Un gota des filles et fils des Wê de la diaspora ivoirienne issu du Cavally et du Guémon s’est retrouvé à Paris le samedi 4 juillet 2026, précisément chez Emma Dellot, Paris 11ème, pour faire le bilan de la première édition de Boya Pâh, une plateforme apolitique de promotion des compétences des Wê dans le monde, dans un contexte de révolution numérique. Une initiative de Docteur Mathias Néhan qui avait pour but de remercier les membres du comité d’organisation de Boya Pâh 2026 et amorcer le bilan, non sans décrypter les fondamentaux pour la réussite de lédition 2027 de Boya Pâh.
COMPTE RENDU DE RÉUNION
La rencontre de remerciements du comité d’organisation de Boya Pâh a été organisée le samedi 4 juillet 2026, de 14h00 à 20h00, chez Emma Dellot, Paris 11ème. Une initiative du Docteur Mathias Néhan, avec pour objet de remercier les membres du comité d’organisation de Boya Pâh 2026 et amorcer le bilan de cette plateforme.
PARTICIPANTS
Étaient présents à cette occasion : Dr Mathias Néhan, Marie Carole N’diaye, Serge Bah, Désiré Kaha, Désirée Sérékoué, Doyen Joseph Poté, Dellot Léontine, Dellot Emma (hôte), Dr Hugo, Edith Soya, Gnohou Jeanne, Binja Gosse et Donatien Bly.
DÉROULEMENT DE LA RENCONTRE
La rencontre s’est déroulée chez Emma Delo qui a bien voulu recevoir toute la forte délégation à la demande du Docteur Néhan Mathias.
Remerciements du doyen Joseph Poté
D’entrée de jeu, le doyen Joseph Poté a présenté ses civilités à l’assistance avant de remercier le comité d’organisation de Boya Pâh et le docteur Néhan pour cette belle initiative. Il a par la suite encouragé l’équipe d’organisation à poursuivre les efforts pour la prochaine édition, non sans lui exprimer avec sincérité son entière disponibilité à l’accompagner chaque fois que de besoin.
Remerciements du Docteur Nehan
Le docteur Néhan a dans sa prise de parole remercié tous les membres du comité d’organisation et toutes les personnes qui ont fait le déplacement jusqu’à Paris pour participer activement à Boya Pâh 2026.
Remerciements des mamans
Intervenant à leur tour, les dames Désirée Sérékoué et Dellot Léontine ont tenu à remercier tous les acteurs de Boya Pâh, notamment Marie Carole N’diaye, Serge Bah et Donatien Bly de leur efficiente contribution qui a favorisé le succès mémorable de cette plateforme en 2026. Une jeunesse qui a bien voulu travailler aux côtés de leurs aînés pour que Boya Pâh puisse passer du stade de modeste réflexion à sa réalisation effective dans une parfaite symbiose. « Vos mamans sont fières de vous et vous encouragent pour la suite. Elles sont également disposées à vous accompagner pour la réussite des éditions futures de Boya Pâh », ont-elles dit en choeur, sous un tonnerre d’applaudissements de l’assistance.
Repas convivial
La rencontre-bilan s’est terminée par un partage de repas dans une ambiance conviviale, autour de la gastronomie africaine tirée du terroir ivoirien.
BILAN BOYA PÂH 2026
Les personnes présentes ont salué dans l’ensemble l’organisation et tiré des enseignements de la première édition de cette plateforme. Le comité a été invité à entre autres, à organiser les volets culturels et éducatifs tout en conservant la partie festive.
DÉCISIONS ET PROCHAINES ÉTAPES
Ont été prises à l’unanimité, les décisions suivantes : • La diffusion de ce compte rendu sur le groupe, • L’ouverture d’une tribune aux membres du comité absents pour recueillir leur ressenti sur Boya Pâh 2026 et leurs idées pour les prochaines éditions, • La programmation prochaine d’une réunion générale avec l’ensemble du comité, • La programmations des séances de travail pour échanger sur les ambitions, les formats et les sujets à aborder lors de l’édition 2027 de Boya Pâh qui fait déjà tant rêvée.
