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Société

Cacao en crise : la mobilisation des producteurs s’intensifie dans le Guémon« Même si c’est demain, on ira à Abidjan »

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« Même si c’est demain, on ira à Abidjan. » À Kéminsson, dans la sous-préfecture de Bangolo, les producteurs de cacao affichent leur détermination à poursuivre la mobilisation. Le message a été lancé par Sawadogo Amade, producteur, lors de la tournée du président du Syndicat national agricole pour le progrès de la Côte d’Ivoire (SYNAP-CI), Koné Moussa, dans le Guémon.

Mardi 22 septembre 2026, le responsable syndical s’est rendu à Guézon, Duékoué et Kéminsson, où s’est tenue la clôture de l’étape du Guémon. Dans les différentes localités, les producteurs ont fait état de difficultés liées au prix du cacao, aux charges de production, à la commercialisation et à des impayés qu’ils dénoncent.

« Nous travaillons cadeaux »

À Kéminsson, Dieu Bambio, planteur, résume en quelques mots le sentiment exprimé par les producteurs.

« La souffrance que nous vivons dans ce pays, c’est que nous sommes devenus pauvres. Pauvres de pauvres, nous sommes devenus en arrière. Aujourd’hui, nous souffrons cadeaux. On souffre cadeaux dans ce village. Nous travaillons cadeaux », témoigne-t-il.

Pour les producteurs rencontrés, la faiblesse des revenus rend de plus en plus difficile la prise en charge des besoins des familles et l’entretien des plantations.

Plus de 180 millions de FCFA d’impayés évoqués

À Kéminsson, Sawadogo Amade affirme que les difficultés de paiement constituent l’une des principales raisons de la colère des producteurs.

Selon lui, plus de 180 millions de FCFA seraient concernés par des impayés dans son village depuis 2025.

« Tout le cacao qu’on a vendu de 2025 jusqu’à aujourd’hui, ça n’a pas été payé », affirme-t-il.

Le producteur assure avoir multiplié les démarches pour obtenir des explications.

« Moi-même, je suis allé plus de 20 fois au Conseil pour dialoguer, pour chercher notre argent », témoigne-t-il.

Il affirme également que les producteurs disposent de nombreux reçus correspondant, selon lui, aux opérations réalisées.

« Nous ne voulons plus du DG »

Le mécontentement exprimé à Kéminsson porte également sur la direction du Conseil du Café-Cacao.

« Nous, on n’est pas prêts pour le DG. Nous ne voulons plus du DG », déclare Sawadogo Amade.

Pour lui, les producteurs sont désormais prêts à franchir une nouvelle étape dans la mobilisation.

« Nous, on est prêts. Même si c’est demain, on ira à Abidjan », insiste-t-il.

Cette déclaration intervient alors que le SYNAP-CI appelle les producteurs à rester mobilisés et à se tenir prêts pour la suite du mouvement.

À Guézon et Duékoué, même inquiétude

À Guézon, Koffi Lazare, planteur, s’interroge sur les moyens nécessaires au renouvellement des plantations.

« On nous dit de replanter. Replanter, qui va payer ? Qui paie ? », demande-t-il.

À Duékoué, Kouamé Koffi Jonas dénonce pour sa part les difficultés liées aux charges de production et au prix du cacao.

« Avec le prix du cacao à 1 200 francs CFA, on ne pourra jamais s’en sortir », affirme-t-il.

Il estime que l’écart entre les niveaux de prix évoqués par les producteurs aggrave leurs difficultés.

« Avec le prix de 2 800 à 1 200 francs CFA, c’est comme s’ils étaient en train de nous enfoncer dans un trou », déplore-t-il.

Koné Moussa : « C’est la réalité du terrain »

À Kéminsson, où s’est achevée l’étape du Guémon, Koné Moussa affirme avoir constaté une forte mobilisation.

« Je suis tellement content de tout ce que je viens d’entendre, de tout ce que je viens de voir : l’accueil, la mobilisation », déclare le président du SYNAP-CI.

Pour lui, la tournée permet de recueillir directement la parole des producteurs.

« C’est la réalité du terrain que nous voulons montrer au monde entier », affirme-t-il.

Le président du SYNAP-CI ajoute : « Ceux qui sont assis au 23e étage, à Abidjan, ne font que des mensonges. »

Des propos par lesquels le responsable syndical entend, selon lui, opposer les réalités exprimées dans les zones de production aux discours tenus depuis Abidjan.

