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Société

Guichet unique automobile : visite de terrain du nouveau Directeur, Touré Souleymane à Bouaké et Korhogo

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Le tout nouveau directeur du Guichet unique automobile, M. TOURÉ Souleymane anciennement conseiller à la primature effectue du 2 au 4 août 2023 une visite de terrain à la rencontre des structures décentralisées et usagers de la chaîne des services du Guichet Unique Automobile. Pour cette première sortie, Touré Souleymane à la tête d’une forte délégation du Guichet venue d’Abidjan a échangé avec les agents du Guichet Unique Automobile en service à Bouaké le jeudi 3 août 2023, Première étape de la visite qui conduira la délégation le vendredi 4 août à Korhogo.

45 jours après sa prise de service ( nommé le 20 juin 2023), et après avoir rencontré toutes les structures de la chaîne du Guichet à Abidjan, mais également les usagers (transitaires, propriétaires de véhicules, syndicats), le nouveau directeur du Guichet unique automobile ( DGUA), Touré Souleymane, entreprend une mission de prise de contact et de suivi des nouvelles procédures d’immatriculation des véhicules automobiles et engins avec l’avènement du nouveau système d’immatriculation initiale des véhicules automobiles en Côte d’Ivoire, (entrée en vigueur depuis le 1er juin 2023), dans les services déconcentrés de Bouaké et Korhogo. Cette visite qui lui permettra de relever les difficultés rencontrées vise à aplanir tous les points de résistance des Acteurs mais et surtout les mettre en mission pour relever ensemble les défis liés à la mise en œuvre du nouveau système d’immatriculation initiale des véhicules ( NSIIV).

Etape de Bouaké

Arrivée la veille à Bouaké, la délégation du Guichet Unique Automobile conduite par son directeur Touré Souleymane a visité ce jeudi 3 aout 2023 les installations de la direction régionale de Bouaké, quartier Nimbo et a échangé avec les différents responsables et les agents.
Au titre des services administratifs déconcentrés de l’état, la délégation a pu visiter les locaux du Bureau d’immatriculation des véhicules ( Biva) ou encore RTI ( réception à titre isolé). Ce dernier est chargé de l’identification des numéros de châssis et les puissances des véhicules. Elle a poursuivi sa visite avec les Douanes ivoiriennes, chargées du dédouanement des véhicules, le ministère du commerce en charge de la vérification, attribution du code occasionnel et d’un numéro chrono et enfin la régie du trésor public.
Au titre des structures privées, la délégation a visité les bureaux de Côte d’Ivoire Logistique en charge de l’ouverture et acheminement des dossiers relatifs aux véhicules. Il est également chargé de la numérisation du dossier et de la facturation. La suite de la visite a conduit chez Quipux Afrique chargé de l’édition de la carte grise ; chez Sicta et Mayelia pour les visites techniques et enfin au bureau de la structure 2GE. Si cette dernière entité a cessé de fabriquer les plaques d’immatriculation depuis le 1er juin 2023, date de l’avènement du NSIIV, à Bouaké tout comme à Abidjan, elle laisse un passif de plusieurs milliers de dossiers à épurer dont 21000 à Bouaké.

En effet, face à cette lenteur de fabrication des plaques d’immatriculation par la société 2GE , l’Etat de Côte d’Ivoire avait commis une deuxième structure comme appui : Côte d’Ivoire Logistique express. Mais à Bouaké sur les 3000 dossiers sur leurs tables, seulement 167 ont été traités. Selon le directeur régional du Guichet Unique Automobile M. Dembélé, l’arrivée de la délégation du directeur Touré Souleymane à Bouaké devrait résoudre autant de difficultés rencontrées depuis l’annonce du NSIIV.
Selon lui, la direction régionale a arrêté le traitement des dossiers relatifs à l’immatriculation des véhicules depuis le 7 juillet 2023 avec près de 3000 dossiers en attente d’être basculés dans le nouveau processus initié avec le NSIIV.
Le directeur régional a également souligné que son antenne ne traite que les dossiers des véhicules importés et les engins à 2 et 3 roues. Pas de véhicule neuf ou de franchise.
Enfin, ouvert le 2 février 2009, la direction régionale du Guichet Unique Automobile a connu une fermeture entre 2015 et 2017. Il a été rouvert avec l’arrivée du ministre des transports Amadou Koné en 2017.

