Société
Cavally : Le maire Kah Zion dénonce les manoeuvres de la ministre d’Etat Anne Ouloto pour « imposer une dynastie » à Toulépleu et Blolequin
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journaliste
Dans la seconde partie de l’interview qu’il a accordée au quotidien Le Nouveau Réveil, M. Denis Kah Zion, maire de Toulépleu a révélé les différentes manoeuvres politiques mises en oeuvre par la ministre d’Etat Anne Ouloto Lamizana, pour imposer une « dynastie » de sa famille dans la région du Cavally, notamment à Blolequin et à Toulépleu :
« Ouloto ; la députée, Ouloto ; le secrétaire départemental RHDP, Ouloto ; la présidente du Conseil régional, Ouloto pourquoi pas le maire de Toulépleu, Ouloto ; sans compter qu’à Bloléquin, la députée est aussi une Ouloto, l’épouse d’Eric Ouloto. Cela, personne ne peut l’admettre et personne ne l’admettra. Et le signal a été donné en 2023…Et je dis encore qu’à Toulépleu, on ne va pas laisser une dynastie régner. Avec ou sans Kah Zion, Toulépleu n’acceptera pas une dynastie régner. Si on a compris, on a compris… « . Interview!
De 2011 à maintenant, vous avez toujours eu des mots fraternels à l’endroit de la ministre Anne Ouloto. Qu’est-ce qui a donc provoqué la sorte de colère qu’on peut lire entre les lignes dans la première partie de votre interview ?
Non, je ne suis nullement en colère avec la ministre d’Etat Anne Ouloto, ma sœur. Je dis simplement qu’au niveau où elle se trouve, aujourd’hui, au Gouvernement, elle devrait bien rendre aux populations de Toulépleu, l’honneur qu’elles lui font chaque jour. Je le dis et je le répète. En sa qualité de troisième personnalité du Gouvernement, nous lui devons et vouons un profond respect, mais ce respect et cette considération ne sauraient être vus comme une soumission. Oui, quand elle veut écraser tout le monde pour imposer son frère Eric Ouloto comme dominateur absolu des cadres et des populations de tout un département, nous disons, c’est un peu exagéré et inacceptable. Tenez, au niveau du RHDP, leur parti, la ministre Anne Ouloto est le coordonnateur régional, et au niveau de Toulépleu, après une élection, c’était Kahiba Lambert (éternel suppléant de Anne Ouloto à l’Assemblée Nationale depuis 2011) qui a été élu secrétaire départemental. Mais depuis quelques mois, une décision a été prise pour dégommer Kahiba et installer Eric Ouloto. Mais ça, c’est dans leur parti et ils peuvent faire ce qu’ils veulent. Mais au niveau du département de Toulépleu, ils ne peuvent vouloir écraser tout le monde pour imposer Eric Ouloto ! Un autre exemple, l’année dernière, quand une grande tornade a décoiffé des centaines de maisons, inondé des villages à Toulépleu, il a été mis en place une chaîne d’aide aux parents dénommée « Elan de solidarité ». Des cadres de Toulépleu (tous nous avons cotisé) ont réuni des vivres et des non-vivres, des moyens d’assistance aux parents. Et la ministre de la Cohésion sociale et de la Solidarité, Miss Belmonde Dogo a fait le déplacement de Toulépleu aux côtés de la ministre Anne Ouloto pour la remise des dons du Gouvernement, sur la place publique. A cette cérémonie, Kah Gueye, 2ème adjoint au maire, n’a pas eu droit à la parole. Mais, à la surprise générale, en lieu et place du préfet, c’est encore Eric Ouloto qui a été désigné par sa sœur pour coordonner la redistribution des dons aux sinistrés. A ce jour, Eric Ouloto n’a fait aucun point : Combien a-t-il été généré, combien reste-t-il, qui a été servi, qui ne l’a pas été ? Mystère et boule de gomme. C’est donc cette propension à imposer son frère qui pousse notre sœur à mettre tout le monde sous ses bottes. Et les cadres qui se font ses répondeurs automatiques aujourd’hui, le font juste pour défendre leur beefsteak, sinon tous n’apprécient pas cet état de fait. D’où notre réaction désormais à leurs attaques injurieuses et autres calomnies à notre endroit et à l’endroit de tous ceux qui ne partagent pas cet accaparement du département de Toulépleu au profit d’une seule famille.
