La capitale politique et administrative ivoirienne, Yamoussoukro accueille, du 28 au 30 juillet 2026, l’atelier national de validation de la Stratégie nationale de cuisson propre (SNCP) 2027-2040, une étape décisive dans la politique énergétique de la Côte d’Ivoire. Organisée par le Ministère des Mines, du Pétrole et de l’Énergie, avec l’appui financier de l’Union européenne et l’accompagnement technique d’Enabel à travers le projet Valorisation de la Biomasse Énergie et de la Cuisson Propre en Côte d’Ivoire (VABICUI), cette rencontre réunit les administrations publiques, les partenaires techniques et financiers, le secteur privé ainsi que les organisations de la société civile autour d’un objectif commun : doter le pays d’une feuille de route ambitieuse pour l’accès à des solutions de cuisson propres, durables et accessibles.
Présidant la cérémonie d’ouverture au nom du Ministre des Mines, du Pétrole et de l’Énergie, le Directeur général de l’Énergie, Moussa Dosso, a rappelé que l’accès universel à une énergie de cuisson propre constitue aujourd’hui l’un des défis majeurs du développement durable en Afrique. Selon lui, cette problématique dépasse largement le cadre des besoins domestiques et touche directement la santé publique, la protection de l’environnement, la sécurité énergétique, l’autonomisation des femmes, la lutte contre la pauvreté ainsi que la résilience face aux changements climatiques.
Le représentant du ministre a souligné que la Côte d’Ivoire s’est engagée, à travers son Pacte national de l’énergie, son Plan d’action national des énergies renouvelables, ses engagements relatifs aux Objectifs de développement durable et ses Contributions déterminées au niveau national (CDN), à porter à 50 % d’ici à 2030 la proportion des ménages utilisant des solutions de cuisson propre.
Cependant, les défis restent considérables. Les données du Recensement général de la population et de l’habitat (RGPH 2021) révèlent que 47,5 % des ménages ivoiriens utilisent encore le bois de chauffe, tandis que 9,1 % recourent principalement au charbon de bois pour la cuisson. Selon Moussa Dosso, ces ménages consacrent chaque année entre 15 000 et 25 000 FCFA à l’achat de ces combustibles.
Au-delà du coût économique, cette dépendance exerce une forte pression sur les ressources forestières, favorise les émissions de gaz à effet de serre et expose des milliers de familles, notamment les femmes et les enfants, aux effets nocifs de la pollution de l’air intérieur. À cela s’ajoute le temps considérable consacré à la collecte du bois-énergie, réduisant les opportunités économiques et éducatives, particulièrement pour les femmes et les jeunes filles.
Face à cette situation, le Gouvernement met en œuvre le projet VABICUI, financé par l’Union européenne et exécuté par Enabel depuis février 2024 pour une durée de 48 mois. Ce projet vise à réduire les émissions de gaz à effet de serre grâce au développement des chaînes de valeur de la biomasse-énergie, à la promotion des solutions de cuisson propre, au renforcement du cadre institutionnel ainsi qu’à la valorisation des déchets agricoles en sources d’énergie.
Prenant la parole, le représentant d’Enabel Michel Digbeu, a rappelé que le projet est mis en œuvre en étroite collaboration avec le Ministère des Mines, du Pétrole et de l’Énergie, qui assure la présidence de ses instances de gouvernance.
Il a indiqué que plusieurs actions structurantes sont déjà engagées, notamment l’assistance technique au secteur, le renforcement des capacités de plus de quinze PME évoluant dans les domaines de la biomasse-énergie et de la cuisson propre, l’accompagnement à la mobilisation des financements pour stimuler les investissements, l’amélioration du climat des affaires ainsi que le renforcement du cadre institutionnel et réglementaire.
Le représentant d’Enabel a également rappelé qu’à l’issue d’un appel d’offres, le cabinet Prozila a été retenu en octobre 2025 pour conduire les travaux d’élaboration de cette stratégie nationale. Un atelier de cadrage organisé en novembre 2025 avait permis d’associer un large éventail d’administrations, d’institutions et d’organisations nationales au processus.
Après neuf mois de consultations, d’analyses et de concertations, trois documents majeurs ont été élaborés : un rapport de diagnostic, un projet de Stratégie nationale de cuisson propre et un projet de plan d’action opérationnel. Ces documents sont soumis durant trois jours à l’examen des différentes parties prenantes afin de recueillir leurs observations et recommandations avant leur adoption définitive.