Le samedi 12 septembre 2026, la Ministre d’État Anne Désirée OULOTO-LAMIZANA était au domicile du doyen Tyeoulou Dyela Félix, sis à Abidjan Cocody -Attoban entourée des parents du canton Nidrou, dans le département de Toulepleu.
Un moment chaleureux de retrouvailles, d’écoute et de partage avec ses aînés, ses frères, ses sœurs et l’ensemble des cadres qui, au fil des années, l’accompagnent avec bienveillance de leurs conseils et de leurs bénédictions.
Dans une atmosphère conviviale, la Ministre d’État est revenue sur les avancées enregistrées dans la région : désenclavement routier, renforcement des infrastructures sanitaires et accès à l’électricité, désormais effectif à 100% dans le canton Nidrou.
Les échanges ont également ouvert une fenêtre sur l’avenir, avec les perspectives 2026-2030 : consolider les acquis, accélérer la transformation de la région et améliorer durablement le quotidien des populations.
En clôturant la rencontre, la Ministre d’État, ministre de la Fonction Publique et de la modernisation de l’administration, présidente du conseil régional du Cavally a exprimé sa gratitude : « Merci au doyen Tyeoulou Dyela Félix pour son accueil fraternel et ses sages conseils. Merci aux forces vives du canton Nidrou pour leur confiance et leur engagement constant aux côtés du Président Alassane OUATTARA. »
Les acteurs de l’Exploitation minière artisanale et à petite échelle (EMAPE) de l’or sont appelés à passer du constat des difficultés à la recherche de solutions concrètes. C’est l’un des principaux enseignements de l’Atelier annuel des Parties Prenantes 2026 du projet planetGOLD Côte d’Ivoire, organisé jeudi 10 septembre 2026 dans la salle de réunion de la Sous-préfecture de Pakouabo.
Placée sous le thème « Vers une exploitation aurifère sans mercure et inclusive : renforcer la transition écologique et l’accès aux services financiers pour les communautés du secteur de l’EMAPE de l’or », la rencontre a réuni représentants de l’administration, collectivités territoriales, communautés minières, coopératives, institutions financières, compagnies minières, équipementiers, universitaires, société civile et médias. Représentant le Préfet de la région de la Marahoué, Préfet du département de Bouaflé, le Sous-préfet de Pakouabo, Gbadeu Sigbeu Donatien, a remercié les organisateurs pour le choix porté sur sa localité pour abriter cet atelier annuel. L’objectif était clair : identifier les conditions permettant aux exploitants et aux coopératives de franchir un nouveau cap dans la professionnalisation de leurs activités. Le financement, un levier de transformation Au cœur des échanges, l’accès aux équipements modernes s’est imposé comme une préoccupation majeure. Comment permettre aux coopératives d’investir dans des technologies plus performantes sans supporter immédiatement le poids d’un investissement important ? Le leasing d’équipements a été présenté comme une piste de financement susceptible de faciliter cette transition. Ce mécanisme pourrait permettre aux exploitants d’accéder à des équipements modernes tout en limitant la pression financière liée à leur acquisition. Cette réflexion s’est prolongée autour de la rentabilité des technologies sans mercure, à travers le thème « Rentabilité des technologies sans mercure – Investir pour gagner plus ». L’objectif était notamment de déconstruire l’idée selon laquelle l’abandon du mercure serait nécessairement synonyme de coûts supplémentaires et de baisse de rentabilité. Les interventions d’Activa Assurances, d’Atlanta Assurances, de Koss Technologie SARL, du Dr Keita Moussa et des experts de l’ONG IMPACT ont mis en évidence le lien étroit entre financement et structuration des activités. Pour accéder davantage aux services financiers, les acteurs doivent notamment renforcer la formalisation, la traçabilité, la transparence dans la gestion et les compétences. « Quand l’activité évolue, il faut accepter de passer à une étape supérieure », a souligné le président du Comité de pilotage du projet planetGOLD Côte d’Ivoire, Dr Franck