Les préoccupations des transitaires et syndicats de motos taxis et tricycles de Bouaké

S’ils sont tous unanimes sur la lenteur de la délivrance des plaques d’immatriculation, ils ont tous salué l’avènement du NSIIV. Toutefois ils ont souhaité savoir et comprendre son fonctionnement.
« Quelle est la position de Quipux et le paiement de sa facture pour l’édition de la carte grise dans le nouveau système d’immatriculation ; que deviendront les dossiers en attente de fabrication de plaques d’immatriculation de l’ancien système sous 2GE et sous Côte d’Ivoire logistique express et Mayelia ; comment seront traités les dossiers passifs que 2GE et Sicta ont déjà encaissé le montant de la plaque et de sécurisation ; quel sera le processus d’acheminement des dossiers dans le nouveau système d’immatriculation du début jusqu’à la pose de la plaque vu que le NSIIV n’est pas encore installé à Bouaké » ont-ils interrogé avant de plaider.

Le plaidoyer des syndicats des transitaires

Si tout le monde reconnaît des difficultés de livraison des plaques d’immatriculation, les usagers de Bouaké où la majorité sont des engins à 2 et 3 roues, plaident auprès du ministre des transports afin de produire une circulaire en direction des forces de l’ordre qui permet aux usagers qui ont déjà leurs dossiers en cours de traitement, les autorisant à circuler en attendant le déblocage de la situation indépendante de leurs volontés.

Touré Souleymane : « Donnez-moi 100 jours »

Si cette première visite de terrain a permis au nouveau directeur de s’imprégner des conditions de travail de ses collaborateurs extérieurs, notamment la vétusté des bâtiments et le manque des locaux et du personnel pour certains services, il a à son tour reconnu que l’avènement de tout nouveau système ou programme peut être source d’incompréhension au départ et de dysfonctionnement des services.
« Non seulement le NSIIV vient apporter une réponse à toutes ces préoccupations mais nous aussi notre venue au Guichet vient booster votre moral. L’administration et l’état que nous représentons doivent être proches des usagers que vous êtes au-delà de juguler le bon fonctionnement de tous les services concernés.
Nous sommes des partenaires et ce titre, tout sera mis en œuvre pour satisfaire tout le monde. Donnez-moi 100 jours pour voir tous les signaux au vert » a-t-il promis .

Les avantages du NSIIV

Le directeur Touré Souleymane a rappelé les dispositions qui ont amené le gouvernement à instaurer le NSIIV et ses avantages.
Selon lui, le gouvernement ivoirien, à travers le Ministère des Transports, en instaurant un nouveau système d’immatriculation initiale des véhicules (NSIIV), vient ici accélérer la mise en place d’un autre système, celui de la vidéo-verbalisation.
« Il vient résoudre la question des fausses plaques d’immatriculation en circulation ; le doublon de numéro de plaque d’immatriculation ; de certaines plaques illisibles ; de la dégradation prématurée des plaques d’immatriculation ou encore de la lenteur dans la production des plaques » a-t-il dit.

La nouvelle plaque d’immatriculation

Notons que la nouvelle plaque d’immatriculation est d’une qualité supérieure à celle existante.
Sa matière de type PMMA en acrylique (Poly Méthacrylate de Méthyle Acrylique), est commercialement connue sous différents noms, tels que plexiglass, acrylique et perspex; et joue un rôle de protection de la numérotation d’immatriculation contre les agressions extérieures.

