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Société

Côte d’Ivoire : quand l’injure numérique s’en prend à Marie-Thérèse Houphouët-Boigny

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Face aux attaques répétées visant l’ancienne Première Dame, les institutions de protection des femmes et les autorités compétentes sont appelées à sortir de leur silence.

Depuis plusieurs semaines, des publications diffusées sur Facebook par un profil dénommé « Jean Pierre Du Pont » ciblent de manière récurrente Madame Marie-Thérèse Houphouët-Boigny. Entre allégations controversées, commentaires dépréciatifs et incursions dans la sphère privée, ces contenus soulèvent de sérieuses interrogations sur les limites de la liberté d’expression, le respect de la dignité des femmes et la protection de l’honneur des personnalités publiques.

Au-delà de la polémique qu’elles suscitent, ces publications interpellent sur un phénomène devenu préoccupant : la banalisation de l’injure, du dénigrement et des attaques personnelles sur les réseaux sociaux.

La liberté d’expression est un acquis fondamental de toute démocratie. Elle garantit à chacun le droit d’exprimer une opinion, de porter un regard critique sur les faits historiques ou de participer au débat public. Cependant, ce droit n’est ni absolu ni illimité. Il ne saurait être invoqué pour justifier des propos portant atteinte à l’honneur, à la réputation ou à la dignité d’autrui.

À la lecture des contenus publiés par ce profil, il apparaît que les écrits diffusés dépassent largement le cadre d’une réflexion historique ou d’un débat contradictoire. Ils s’attardent de façon répétée sur des aspects relevant de la vie privée de Madame Marie-Thérèse Houphouët-Boigny et exposent au jugement public une personnalité qui, depuis le décès du Président Félix Houphouët-Boigny, a toujours observé une grande discrétion dans l’espace public.

Cette situation mérite une attention particulière, d’autant plus qu’elle concerne une femme âgée, veuve du Père fondateur de la Côte d’Ivoire moderne, dont le parcours reste intimement lié à l’histoire nationale.

Car au-delà de la personne de Marie-Thérèse Houphouët-Boigny, c’est également une page importante de la mémoire collective ivoirienne qui se retrouve exposée à des attaques répétées. Première Dame durant plusieurs décennies, elle demeure associée à l’œuvre du Président Félix Houphouët-Boigny, artisan de l’indépendance et bâtisseur de l’État ivoirien.

Les réseaux sociaux ne peuvent devenir un espace où l’injure, la diffamation et le dénigrement sont érigés en modes ordinaires d’expression. Le droit ivoirien encadre clairement l’usage des plateformes numériques et réprime les infractions liées à la diffamation, à l’injure publique, au harcèlement par voie électronique ainsi qu’aux atteintes à l’honneur et à la considération des personnes.

Il appartient naturellement aux juridictions compétentes de qualifier les faits et d’apprécier leur portée juridique. Toutefois, les contenus diffusés par ce profil appellent une vigilance particulière des autorités chargées de faire respecter la loi dans l’espace numérique.

Cette affaire soulève également une autre question : celle de la protection des femmes face aux violences verbales et aux campagnes de dénigrement sur internet.

Les institutions qui œuvrent quotidiennement pour la promotion des droits des femmes ne peuvent rester indifférentes lorsqu’une femme est publiquement exposée à des attaques susceptibles de porter atteinte à sa dignité. Les violences ne sont pas uniquement physiques. Elles peuvent également prendre la forme d’humiliations publiques, d’invectives, de campagnes de discrédit ou de harcèlement numérique.

C’est pourquoi un appel est lancé à Madame Dominique Ouattara, Première Dame de Côte d’Ivoire, dont l’engagement en faveur de la femme et de l’enfant est unanimement reconnu.

Le ministère de la Femme, de la Famille et de l’Enfant, les organisations de défense des droits des femmes ainsi que toutes les institutions compétentes sont également interpellés afin que cette situation ne soit pas ignorée.

Le Procureur de la République, la Plateforme de Lutte Contre la Cybercriminalité (PLCC) et les services compétents sont, eux aussi, appelés à examiner avec toute l’attention requise les contenus diffusés sur ce profil Facebook afin de déterminer si ceux-ci relèvent de l’exercice normal de la liberté d’expression ou s’ils sont susceptibles de tomber sous le coup des dispositions légales relatives à l’injure publique, à la diffamation, au dénigrement ou à toute autre infraction prévue par la législation ivoirienne.

