la région de Gbêkê, avant d’élargir son champ d’action à l’ensemble du territoire ivoirien.Si vous souhaitez un style encore plus proche de celui d’un quotidien ivoirien comme Fraternité Matin, L’Inter ou Soir Info, je peux également le réécrire dans ce registre.

Prince koffi

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Société

Vavoua : 112 permis de conduire pour ouvrir la voie à l’emploi des jeunes à Séitifla

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Cent douze jeunes de la sous-préfecture de Séitifla disposent désormais de leur permis de conduire. La remise officielle des documents s’est déroulée ce samedi, à l’initiative de Valon Bi Emmanuel, Premier adjoint au maire de la commune de Vavoua et fils de la localité.

Organisée à la sous-préfecture de Séitifla, la cérémonie a réuni autorités administratives, élus, cadres, chefs traditionnels et populations, venus saluer une initiative qui répond à une préoccupation de longue date.

À Séitifla, la moto constitue le principal moyen de déplacement et un important outil de travail pour de nombreux jeunes. Cependant, l’absence de permis de conduire les exposait aux difficultés liées aux contrôles routiers et limitait leurs chances d’accéder à certaines opportunités d’emploi.

Selon Valon Bi Emmanuel, cette opération vise à faciliter l’accès des jeunes au permis de conduire tout en renforçant leur employabilité.

« Le permis de conduire est un véritable diplôme. Au-delà de son utilité pour circuler en toute légalité, il représente un atout pour accéder à l’emploi. Notre ambition est de permettre au plus grand nombre de jeunes d’en bénéficier », a-t-il déclaré, annonçant l’ouverture prochaine d’une deuxième vague de bénéficiaires.

Le député de la sous-préfecture de Séitifla, Tra Bi Sui Guillaume, a salué cette initiative qu’il considère comme une contribution concrète au développement local. Il a encouragé les jeunes à saisir cette opportunité, rappelant que le permis de conduire est aujourd’hui un document souvent exigé par les employeurs.

Pour sa part, la sous-préfète de Séitifla, Mme Guy Manuela Dago, a félicité Valon Bi Emmanuel pour cette initiative en faveur de la jeunesse. Elle a invité les bénéficiaires à faire un usage responsable de leurs permis de conduire et a exhorté les cadres de la sous-préfecture à soutenir davantage ce type d’actions en faveur des jeunes.

Au nom des bénéficiaires, Tra Bi Jean-Yves a exprimé sa gratitude envers l’initiateur du projet. Il a rappelé que les jeunes étaient auparavant contraints de se rendre jusqu’à Daloa pour accomplir les démarches liées à l’obtention du permis de conduire. Grâce à cette opération, ils ont pu effectuer toutes les formalités à Séitifla, réduisant ainsi les coûts et les déplacements.

Après cette première vague de 112 jeunes bénéficiaires, une nouvelle phase d’inscription est annoncée afin de permettre à d’autres jeunes de la sous-préfecture de bénéficier à leur tour de cette opportunité.

À travers cette initiative, Valon Bi Emmanuel entend contribuer à l’amélioration de la mobilité des jeunes, à la promotion de la sécurité routière et au renforcement de leur insertion professionnelle.

Natacha kouakou

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