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Education

Bangolo : Un éducateur de collège agresse son voisin enseignant

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Un fait d’une extrême gravité a secoué la ville de Bangolo dans la nuit du vendredi 17 janvier 2026. Un éducateur de collège, identifié comme M. Ettien, éducateur au collège moderne de Dah, a violemment agressé son voisin, Max Wodé Stéphane, enseignant de l’éducation primaire, dans la cour qu’ils partagent.

Les deux hommes résident dans la même concession avec un portail en commun. De retour de sa soirée, M. Ettien, visiblement en état d’ébriété, tentait d’ouvrir le portail avec une brutalité d’une rare violence, donnant des coups répétés et provoquant un important tapage nocturne.

Face à ce comportement dangereux, l’enseignant Max Wodé Stéphane est sorti de son domicile dans le seul but de permettre à son voisin de regagner calmement son logement. Dans un geste d’humanité et de responsabilité, il lui a ouvert la porte. Mais contre toute attente, M. Ettien s’en est pris physiquement à lui, transformant ce geste de solidarité en une scène d’agression.

Cet acte constitue une atteinte grave à l’image de l’école ivoirienne. Un éducateur est censé être un repère moral, un modèle de civisme et de maîtrise de soi. Lorsqu’il devient un fauteur de troubles et un auteur de violences, c’est toute l’institution éducative qui se trouve fragilisée. L’alcoolisme, l’incivisme et la brutalité sont incompatibles avec la noble mission d’éducation et d’encadrement de la jeunesse.

Cette affaire ne saurait être banalisée. Elle interpelle directement les autorités éducatives, administratives et judiciaires. Une enquête administrative est attendue afin de situer les responsabilités et de prendre les sanctions disciplinaires prévues par les textes. La justice est également appelée à se saisir du dossier afin que la loi soit appliquée avec rigueur. L’impunité serait un message dangereux envoyé à la société.

L’école doit rester un sanctuaire de savoir, de respect et de paix. Elle ne saurait être associée à la violence, à l’ivresse et à l’incivisme. Le drame de Bangolo doit servir d’électrochoc et rappeler que l’éducation est une mission noble qui exige exemplarité, discipline et responsabilité.


CK

Education

Sassandra: Autorités administratives et services déconcentrés mobilisés autour du civisme et de la santé

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La cérémonie d’honneur à l’emblème national, suivie de la conférence des Directeurs et Chefs de service du département de Sassandra, s’est tenue le lundi 02 février 2026 au Collège privé AHIRKO. L’événement s’est déroulé sous la présidence de M. Bruno Yao Kouassi, Préfet de la Région du Gbôklè et Préfet du Département de Sassandra.

Après le salut aux couleurs, l’Autorité préfectorale a adressé ses remerciements aux Directeurs et Chefs de service ainsi qu’aux Forces de Défense et de Sécurité pour leur engagement constant au service de la Nation et des populations. Dans son intervention, le Préfet a également invité les populations à s’enrôler massivement à la Couverture Maladie Universelle (CMU), soulignant l’importance de ce dispositif pour l’accès à des soins de santé de qualité à des coûts abordables. Il a, par ailleurs, informé les participants du démarrage de la production de la Carte Ivoire Santé au niveau de la représentation MUGEF-CI de Sassandra.

La conférencière du jour, Mme Odi Bassa Thérèse, épouse Danon, Directrice régionale des Ressources animales et halieutiques du Gbôklè, a présenté les missions et attributions du service qu’elle dirige, mettant en lumière son rôle stratégique dans le développement du secteur de l’élevage et de la pêche dans la région.

La conférence a également été marquée par des interventions sectorielles à forte portée éducative et citoyenne. Le Commissaire de Police a sensibilisé les élèves du Collège privé AHIRKO ainsi que les participants aux dangers liés à la consommation des stupéfiants. Le Directeur régional de la Jeunesse et de la Promotion de l’Emploi des jeunes du Service civique du Gbôklè a, quant à lui, présenté les symboles de la République et inculqué aux élèves des notions essentielles de civisme et de responsabilité citoyenne.

De leur côté, les représentants de la Direction régionale des Transports ont sensibilisé les usagers de la route sur le respect du code de la route, insistant sur l’obligation pour les conducteurs d’engins à deux roues et de tricycles de disposer d’un permis de conduire et de porter systématiquement le casque, gage de leur sécurité.

Cette rencontre républicaine a une nouvelle fois traduit la volonté des autorités administratives de rapprocher l’action publique des populations, tout en renforçant la culture civique et la prévention au sein de la communauté éducative et des usagers.

Bibi Floor

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Cote-d’ivoire/ Éducation nationale.

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Voici les 7 chantiers  » digba » chantiers qui attendent le professeur Koffi N’Guessan.

Le Professeur Koffi N’Guessan vient d’être nommé Ministre de l’Éducation Nationale et de l’Alphabétisation, succédant au Professeur Mariatou Koné. À 70 ans, cet homme qui a dirigé l’ENSEA pendant 20 ans et redressé l’INP-HB pendant une décennie hérite d’un chantier titanesque, peut-être le plus difficile de sa carrière. Car l’éducation nationale ivoirienne n’est pas juste en crise, elle est en état d’urgence absolue.

Le chantier numéro 1 : la désertification scientifique. Sur 133 518 bacheliers en 2025, seulement 2 293 viennent de la série C scientifique. 1,72%. Un chiffre catastrophique qui condamne l’avenir scientifique et technologique du pays. Comment inverser cette tendance quand les élèves fuient massivement les sciences ? Comment susciter des vocations scientifiques quand moins de 10% des écoles publiques ont une salle informatique ? Le nouveau ministre devra proposer un plan d’urgence pour revaloriser les séries scientifiques, équiper massivement les établissements en laboratoires et salles informatiques, et surtout, rendre les sciences attractives plutôt qu’effrayantes.

