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Société

La Pâques Chrétienne et Paquinou festif

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Ce qu’il faut savoir.

Un cadre du Bélier donne son avis

Simplice Konan:
 » Je pense que Paquinou peut servir de levier puissant pour l’implantation et l’expansion de l’Évangile dans nos contrées baoulé. « 

Pour les chrétiens catholiques, la Pâque reste la plus grande fête chrétienne car pour eux, la victoire de la vie sur la mort justifie le sens de leur foi chrétienne. Pour les baoulé, Paquinou est le moment indique pour faire un retour aux sources et se concerter avec les frères et soeurs pour parler développement, en plus de l’aspect festif.
Un cadre du Bélier, précisément de Toumodi (Moronou) Simplice Konan a jeté un regard sur l’exode pascal. Il a essayé d’expliquer l’intérêt que les baoulé accordent a Paquinou. Suivons l’analyse de Simplice Konan.

 » Je pense que c’est déjà une excellente chose qu’à une période bien précise, les fils et filles de notre région se retrouvent pour asseoir ou consolider les bases du développement des différents villages et bourgades. Pâques constitue cette période qu’ont choisi les fils et filles du grand centre pour mener différentes activités qui concourent à cette fin.

Pourquoi la période de pâques ?

Je vois deux raisons fondamentales :

  • D’abord le week-end pascal est un long week-end qui part du vendredi saint au lundi de pâques. Donc beaucoup de travailleurs et ouvriers des villes peuvent bénéficier suffisamment de temps pour vaquer à ces activités de développement communautaire.
  • Ensuite, la période est favorable pour tous les parents partis en basse côte pour des activités agricoles. Vous savez qu’à l’époque de la construction de certaines infrastructures socio-économiques il y a eu le déplacement de plusieurs milliers de populations baoulé. Souvenez vous que la seule construction du barrage hydroélectrique de Kossou, entre 1969 et 1972, donnant lieu à la création d’un lac artificiel de 150 km de long et l’inondation de plus de 1700 km 2 de terres, a eu pour conséquence le déplacement de plus de 75 000 à 80 000 personnes. Le barrage de Taabo, construit en 1975 et mis en service entre 1979 et 1980 moins grand a eu toutefois, les mêmes effets sur les populations locales. Ainsi, dans un cas comme dans l’autre, des villages Baoulé entiers ont été déguerpis et délocalisés en différents endroits du pays, singulièrement à l’ouest et au sud-ouest de notre pays.
    Ces parents qui sont partis dans ces conditions et d’autres qui les y ont rejoints en quête de terres arables avec le déplacement de la boucle de Cacao du centre et centre-est vers l’ouest et le sud-ouest, décident à une periode donnée, de faire leur retour vers leur terre natale pour penser, participer aux actions de développement. Il faut dire que la période de pâques (ou paquinou) paraissait à cette époque plus propice à ce retour « gagnant ». En effet, traditionnellement, à cette époque, les planteurs pouvaient disposer de ressources financières indispensables à leur participation aux activités de développement communautaire; ressources tirées de la vente de leurs récoltes. « 

 » Il faut dire que la joie des retrouvailles ponctuée par diverses activités sociales, économiques et ludiques, a créé cette belle ambiance de paquinou qui veut dire littéralement  » en pâques  » ou  » pendant la fête de pâques  » que plus personne ne veut, pour rien au monde, manquer. « 

 » En principe, Pâques (chrétienne) et Paquinou (en pâques) ne devraient pas être opposées si les organisateurs, Présidents de mutuelles s’y prennent bien. Il suffit tout simplement de mettre au cœur des différentes activités des moments dédiés à l’église. Ils peuvent par exemple décider, entre autres activités, de participer au grand chemin de croix du vendredi saint dans leurs différents villages (pour ceux qui sont catholiques) et de prendre part le dimanche de la résurrection aux cultes organisés dans les différentes églises et chapelles avant d’emboucher sur les autres activités de développement communautaires.

  • je pense même que cette période pourrait être une belle opportunité à mettre à profit pour amplifier la portée de l’évangile dans nos villages. Tout dépend des leaders et organisateurs de ces regroupements populaires.

