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Société

[District des Montagnes : Développement des infrastructures routières] Maigre moisson pour Toulepleu, ville natale d’une ministre de la République

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Dans la région du Cavally, Toulepleu, la ville natale de la ministre d’État Anne Lamizana Ouloto est moins bien lotie dans le développement des infrastructures routières sous le régime du Gouvernement dont elle est issue, pour avoir bénéficié seulement, d’un (1) km de bitume, contrairement à d’autres localités du District autonome des Montagnes traversées par les projets de bitumage des voies internationales.

Seulement 1 km du bitume annoncé lors d’une réunion avec le préfet

Le compte-rendu de la réunion du mardi 10 février 2026, qui a eu pour cadre le conteneur de l’ONUCI qui sert de bureau au préfet du département de Toulépleu est très glaçant : la ville natale de la ministre de la fonction publique et de la modernisation de l’administration ne bénéficiera que d’un (1) km de bitume, dans le cadre du bitumage de l’axe-Bloléquin-Toulépleu-Zouan-Hounien. Qu’est-ce qui n’a donc pas marché?

Les voies concernées par ce kilomètre de bitume

Selon M. N’guessan Fabrice de l’AGEROUTE, le kilomètre de bitume « partira de la Sous-préfecture pour arriver au « Carrefour 116 » (au centre-ville)…et pourrait exceptionnellement rallier le « Carrefour 116 » au rond-point qui est au « Carrefour Bonheur ». Une déclaration qui a provoqué une onde de choc généralisée tant chez les élus que chez les populations.

L’onde de choc généralisée à Toulepleu

À la préfecture de Toulépleu, la maigre moisson en infrastructures routières annoncée en présence du préfet Bini Koffi Etienne, par les responsables de l’AGEROUTE et de la société LRA, a glacé le maire PDCI-RDA Denis Kah Zion et les leaders communautaires dont des chefs de villages, des chefs de quartiers, des chefs des communautés, des femmes et des jeunes qui s’attendaient à au moins 6 km de bitume, comme c’est le cas tout près, à Bangolo, dans la région du Guémon.

Une augmentation conditionnée du bitumage des rues de Toulepleu

Un kilomètre de bitume pour Toulepleu, « pas plus, pas moins », comme l’a souligné Le nouveau réveil est la triste information qui attriste ses habitants. Bitume dont l’augmentation « doit être négociée par les autorités et les élus de Toulépleu ». Une sorte de guet-apens politique voire un appel au revirement politique tendu au Maire PDCI-RDA, pour déposer ses valises au RHDP. Car dans la convention de l’entreprise Souroubat en charge de la construction de la route Bloléquin – Pékan-Barrages, le bitumage de la voirie de Toulepleu n’a pas été prévu. « Pourquoi conditionner ce qui revient de droit aux populations à des rencontres secrètes avec ses élus, notamment le bouillant Maire Denis Kah Zion du PDCI-RDA? », se sont indignés des jeunes, au terme de la réunion.

La réaction du Maire Denis Kah Zion

Joint quelques heures seulement après la rencontre du mardi 10 février 2026, M. Denis Kah Zion, Maire issu du Parti Démocratique de Côte d’Ivoire (PDCI-RDA) a crié son indignation devant le piètre traitement des infrastructures routières dans sa localité de compétences administratives, sous le Président de la République de Côte d’Ivoire, SEM. ADO.