Cap sur Abidjan

Après Bouaflé et le Guémon, la tournée nationale du SYNAP-CI doit se poursuivre avant un grand rassemblement annoncé à Abidjan.

Koné Moussa appelle les producteurs à rester mobilisés.

« Tenez-vous prêts pour le prochain mot d’ordre », lance-t-il.

Le syndicat entend notamment porter à Abidjan les revendications relatives au prix du cacao, aux difficultés de commercialisation et aux impayés dénoncés par les producteurs.

Il réclame également le départ sans délai du directeur général du Conseil du Café-Cacao.

Natacha kouakou

Société

Zoukougbeu / PASDV: 28 exploitants reçoivent des intrants agricoles

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Symakan née Coulibaly Adjatou, préfet du département de Zoukougbeu, a procédé le jeudi 1er Octobre octobre 2026, à la cérémonie de remise des intrants à 28 bénéficiaires issus des sous préfectures de Zoukougbeu et de Domangbeu, dans le cadre du projet d’appui au développement du secteur vivrier ( pasdv).

Prenant la parole, Blé Flan, directeur départemental de l’agriculture de Zoukougbeu, a indiqué qu’ils ont reçu des intrants pour une superficie de 25 hectares et demi pour 28 exploitants agricoles issus des sous préfectures de Zoukougbeu et de Domangbeu. Il a noté que l’année dernière, ils ont eu sept bénéficiaires et cette année ils sont à 28. Il s’est réjouie du fait que le projet est entrain de prendre forme dans le département de Zoukougbeu. Et il espère que l’année prochaine Dieu voulant, ils vont accroître ce chiffre pour plus de bénéficiaires puisque l’objectif c’est vraiment d’assurer l’autosuffisance alimentaire en ce qui concerne la production vivrière en Côte d’Ivoire.

Quant à Tidjane Traoré, chargé d’études à la direction d’évaluation des projets au ministère en charge de l’agriculture, par ailleurs point focal et chargé de Suivie au projet Pasdv, il a dit que ce projet a été initié par l’État de côte d’ivoire à travers le ministère de l’agriculture pour lutter contre l’insécurité alimentaire et ce projet vise à pousser la production maraîchers.

Selon lui, en ce qui concerne ce projet l’État a consenti un certain nombre de ressources pour acquérir du matériel agricole, des intrants agricoles qui sont distribués dans l’ensemble des départements de la côte d’ivoire.

C’est pourquoi, au nom du ministre de l’agriculture, et au nom de la coordinatrice du projet Jeannine Kouassi, qui a bien voulu mettre à la disposition de Zoukougbeu ces intrants-là pour que les producteurs puissent vraiment produire et que ces produits là, ne manquent sur le marché.

L’émissaire du ministère de l’agriculture, a exhorté les productrices de maraîchers à utiliser à bon escient ces produits mis à leur disposition.

 » Évitez de revendre ces produits là,parce qu’on se rend compte que souvent ça se retrouvent sur le marché. Aidez l’Etat à vous aider d’avantage sans pourtant vendre ces produits là, utiliser les, réellement dans leurs productions de maraîchers. Il s’agit de tomates, gombos, piments, aubergines, concombre, oignons et du choux. On compte sur vous. » Au vu du travail bien fait, nous allons augmenter les quantités l’année prochaine. » a conseillé Tidjane Traoré, qui a terminé en remerciant le préfet du département de Zoukougbeu pour sa présence qui a donné plus d’éclat à cette cérémonie.

Symakan née Coulibaly Adjatou, préfet du département de Zoukougbeu, a pour part traduit toute sa reconnaissance au Chef de l’Etat, Son Excellence Monsieur Alassane Ouattara et à son Gouvernement pour avoir une oreille attentive à sa circonscription en apportant des intrants aux productrices de maraîchers. Il leur a rassuré que ces produits seront utilisés à bon escient.

Par Kevin Bakou

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Société

3ᵉ RÉUNION STATUTAIRE À TAÏ : DE NOUVELLES PERSPECTIVES POUR LE DÉVELOPPEMENT DU CAVALLY

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La 3ᵉ réunion ordinaire de l’exercice 2026, du Conseil Régional du Cavally, a tenue le vendredi 2 octobre 2026 à Taï, a permis de faire le point sur les actions engagées et de définir de nouvelles priorités pour le département et la Région.

