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Société

Budget programme 2026-2028 : le ministre des Transports Amadou Koné obtient le quitus des députés

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La Commission des Affaires économiques et financières de l’Assemblée nationale a adopté à l’unanimité, le vendredi 21 novembre 2025, le projet de budget programme 2026-2028 du ministère des Transports, présenté par le ministre de la Transition numérique et de la Digitalisation, Ibrahim Kalil Konaté, représentant son homologue Amadou Koné.

Présentation générale du budget
Le projet de budget programme sur la période 2026-2028 du ministère des Transports a été soumis à l’examen des députés. Il est structuré autour de cinq (05) programmes majeurs :

  1. Administration Générale
  2. Transport Aérien
  3. Transport Terrestre
  4. Mobilité Urbaine dans le Grand Abidjan
  5. Régulation du Transport Intérieur
    Ces programmes intègrent seize (16) actions prioritaires, réparties selon les axes stratégiques suivants :

Programme 1 : Administration Générale
Ce programme vise à promouvoir une administration moderne et performante. Il comprend cinq actions principales, relatives :
(i) à la coordination et à l’animation,
(ii) à la planification, à la programmation et au suivi-évaluation,
(iii) à la gestion des ressources humaines, matérielles et financières,
(iv) à l’information et à la communication,
(v) ainsi qu’à la compétitivité des ports ivoiriens.

Programme 2 : Transport Aérien
Ce programme a pour objectif d’accroître la compétitivité des services de transport aérien, de renforcer la sécurité et la sûreté aériennes, et de coordonner les activités du secteur.
Il se décline en quatre actions principales :
(i) coordination et suivi des activités du transport aérien,
(ii) réhabilitation et développement des infrastructures aéroportuaires,
(iii) renforcement de la sécurité et de la sûreté,
(iv) développement de la compagnie aérienne nationale et des vols intérieurs.

Programme 3 : Transport Terrestre
Ce programme porte sur la mise en œuvre de la politique nationale du transport terrestre, de la circulation, de la sécurité routière et ferroviaire.
Il comprend quatre actions principales :
(i) coordination et suivi des activités du transport terrestre,
(ii) réhabilitation et développement des infrastructures routières,
(iii) renforcement de la sécurité routière et ferroviaire,
(iv) renouvellement et accroissement de la flotte de transport terrestre et amélioration de la fluidité.

Programme 4 : Mobilité Urbaine dans le Grand Abidjan
L’action prioritaire de ce programme porte sur la coordination des activités liées à la mobilité dans le Grand Abidjan, en vue d’améliorer les déplacements urbains dans la capitale économique.

Programme 5 : Régulation du Transport Intérieur
Les actions prioritaires concernent :
(i) le renforcement de la gouvernance et de l’efficacité institutionnelle de l’ARTI,
(ii) le suivi de l’application de la Loi d’Orientation du Transport Intérieur (LOTI).

Enveloppe budgétaire 2026
Pour la mise en œuvre de l’ensemble des actions prioritaires, le budget alloué au ministère des Transports pour 2026 s’élève à 307 769 615 082 FCFA, contre 312 milliards FCFA l’année précédente, soit une baisse de 5 milliards FCFA (1,6 %).
Ce budget sera financé à hauteur de :
• 231 548 915 082 FCFA en ressources intérieures (75,23 %) ;
• 76 220 700 000 FCFA en ressources extérieures (24,77 %).

Répartition du budget par programmes
• Programme 1 : Administration Générale
Budget : 10 483 960 604 FCFA (3,41 %)
• Programme 2 : Transport Aérien
Budget : 41 918 600 000 FCFA (13,62 %)
• Programme 3 : Transport Terrestre
Budget : 250 777 054 478 FCFA (81,48 %)
• Programme 4 : Mobilité Urbaine du Grand Abidjan
Budget : 2 295 000 000 FCFA (0,75 %)
• Programme 5 : Régulation du Transport Intérieur
Budget : 2 295 000 000 FCFA (0,75 %)

Répartition par nature de dépenses
• Personnel : 4 326 346 635 FCFA (1,41 %)
• Biens et services : 6 762 144 560 FCFA (2,20 %)
• Transferts : 18 710 323 887 FCFA (6,08 %)
• Investissements : 277 970 800 000 FCFA (90,32 %)

Déclaration devant la Commission
« Monsieur le Président de la Commission des Affaires Économiques et Financières ;
Monsieur le Ministre des Finances et du Budget ;
Honorables Députés ;
Mesdames et Messieurs,
Au total, le projet de budget 2026 du ministère des Transports s’élève à 307 769 615 082 FCFA. S’il est approuvé par le Parlement, il permettra de poursuivre l’œuvre de modernisation du secteur des transports et de contribuer efficacement à la relance économique de notre nation », a plaidé Ibrahim Kalil Konaté, ministre de la Transition numérique et de la Digitalisation, représentant son homologue Amadou Koné empêché.
Après des échanges fructueux, avec des satisfactions pour l’exécution du budget 2025 dans le cadre de l’amélioration des moyens de mobilité des populations et surtout de la sécurité routière ainsi que les perspectives encourageantes pour les années à venir , le budget du ministère des Transports a été adopté à l’unanimité des membres de la commission des affaires économiques et financières de l’Assemblée nationale.

