La chefferie cantonale Akouè de Yamoussoukro n’est pas contente. Pour cause, elle déplore un cas d’usurpation savamment orchestrée par Dahouet Augustin, fils du frère Cadet de Houphouët-Boigny qui s’est fait passé pour le chef canton des Akouè lors de la visite au palais de l’équipe Camerounaise de football présente en Côte d’Ivoire pour prendre part à la 34e édition de la Coupe d’Afrique des Nations de football.
Le mercredi 10 janvier dernier, les Lions Indomptables du Cameroun ont foulé la terre de Nanan Yamousso. Accueillis à leur descente d’avion à l’aéroport international de Yamoussoukro par leur ambassadrice en Côte d’Ivoire, l’ex-international footballeur Samuel Eto’o, président de la fédération camerounaise de football et sa délégation ont souhaité déposer une gerbe de fleur sur la tombe du Président Félix Houphouët-Boigny en souvenir à la coupe remportée en 1984 en terre ivoirienne. Lors de cette visite au caveau, Dahouet Augustin s’est prévalu du titre de Chef Canton des Akoué devant la délégation camerounaise conduite par son ambassadrice en Côte d’Ivoire son Excellence Madame Moloko Epse Assène N’kou Marie Yvette.
Comment Augustin Dahouet à t-il réussi sa marascade?
Photo de Dahouet Augustin en rouge avec l’ambassadrice de Cameroun et Samuel Eto’o
Comme de coutume, Dahouet Augustin a encore bénéficié de la complicité de sa mère dame Ouffouet Monique Dahouet en trompant la confiance du commandant du palais, Colonel Coulibaly Christophe, L’ambassadrice du Cameroun et de Samuel Eto’o Fils. Selon une source bien introduite, le commandant aurait reçu un coup de fil de dame Monique Dahouet qui lui fait savoir que Samuel Eto’o voudrait saluer la Mémoire du père fondateur, Félix Houphouët Boigny, justifiant qu’elle a été marraine du mariage de Samuel Eto’o. En cette qualité, elle voudrait lui permettre cette faveur particulière et à madame l’ambassadrice du Cameroun .
A sa grande surprise, l’équipage de sécurité constate que c’est toute la délégation camerounaise qui est en ordre pour la visite du caveau familial du président Houphouët-Boigny. C’est au cours de cette visite que Dahouet Augustin en complicité avec sa mère va s’octroyer les attributs de chef pour se présenter comme chef canton des Akouè devant les camerounais et à la surprise des autorités préfectorales et militaires du palais présidentiel de Yamoussoukro.
Il faut rappeler que cela fait plus 10 ans que Dahouet Augustin et sa mère troublent l’ordre des choses en tenant tête à toutes les institutions étatiques de Côte d’Ivoire. Dr Augustin Thiam, de son nom de règne a été reconnu par les autorités préfectorales à travers un arrêté préfectoral signé le 16 octobre 2014 et présenté à l’ensemble des chefs Akouè le mercredi 22 octobre et, ce, dans les locaux de la sous-préfecture par nanan Konan Kan, chef du village de Kami, garant intérimaire de la chefferie traditionnelle de N’Gokro.
la Cour suprême, à travers sa Chambre administrative, a tranché en son audience du 26 avril 2017 après avoir pris connaissance des conclusions rendues le 24 décembre 2016 par la justice de la Chambre des rois et des chefs traditionnels de Côte-d’Ivoire en jugeant irrecevable la requête de Dahouet Augustin Boigny. En conséquence, elle a proclamé Thiam Augustin Houphouët, le seul et unique chef du canton Akouè avec pour nom de règne Nanan Boigny N’dri III. Une grosse a été produite dont copie a été rendue publique.
Malgré la décision de la Haute juridiction de la Côte d’Ivoire, le Sieur Dahouet Augustin à continuer de récidiver dans sa posture de contestataire et de déstabilisateur de la chefferie cantonale Akouè.
La question, pourquoi Dahouet Augustin foule au pied les lois du pays plus de dix ans et n’est en aucun moment inquiété? Il y a-t-Il une loi pour le commun des mortels et une autre pour M. Dahouet? Autrement dit, M. Dahouet serait-il au-dessus de la loi? Et pourtant, la loi de la république est claire pour les usurpateurs de titre. Un individu qui se met dans les parures de chef sans avoir un document officiel qui se présente en public, doit subir la rigueur de la loi. Dahouet et sa mère ne sont pas à leurs premières manœuvres.
Pour comprendre cette affaire, ne serait-il pas important de remonter dans le temps. jusqu’en 1974, lorsque la génitrice du susnommé, née Dame Ouffouet Monique, a décidé, pour des raisons que l’on devine aisément aujourdhui, de changer son patronyme pour prendre celui de Houphouët-Boigny comme le certifie la grosse No 66 du 14 juin 1974 du Tribunal de 1ère Instance de Bouaké dont nous détenons copie.
Ce changement d’identité est motivé pour sa volonté de devenir fille de la famille, notamment de Augustin Houphouët-Boigny, frère cadet de Félix Houphouët-Boigny, décédé en 1938.