Au fond, cette affaire dépasse le seul cas de Marie-Thérèse Houphouët-Boigny. Elle pose une question essentielle pour la société ivoirienne : jusqu’où peut aller la liberté d’expression lorsqu’elle porte atteinte à la dignité d’une personne ?

Dans un État de droit, la réponse ne peut être laissée à l’appréciation des réseaux sociaux.

La critique est un droit.
L’injure ne l’est pas.

La liberté d’expression est protégée par la loi.

La diffamation et les atteintes à l’honneur demeurent, quant à elles, passibles des sanctions prévues par la République.

Christ Kémondé
Journaliste

Société

zoukougbeu : le préfet symakan née coulibaly sensibilise sur l’orpaillage illégal

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« L’État vous tend la main. Quittez les sites clandestins »

À l’occasion de la célébration du 66e anniversaire de l’indépendance de la Côte d’Ivoire, El Hadj Symakan Née Coulibaly Adjatou, préfet du département de Zoukougbeu, a appelé les populations, particulièrement les jeunes, à davantage de responsabilité et à s’éloigner des pratiques qui compromettent leur avenir.

Dans son discours, l’autorité préfectorale a d’abord remercié l’ensemble des populations qui ont effectué le déplacement pour prendre part à la célébration de l’accession de la Côte d’Ivoire à la souveraineté nationale. Pour elle, cette commémoration constitue un moment privilégié pour mesurer le chemin parcouru collectivement et réfléchir aux défis qui restent à relever.

« Le rôle du représentant de l’État est aussi d’appeler à une responsabilité forte face aux dérives qui menacent notre avenir », a-t-elle indiqué.

Au nombre des préoccupations évoquées, figure la situation du Lycée Moderne de Zoukougbeu. Le préfet a lancé un véritable cri de cœur face à l’état de dégradation de l’établissement, dont la clôture est tombée et qui a été victime d’actes de vandalisme.

« Sa clôture est tombée. Des individus malveillants ont saccagé l’établissement en emportant les câbles électriques, jusqu’aux ampoules, contacts et prises. Voler l’école, c’est voler l’avenir de nos enfants. La sécurité de ce patrimoine est l’affaire de tous », a-t-elle déploré.

Mme le préfet a ainsi interpellé les cadres et les parents d’élèves afin qu’ils s’engagent, aux côtés des pouvoirs publics, dans la réhabilitation et la sécurisation de cet établissement scolaire.

L’État tend la main aux orpailleurs clandestins

Autre préoccupation majeure soulevée lors de cette célébration : l’orpaillage clandestin. Face à la persistance de cette activité illégale, l’autorité préfectorale a lancé un appel pressant aux jeunes qui fréquentent les sites clandestins.

Pour El Hadj Symakan Née Coulibaly Adjatou, l’orpaillage clandestin constitue une menace à la fois pour l’environnement et pour la sécurité des personnes qui s’y adonnent.

« Cette pratique détruit nos terres et vous met en danger. Mais sachez que le Gouvernement envisage de vous accompagner fermement à vous installer légalement. L’État vous tend la main. Quittez les sites clandestins, structurez-vous en coopératives et rapprochez-vous de nos services techniques pour obtenir des autorisations légales et respectueuses de l’environnement », a-t-elle exhorté.

Dans le même élan, le préfet de Zoukougbeu a invité la jeunesse à tourner le dos à la facilité, à la drogue, au vol et à l’incivisme routier. Elle a encouragé les jeunes à investir leur énergie dans des activités génératrices de revenus et des initiatives conformes à la législation.

« Mettez votre énergie au service de l’agriculture, du commerce ou des projets légaux soutenus par l’État », a-t-elle conseillé.

Elle a également appelé les cadres du département à maintenir « cette union sacrée » autour des priorités éducatives, sanitaires et de développement.

Des actions saluées dans le département

La cérémonie a également été l’occasion pour Mme le préfet de saluer les actions entreprises en faveur du développement local.

Elle a notamment adressé ses remerciements au président du Conseil régional du Haut-Sassandra pour avoir offert, le 1er août dernier, une ambulance médicalisée neuve à l’Hôpital général de Zoukougbeu.

Elle a également salué la pose, au début du mois de juin 2026, de la première pierre de la brigade de gendarmerie de Guessabo. Une infrastructure destinée à rapprocher davantage les services de sécurité des populations.

À cela s’ajoute la mise sous tension électrique de la sous-préfecture de Domangbeu, qui devrait contribuer à créer de nouvelles conditions favorables à son développement économique.