Sercom ministère des Transports

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Tiapoum : la Chaire UNESCO remet le Plan stratégique de développement, cap sur 2030

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Donner à la commune de Tiapoum une vision claire de son développement, hiérarchiser ses priorités et disposer d’un cadre de référence pour les cinq prochaines années. Ce sont les principaux objectifs du Plan stratégique de développement (PSD) 2026-2030, officiellement remis jeudi 1er octobre 2026 à la municipalité par la Chaire UNESCO « Anticipation, Prospective et Territoires Durables » de l’Université Alassane Ouattara de Bouaké.

Le document doit désormais servir de feuille de route à la commune pour orienter ses choix, structurer ses projets et mieux coordonner les interventions des différents acteurs du développement local.

La cérémonie de remise s’est tenue à la mairie de Tiapoum, en présence notamment du maire N’Sérébé Ébily Pascal, du 4e adjoint au maire et maire résident, Coulibaly Hamidou, ainsi que de plusieurs acteurs ayant participé à l’élaboration du document. La Chaire UNESCO était représentée par Dr (MC) Coulibaly, représentant le titulaire de la Chaire.

Un diagnostic pour définir les priorités

Élaboré à partir d’un diagnostic du territoire, le PSD prend en compte les réalités économiques, sociales, environnementales et infrastructurelles de Tiapoum. Son élaboration a reposé sur une démarche participative associant les autorités administratives et coutumières, les organisations de jeunesse et de femmes, les opérateurs économiques, la société civile, les services techniques et les autres forces vives de la commune.

Les travaux de terrain, engagés en mai 2025, ont notamment permis de recueillir des données auprès des populations et de dresser un état des lieux des équipements et services de base.

Cette démarche doit permettre à la commune de disposer d’une lecture plus précise de ses potentialités, mais aussi des difficultés qui freinent son développement.

Quatre grandes orientations pour 2030

Le PSD s’articule autour de quatre orientations stratégiques. La première vise à renforcer les secteurs productifs, notamment à travers la modernisation de l’agriculture, le développement des chaînes de valeur locales et la promotion de l’entrepreneuriat.

Le deuxième axe concerne le renforcement du capital humain, avec des priorités liées à l’éducation, à la santé, à la formation professionnelle, à l’emploi des jeunes et à l’autonomisation des femmes.

Le troisième porte sur les infrastructures et les équipements, notamment l’accès à l’eau, à l’électricité, aux transports, aux services urbains et au numérique.

Enfin, le quatrième axe entend faire de Tiapoum un territoire plus résilient, à travers la protection de l’environnement, l’adaptation aux changements climatiques et l’amélioration du cadre de vie.

Une feuille de route pour la commune

À travers ce document, Tiapoum entend également mieux valoriser ses atouts, notamment sa position à la frontière avec le Ghana, ses activités agricoles et halieutiques, son patrimoine culturel et ses potentialités économiques.

Pour la municipalité, l’enjeu est désormais de passer du diagnostic à l’action. Le PSD doit permettre de hiérarchiser les projets, de faciliter la recherche de partenariats et de donner une cohérence aux différentes interventions sur le territoire.

La remise du document marque ainsi une nouvelle étape. La commune dispose désormais d’un cadre de référence pour conduire son développement à l’horizon 2030, avec pour ambition de construire « un territoire de brassage doté d’une économie diversifiée, équipé, résilient et durable ».

Le défi sera maintenant de traduire cette vision en réalisations concrètes au bénéfice des populations de Tiapoum.

Natacha kouakou

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Zagregbeu : la SOCEADAHS répond à une demande des populations

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À Zagregbeu, la recherche de l’eau rythmait une partie du quotidien des habitants. Dès les premières heures de la journée, des femmes quittaient le village, bidons à la main, pour rejoindre les marigots où elles venaient s’approvisionner. Pour certaines, il fallait parcourir près de deux kilomètres avant de pouvoir remplir leurs récipients.

Avec des bidons pouvant contenir jusqu’à 25 litres, cette corvée représentait un effort important, particulièrement pour les femmes, les enfants et les personnes âgées. Les femmes enceintes n’étaient pas non plus épargnées par ces déplacements.

À cette longue distance s’ajoutait la qualité de l’eau disponible. Les eaux de ruissellement entraînaient régulièrement de la boue et des déchets dans les marigots. Malgré ces conditions, les populations devaient utiliser cette eau pour leurs besoins quotidiens, faute de point d’eau plus proche.

« Avant, on souffrait beaucoup pour avoir de l’eau. On allait au marigot et il fallait parcourir une longue distance avec nos bidons », témoigne Anicet Topka, habitant de Zagregbeu.

Pour Kaboré Justine, porte-parole des femmes, la corvée pouvait commencer très tôt. « On se levait à 5 heures pour aller chercher de l’eau. Le marigot était loin et l’eau était sale », raconte-t-elle.