Elle veut donc imposer aussi son frère Eric Ouloto comme maire, voulez-vous dire ?
Vous avez tout compris. Elle a réussi à l’imposer comme le seul homme valable au RHDP à Toulépleu. Après eux, c’est eux et personne d’autre. Maintenant, elle veut l’imposer comme maire de Toulépleu. Et comme cela, on aura pour Toulépleu : la ministre d’Etat, Ouloto ; la députée, Ouloto ; le secrétaire départemental RHDP, Ouloto ; la présidente du Conseil régional, Ouloto pourquoi pas le maire de Toulépleu, Ouloto ; sans compter qu’à Bloléquin, la députée est aussi une Ouloto, l’épouse d’Eric Ouloto. Cela, personne ne peut l’admettre et personne ne l’admettra. Et le signal a été donné en 2023. A l’approche de l’élection municipale de 2023, la ministre Anne Ouloto et son staff nous avaient approchés pour nous demander de nous mettre sur la même liste avec Eric Ouloto et son groupe, une liste dont je serais la tête. Mais, nous avons vu la ruse venir et nous avons anticipé en disant NON. En effet, il n’était pas impossible qu’une fois la liste élue, ils se mettent à acheter quelques conseillers pour que le jour de l’élection du maire ces conseillers votent pour Eric Ouloto, au détriment de la tête de liste que je suis. Toulépleu a déjà connu un tel scénario en 1990 entre la tête de liste Djiké Pouho Richard et Guidy Raymond Claude qui a été élu maire in extremis. Même, sa liste ayant perdu, Eric Ouloto n’avait pas hésité à se présenter contre moi le jour de l’élection du maire par les conseillers avec en main, une mallette d’argent. En aller et retour, je l’ai battu. Et je dis encore qu’à Toulépleu, on ne va pas laisser une dynastie régner. Avec ou sans Kah Zion, Toulépleu n’acceptera pas une dynastie régner. Si on a compris, on a compris.
Ceux qui vous attaquent sur les réseaux sociaux soutiennent que vous avez peur de perdre devant Eric Ouloto.
Moi, avoir peur de perdre devant Eric Ouloto ? C’est une insulte aux populations de Toulépleu ! Je suis à mon troisième mandat à la tête de la Commune de Toulépleu et je m’attelle à travailler pour répondre au mieux aux aspirations des populations de Toulépleu. Mon bilan de 2013 à 2026 parle. Mes réalisations dans les 18 villages et 11 quartiers sont palpables. Il n’est même pas exclu que demain, si mon parti le veut, si la santé le permet, si Dieu le veut, que j’aie un autre mandat. Pour le reste, Eric Ouloto que les populations ont surnommé par un sobriquet bien connu pour sa propension à fuir tout contact avec la misère des populations, ne saurait inquiéter le moindre candidat sérieux.
S’il est candidat encore du RHDP, vous allez être candidat ?
Je suis mis en mission par les populations et avec le Conseil municipal je définis, au fil des réunions avec les conseillers municipaux, des projets à impact direct pour le bien-être de tous. Je fais tout pour réussir cette mission et faire un point satisfaisant à mes mandants, après, on avisera par rapport aux réactions de la population, mais surtout par rapport au parti qui m’a mandaté. Comme j’ai été mandaté en 2023 par deux partis, le PDCI-RDA et le PPA-CI, je dirai à ces deux partis qui m’ont mis en mission avec mon équipe : « Voilà ce que nous avons pu réaliser ». A partir de ce moment-là, ensemble, nous verrons si je dois continuer ou si je dois encadrer une nouvelle équipe Mais, j’insiste et je persiste qu’avec ou sans Kah Zion, Eric Ouloto ne sera jamais maire de Toulépleu. Son image ne passe pas à Toulépleu, son seul programme, les attaques gratuites contre le maire Kah Zion qui le fera perdre.