L’autorité préfectorale a, par ailleurs, salué les efforts du maire de Zoukougbeu et de son équipe municipale pour les travaux entrepris ces derniers jours, notamment le reprofilage des voies de la commune.

Les meilleurs élèves récompensés

Pour terminer, El Hadj Symakan Née Coulibaly Adjatou a exprimé sa reconnaissance au comité d’organisation, dirigé par le Dr Kouakou Kossonou, directeur départemental de la Santé, pour son engagement et le travail accompli dans la réussite de cette célébration.

Plusieurs meilleurs élèves, de la classe de 6e au Baccalauréat, ont été récompensés au cours de la cérémonie. Le proviseur du Lycée Moderne de Zoukougbeu a également été distingué.

La célébration du 66e anniversaire de l’indépendance s’est achevée par un grand défilé mettant en scène les différentes forces vives du département.

Donatien Zéan

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Société

Doropo : le préfet Tohoury Paulin-Martial Okou appelle à l’union pour saisir les opportunités de développement

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La célébration du 66ᵉ anniversaire de l’indépendance de la Côte d’Ivoire a revêtu une portée toute particulière à Doropo. À l’occasion de cette fête nationale, le préfet du département, Tohoury Paulin-Martial Okou, Préfet Hors Grade, a livré un message empreint de patriotisme, d’espérance et de responsabilité, invitant les populations à consolider les acquis de la paix et à se mobiliser pour le développement du département.

Dans son allocution, le représentant de l’État a d’abord rendu un hommage appuyé aux artisans de l’indépendance, avec une pensée particulière pour le Président Félix Houphouët-Boigny. Il a également salué les progrès accomplis sous le leadership du Président de la République, Alassane Ouattara, à travers sa vision d’une « Grande Côte d’Ivoire », fondée sur la paix, la stabilité, la solidarité et le développement.

Le préfet a ensuite dressé un bilan des avancées enregistrées par la Côte d’Ivoire sur les plans diplomatique, politique, sécuritaire et économique. Il a notamment relevé le rayonnement international du pays, la consolidation de la paix après les échéances électorales, le renforcement de la sécurité nationale ainsi que les performances de l’économie ivoirienne.

À cet égard, il a évoqué la mobilisation importante des ressources destinées au financement du Plan national de développement (PND) 2026-2030, ainsi que les différentes réformes sociales engagées en faveur des jeunes, des producteurs agricoles, des travailleurs indépendants et des populations les plus vulnérables.

Cette dynamique nationale, a-t-il souligné, produit également des effets positifs dans le département de Doropo. Le préfet s’est notamment félicité du climat de paix et de cohésion sociale qui prévaut dans le département, fruit de l’engagement conjugué des Forces de défense et de sécurité, des autorités administratives, des chefs traditionnels, des guides religieux et des populations.

Mais au-delà de la célébration, le représentant de l’État a surtout insisté sur les opportunités qui se présentent à Doropo. Au premier rang figure le projet d’exploitation de la mine d’or de Doropo, qu’il considère comme une opportunité historique pour le développement du département.

Selon le préfet, ce projet est porteur de perspectives importantes en matière de création d’emplois, de formation professionnelle et de retombées économiques. Il a réaffirmé sa détermination à veiller à ce que les compétences locales puissent bénéficier prioritairement des opportunités offertes par cette exploitation minière.

« Doropo doit pouvoir tirer pleinement profit de ses potentialités et des investissements qui s’y réalisent », a-t-il fait comprendre, en appelant notamment les jeunes à se préparer aux opportunités qui pourraient découler de ce projet.

Le préfet a également rappelé la poursuite des investissements de l’État dans les infrastructures et les services sociaux de base. Il n’a pas occulté les difficultés auxquelles demeurent confrontées les populations, notamment en matière d’accès à l’eau potable, d’électricité et d’état de certaines routes.

Sur ces préoccupations, Tohoury Paulin-Martial Okou a rassuré les populations quant à la mobilisation des autorités administratives et des services techniques compétents afin de contribuer à apporter des réponses durables à ces défis.

Pour le préfet, le développement de Doropo ne saurait cependant reposer uniquement sur l’action de l’État. Il nécessite également l’implication de toutes les composantes de la société. C’est pourquoi il a invité les filles et fils du département, les cadres, les élus, les leaders communautaires, les jeunes et les femmes à privilégier l’unité et l’intérêt général.