Mon appel aux chrétiens: Le chrétien est « Lumière du monde et Sel de la Terre « . Aussi, Comme nos pères évêques nous le recommandent, les cadres catholiques baoulé doivent-ils user de leur leadership pour accompagner et orienter les nombreuses populations qui se déplacent à redorer le blason de paquinou, à la dévêtir de ses habits et connotations péjoratifs voire païens.

Comme conclusion, il faut retenir que Paquinou peut servir de levier puissant pour l’implantation et l’expansion de l’Evangile dans nos contrées baoulé. De savoir, qu’il existe une période dans le calendrier grégorien, appelée « pâques ou paquinou  » prouve que le baoulé reste très réceptif aux choses chrétiennes.
Joyeuses Pâques à toutes et à tous. « 

Alassane digbeu

Société

Agboville : les anciens du Lycée Ernest Boka lancent le jubilé des 60 ans

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Le coup d’envoi des festivités du soixantenaire du Lycée Ernest Boka d’Agboville a été donné samedi 25 avril 2026 au sein de l’établissement, à la faveur d’une cérémonie marquée par la proclamation des résultats du concours du logo du jubilé.

Initiée par l’Amicale des anciens élèves, la célébration se veut un moment de retrouvailles, de reconnaissance et de projection. Son président, Jean-Marie Blesso, a appelé à une mobilisation générale des anciens pour accompagner le rayonnement de ce lycée qui a formé plusieurs figures de premier plan en Côte d’Ivoire, dont Chantal Camara et Adama Bictogo .

Près de 3 000 participants sont attendus pour ce jubilé de diamant. Au programme : conférences thématiques, activités culturelles et sportives, ainsi qu’un dîner-gala destiné à lever des fonds au profit de l’établissement.

Ancien élève et PDG du groupe Totem Communication, Alafé Wakili a annoncé, en outre, une campagne de sensibilisation contre les cancers, notamment celui du sein, en marge des festivités. Il a également évoqué un projet d’hommage aux anciens élèves au parcours remarquable, en cours de recensement.

Présente à la cérémonie, Antoinette Péné N’goran, directrice régionale de l’Éducation nationale de l’Agnéby-Tiassa, a salué une initiative qui « consacre 60 ans de formation et de transmission au service de la nation ».

Créée en 2014, l’Amicale des anciens élèves entend faire de cette commémoration, prévue du 30 septembre au 2 octobre 2026, un rendez-vous majeur dans la vie de cet établissement historique.

Ck

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Société

UJLoG : l’UFR Agroforesterie engage les étudiants autour des 6 principes de l’excellence

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Ils se sont réunis sur l’esplanade de l’Université Jean Lorougnon Guédé (UJLoG) de Daloa, ce lundi 27 avril 2026, à l’occasion de la traditionnelle cérémonie de montée des couleurs. L’administration, les enseignants-chercheurs, le personnel et les étudiants ont pris part à ce moment solennel dédié au respect de l’emblème national et au renforcement des valeurs civiques au sein de l’institution.

Au-delà de son aspect symbolique, cette cérémonie hebdomadaire constitue un cadre important de mobilisation pour les Unités de Formation et de Recherche (UFR), appelées à initier des actions citoyennes et pédagogiques chaque mois. Pour cette période, l’UFR Agroforesterie est mise à l’honneur à travers une campagne de sensibilisation axée sur la promotion de l’intégrité et de l’excellence académique.

Dans cette dynamique, le Directeur de l’UFR Agroforesterie, le Dr Kouassi Clément, a présenté les grandes orientations de cette initiative de lutte contre la tricherie en milieu universitaire. Il a rappelé qu’une première phase de la campagne avait consisté à installer des pancartes sur le campus, afin de diffuser des messages de sensibilisation auprès de la communauté universitaire.

Cette action est désormais renforcée par de nouveaux supports pédagogiques, notamment des autocollants et des affiches, destinés à consolider durablement la culture de l’intégrité chez les étudiants.

Ces différents supports mettent en avant six principes fondamentaux pour être un étudiant modèle à l’UJLoG, à savoir : rejeter la tricherie, privilégier le mérite, bâtir un avenir solide, s’engager pleinement dans les études, réussir honnêtement et viser l’excellence.