Votre adversaire, c’est Anne Ouloto ou c’est Eric Ouloto ? Et que répondez-vous aux attaques contre vous sur les réseaux sociaux ?
Au niveau où se retrouve notre sœur Anne Ouloto aujourd’hui, elle ne devrait plus être l’adversaire de qui que ce soit. Elle devrait être celle-là même qui fédère les intelligences et les forces vives du département et de la région pour booster le développement harmonieux. Elle devrait le faire sans calcul partisan, encore moins de volonté de réduire les autres en simples suiveurs. En 2011 et en 2016, bien que délégué départemental du PDCI-RDA, j’ai battu sa campagne aux Législatives. En 2013, quand je voulais être maire, elle a placé face à moi un candidat RDR (commandant Calo Pierre) que j’ai battu. En 2018, elle a encore mis un autre candidat pro-RDR (Blahoué Boniface) face à moi que j’ai largement battu. En 2023, c’est son frère aîné, Eric Ouloto, qu’elle place face à moi avec tous les gros moyens. Je l’ai battu. Une défaite qu’il n’a jamais d’ailleurs digérée. Et tout indique qu’elle va encore le présenter en 2028. Donc dehors, c’est Eric qui est mon adversaire, mais en sous-main, c’est Anne Ouloto qui veut me dégommer. C’est pourquoi je dis que moi, je la vois en sœur, mais elle ne me voit pas en frère, mais plutôt en ennemi politique. Pour ce qui est des réseaux sociaux, où les supporteurs d’Eric Ouloto m’attaquent avec virulence et malhonnêteté depuis les mois de janvier et de février, alors que les Législatives sont terminées, et que jusque-là, aucune voix dans leur camp ou hors de leur camp ne les interpelle, je dirais que c’est de bonne guerre, et que dorénavant, je me verrai dans l’obligation de donner, chaque fois, la réplique nécessaire. Leurs attaques ont triplé de virulence dès les résultats des élections législatives de décembre 2025 et jusqu’à maintenant, il ne se passe aucun jour sans qu’ils ne m’agressent sur les réseaux sociaux, et graduellement, j’ai donc décidé de répondre désormais du tac au tac.
Eric Ouloto, pour qui ces jeunes cyberactivistes s’acharnent contre moi, est un piètre politicien. S’il ne l’était pas, il n’allait pas penser que la politique c’est attaquer, injurier, mentir et travestir la réalité du terrain pour pouvoir se faire de la place. S’il avait du recul politique, il n’allait pas penser que le seul fait d’avoir sa sœur ministre d’Etat est un mérite qui doit lui ouvrir les portes de la Mairie de Toulépleu. Il va déchanter. S’il n’était pas politiquement naïf, il n’allait pas espérer passer par le nom de sa sœur pour gagner une élection à Toulépleu. Vous savez, un adage de chez nous dit : « Le chien du roi n’est pas le roi des chiens ». Et comme, par lui-même, il ne pèse rien du tout, cette absence d’expérience politique, en comptant sur la cooptation dynastique, il est en train de préparer lui-même, son propre échec politique. Et la première à en faire les frais, c’est sa sœur la ministre d’Etat Anne Ouloto. Parce que chaque fois que nous allons répondre aux attaques des cyberactivistes mandatés par son frère, elle se verra éclaboussée.
De 2011 à 2013, nous avons préparé notre candidature aux Municipales en investissant à Toulépleu : un hôtel, une radio locale et par des soutiens directs aux jeunes, aux femmes et surtout aux personnes âgées. Et après, avec notre équipe, nous avons bâti et présenté un projet de société qui a été applaudi par nos parents. Une pré-campagne et une campagne c’est la présentation d’un projet de société et non des attaques, des mensonges des jeunes recrutés sur les réseaux sociaux. Je ne l’accepterai plus.
Comment cela ?