Pour Moussa Dosso, cette étape ne constitue pas une simple validation administrative, mais un véritable exercice collectif destiné à renforcer la qualité, la pertinence et le caractère opérationnel des documents stratégiques.
Les travaux de l’atelier s’articulent autour de quatre grandes thématiques : la gouvernance et le cadre réglementaire, le développement du marché et le financement, l’adoption des solutions de cuisson propre et l’inclusion sociale, ainsi que les technologies et les combustibles.
À terme, la Stratégie nationale de cuisson propre 2027-2040 devra servir de référence pour orienter les politiques publiques, mobiliser les investissements et coordonner les actions de l’ensemble des acteurs intervenant dans le secteur.
Le Directeur général de l’Énergie a insisté sur le fait que cette stratégie marque le point de départ d’une nouvelle dynamique nationale mobilisant l’État, les collectivités territoriales, le secteur privé, les partenaires techniques et financiers ainsi que les organisations de la société civile.
« En réussissant cette stratégie, nous améliorerons la santé de nos populations, préserverons nos ressources forestières, réduirons les émissions de gaz à effet de serre, créerons des emplois verts et renforcerons durablement la sécurité énergétique de notre pays », a-t-il déclaré, tout en réaffirmant l’engagement du Ministère des Mines, du Pétrole et de l’Énergie à conduire le processus jusqu’à son aboutissement.
À travers cette initiative, la Côte d’Ivoire confirme sa volonté de faire de la cuisson propre un levier majeur de sa transition énergétique et de son développement durable, tout en améliorant les conditions de vie des populations et en renforçant sa contribution à la lutte contre les changements climatiques.
Smart Energy et Schneider Electric : une alliance stratégique pour digitaliser l’énergie et renforcer la compétitivité des entreprises ivoiriennes
Smart Energy, entreprise ivoirienne de référence dans les solutions d’efficacité énergétique, signe un mémorandum d’entente stratégique avec Schneider Electric (leader mondial de la digitalisation de l’énergie), en marge de l’Africa CEO Forum 2025.
Ce partenariat marque une étape décisive dans l’ambition de Smart Energy qui s’est donnée pour mission d’accompagner les organisations ivoiriennes dans la modernisation de leur gestion énergétique. Ce, en cohérence avec les objectifs nationaux en matière de développement durable. Aussi, l’entreprise spécialisée en solutions énergétiques durables et accessibles, consolide ainsi son engagement à transformer la performance des entreprises et des institutions. De quoi renforcer la compétitivité desdites organisations dans un contexte de transformation économique et industrielle.
« Ce partenariat renforce notre position de catalyseur local de la transition énergétique. En unissant notre connaissance du terrain à l’expertise technologique de Schneider Electric, nous accélérons la transformation des bâtiments et des industries vers une gestion plus intelligente, plus sobre et plus compétitive de l’énergie », a déclaré M. Rufus Kpan, Directeur Général de Smart Energy.
Il faut dire que ce mémorandum d’entente stratégique entre Smart Energy et Schneider Electric repose sur trois (3) axes majeurs. D’abord, le renforcement des compétences locales à travers des programmes de formation et certification en audit énergétique, power monitoring et en gestion numérique de l’énergie qui seront déployés pour combler le déficit de compétences spécialisées dans les secteurs industriel, tertiaire et institutionnel.
Ensuite, la digitalisation des systèmes énergétiques grâce à l’intégration de solutions avancées comme EcoStruxure™️. Autrement dit, Smart Energy proposera aux entreprises et institutions des outils connectés pour monitorer, optimiser et sécuriser leurs consommations énergétiques. Enfin, l’accès facilité au financement vert.
Les deux partenaires entendent en effet accompagner les porteurs de projets dans l’identification de mécanismes de financement adaptés notamment via des prêts concessionnels, des subventions climat, des contrats de performance énergétique ou alors des modèles de leasing innovants.
Une contribution directe à la compétitivité économique et aux engagements climatiques
En pleine dynamique de réindustrialisation, la Côte d’Ivoire a besoin d’alliances solides pour relever les défis énergétiques. Ce partenariat s’inscrit pleinement dans cette trajectoire en offrant des solutions concrètes aux entreprises et institutions pour réduire leurs charges d’exploitation, améliorer leur efficience énergétique et promouvoir des modèles durables alignés avec la COP 28 et les Objectifs de Développement Durable (ODD). Une avalanche de challenges pris en compte dans l’offre Smart Energy selon M. Rufus Kpan : « l’énergie est au cœur de la compétitivité. Ce que nous offrons à nos partenaires, c’est plus qu’une expertise technique : c’est un levier de performance, de résilience et de souveraineté énergétique »
À propos de Smart Energy
Smart Energy, fondée en 2017, est une filiale du Groupe Eranove et de la Compagnie Ivoirienne d’Électricité (CIE), spécialisée dans l’efficacité énergétique, l’autoproduction, le monitoring énergétique, la qualité de l’énergie et la maîtrise de la consommation. Elle se positionne comme un acteur de référence pour la transformation énergétique des entreprises, institutions et organisations structurées en Afrique de l’Ouest.