La plaque est certifiée par la norme BS AU 145e:2018 qui répond aux neufs ( 9) tests et exigences suivants:
✓ Résistance aux chocs
✓ Résistance à la corrosion
✓ Résistances aux intempéries
✓ Résistance aux solvants
✓ Résistance thermique
✓ Colorimétrie
✓ Rétroflexion de la lumière visible
✓ Résistance à la réflexion
✓ Résistance à l’abrasion
La plaque PMMA en acrylique est munie d’un adhésif qui permet un laminage avec le film rétro- réflectif.
Les plaques PMMA sont fournies sous 3 formats différents :
· Format Auto (520x111mm)
· Format Carré (279x203mm)
· Format Moto (229x178mm)

Le film rétro-réflectif est sécurisé́ par un certain nombre d’éléments optiques que sont :
· Une étiquette holographique intégrant des effets optiques de haute sécurité́,
· Un numéro unique permettant la traçabilité́ des films,
· Une impression flexo-graphique comportant des micro-textes.
Le film est compatible avec une impression digitale par laser toner du numéro d’immatriculation de la plaque.

Son but

La nouvelle plaque d’immatriculation permettra d’attribuer à tout véhicule automobile en Côte d’Ivoire, un numéro d’ordre automatique, inscrit sur les plaques d’immatriculation dès la première immatriculation jusqu’à la destruction du véhicule, de façon à simplifier la procédure actuelle d’immatriculation et à accélérer la production et la pose des plaques d’immatriculation.
« Enfin, l’usager verra sa plaque posée au bout de trois jours après l’ouverture de son dossier contre plusieurs mois par le passé » a-t-il ajouté avant d’annoncer l’ouverture dans les prochaines semaines du bureau des services du NSIIV à Bouaké.
Une visite du site de Mayelia au quartier Ngattakro et une autre cette fois de courtoisie au préfet de région, préfet du département de Bouaké ont mis fin à cette première étape de la visite de terrain du directeur du Guichet unique automobile.

La forte délégation venue d’Abidjan

Notons que la délégation conduite par le directeur Touré Souleymane est composée des représentants de toutes les entités intervenant au Guichet Unique Automobile et qui ont tous adhéré au plan d’action du représentant du Ministre Amadou KONÉ.
Il s’agit du lieutenant colonel Kouamé Pokou Thierry du service des douanes, monsieur MOKOU Christian Sous-directeur du Biva, Mme Money Edwige Taki de Côte d’Ivoire Logistique, Mme Kobon née Kablan Eba Gisèle du ministère du commerce, M. Kacou Clément de Quipux Afrique, du directeur de NSIIV et plusieurs proches collaborateurs du DGUA et du ministre des transports.

Sercom Guichet Unique Automobile

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Société

Bouaké/ Assahoré Konan Jacques invite les jeunes à saisir les opportunités d’emploi.

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Le président du Conseil régional de Gbêkê, Assahoré Konan Jacques, a invité les jeunes de la région à saisir les différentes opportunités de formation, de financement et d’emploi mises à leur disposition par le gouvernement et le Conseil régional, afin de favoriser leur insertion socioprofessionnelle. Il a lancé cet appel, le vendredi 24 juillet 2026, à l’occasion de la troisième session ordinaire du Conseil régional de Gbêkê, tenue à l’hôtel Vinciane de Bouaké, en présence de plusieurs personnalités politiques, administratives et coutumières.

Cette session avait notamment pour objectif de faire le point sur l’exécution du budget primitif et d’adopter le budget modificatif n°1 de l’année 2026. Elle a également permis de dresser un bilan à mi-parcours de l’année, afin d’identifier les besoins urgents des populations. À cette occasion, Assahoré Konan Jacques a félicité les conseillers régionaux pour leur implication dans la réalisation et la remise de 160 ouvrages aux populations au début du mois de juillet.

Dans son allocution, il a exhorté les jeunes à s’inscrire dans la troisième phase du Contrat de désendettement et de développement (C2D3), afin de bénéficier de financements et d’un accompagnement pour la réalisation de leurs projets et la création d’activités génératrices de revenus:« L’une de nos préoccupations majeures, c’est l’emploi de nos jeunes. En effet, le gouvernement met en place beaucoup de projets pour occuper sainement nos jeunes. Alors, je pense que nos jeunes doivent prendre conscience et saisir ces opportunités. Ils doivent se dire que le gouvernement fait beaucoup pour eux et qu’ils doivent l’accompagner en s’inscrivant dans cette dynamique et dans les projets qu’il initie pour leur permettre d’être autonomes. Je les invite à s’inscrire dans cette nouvelle phase du C2D3 afin de bénéficier de ces accompagnements », a-t-il conseillé.