Peut-être qu’enivrés qu’ils sont actuellement en s’acharnant contre le maire Kah Zion sur les réseaux sociaux, ils ne s’en rendent pas compte, mais ce qui se joue et qui est négatif, c’est l’image de sa sœur ministre d’État qu’ils écorchent au quotidien. Les gens retiennent que les Ouloto veulent qu’une dynastie se mette en place, pour continuer de régner sur Toulépleu, au grand dam de tous… En disant par exemple, que je construis un » entrer-coucher » comme corridor à Toulépleu, alors, j’en ris parce que c’est mieux que ce qui est fait ailleurs. Celle qui a fait le développement de Boundiali dont parlent les cyberactivistes d’Eric Ouloto s’appelle Mariatou Koné, elle est ministre et Anne Ouloto est au-dessus d’elle, et est entrée au gouvernement avant elle. Si Mariatou Koné a pu bâtir sa ville, avec 20 km de bitume dans les rues, avec un centre culturel en R+2, et même, avec un héliport aujourd’hui à Boundiali et que Toulépleu d’Anne Ouloto est critiqué par ses propres partisans, ils ne font qu’exposer le peu d’enthousiasme que notre sœur ministre d’Etat a pour notre département. L’exemple du ministre Amédé Kouakou qui a fait de Divo une belle et lumineuse ville, comme ils nous le brandissent, devrait fouetter l’orgueil de notre sœur, ministre d’Etat, de regarder au niveau de Toulépleu. Si elle a fait, ne serait-ce que le dixième de ce que ses collègues ministres ont fait chez eux, elle nous aurait tous rendus fiers. Hélas, c’est loin d’être le cas. Moi, je ne suis pas au Gouvernement, mais je travaille au bonheur des populations avec le peu de moyens à ma disposition, avec le budget que j’ai et avec mon carnet d’adresses qui nous a permis la construction de l’Hôtel de ville et d’autres infrastructures. Dieu merci, d’un budget de 300 millions en 2013, je suis aujourd’hui à 1,2 milliard. Mais 1,2 milliard, ça ne peut pas bitumer les rues de Toulépleu, ça ne peut pas faire ce que Mariatou a fait à Boundali ; ça ne peut pas faire ce qu’Amédé a fait à Divo ; ça ne peut pas faire ce que Dimba a fait à Agboville ; ou bien ça ne peut pas faire ce que « Photocopie » a fait à Kong ; ça ne peut pas faire ce que feu Gon Coulibaly a fait à Korhogo. Quand ils disent que Toulépleu ne décolle pas économiquement comme des villes qui ont des personnalités au gouvernement, ce n’est pas à moi que ces critiques s’adressent.
Vous dénonciez le fait que la ville de Toulépleu ne bénéficiera que d’un seul kilomètre de bitume là où semble-t-il étaient annoncés 6kms au moins. Que s’est-il passé et que vous a dit réellement le représentant de l’AGEROUTE ?
Le 6 février 2026, il y a eu une réunion d’information et de sensibilisation à la Préfecture de Toulépleu, en présence du préfet, du maire que je suis, des chefs de villages, de quartiers, des chefs de communautés, des femmes, des jeunes et des chefs de services sans oublier le représentant local du Conseil régional et du représentant de l’Agéroute. A cette réunion, le représentant de l’Ageroute, Fabrice N’guessan, a donné cette information : quand la route arrivera à Toulépleu, elle s’arrêtera au niveau de la Sous-préfecture de Toulépleu, et que c’est un kilomètre de bitume qui sera accordé à la ville de Toulépleu. Et donc ce kilomètre de bitume partira de la Sous-préfecture pour arriver au « carrefour 116 » (au centre ville), sans plus. En ajoutant qu’ils pourront exceptionnellement rallier le « carrefour 116 » au rond-point qui est au « carrefour Bonheur ». Cette information donnée par le représentant de l’AGEROUTE a été comme une douche froide, une information accueillie avec beaucoup de surprises désagréables dans la salle, parce qu’à Toulépleu, on pensait bénéficier au moins de six (6) kilomètres de bitume, comme cela se fait, par principe, dans tous les Départements, et trois (3) kilomètres quand le bitume traverse une Sous-préfecture. Mais, pourquoi pour Toulépleu ce n’est qu’un seul kilomètre ? Quand le représentant de l’AGEROUTE a dit du Carrefour 116, ils vont faire un effort pour arriver au Carrefour Bonheur, sur la nouvelle-voie, j’ai dit : « Si vous pouvez faire cet effort, faites aussi un autre effort pour que ça parte de 116 pour atteindre le rond-point de l’hôpital en passant par la Mairie et l’escadron de la Gendarmerie ». Et c’est en ce moment-là, que M. Fabrice N’guessan a dit, « bon, monsieur le maire, j’ai noté ». A-t-il bien noté ou pas ? Pour un Département qui a sa fille troisième personnalité du Gouvernement, négocier des morceaux de bitume, devrait être au passé pour nous. A moins qu’on attende de faire l’annonce de bitumage de 10 kilomètres dans la ville de Toulépleu, plus tard en son nom ou pour lancer la campagne de son grand frère à la Mairie. Et c’est le scénario qu’on nous prépare en 2027 ou 2028 pour en faire un argument de campagne.