Aimé Esso. Produire de l’or sans sacrifier l’environnement Pour les participants, la transformation du secteur ne peut cependant être dissociée des enjeux environnementaux et sanitaires. Le creusage anarchique et l’utilisation du mercure demeurent des pratiques préoccupantes pour les écosystèmes et la santé humaine. Directeur du Centre ivoirien antipollution (CIAPOL), le Professeur Yapo Ossey a appelé les acteurs à davantage de responsabilité, notamment dans la perspective de préserver les ressources naturelles pour les générations futures. Le choix de Pakouabo revêt, à cet égard, une portée particulière. Située dans la zone de Bouaflé, territoire d’intervention de planetGOLD Côte d’Ivoire, la localité constitue un espace de mise en œuvre de l’Approche Juridictionnelle et Paysagère, qui vise à renforcer la coordination des acteurs autour de l’EMAPE et de la gestion durable des ressources. À travers cet atelier, planetGOLD Côte d’Ivoire entend ainsi faire évoluer le modèle de l’EMAPE autour d’un triptyque : formaliser, financer et produire autrement. L’ambition est de faire émerger une exploitation aurifère plus formelle, plus sûre, inclusive et économiquement viable, progressivement débarrassée du mercure. L’enjeu dépasse donc la seule activité minière : il s’agit de faire de l’or une source de développement sans compromettre la santé des populations ni l’environnement.
La crise qui secoue la filière café-cacao prend une nouvelle tournure. Le Syndicat national des producteurs de café-cacao de Côte d’Ivoire (SYNAP-CI) prépare une mobilisation pour le 16 septembre 2026, avec le soutien annoncé de l’ensemble des organisations de producteurs.
Sur le terrain, les difficultés persistent. Des stocks résiduels de la campagne 2025-2026 demeurent, selon le SYNAP-CI, entre les mains de nombreux producteurs. Leur écoulement reste une préoccupation majeure pour les planteurs, confrontés à des difficultés financières alors que la nouvelle campagne se profile.
À cette situation s’ajoute le nouveau prix annoncé pour la campagne 2026-2027. Son niveau suscite de fortes inquiétudes chez les producteurs, qui estiment que leurs revenus restent sous pression face aux charges de production, de transport et d’entretien des plantations.
La commercialisation et les nouvelles exigences liées à la traçabilité constituent également des préoccupations dans la filière. Pour les organisations de producteurs, ces difficultés successives fragilisent davantage les conditions de vie des planteurs.
Le SYNAP-CI prépare la mobilisation
Face à cette situation, le SYNAP-CI a adressé un préavis de grève au ministre de l’Agriculture, du Développement rural et des Productions vivrières. La date du 16 septembre 2026 est ainsi retenue comme échéance pour le mouvement annoncé.
Le syndicat assure qu’il n’agit pas seul. L’ensemble des organisations de producteurs sont annoncées aux côtés du SYNAP-CI dans cette démarche. Une mobilisation collective destinée à faire entendre les revendications des producteurs et à obtenir des réponses aux difficultés qui affectent la filière.
Avant cette échéance, le président national du SYNAP-CI convoque les coordinateurs et délégués à une importante réunion de concertation. Elle aura lieu dimanche 13 septembre 2026, à 10 heures, au bureau régional du SYNAP-CI à Daloa.
Cette rencontre doit permettre d’examiner la situation, d’harmoniser les positions et de définir les dernières dispositions à prendre avant la date annoncée de la grève.
Présentée comme « exceptionnelle et décisive », la réunion de Daloa doit également permettre de renforcer la cohésion entre les différentes structures du syndicat et de préparer la mobilisation sur le terrain.
À trois jours de la grève annoncée, le SYNAP-CI et les autres organisations de producteurs veulent donc parler d’une seule voix. L’enjeu est désormais de trouver des réponses aux préoccupations liées aux stocks résiduels, au prix du cacao et aux conditions générales de commercialisation, dans une filière qui traverse une période de fortes tensions.