À travers 360 pages de recherche historique, le doctorant met en lumière les raisons politiques, économiques, foncières et institutionnelles qui, selon son analyse, ont empêché la mise en œuvre effective du transfert de la capitale politique et administrative de la Côte d’Ivoire à Yamoussoukro entre 1983 et 2019.
La salle de soutenance de l’Université Alassane Ouattara de Bouaké a servi de cadre, le mardi 28 juillet 2026, à la soutenance publique de la thèse de doctorat de Kouadio Kouamé Raphaël, consacrée à « La problématique du transfert de la capitale politique et administrative de la Côte d’Ivoire à Yamoussoukro de 1983 à 2019 ».
Devant un jury composé du professeur Gbodjé Sékra Alphonse, président, du professeur Jean-Michel Lattès, directeur de thèse, du professeur Brindoumi Ata Kouamé Jacob, rapporteur, ainsi que des professeurs Jean Gormo, de l’Université de Maroua au Cameroun, et Mamadou Bamba, de l’Université Alassane Ouattara de Bouaké, en qualité d’examinateurs, le candidat a défendu un travail scientifique de 360 pages qui se veut l’une des premières recherches historiques exclusivement consacrées au transfert de la capitale ivoirienne.
Dans son exposé introductif, le doctorant a rendu un vibrant hommage à son directeur de thèse, le professeur Jean-Michel Lattès, ainsi qu’à l’ensemble de ses encadreurs, enseignants, autorités administratives, politiques, coutumières et religieuses, sans oublier sa famille, dont le soutien a été déterminant tout au long de son parcours académique.
Pour justifier le choix de son sujet, Kouadio Kouamé Raphaël a rappelé que la loi n° 83-242 du 21 mars 1983 a officiellement transféré la capitale politique et administrative de la Côte d’Ivoire à Yamoussoukro. Toutefois, plus de quarante ans après son adoption, cette décision demeure, selon ses travaux, essentiellement juridique et symbolique, les principales institutions de la République continuant d’exercer leurs activités à Abidjan.
Selon lui, cette situation soulève une interrogation historique majeure : pourquoi le transfert effectif de la capitale n’a-t-il jamais été réalisé ?
Pour répondre à cette problématique, le doctorant a mobilisé des sources écrites et orales. Ses recherches l’ont conduit notamment à la Fondation Félix Houphouët-Boigny pour la Recherche de la Paix, aux Archives nationales de Côte d’Ivoire, au ministère de l’Intérieur, à la Direction générale de l’Administration du territoire ainsi qu’auprès de plusieurs acteurs ayant participé, de près ou de loin, au processus de transfert de la capitale.
Le candidat a néanmoins reconnu avoir été confronté à d’importantes difficultés, notamment l’indisponibilité de certaines archives, le refus de plusieurs personnalités de répondre à ses sollicitations et l’absence de documents administratifs essentiels.
Structurée en trois grandes parties et neuf chapitres, la thèse retrace l’évolution du projet de transfert de la capitale entre 1983 et 2019. Selon les conclusions présentées par le chercheur, plusieurs facteurs expliqueraient le blocage du processus, notamment les crises économiques des années 1980, les conflits fonciers, les crises militaro-politiques, l’absence de décrets d’application de la loi de 1983, la dissolution en 2012 du Programme spécial du transfert de la capitale ainsi que la concentration progressive des investissements publics à Abidjan.
À l’issue de sa démonstration, Kouadio Kouamé Raphaël estime que Yamoussoukro demeure aujourd’hui une capitale constitutionnelle, mais sans véritable effectivité administrative.
Les échanges avec les membres du jury ont essentiellement porté sur la méthodologie de recherche, les archives parlementaires, les débats ayant précédé le vote de la loi de 1983 ainsi que les témoignages des proches collaborateurs du président Félix Houphouët-Boigny. Répondant aux différentes observations, le candidat a reconnu certaines limites documentaires tout en s’engageant à intégrer les recommandations formulées dans la version définitive de sa thèse.