Quand nous parlons du désarroi de tout un peuple à qui on ne donnera pas ce qui est donné partout ailleurs, où est donc l’ingratitude pour qu’un chef de Canton (le chef de Canton de Toulépleu Alain Guidy sur koaci.com) se fasse le répondeur automatique et parle d’ingratitude vis-à-vis du président Ouattara ? Personne n’a jamais dit que le président Ouattara n’a rien fait à Toulépleu. Au contraire, nous saluons à chaque occasion les efforts et les réalisations faits en matière d’éducation, de santé, d’équipements routiers, de l’eau potable par le chef de l’Etat et son Gouvernement… Mais, nous sommes en droit aussi de demander pourquoi on ne donne pas à Toulépleu, maintenant les 6 km de voiries qui sont donnés ailleurs quand il y a des travaux de bitumage. Ce sont eux qui estiment que comme Kah Zion, maire n’est pas RHDP et qu’il ne faut pas bitumer les rues de Toulépleu sous son mandat, qui, en réalité, n’aiment pas Toulépleu et ses habitants. Ce sont ceux qui croient qu’il faut attendre qu’Eric Ouloto soit maire pour qu’après les rues de Toulépleu soient bitumées qui, à notre avis, n’aiment pas Toulépleu. Parce qu’à ce rythme, on risque de ne pas avoir de bitume dans les rues de Toulépleu, parce que le grand frère de Anne Ouloto ne sera jamais maire de Toulépleu.
Il nous revient aussi que vous avez pris récemment un arrêté interdisant le remblayage des bas-fonds dans la ville de Toulepleu et aussi pour suspendre les lotissements ? Qu’en est-il ?
L’Etat, qui est propriétaire de toutes les terres et surtout le grand concepteur de l’urbanisation, a proposé un plan pour l’urbanisation de Toulépleu et a porté à la connaissance du public, comme prélude à la validation du Plan d’urbanisme Directeur (PUD), qui nous a été remis. Et donc, le public doit apporter les corrections et toutes les propositions. Ce Plan directeur doit donner le nouveau plan de Toulépleu un véritable plan d’extension de la ville. Un plan de Toulépleu, qui va au-delà de l’an 3000.
La ville doit évoluer et c’est l’État qui dit comment bâtir Toulépleu selon les orientations du PUD. Donc beaucoup de choses vont bouger et plusieurs infrastructures sont susceptibles de bouger encore… Donc c’est un mouvement général qui va s’opérer au niveau de Toulépleu. Et c’est l’État, à travers le ministère du Plan et le ministère de la Construction, qui décide cela.
Ce plan-là a été ramené brut et on a demandé à la population de Toulépleu, les femmes, les jeunes, toute l’administration, tous ceux qui ont des propositions, de les faire. Faire un tel travail nécessite de tout stopper. On ne peut pas être en train de faire des propositions pendant que des gens font des lotissements et des remblayages sur les bas-fonds alors que cela pourrait ne pas être cohérent avec le projet final.