Au nom des populations, le Député-Maire de Taï, Hyppolite Bayala, a salué les actions du Président de la République, Son Excellence Alassane Ouattara, notamment l’érection de Taï en département, son raccordement au réseau électrique national, l’électrification des villages et le démarrage du bitumage de l’axe Guiglo-Taï.

Le Conseil Régional a également adopté son budget primitif 2027, avec un accent particulier sur les investissements et les actions de développement.

La ministre d’Etat, ministre de la Fonction Publique et de la modernisation de l’administration, présidente du conseil régional du Cavally, Anne Désirée Ouloto-Lamizana a annoncé le renforcement des actions en faveur de l’éducation, de la santé, de l’eau potable, de l’emploi des jeunes et de l’économie locale, ainsi que la mise à disposition d’engins lourds pour les grands travaux.

Un Carrefour du développement est également prévu au premier semestre 2027 pour mobiliser davantage de partenaires autour des opportunités d’investissement du Cavally.

Taï et le Cavally poursuivent ainsi leur marche vers un développement toujours plus ambitieux.

Par Kevin Bakou

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Société

Bouaké / Vente de boissons énergisantes aux mineurs : la répression annoncée

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Le directeur régional du Commerce, de l’Industrie et de l’Artisanat de Gbêkê, Fadiga Mamadou, a conduit, samedi 3 octobre 2026, une opération de sensibilisation à l’intention des commerçants de Bouaké sur le respect de la réglementation relative à la commercialisation des boissons énergisantes.

Cette initiative intervient en prélude au lancement des contrôles répressifs prévus à partir du lundi 5 octobre prochain. Grossistes, détaillants et vendeuses ambulantes sont dans le viseur des services du ministère du Commerce. À travers une tournée dans plusieurs magasins et boutiques de la ville, Fadiga Mamadou est allé à la rencontre des acteurs de la chaîne de distribution pour les interpeller sur les restrictions encadrant la vente de certaines boissons énergisantes, notamment celles dont l’étiquetage porte la mention d’interdiction aux personnes âgées de moins de 18 ans, aux femmes enceintes et aux femmes allaitantes.

Au cours de cette opération menée avec l’autorisation du procureur de la République, le directeur régional a déploré la présence importante de ces produits dans les circuits de distribution de la ville, notamment aux abords des établissements scolaires, dans les boutiques et auprès des vendeuses ambulantes. Il a particulièrement dénoncé leur vente aux mineurs, malgré les avertissements clairement inscrits sur les emballages :« Nous sommes venus lancer un avertissement ultime aujourd’hui pour demander à tous ceux qui se livrent à ce type de commerce prohibé d’y renoncer. Parce que dès lundi, nos équipes vont investir tout le terrain », a prévenu Fadiga Mamadou.

Précisant que la commercialisation de ces boissons n’est pas interdite de manière générale, mais que leur vente aux personnes de moins de 18 ans est prohibée, il a annoncé des sanctions contre les contrevenants. Celles-ci comprennent notamment la saisie des stocks concernés et la mise à disposition des commerçants fautifs auprès du procureur de la République, à qui reviendra la décision sur les suites judiciaires à donner.

Outre la vente aux mineurs, cette tournée a permis de relever d’autres irrégularités liées à la conformité des produits. Le directeur régional a notamment signalé la présence d’un lot de boissons ne comportant aucune indication relative aux dates de production et de péremption. Une anomalie qui a immédiatement donné lieu à des instructions de saisie :« Les produits autorisés à la vente dans ce cas de figure sont ceux qui comportent un étiquetage clair en matière de date de production et de date de péremption. Ceux qui ne comportent pas ces mentions obligatoires sont sous le coup de la loi et nous les enlevons », a-t-il expliqué.

Profitant de l’occasion, Fadiga Mamadou a invité les populations à contribuer à la lutte contre la commercialisation des produits non conformes en signalant les infractions constatées. À cet effet, il a rappelé la disponibilité du numéro vert 1343 ainsi que des services déconcentrés du ministère du Commerce pour recueillir les dénonciations.

Le président des consommateurs de Bouaké, Diaby Kassamba a salué cette initiative qui vise à garantir une bonne santé aux populations.

Prince koffi

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