Toulepleu, ville symbole des Montagnes qui mérite mieux

La ville de Toulepleu est l’une des vitrines stratégiques de la Côte d’Ivoire, dans le District autonome des Montagnes. Dernier corridor de la Côte d’Ivoire en partence pour le
Libéria, tout comme la ville de Danané, Toulepleu est et demeurera toujours le pont de jonction entre les peuples libériens, guinéens, Wê et Dan ou Yacouba. Densément arrosée par la pluie en raison de la densité de sa forêt, cette ville dont le mythique Lycée moderne, référence dans les 90 à 2002 a offert à la Côte d’Ivoire une pléiade de cadres de hauts rangs, est constamment inondée. Quoi de plus logique pour l’État de procéder ou contribuer, en guise de reconnaissance, à son désenclavement, en y entreprenant d’importants travaux de bitumage de ses voiries, avec pour corollaires la création de caniveaux devant drainer les eaux de ruissellement qui étouffent tant le développement amorcé sous le leadership du Maire PDCI-RDA, M. Denis Kah Zion.

Cavally, où sont passés ceux qui parlent aux oreilles du Président ADO?

Le développement au prorata de la ville de Toulepleu, dans la région du Cavally, laisse présager que les voix dites très audibles et pourtant sensées parler aux oreilles du Président, prétexte pour amasser tous les pouvoirs locaux, semblent très peu désirables maintenant, dans la Grande Cour. Pour n’avoir récolté qu’un et un seul kilomètre de bitume devant embellir de surcroît la ville natale de la ministre d’État Anne Lamizana Ouloto, cadre supérieure du RHDP, par ailleurs député de Toulepleu et présidente du Conseil régional du Cavally.

« Si la lutte politique est la bataille pour le positionnement ou le repositionnement, elle ne rime pourtant pas non plus avec ramer à contre-courant du développement. Ne pas la comprendre ainsi pour soulager les populations, c’est s’inscrire en faux », dixit un cadre RHDP du Cavally, très déçu de la pratique de la politique politicienne par ses camarades du parti d’ADO.

Ouncado PIERROT

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Tiapoum : la Chaire UNESCO remet le Plan stratégique de développement, cap sur 2030

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Donner à la commune de Tiapoum une vision claire de son développement, hiérarchiser ses priorités et disposer d’un cadre de référence pour les cinq prochaines années. Ce sont les principaux objectifs du Plan stratégique de développement (PSD) 2026-2030, officiellement remis jeudi 1er octobre 2026 à la municipalité par la Chaire UNESCO « Anticipation, Prospective et Territoires Durables » de l’Université Alassane Ouattara de Bouaké.

Le document doit désormais servir de feuille de route à la commune pour orienter ses choix, structurer ses projets et mieux coordonner les interventions des différents acteurs du développement local.

La cérémonie de remise s’est tenue à la mairie de Tiapoum, en présence notamment du maire N’Sérébé Ébily Pascal, du 4e adjoint au maire et maire résident, Coulibaly Hamidou, ainsi que de plusieurs acteurs ayant participé à l’élaboration du document. La Chaire UNESCO était représentée par Dr (MC) Coulibaly, représentant le titulaire de la Chaire.

Un diagnostic pour définir les priorités

Élaboré à partir d’un diagnostic du territoire, le PSD prend en compte les réalités économiques, sociales, environnementales et infrastructurelles de Tiapoum. Son élaboration a reposé sur une démarche participative associant les autorités administratives et coutumières, les organisations de jeunesse et de femmes, les opérateurs économiques, la société civile, les services techniques et les autres forces vives de la commune.

Les travaux de terrain, engagés en mai 2025, ont notamment permis de recueillir des données auprès des populations et de dresser un état des lieux des équipements et services de base.

Cette démarche doit permettre à la commune de disposer d’une lecture plus précise de ses potentialités, mais aussi des difficultés qui freinent son développement.

Quatre grandes orientations pour 2030

Le PSD s’articule autour de quatre orientations stratégiques. La première vise à renforcer les secteurs productifs, notamment à travers la modernisation de l’agriculture, le développement des chaînes de valeur locales et la promotion de l’entrepreneuriat.

Le deuxième axe concerne le renforcement du capital humain, avec des priorités liées à l’éducation, à la santé, à la formation professionnelle, à l’emploi des jeunes et à l’autonomisation des femmes.