Nous avons tenu une réunion à ma demande et convoquée à la Préfecture, à l’issue de laquelle, une enquête a été lancée depuis le 18 février et qui devrait prendre fin le 17 mars. A l’issue de cette enquête, nous aurons deux à trois mois pour intégrer toutes les propositions qui ont été faites, afin de porter toutes nos observations à l’organe chargé de la rédaction du PUD. Pendant que ce travail se fait, on arrête tout (remblais et lotissements). Mais, ironie du sort, c’est en arrêtant tout qu’on découvre que des gens avaient même déjà fait dans des bas-fonds, des lotissements, ce qui n’est pas normal. Donc, à quelque chose, malheur est bien.
Cette situation et l’arrêté d’interdiction des travaux de lotissements et de remblayage permettent donc d’identifier toutes les pratiques hors-la-loi. Parce que, quand on arrive aujourd’hui à Toulépleu, il nous faut trouver un espace commercial, il nous faut trouver même une zone industrielle. Parce qu’avec le bitume qui arrive, beaucoup de choses arriveront. Il nous faut penser à un cimetière municipal un peu plus développé et digne même de ce nom. Il nous faut penser même à un lycée professionnel, à un lycée de jeunes filles, etc. Nous aussi, nous avons nos propositions à faire. On aura les propositions de la population, les villages ont été déjà sensibilisés en son temps. Tous les villages qui sont concernés savent qu’il y a un nouveau Plan d’urbanisme direct qui arrive. Les espaces du territoire rural qui seront pris par le nouveau Plan d’urbanisation feront l’objet d’enquête de commodo et incommodo et les propriétaires identifiés seront dédommagés. Donc, voilà un peu cette situation qui entraîne vraiment des grincements de dents à Toulépleu. On n’a pas dit qu’il n’y aura plus de lotissements, qu’il n’y aura plus de remblayages. C’est une suspension et c’est juste pour trois à quatre mois.
Source, Le Nouveau Réveil – Mardi 03 Mars 2026 – N°7055
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Bouaké/ Assahoré Konan Jacques invite les jeunes à saisir les opportunités d’emploi.
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25 juillet 2026By
journaliste
Le président du Conseil régional de Gbêkê, Assahoré Konan Jacques, a invité les jeunes de la région à saisir les différentes opportunités de formation, de financement et d’emploi mises à leur disposition par le gouvernement et le Conseil régional, afin de favoriser leur insertion socioprofessionnelle. Il a lancé cet appel, le vendredi 24 juillet 2026, à l’occasion de la troisième session ordinaire du Conseil régional de Gbêkê, tenue à l’hôtel Vinciane de Bouaké, en présence de plusieurs personnalités politiques, administratives et coutumières.
Cette session avait notamment pour objectif de faire le point sur l’exécution du budget primitif et d’adopter le budget modificatif n°1 de l’année 2026. Elle a également permis de dresser un bilan à mi-parcours de l’année, afin d’identifier les besoins urgents des populations. À cette occasion, Assahoré Konan Jacques a félicité les conseillers régionaux pour leur implication dans la réalisation et la remise de 160 ouvrages aux populations au début du mois de juillet.
Dans son allocution, il a exhorté les jeunes à s’inscrire dans la troisième phase du Contrat de désendettement et de développement (C2D3), afin de bénéficier de financements et d’un accompagnement pour la réalisation de leurs projets et la création d’activités génératrices de revenus:« L’une de nos préoccupations majeures, c’est l’emploi de nos jeunes. En effet, le gouvernement met en place beaucoup de projets pour occuper sainement nos jeunes. Alors, je pense que nos jeunes doivent prendre conscience et saisir ces opportunités. Ils doivent se dire que le gouvernement fait beaucoup pour eux et qu’ils doivent l’accompagner en s’inscrivant dans cette dynamique et dans les projets qu’il initie pour leur permettre d’être autonomes. Je les invite à s’inscrire dans cette nouvelle phase du C2D3 afin de bénéficier de ces accompagnements », a-t-il conseillé.