La capitale économique ivoirienne s’apprête à accueillir le Panel CYBERMAR 2025, du 14 au 16 mai 2025, un événement de haut niveau qui réunira les acteurs du cyber et du maritime pour échanger sur les enjeux de la cybersécurité dans ce secteur stratégique.
Organisé à l’Institut de Sécurité Maritime Interrégional (ISMI) de l’Académie Régionale des Sciences et Techniques de la Mer (ARSTM), ce panel vise à identifier les défis actuels et à proposer des solutions innovantes pour renforcer la résilience numérique du domaine maritime.
Durant trois jours, experts, décideurs et entreprises du secteur se pencheront sur des thématiques clés :
✔ Élaboration de politiques et stratégies de cybersécurité ✔ Opportunités de financement pour les entreprises du cyber ✔ Visite des stands d’exposition
En plus des conférences et panels de discussion, les participants auront l’opportunité de découvrir des innovations à travers l’exposition de solutions technologiques dédiées à la cybersécurité maritime.
Les professionnels du secteur, entreprises et investisseurs intéressés sont invités à s’inscrire dès maintenant pour participer aux échanges et réserver leurs stands d’exposition.
Le Panel CYBERMAR 2025 offre également des opportunités de partenariat et de sponsoring aux entreprises souhaitant renforcer leur visibilité dans l’écosystème cyber-maritime.
Du 12 au 14 mars 2025, le lycée Technique et professionnel de Man accueille la première édition des Olympiades Ivoiriennes des Arts et des Métiers du District des Montagnes, un événement organisé par le District Autonome des Montagnes. Cette initiative vise à mettre en lumière les talents des jeunes issus des établissements d’enseignement technique et de formation professionnelle du District , notamment le Lycée Professionnel de Guiglo, le Lycée Professionnel de Man, et le Lycée Technique et Professionnel de Man.
Les Olympiques ont pour principal objectif de valoriser les compétences et les talents des étudiants en formation technique, tout en les préparant à une insertion professionnelle réussie dans le tissu socio-économique de la Côte d’Ivoire. Cet événement revêt une importance particulière dans un contexte où l’insertion des jeunes dans le monde professionnel demeure un défi majeur.
Le Dr Albert Flindé, Ministre, Gouverneur du District Autonome des Montagnes, parrain de ces olympiades a souligné lors du lancement de l’événement que cette initiative vise à renforcer le lien entre l’enseignement technique et le monde du travail. « Nous devons œuvrer pour une insertion durable de nos jeunes dans le secteur socio-économique. À travers ces Olympiques, nous créons un cadre pour mettre en valeur le savoir-faire des jeunes formés dans nos établissements », a-t-il déclaré.
Le Ministre-Gouverneur a également insisté sur l’importance de développer des partenariats solides entre les écoles et les entreprises, tant publiques que privées, afin d’assurer une immersion efficace et dynamique des apprenants dans le milieu professionnel.
Le lancement officiel de l’événement s’est déroulé en présence du représentant du Ministre de l’Enseignement Technique, de la Formation Professionnelle et de l’Apprentissage, ainsi que des autorités locales. Cette cérémonie a marqué un moment fort de l’engagement du District des Montagnes pour le développement de la formation professionnelle et la promotion des métiers techniques dans la région.
Les Olympiques Ivoiriennes des Arts et des Métiers constituent une véritable vitrine pour les jeunes talents du District des Montagnes. Cet événement devrait non seulement stimuler l’esprit de compétition et d’excellence parmi les étudiants, mais aussi faciliter leur intégration dans le monde professionnel grâce à la rencontre avec des acteurs du secteur.
En mettant en avant les compétences et les créations des jeunes, ces olympiades contribuent à renforcer le rôle crucial de l’enseignement technique et professionnel dans la construction d’une main-d’œuvre qualifiée pour l’avenir.
Le District Autonome des Montagnes poursuit ainsi sa mission de favoriser le développement économique de la région, tout en ouvrant de nouvelles perspectives pour la jeunesse de la Côte d’Ivoire.