Pour le Dr Kouassi Clément, ces principes constituent des repères essentiels pour former des étudiants responsables et compétents. Il a insisté sur le fait que la tricherie compromet non seulement la qualité de la formation, mais également les perspectives professionnelles des apprenants.

Réceptionnant les supports de sensibilisation, le Secrétaire général adjoint de l’université, le Professeur Bakayoko Sidiky, a salué l’initiative de l’UFR Agroforesterie et encouragé la poursuite de telles actions en faveur de l’éthique et de l’excellence académique. S’exprimant au nom de la présidente de l’institution, il a invité l’ensemble des acteurs à renforcer leur mobilisation pour le respect du calendrier universitaire.

Il a rappelé que la fin de l’année académique 2025-2026 est fixée au 31 juillet, conformément aux directives du ministère de tutelle, appelant les enseignants à assurer l’exécution régulière des programmes sans retard.

Dans la même dynamique, le Professeur Bakayoko Sidiky a annoncé une mesure importante : à compter de la rentrée académique 2026-2027, le port de l’uniforme sera obligatoire pour tous les étudiants de l’UJLoG, tous niveaux confondus, afin de renforcer la discipline et le sentiment d’appartenance à l’institution.

Dotée de trois départements, de deux laboratoires, de plus de 150 enseignants-chercheurs et accueillant plus de 1 600 étudiants, l’UFR Agroforesterie s’impose comme un pilier majeur de la formation et de la recherche à l’Université Jean Lorougnon Guédé, notamment dans les domaines de l’agriculture durable et de la gestion des ressources naturelles.

D.B

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Société

Daloa : 15 décès et près de 400 blessés, « La sécurité routière est l’affaire de tous », Diarrassouba Daouda

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La situation de l’insécurité routière dans le Haut-Sassandra demeure préoccupante. De janvier à mars 2026, les services compétents ont enregistré 273 accidents de la circulation, ayant causé 15 décès et près de 400 blessés. Ces chiffres témoignent de la persistance des comportements à risque sur les routes de la région.

Face à ce constat, les autorités régionales multiplient les actions pour inverser la tendance et renforcer la discipline routière.

Réagissant à cette situation, le Directeur régional des Transports du Haut-Sassandra, Daouda Diarrassouba, a insisté sur la nécessité d’une implication de tous les acteurs.

« La sécurité routière est l’affaire de tous », a-t-il déclaré, appelant les usagers de la route à adopter des comportements responsables et respectueux du code de la route.

Selon lui, la lutte contre les accidents ne peut être efficace sans une prise de conscience collective, impliquant conducteurs, transporteurs, autorités et citoyens.

Les statistiques enregistrées sur les trois premiers mois de l’année mettent en lumière l’ampleur du phénomène. En moyenne, les routes de la région continuent d’être le théâtre d’accidents graves, souvent liés à l’incivisme routier, au non-respect du code de la route et à l’état des véhicules.

Pour les autorités, ces chiffres imposent un renforcement des mesures de prévention et de contrôle.

Dans ce cadre, l’opération « tolérance zéro » est en cours dans la région du Haut-Sassandra. Elle vise à réduire les infractions routières à travers une combinaison de sensibilisation et de répression.

Les usagers ne respectant pas la réglementation s’exposent désormais à des sanctions strictes, conformément aux textes en vigueur.

Les premiers bilans de terrain font état de nombreuses infractions, notamment le non-port du casque, le défaut de permis de conduire, l’absence de visite technique, le défaut d’assurance, ainsi que la surcharge des véhicules et le surnombre de passagers.

Ces comportements restent parmi les principales causes des accidents enregistrés.

Sur le plan du contrôle technique, une amélioration est constatée. Le nombre de véhicules contrôlés par la SICTA à Daloa est passé d’environ 555 à plus de 1 075 unités, traduisant une meilleure régularisation des usagers.

Les autorités régionales entendent poursuivre les actions de terrain afin de réduire significativement les accidents et améliorer la sécurité routière.

L’objectif reste clair : faire reculer l’insécurité routière et protéger davantage de vies sur les routes du Haut-Sassandra.

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