Une demande qui trouve une réponse

Cette situation a conduit les populations à exprimer le besoin de disposer d’un point d’eau plus proche. Une demande à laquelle la Société coopérative des exploitants agricoles des Antilopes du Haut-Sassandra (SOCEADAHS) a apporté une réponse avec l’installation d’une nouvelle pompe à eau dans le village.

La remise officielle des clés de l’équipement s’est tenue le samedi 19 septembre 2026. Pour les habitants, l’arrivée de cette pompe constitue un changement concret dans leur quotidien.

« Depuis que Rabolom Souleymane a envoyé cette pompe-là, vraiment, nous sommes très, très heureuses », se réjouit Kaboré Justine, qui salue cette initiative au nom des femmes.

Le chef du village, Philippe Zagré, partage cette satisfaction. « Vraiment, nous sommes très ravis d’avoir cette pompe. Elle vient soulager toute la population », souligne-t-il.

Un accompagnement lié à la filière cacao

Président du conseil d’administration de la SOCEADAHS, Rabolom Souleymane a pris part à la cérémonie de remise de l’équipement. Il a également profité de cette rencontre avec les producteurs pour rappeler les règles relatives à la traçabilité du cacao.

Il a notamment appelé les producteurs à utiliser leurs cartes de producteur lors de la commercialisation et à faire enregistrer les opérations à travers le dispositif national de traçabilité. Les délégués de la coopérative disposent, à cet effet, de terminaux permettant d’assurer l’enregistrement des transactions.

À Zagregbeu, cette nouvelle infrastructure vient ainsi répondre à une demande exprimée par les populations. Elle rapproche l’eau des habitations et devrait réduire les longues marches autrefois nécessaires pour s’approvisionner.

Pour les femmes du village, habituées à se lever tôt et à parcourir plusieurs kilomètres pour quelques bidons d’eau, le changement est particulièrement concret : le point d’eau est désormais plus proche du quotidien des familles.

Natacha kouakou

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Zoukougbeu / PASDV: 28 exploitants reçoivent des intrants agricoles

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Symakan née Coulibaly Adjatou, préfet du département de Zoukougbeu, a procédé le jeudi 1er Octobre octobre 2026, à la cérémonie de remise des intrants à 28 bénéficiaires issus des sous préfectures de Zoukougbeu et de Domangbeu, dans le cadre du projet d’appui au développement du secteur vivrier ( pasdv).

Prenant la parole, Blé Flan, directeur départemental de l’agriculture de Zoukougbeu, a indiqué qu’ils ont reçu des intrants pour une superficie de 25 hectares et demi pour 28 exploitants agricoles issus des sous préfectures de Zoukougbeu et de Domangbeu. Il a noté que l’année dernière, ils ont eu sept bénéficiaires et cette année ils sont à 28. Il s’est réjouie du fait que le projet est entrain de prendre forme dans le département de Zoukougbeu. Et il espère que l’année prochaine Dieu voulant, ils vont accroître ce chiffre pour plus de bénéficiaires puisque l’objectif c’est vraiment d’assurer l’autosuffisance alimentaire en ce qui concerne la production vivrière en Côte d’Ivoire.

Quant à Tidjane Traoré, chargé d’études à la direction d’évaluation des projets au ministère en charge de l’agriculture, par ailleurs point focal et chargé de Suivie au projet Pasdv, il a dit que ce projet a été initié par l’État de côte d’ivoire à travers le ministère de l’agriculture pour lutter contre l’insécurité alimentaire et ce projet vise à pousser la production maraîchers.

Selon lui, en ce qui concerne ce projet l’État a consenti un certain nombre de ressources pour acquérir du matériel agricole, des intrants agricoles qui sont distribués dans l’ensemble des départements de la côte d’ivoire.

C’est pourquoi, au nom du ministre de l’agriculture, et au nom de la coordinatrice du projet Jeannine Kouassi, qui a bien voulu mettre à la disposition de Zoukougbeu ces intrants-là pour que les producteurs puissent vraiment produire et que ces produits là, ne manquent sur le marché.

L’émissaire du ministère de l’agriculture, a exhorté les productrices de maraîchers à utiliser à bon escient ces produits mis à leur disposition.

 » Évitez de revendre ces produits là,parce qu’on se rend compte que souvent ça se retrouvent sur le marché. Aidez l’Etat à vous aider d’avantage sans pourtant vendre ces produits là, utiliser les, réellement dans leurs productions de maraîchers. Il s’agit de tomates, gombos, piments, aubergines, concombre, oignons et du choux. On compte sur vous. » Au vu du travail bien fait, nous allons augmenter les quantités l’année prochaine. » a conseillé Tidjane Traoré, qui a terminé en remerciant le préfet du département de Zoukougbeu pour sa présence qui a donné plus d’éclat à cette cérémonie.

Symakan née Coulibaly Adjatou, préfet du département de Zoukougbeu, a pour part traduit toute sa reconnaissance au Chef de l’Etat, Son Excellence Monsieur Alassane Ouattara et à son Gouvernement pour avoir une oreille attentive à sa circonscription en apportant des intrants aux productrices de maraîchers. Il leur a rassuré que ces produits seront utilisés à bon escient.

Par Kevin Bakou

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