Il les a également exhortés à préserver la paix, à promouvoir le civisme, à protéger les ressources naturelles et à accompagner les actions du Gouvernement.

À Doropo, la célébration du 66ᵉ anniversaire de l’indépendance aura ainsi été l’occasion de rappeler les acquis de la Côte d’Ivoire, mais également de regarder vers l’avenir. Entre la consolidation de la paix, l’amélioration des infrastructures et l’arrivée de nouvelles perspectives économiques, le département dispose de plusieurs leviers pour accélérer son développement.

À travers son message, le préfet Tohoury Paulin-Martial Okou a ainsi appelé à une mobilisation collective pour faire de Doropo un département prospère, uni et pleinement engagé dans la construction de la « Grande Côte d’Ivoire ».

Bibi Floor

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Société

GBÔKLÈ: célèbre le 66ᵉ anniversaire de l’Indépendance : le préfet de région place la paix au cœur du développement du Gbôklè

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À Sassandra, le 66ᵉ anniversaire de l’indépendance de la Côte d’Ivoire n’a pas seulement été marqué par les honneurs militaires et les réjouissances populaires. La célébration a également servi de tribune pour rappeler les fondements du développement local : la paix, la cohésion sociale, le civisme et l’engagement collectif. Devant les autorités administratives, les élus, les forces de défense et de sécurité, les chefs traditionnels, les guides religieux et une population fortement mobilisée à la Place de la République, le Préfet de la Région du Gbôklè, Préfet du département de Sassandra, M. Kouassi Bruno Yao, a délivré un message empreint d’espoir et de responsabilité.

Dans le prolongement de l’adresse à la Nation du Président de la République, Alassane Ouattara, prononcée la veille de la fête nationale, le représentant de l’État a appelé les populations à préserver les acquis de la paix, à renforcer la cohésion sociale et à participer activement à la transformation de leur région. À l’image du Chef de l’État, qui a réaffirmé sa volonté de poursuivre les investissements dans les infrastructures, l’éducation, la santé et le développement économique, le préfet a invité chaque citoyen à jouer pleinement sa partition dans l’édification d’un Gbôklè plus prospère.

« Le développement ne peut éclore dans la division. Il se construit dans l’unité, le dialogue et la mutualisation des intelligences », a insisté M. Kouassi Bruno Yao, convaincu que le potentiel exceptionnel de Sassandra et de l’ensemble de la région demeure encore largement sous-exploité.

Profitant de cette tribune républicaine, le préfet a dressé un bilan des actions conduites au cours de l’année écoulée. Il a salué les efforts engagés par l’État pour améliorer les conditions de vie des populations à travers le renforcement des infrastructures sanitaires, l’amélioration de l’offre éducative et les nombreuses campagnes de sensibilisation en faveur du civisme et du respect des valeurs de la République.

Le représentant du Gouvernement a également évoqué les perspectives ouvertes par le projet du barrage de Boutoubré, présenté comme une infrastructure stratégique susceptible de soutenir durablement le développement économique du Gbôklè. Selon lui, ce projet contribuera à renforcer les capacités énergétiques, à stimuler les activités économiques et à améliorer les conditions de vie des populations.

Pour M. Kouassi Bruno Yao, le Gbôklè dispose de nombreux atouts, notamment son important potentiel touristique, agricole et halieutique. Toutefois, leur pleine valorisation passe nécessairement par une mobilisation de tous les acteurs du développement. C’est pourquoi il a lancé un appel aux élus, aux cadres, aux opérateurs économiques, aux organisations de jeunesse, aux femmes ainsi qu’à l’ensemble des forces vives afin qu’ils fédèrent leurs compétences autour d’une vision commune pour l’avenir de la région.

Cette célébration du 66ᵉ anniversaire de l’indépendance a également été l’occasion de magnifier les valeurs de citoyenneté et de patriotisme. Le défilé des forces de défense et de sécurité, des élèves, des associations et des organisations socioprofessionnelles a illustré l’attachement des populations aux idéaux de la République et leur volonté de contribuer à la consolidation de la paix.

À Sassandra, cette fête nationale aura ainsi dépassé le cadre protocolaire pour devenir un véritable rendez-vous de mobilisation citoyenne. En faisant écho au message du Président de la République, le Préfet Kouassi Bruno Yao a réaffirmé que le destin du Gbôklè repose avant tout sur la paix, la cohésion sociale, le civisme et l’engagement de tous au service d’un développement durable et inclusif.

Bibi Floor

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