Au terme des délibérations, le jury, convaincu de la qualité scientifique du travail présenté, a élevé Kouadio Kouamé Raphaël au grade de Docteur en Histoire, avec la mention Très honorable. Cette distinction vient récompenser plusieurs années de recherches consacrées à l’un des sujets les plus sensibles de l’histoire institutionnelle contemporaine de la Côte d’Ivoire.
Intervenant en visioconférence depuis le Cameroun, le professeur Jean Gormo a salué la pertinence scientifique du sujet ainsi que la qualité de la présentation du candidat. Selon lui, cette recherche apporte une contribution importante à l’historiographie africaine en offrant un éclairage nouveau sur les dynamiques de construction des États postcoloniaux et sur les enjeux liés au transfert des capitales politiques.
Par la richesse de ses analyses et l’actualité de la problématique abordée, cette thèse ouvre de nouvelles perspectives de réflexion sur l’histoire institutionnelle de la Côte d’Ivoire et relance le débat sur l’avenir de Yamoussoukro en tant que capitale politique et administrative du pays.
Symakan née Coulibaly Adjatou, préfet du département de Zoukougbeu, a procédé le jeudi 1er Octobre octobre 2026, à la cérémonie de remise des intrants à 28 bénéficiaires issus des sous préfectures de Zoukougbeu et de Domangbeu, dans le cadre du projet d’appui au développement du secteur vivrier ( pasdv).
Prenant la parole, Blé Flan, directeur départemental de l’agriculture de Zoukougbeu, a indiqué qu’ils ont reçu des intrants pour une superficie de 25 hectares et demi pour 28 exploitants agricoles issus des sous préfectures de Zoukougbeu et de Domangbeu. Il a noté que l’année dernière, ils ont eu sept bénéficiaires et cette année ils sont à 28. Il s’est réjouie du fait que le projet est entrain de prendre forme dans le département de Zoukougbeu. Et il espère que l’année prochaine Dieu voulant, ils vont accroître ce chiffre pour plus de bénéficiaires puisque l’objectif c’est vraiment d’assurer l’autosuffisance alimentaire en ce qui concerne la production vivrière en Côte d’Ivoire.
Quant à Tidjane Traoré, chargé d’études à la direction d’évaluation des projets au ministère en charge de l’agriculture, par ailleurs point focal et chargé de Suivie au projet Pasdv, il a dit que ce projet a été initié par l’État de côte d’ivoire à travers le ministère de l’agriculture pour lutter contre l’insécurité alimentaire et ce projet vise à pousser la production maraîchers.
Selon lui, en ce qui concerne ce projet l’État a consenti un certain nombre de ressources pour acquérir du matériel agricole, des intrants agricoles qui sont distribués dans l’ensemble des départements de la côte d’ivoire.
C’est pourquoi, au nom du ministre de l’agriculture, et au nom de la coordinatrice du projet Jeannine Kouassi, qui a bien voulu mettre à la disposition de Zoukougbeu ces intrants-là pour que les producteurs puissent vraiment produire et que ces produits là, ne manquent sur le marché.
L’émissaire du ministère de l’agriculture, a exhorté les productrices de maraîchers à utiliser à bon escient ces produits mis à leur disposition.
» Évitez de revendre ces produits là,parce qu’on se rend compte que souvent ça se retrouvent sur le marché. Aidez l’Etat à vous aider d’avantage sans pourtant vendre ces produits là, utiliser les, réellement dans leurs productions de maraîchers. Il s’agit de tomates, gombos, piments, aubergines, concombre, oignons et du choux. On compte sur vous. » Au vu du travail bien fait, nous allons augmenter les quantités l’année prochaine. » a conseillé Tidjane Traoré, qui a terminé en remerciant le préfet du département de Zoukougbeu pour sa présence qui a donné plus d’éclat à cette cérémonie.
Symakan née Coulibaly Adjatou, préfet du département de Zoukougbeu, a pour part traduit toute sa reconnaissance au Chef de l’Etat, Son Excellence Monsieur Alassane Ouattara et à son Gouvernement pour avoir une oreille attentive à sa circonscription en apportant des intrants aux productrices de maraîchers. Il leur a rassuré que ces produits seront utilisés à bon escient.
La 3ᵉ réunion ordinaire de l’exercice 2026, du Conseil Régional du Cavally, a tenue le vendredi 2 octobre 2026 à Taï, a permis de faire le point sur les actions engagées et de définir de nouvelles priorités pour le département et la Région.