Poursuivant, le président du Conseil régional a expliqué que l’adoption du budget modificatif vise à poursuivre la mise en œuvre des projets de développement au bénéfice des populations, notamment dans les domaines des infrastructures éducatives et sanitaires, de l’accès à l’eau potable et d’autres secteurs prioritaires:« Vous savez que la gestion d’un Conseil régional est une gestion prévisionnelle. En début d’année, nous avons fait une programmation pour réaliser un ensemble de projets. Chemin faisant, nous avons eu des situations qui nécessitaient que nous modifiions le budget pour prendre en compte les ressources additionnelles qui se sont dégagées et ajuster les dépenses », a-t-il fait savoir.
En outre, Assahoré Konan Jacques a appelé à l’unité et à la cohésion au sein de la chefferie traditionnelle, dans un contexte marqué par des mésententes. Il a, à cette occasion, offert, au nom du Vice-Premier ministre, un minicar à la chefferie traditionnelle afin de faciliter sa mobilité lors de ses différentes rencontres.
Au nom de la chefferie traditionnelle, le président régional de la Chambre des rois, Nanan N’Goran Koffi II, a exprimé sa gratitude au donateur et réaffirmé l’engagement des chefs traditionnels à œuvrer en faveur de la cohésion:« Nous voulons la cohésion, une Côte d’Ivoire solidaire, une Côte d’Ivoire réunie et une Côte d’Ivoire qui se développe davantage », a-t-il déclaré.
De son côté, le préfet de Sakassou, Tiebgé Bonaventure, représentant le préfet de région, préfet du département de Bouaké, a félicité le président du Conseil régional et l’ensemble des conseillers pour les nombreux ouvrages réalisés en vue d’améliorer les conditions de vie des populations.
Prince Koffi
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Accident de Touba-Biankouma : Diarra Transport lourdement sanctionnée, sa carte de transporteur suspendue
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3 jours agoon
24 juillet 2026
Les premières conclusions de l’enquête administrative sur le dramatique accident de la circulation survenu sur l’axe Touba-Biankouma sont sans appel. À l’issue des investigations menées par le Bureau Enquête et Analyse Accident (BEA), le Ministère des Transports et des Affaires Maritimes a décidé de prendre de sévères sanctions à l’encontre de la compagnie Diarra Transport, mise en cause dans ce drame qui a coûté la vie à plusieurs personnes.

Saisi le 13 juillet 2026, le BEA avait pour mission de déterminer les circonstances exactes de l’accident ainsi que les éventuels manquements techniques et administratifs. Selon le rapport préliminaire, plusieurs irrégularités ont été relevées dans la gestion du parc automobile de la société. Les enquêteurs évoquent notamment des violations de la loi d’orientation du transport intérieur de 2014 ainsi que de la réglementation de 2017 relative au contrôle technique des véhicules.
Face à la gravité des faits constatés, le Ministère des Transports et des Affaires Maritimes a décidé d’agir sans attendre l’issue de la procédure judiciaire. À compter du 24 juillet 2026, la carte de transporteur de Diarra Transport est suspendue, entraînant de fait l’arrêt de ses activités.
En outre, l’ensemble des autocars de la compagnie devra être transféré à Abidjan afin d’être soumis à une inspection technique approfondie et à un contrôle de conformité administrative sous la supervision des services compétents du Ministère.
La reprise des activités de la société sera également conditionnée à la présentation du Certificat d’Aptitude de Conducteur Routier (CACR) pour chacun de ses chauffeurs. Ce document, obligatoire pour l’exercice de la profession, devra être produit avant toute remise en circulation des véhicules.
Sur le plan financier, Diarra Transport devra régler l’ensemble des amendes liées aux infractions routières commises par ses véhicules, ainsi que les frais engagés dans le cadre de la prise en charge des conséquences de l’accident.
Au-delà de cette affaire, le Gouvernement entend adresser un message fort à l’ensemble des transporteurs routiers. Ces sanctions illustrent la volonté des autorités de renforcer le respect des normes de sécurité et de lutter contre les comportements mettant en danger la vie des usagers de la route.