Poursuivant, le président du Conseil régional a expliqué que l’adoption du budget modificatif vise à poursuivre la mise en œuvre des projets de développement au bénéfice des populations, notamment dans les domaines des infrastructures éducatives et sanitaires, de l’accès à l’eau potable et d’autres secteurs prioritaires:« Vous savez que la gestion d’un Conseil régional est une gestion prévisionnelle. En début d’année, nous avons fait une programmation pour réaliser un ensemble de projets. Chemin faisant, nous avons eu des situations qui nécessitaient que nous modifiions le budget pour prendre en compte les ressources additionnelles qui se sont dégagées et ajuster les dépenses », a-t-il fait savoir.

En outre, Assahoré Konan Jacques a appelé à l’unité et à la cohésion au sein de la chefferie traditionnelle, dans un contexte marqué par des mésententes. Il a, à cette occasion, offert, au nom du Vice-Premier ministre, un minicar à la chefferie traditionnelle afin de faciliter sa mobilité lors de ses différentes rencontres.

Au nom de la chefferie traditionnelle, le président régional de la Chambre des rois, Nanan N’Goran Koffi II, a exprimé sa gratitude au donateur et réaffirmé l’engagement des chefs traditionnels à œuvrer en faveur de la cohésion:« Nous voulons la cohésion, une Côte d’Ivoire solidaire, une Côte d’Ivoire réunie et une Côte d’Ivoire qui se développe davantage », a-t-il déclaré.

De son côté, le préfet de Sakassou, Tiebgé Bonaventure, représentant le préfet de région, préfet du département de Bouaké, a félicité le président du Conseil régional et l’ensemble des conseillers pour les nombreux ouvrages réalisés en vue d’améliorer les conditions de vie des populations.

Prince Koffi

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Société

Accident de Touba-Biankouma : Diarra Transport lourdement sanctionnée, sa carte de transporteur suspendue

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Les premières conclusions de l’enquête administrative sur le dramatique accident de la circulation survenu sur l’axe Touba-Biankouma sont sans appel. À l’issue des investigations menées par le Bureau Enquête et Analyse Accident (BEA), le Ministère des Transports et des Affaires Maritimes a décidé de prendre de sévères sanctions à l’encontre de la compagnie Diarra Transport, mise en cause dans ce drame qui a coûté la vie à plusieurs personnes.

Saisi le 13 juillet 2026, le BEA avait pour mission de déterminer les circonstances exactes de l’accident ainsi que les éventuels manquements techniques et administratifs. Selon le rapport préliminaire, plusieurs irrégularités ont été relevées dans la gestion du parc automobile de la société. Les enquêteurs évoquent notamment des violations de la loi d’orientation du transport intérieur de 2014 ainsi que de la réglementation de 2017 relative au contrôle technique des véhicules.

Face à la gravité des faits constatés, le Ministère des Transports et des Affaires Maritimes a décidé d’agir sans attendre l’issue de la procédure judiciaire. À compter du 24 juillet 2026, la carte de transporteur de Diarra Transport est suspendue, entraînant de fait l’arrêt de ses activités.

En outre, l’ensemble des autocars de la compagnie devra être transféré à Abidjan afin d’être soumis à une inspection technique approfondie et à un contrôle de conformité administrative sous la supervision des services compétents du Ministère.

La reprise des activités de la société sera également conditionnée à la présentation du Certificat d’Aptitude de Conducteur Routier (CACR) pour chacun de ses chauffeurs. Ce document, obligatoire pour l’exercice de la profession, devra être produit avant toute remise en circulation des véhicules.

Sur le plan financier, Diarra Transport devra régler l’ensemble des amendes liées aux infractions routières commises par ses véhicules, ainsi que les frais engagés dans le cadre de la prise en charge des conséquences de l’accident.

Au-delà de cette affaire, le Gouvernement entend adresser un message fort à l’ensemble des transporteurs routiers. Ces sanctions illustrent la volonté des autorités de renforcer le respect des normes de sécurité et de lutter contre les comportements mettant en danger la vie des usagers de la route.