Le troisième porte sur les infrastructures et les équipements, notamment l’accès à l’eau, à l’électricité, aux transports, aux services urbains et au numérique.

Enfin, le quatrième axe entend faire de Tiapoum un territoire plus résilient, à travers la protection de l’environnement, l’adaptation aux changements climatiques et l’amélioration du cadre de vie.

Une feuille de route pour la commune

À travers ce document, Tiapoum entend également mieux valoriser ses atouts, notamment sa position à la frontière avec le Ghana, ses activités agricoles et halieutiques, son patrimoine culturel et ses potentialités économiques.

Pour la municipalité, l’enjeu est désormais de passer du diagnostic à l’action. Le PSD doit permettre de hiérarchiser les projets, de faciliter la recherche de partenariats et de donner une cohérence aux différentes interventions sur le territoire.

La remise du document marque ainsi une nouvelle étape. La commune dispose désormais d’un cadre de référence pour conduire son développement à l’horizon 2030, avec pour ambition de construire « un territoire de brassage doté d’une économie diversifiée, équipé, résilient et durable ».

Le défi sera maintenant de traduire cette vision en réalisations concrètes au bénéfice des populations de Tiapoum.

Natacha kouakou

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Zagregbeu : la SOCEADAHS répond à une demande des populations

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À Zagregbeu, la recherche de l’eau rythmait une partie du quotidien des habitants. Dès les premières heures de la journée, des femmes quittaient le village, bidons à la main, pour rejoindre les marigots où elles venaient s’approvisionner. Pour certaines, il fallait parcourir près de deux kilomètres avant de pouvoir remplir leurs récipients.

Avec des bidons pouvant contenir jusqu’à 25 litres, cette corvée représentait un effort important, particulièrement pour les femmes, les enfants et les personnes âgées. Les femmes enceintes n’étaient pas non plus épargnées par ces déplacements.

À cette longue distance s’ajoutait la qualité de l’eau disponible. Les eaux de ruissellement entraînaient régulièrement de la boue et des déchets dans les marigots. Malgré ces conditions, les populations devaient utiliser cette eau pour leurs besoins quotidiens, faute de point d’eau plus proche.

« Avant, on souffrait beaucoup pour avoir de l’eau. On allait au marigot et il fallait parcourir une longue distance avec nos bidons », témoigne Anicet Topka, habitant de Zagregbeu.

Pour Kaboré Justine, porte-parole des femmes, la corvée pouvait commencer très tôt. « On se levait à 5 heures pour aller chercher de l’eau. Le marigot était loin et l’eau était sale », raconte-t-elle.

Une demande qui trouve une réponse

Cette situation a conduit les populations à exprimer le besoin de disposer d’un point d’eau plus proche. Une demande à laquelle la Société coopérative des exploitants agricoles des Antilopes du Haut-Sassandra (SOCEADAHS) a apporté une réponse avec l’installation d’une nouvelle pompe à eau dans le village.

La remise officielle des clés de l’équipement s’est tenue le samedi 19 septembre 2026. Pour les habitants, l’arrivée de cette pompe constitue un changement concret dans leur quotidien.

« Depuis que Rabolom Souleymane a envoyé cette pompe-là, vraiment, nous sommes très, très heureuses », se réjouit Kaboré Justine, qui salue cette initiative au nom des femmes.

Le chef du village, Philippe Zagré, partage cette satisfaction. « Vraiment, nous sommes très ravis d’avoir cette pompe. Elle vient soulager toute la population », souligne-t-il.

Un accompagnement lié à la filière cacao

Président du conseil d’administration de la SOCEADAHS, Rabolom Souleymane a pris part à la cérémonie de remise de l’équipement. Il a également profité de cette rencontre avec les producteurs pour rappeler les règles relatives à la traçabilité du cacao.

Il a notamment appelé les producteurs à utiliser leurs cartes de producteur lors de la commercialisation et à faire enregistrer les opérations à travers le dispositif national de traçabilité. Les délégués de la coopérative disposent, à cet effet, de terminaux permettant d’assurer l’enregistrement des transactions.