Dans son communiqué signé par le Directeur de Cabinet, Dioman Coné, le Ministère rappelle que ces mesures entrent en vigueur dès leur publication et resteront applicables jusqu’à leur exécution complète, sans préjudice des poursuites judiciaires qui pourraient être engagées contre les personnes concernées.
À travers cette décision, les autorités réaffirment leur détermination à promouvoir un transport routier plus sûr et à faire respecter le mot d’ordre : « Stop à l’incivisme sur la route. »
Christ Kémondé
Koffi Kouadio Guy
Président de l’UAPB-CI fait une plaidoirie:
» Nous demandons a l’Etat d’engager un dialogue entre le ministère des Eaux et Forêts, les industriels du Bois, et les artisans. »
Apres son investiture le 13 juin dernier a Yamoussoukro comme Président de l’Union des Artisans Professionnels du Bois de Cote d’Ivoire (UAPB-CI), Koffi Kouadio Guy par ailleurs Président de la Chambre Régionale de Métiers de Yamoussoukro s’est penche sur la question cruciale de l’avenir du Bois en Cote d’Ivoire.
C’était le mercredi 22 juillet en ses bureaux sis a Toumodi.
Le président de l’Union des artisans professionnels du bois de Côte d’Ivoire (UAPBCI) a appelé les pouvoirs publics à renforcer les mesures en faveur de la filière bois, notamment à travers le reboisement, un meilleur accès des artisans au bois d’œuvre et une concertation permanente entre l’État, les industriels et les professionnels du secteur.
Il s’exprimait relativement aux défis de la profession.
Investie officiellement le 13 juin dernier à Yamoussoukro, l’Union des artisans professionnels du bois de Côte d’Ivoire (UAPBCI) entend faire du reboisement l’une de ses priorités. Selon son président Koffi Kouadio Guy, cette initiative répond à un double objectif : lutter contre les effets du changement climatique et garantir la pérennité des métiers du bois.
Il a rappelé que, dans les années 1960, le bois figurait parmi les principales richesses économiques du pays. Toutefois, l’exploitation intensive des ressources forestières, sans reboisement suffisant, a progressivement fragilisé la filière.
Regroupant plus de 1 500 artisans répartis sur l’ensemble du territoire national, l’organisation souhaite mobiliser ses membres autour d’importants programmes de reboisement. Elle déplore cependant le manque de terres disponibles pour développer ces plantations.
Le responsable de l’UAPBCI a également dénoncé les difficultés d’approvisionnement en bois auxquelles sont confrontés les artisans. Pour lui, une grande partie de la production nationale est destinée à l’exportation, tandis que le marché local reste insuffisamment approvisionné, poussant certains professionnels vers le sciage clandestin, une pratique interdite par la réglementation ivoirienne et passible de lourdes sanctions.
Face à cette situation, il a exhorté les artisans à se conformer à la législation en obtenant les agréments requis et en s’approvisionnant exclusivement auprès des circuits autorisés.
L’organisation plaide par ailleurs pour la mise en place de centrales d’achat régionales afin de faciliter l’accès au bois, notamment pour les artisans installés dans les localités situées au-delà du 8ᵉ parallèle, où les scieries sont peu nombreuses et où les coûts de transport restent élevés.
Le président de l’Union appelle également l’État à engager un dialogue entre le ministère des Eaux et Forêts, les industriels du bois et les artisans afin d’améliorer la disponibilité de la matière première sur le marché local, de favoriser une meilleure régulation des prix et de préserver les emplois dans la filière.
Estimant que les métiers du bois demeurent de véritables opportunités d’insertion professionnelle pour les jeunes, il regrette qu’ils attirent de moins en moins de candidats malgré leur fort potentiel économique.
En conclusion, Koffi Kouadio Guy a lancé un appel à tous les Ivoiriens à participer aux efforts de reboisement en plantant chacun un arbre, rappelant que « le bois, c’est la vie », un geste indispensable pour préserver les ressources forestières et assurer l’avenir de toute la filière.
Alassane Digbeu
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Retour des exilés politique (cadres foi) en Côte d’Ivoire L’ambiance à l’aéroport Félix Houphouet Boigny
Enseignement technique et professionnel le ministre expose les debouches
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