Dans son communiqué signé par le Directeur de Cabinet, Dioman Coné, le Ministère rappelle que ces mesures entrent en vigueur dès leur publication et resteront applicables jusqu’à leur exécution complète, sans préjudice des poursuites judiciaires qui pourraient être engagées contre les personnes concernées.

À travers cette décision, les autorités réaffirment leur détermination à promouvoir un transport routier plus sûr et à faire respecter le mot d’ordre : « Stop à l’incivisme sur la route. »

Christ Kémondé

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Société

Univers du Bois en Cote d’Ivoire

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Koffi Kouadio Guy
Président de l’UAPB-CI fait une plaidoirie:
 » Nous demandons a l’Etat d’engager un dialogue entre le ministère des Eaux et Forêts, les industriels du Bois, et les artisans. »

Apres son investiture le 13 juin dernier a Yamoussoukro comme Président de l’Union des Artisans Professionnels du Bois de Cote d’Ivoire (UAPB-CI), Koffi Kouadio Guy par ailleurs Président de la Chambre Régionale de Métiers de Yamoussoukro s’est penche sur la question cruciale de l’avenir du Bois en Cote d’Ivoire.
C’était le mercredi 22 juillet en ses bureaux sis a Toumodi.

Le président de l’Union des artisans professionnels du bois de Côte d’Ivoire (UAPBCI) a appelé les pouvoirs publics à renforcer les mesures en faveur de la filière bois, notamment à travers le reboisement, un meilleur accès des artisans au bois d’œuvre et une concertation permanente entre l’État, les industriels et les professionnels du secteur.
Il s’exprimait relativement aux défis de la profession.

Investie officiellement le 13 juin dernier à Yamoussoukro, l’Union des artisans professionnels du bois de Côte d’Ivoire (UAPBCI) entend faire du reboisement l’une de ses priorités. Selon son président Koffi Kouadio Guy, cette initiative répond à un double objectif : lutter contre les effets du changement climatique et garantir la pérennité des métiers du bois.
Il a rappelé que, dans les années 1960, le bois figurait parmi les principales richesses économiques du pays. Toutefois, l’exploitation intensive des ressources forestières, sans reboisement suffisant, a progressivement fragilisé la filière.

Regroupant plus de 1 500 artisans répartis sur l’ensemble du territoire national, l’organisation souhaite mobiliser ses membres autour d’importants programmes de reboisement. Elle déplore cependant le manque de terres disponibles pour développer ces plantations.
Le responsable de l’UAPBCI a également dénoncé les difficultés d’approvisionnement en bois auxquelles sont confrontés les artisans. Pour lui, une grande partie de la production nationale est destinée à l’exportation, tandis que le marché local reste insuffisamment approvisionné, poussant certains professionnels vers le sciage clandestin, une pratique interdite par la réglementation ivoirienne et passible de lourdes sanctions.
Face à cette situation, il a exhorté les artisans à se conformer à la législation en obtenant les agréments requis et en s’approvisionnant exclusivement auprès des circuits autorisés.

L’organisation plaide par ailleurs pour la mise en place de centrales d’achat régionales afin de faciliter l’accès au bois, notamment pour les artisans installés dans les localités situées au-delà du 8ᵉ parallèle, où les scieries sont peu nombreuses et où les coûts de transport restent élevés.

Le président de l’Union appelle également l’État à engager un dialogue entre le ministère des Eaux et Forêts, les industriels du bois et les artisans afin d’améliorer la disponibilité de la matière première sur le marché local, de favoriser une meilleure régulation des prix et de préserver les emplois dans la filière.
Estimant que les métiers du bois demeurent de véritables opportunités d’insertion professionnelle pour les jeunes, il regrette qu’ils attirent de moins en moins de candidats malgré leur fort potentiel économique.

En conclusion, Koffi Kouadio Guy a lancé un appel à tous les Ivoiriens à participer aux efforts de reboisement en plantant chacun un arbre, rappelant que « le bois, c’est la vie », un geste indispensable pour préserver les ressources forestières et assurer l’avenir de toute la filière.

Alassane Digbeu

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