À Zagregbeu, cette nouvelle infrastructure vient ainsi répondre à une demande exprimée par les populations. Elle rapproche l’eau des habitations et devrait réduire les longues marches autrefois nécessaires pour s’approvisionner.

Pour les femmes du village, habituées à se lever tôt et à parcourir plusieurs kilomètres pour quelques bidons d’eau, le changement est particulièrement concret : le point d’eau est désormais plus proche du quotidien des familles.

Natacha kouakou

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Zoukougbeu / PASDV: 28 exploitants reçoivent des intrants agricoles

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Symakan née Coulibaly Adjatou, préfet du département de Zoukougbeu, a procédé le jeudi 1er Octobre octobre 2026, à la cérémonie de remise des intrants à 28 bénéficiaires issus des sous préfectures de Zoukougbeu et de Domangbeu, dans le cadre du projet d’appui au développement du secteur vivrier ( pasdv).

Prenant la parole, Blé Flan, directeur départemental de l’agriculture de Zoukougbeu, a indiqué qu’ils ont reçu des intrants pour une superficie de 25 hectares et demi pour 28 exploitants agricoles issus des sous préfectures de Zoukougbeu et de Domangbeu. Il a noté que l’année dernière, ils ont eu sept bénéficiaires et cette année ils sont à 28. Il s’est réjouie du fait que le projet est entrain de prendre forme dans le département de Zoukougbeu. Et il espère que l’année prochaine Dieu voulant, ils vont accroître ce chiffre pour plus de bénéficiaires puisque l’objectif c’est vraiment d’assurer l’autosuffisance alimentaire en ce qui concerne la production vivrière en Côte d’Ivoire.

Quant à Tidjane Traoré, chargé d’études à la direction d’évaluation des projets au ministère en charge de l’agriculture, par ailleurs point focal et chargé de Suivie au projet Pasdv, il a dit que ce projet a été initié par l’État de côte d’ivoire à travers le ministère de l’agriculture pour lutter contre l’insécurité alimentaire et ce projet vise à pousser la production maraîchers.

Selon lui, en ce qui concerne ce projet l’État a consenti un certain nombre de ressources pour acquérir du matériel agricole, des intrants agricoles qui sont distribués dans l’ensemble des départements de la côte d’ivoire.

C’est pourquoi, au nom du ministre de l’agriculture, et au nom de la coordinatrice du projet Jeannine Kouassi, qui a bien voulu mettre à la disposition de Zoukougbeu ces intrants-là pour que les producteurs puissent vraiment produire et que ces produits là, ne manquent sur le marché.

L’émissaire du ministère de l’agriculture, a exhorté les productrices de maraîchers à utiliser à bon escient ces produits mis à leur disposition.

 » Évitez de revendre ces produits là,parce qu’on se rend compte que souvent ça se retrouvent sur le marché. Aidez l’Etat à vous aider d’avantage sans pourtant vendre ces produits là, utiliser les, réellement dans leurs productions de maraîchers. Il s’agit de tomates, gombos, piments, aubergines, concombre, oignons et du choux. On compte sur vous. » Au vu du travail bien fait, nous allons augmenter les quantités l’année prochaine. » a conseillé Tidjane Traoré, qui a terminé en remerciant le préfet du département de Zoukougbeu pour sa présence qui a donné plus d’éclat à cette cérémonie.

Symakan née Coulibaly Adjatou, préfet du département de Zoukougbeu, a pour part traduit toute sa reconnaissance au Chef de l’Etat, Son Excellence Monsieur Alassane Ouattara et à son Gouvernement pour avoir une oreille attentive à sa circonscription en apportant des intrants aux productrices de maraîchers. Il leur a rassuré que ces produits seront utilisés à bon escient.

Par Kevin Bakou

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