Le chantier numéro 2 : la pénurie d’enseignants de mathématiques. La ministre sortante l’a constaté avec inquiétude : une diminution progressive du nombre d’enseignants de mathématiques alors que les candidats aux concours de recrutement se raréfient. Pourquoi ? Parce qu’un prof débutant gagne PEU par mois pendant que ses camarades diplômés en mathématiques gagnent le double ou le triple dans le secteur privé. Le nouveau ministre devra affronter cette réalité brutale : soit on revalorise massivement le métier d’enseignant, soit on continue à perdre nos meilleurs talents. Construire des lycées sans avoir d’enseignants pour y enseigner, c’est du pur affichage politique.

Le chantier numéro 3 : les infrastructures délabrées. Le Lycée Scientifique de Yamoussoukro, fleuron de l’excellence ivoirienne, a des vestiaires en ruine, une piscine abandonnée, des dortoirs qui tombent en morceaux. Et pourtant, il continue miraculeusement à produire des médaillés d’or aux Olympiades. Imaginez ce qu’il pourrait produire avec des moyens dignes ! Le nouveau ministre devra non seulement construire de nouveaux établissements, mais surtout réhabiliter et équiper correctement ceux qui existent déjà.

Le chantier numéro 4 : la qualité de l’enseignement. Des professeurs qui mystifient leur matière pour flatter leur ego, qui font de l’échec une norme avec leur « 6/20 chez moi vaut 16/20 ailleurs », qui découragent des générations entières d’élèves. Cette culture toxique doit être éradiquée. Le nouveau ministre devra former et recycler les enseignants, promouvoir une pédagogie qui élève plutôt que qui écrase, valoriser ceux qui font réussir leurs élèves plutôt que ceux qui en font échouer le maximum.

Le chantier numéro 5 : l’alphabétisation. Des millions d’Ivoiriens ne savent ni lire ni écrire. L’alphabétisation est dans le titre même du ministère, mais elle reste le parent pauvre des politiques éducatives. Comment développer un pays quand une partie significative de sa population ne peut pas lire un mode d’emploi, comprendre un contrat, ou accéder à l’information écrite ?

Le chantier numéro 6 : les grèves récurrentes. Enseignants sous-payés, syndicats puissants, revendications légitimes mais souvent mal gérées. Le nouveau ministre devra trouver un équilibre entre rigueur budgétaire et reconnaissance salariale, entre autorité de l’État et dialogue social.

Koffi N’Guessan arrive avec un atout majeur : une expérience de gestion exceptionnelle. Il a transformé l’ENSEA et l’INP-HB. Il sait bâtir des institutions, créer des partenariats internationaux, mobiliser des financements. Mais l’Éducation Nationale, c’est une autre échelle : des centaines de milliers d’élèves, des dizaines de milliers d’enseignants, des milliers d’établissements dispersés sur tout le territoire national.

À 70 ans, il aurait pu jouir d’une retraite bien méritée. Au lieu de ça, il accepte de porter sur ses épaules le ministère le plus stratégique et le plus difficile de la République. Parce que sans éducation de qualité, tout le reste s’effondre. Sans enseignants formés et motivés, pas de médecins, pas d’ingénieurs, pas de chercheurs. Sans élèves qui maîtrisent les sciences, pas de développement technologique, pas d’innovation, pas d’autonomie.

Le chantier est titanesque. Les moyens sont limités. Les défis sont immenses. Mais si quelqu’un peut redresser l’Éducation Nationale ivoirienne, c’est bien cet homme qui a déjà prouvé sa capacité à transformer des institutions en ruine en centres d’excellence. Professeur Koffi N’Guessan : « Koffi Gazon », l’homme à qui on confie le plus grand chantier de tous celui de façonner l’avenir même de la Côte d’Ivoire, un élève à la fois.

Ibrahim

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Guémon : Menace sur la rentrée scolaire après les congés de Noël

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La revendication des indemnités d’examens de fin d’année scolaire 2024-2025 par les enseignants du primaire et du secondaire, dès le retour des congés de Noël 2025, pourrait profondément perturber les cours dans la Direction Régionale de l’Éducation Nationale et de l’Alphabétisation (DRENA) de Duékoué.

La menace sur la rentrée scolaire après les congés de Noël 2025 est réelle. Ainsi après les mouvements des élèves du mois de décembre 2025 relatifs aux départs anticipés en congés de Noël qui ont fait négativement leurs effets, le milieu éducatif dans la région natale du ministre Sérey Doh pourrait encore être perturbé par le mouvement que projettent de faire les enseignants du primaire et du secondaire publique et privé, pour reclamer leur dû, après avoir contribué efficiemment à l’organisation des examens de fin d’année scolaire 2024-2025.

Déjà sur différentes plateformes et dans des agoras, des voix se font entendre en faveur de cette revendication jugée « légale et légitime »  » Nous attendons le fameux SMS sur nos téléphones pour nous apaiser, sinon… Nous nous ferons entendre de façon légale », nous ont confié en choeur des enseignants, très mécontents.

Pourquoi tant de retard en Côte d’Ivoire dans le paiement desdites indemnités, quant on sait que les frais des examens scolaires se  » règlent » toujours par les parents d’élèves au plus grand tard le mois de décembre de chaque année scolaire? À quand la mise en oeuvre du projet d’intendance lors des examens scolaires? Les états généraux de l’éducation nationale avaient-ils vraiment pris à bras le corps ce problème majeur qui cloue tant le milieu éducatif au pilori?

Ouncado PIERROT

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