Au nom des populations, le Député-Maire de Taï, Hyppolite Bayala, a salué les actions du Président de la République, Son Excellence Alassane Ouattara, notamment l’érection de Taï en département, son raccordement au réseau électrique national, l’électrification des villages et le démarrage du bitumage de l’axe Guiglo-Taï.
Le Conseil Régional a également adopté son budget primitif 2027, avec un accent particulier sur les investissements et les actions de développement.
La ministre d’Etat, ministre de la Fonction Publique et de la modernisation de l’administration, présidente du conseil régional du Cavally, Anne Désirée Ouloto-Lamizana a annoncé le renforcement des actions en faveur de l’éducation, de la santé, de l’eau potable, de l’emploi des jeunes et de l’économie locale, ainsi que la mise à disposition d’engins lourds pour les grands travaux.
Un Carrefour du développement est également prévu au premier semestre 2027 pour mobiliser davantage de partenaires autour des opportunités d’investissement du Cavally.
Taï et le Cavally poursuivent ainsi leur marche vers un développement toujours plus ambitieux.
Le directeur régional du Commerce, de l’Industrie et de l’Artisanat de Gbêkê, Fadiga Mamadou, a conduit, samedi 3 octobre 2026, une opération de sensibilisation à l’intention des commerçants de Bouaké sur le respect de la réglementation relative à la commercialisation des boissons énergisantes.
Cette initiative intervient en prélude au lancement des contrôles répressifs prévus à partir du lundi 5 octobre prochain. Grossistes, détaillants et vendeuses ambulantes sont dans le viseur des services du ministère du Commerce. À travers une tournée dans plusieurs magasins et boutiques de la ville, Fadiga Mamadou est allé à la rencontre des acteurs de la chaîne de distribution pour les interpeller sur les restrictions encadrant la vente de certaines boissons énergisantes, notamment celles dont l’étiquetage porte la mention d’interdiction aux personnes âgées de moins de 18 ans, aux femmes enceintes et aux femmes allaitantes.
Au cours de cette opération menée avec l’autorisation du procureur de la République, le directeur régional a déploré la présence importante de ces produits dans les circuits de distribution de la ville, notamment aux abords des établissements scolaires, dans les boutiques et auprès des vendeuses ambulantes. Il a particulièrement dénoncé leur vente aux mineurs, malgré les avertissements clairement inscrits sur les emballages :« Nous sommes venus lancer un avertissement ultime aujourd’hui pour demander à tous ceux qui se livrent à ce type de commerce prohibé d’y renoncer. Parce que dès lundi, nos équipes vont investir tout le terrain », a prévenu Fadiga Mamadou.
Précisant que la commercialisation de ces boissons n’est pas interdite de manière générale, mais que leur vente aux personnes de moins de 18 ans est prohibée, il a annoncé des sanctions contre les contrevenants. Celles-ci comprennent notamment la saisie des stocks concernés et la mise à disposition des commerçants fautifs auprès du procureur de la République, à qui reviendra la décision sur les suites judiciaires à donner.
Outre la vente aux mineurs, cette tournée a permis de relever d’autres irrégularités liées à la conformité des produits. Le directeur régional a notamment signalé la présence d’un lot de boissons ne comportant aucune indication relative aux dates de production et de péremption. Une anomalie qui a immédiatement donné lieu à des instructions de saisie :« Les produits autorisés à la vente dans ce cas de figure sont ceux qui comportent un étiquetage clair en matière de date de production et de date de péremption. Ceux qui ne comportent pas ces mentions obligatoires sont sous le coup de la loi et nous les enlevons », a-t-il expliqué.
Profitant de l’occasion, Fadiga Mamadou a invité les populations à contribuer à la lutte contre la commercialisation des produits non conformes en signalant les infractions constatées. À cet effet, il a rappelé la disponibilité du numéro vert 1343 ainsi que des services déconcentrés du ministère du Commerce pour recueillir les dénonciations.
Le président des consommateurs de Bouaké, Diaby Kassamba a salué cette initiative qui vise à garantir une bonne santé aux populations.