Aussi, Dame Ouffouet Monique, prendra le nom à compter de cette date, Houphouët Boigny Monique.
Elle a aussi demandé à faire changer le nom de son père. Mais pas que puisque son année de naissance fut également changée.
Ayant découvert que Augustin Houphouët , celui dont elle pretend être la fille, est mort en 1938, et qu’elle-même serait née en 1942. Soit quatre (4) ans après la mort de son prétendu père. Elle demande donc au ttribunal de Bouaké d’augmenter son âge de 5 ans, et de la faire naître en 1937…
Pour pouvoir être née un an avant la mort de celui dont elle pretend être la fille…Ouf !
Comment s’étonner que le sieur Augustin Dahouet, devenu, par la volonté de sa mère, un descendant du président Houphouët Boigny, revendique, lui aussi, le trône des Akouè? N’a-t-il pas de qui tenir ? Et surtout, ne suit-il pas, par cette attitude, le destin que lui a tracé sa génitrice ? Quant celui-ci, pour élargir les sillons tracés par sa mère s’établit un prétendu arrêté de nomination selon lui établi par le royaume de Walèbo. Nous pouvons prouver qu’il s’agit d’un faux.
De plus, Selon le N° d’établissement de l’arrêté de Augustin Daouhet, il a été le seul et unique délivré par Walèbo.
Il n’y a pas eu avant et pas eu un autre après.
Si le royaume Baoulé de Sakassou était habilité à délivrer des arrêtés de nomination des chefs canton, ce qui n’est pas le cas, il ne commencerait pas et ne s’arrêterait pas qu’en un seul.
Mais, la chefferie traditionnelle qui a ses réalités ne saurait tomber entre les mains du premier venu
Les chefs traditionnels du canton Akouè de Yamoussoukro ont décidé de fédérer leurs énergies au sein d’une nouvelle organisation dénommée « Conseil du Canton ». Cette structure, qui regroupe l’ensemble des chefs des villages du canton, entend promouvoir la cohésion sociale, renforcer la solidarité entre les communautés et préserver les us et coutumes dans la capitale politique ivoirienne.
À la tête de cette nouvelle organisation a été désigné Nana Kacou Djédjéwé II, chef du village-quartier Akpéssekro. Le nouveau président du Conseil du Canton a placé son mandat sous le signe du rassemblement et de la paix.
« Il y a eu tellement de problèmes de chefferie dans notre département. Ma première mission sera d’essayer de colmater les brèches afin d’unir les populations dans la fraternité et l’union. Car seule l’union peut faire notre force autour de notre chef de canton », a-t-il déclaré.
Pour Nana Kacou Djédjéwé II, le rôle d’un leader traditionnel repose avant tout sur l’écoute et le service envers les autres chefs et les populations.
« Être devant les autres, c’est être à leur service. Quand tes pairs te choisissent pour les diriger, tu deviens leur premier serviteur », a-t-il expliqué, avant de rappeler son parcours d’ancien gendarme à la retraite et son expérience dans la vie associative et politique locale.
Le nouveau président du Conseil du Canton entend également engager plusieurs réformes pour renforcer l’organisation de la chefferie Akouè. Parmi ses priorités figurent la création d’une maison de la chefferie, la mise en place d’un bureau chargé de la discipline et du maintien de l’ordre, ainsi que la résolution des conflits qui fragilisent parfois les relations entre certains chefs de villages.
« Nous devons être solidaires. Certains chefs sont injustement traduits devant les tribunaux pour être humiliés. Cela doit cesser », a-t-il martelé.
Dans son message à la population, Nana Kacou Djédjéwé II a surtout insisté sur les valeurs de paix et de cohésion léguées par le père fondateur de la Côte d’Ivoire, Félix Houphouët-Boigny.
« Houphouët-Boigny disait que la paix est la seconde religion des habitants de Yamoussoukro. Aujourd’hui, nous devons maintenir cette flamme de paix, de fraternité et de solidarité », a-t-il affirmé.
Intervenant à son tour, le chef du canton Akouè, Nana Boigny N’dri III, Ministre Gouverneur du District Autonome de Yamoussoukro, a salué la mise en place de cette nouvelle organisation qu’il considère comme une actualisation nécessaire de l’ancienne association des chefs de villages Akouè.
« Toute association a besoin d’actualisation et de renouvellement. Les principes restent les mêmes : maintenir la paix sociale, resserrer les liens entre les populations et préserver la cohésion sociale », a indiqué le Ministre Gouverneur.
Désigné président d’honneur du Conseil du Canton, Nana Boigny N’dri III a rappelé que les chefs traditionnels continueront de travailler en étroite collaboration avec la Chambre nationale des Rois et Chefs traditionnels de Côte d’Ivoire ainsi qu’avec le corps préfectoral, afin de garantir la stabilité sociale et le vivre-ensemble dans le canton Akouè.
Figure emblématique du zouglou ivoirien et auteur de nombreux titres à succès, l’artiste Yabongo Lova est annoncé pour un spectacle inédit à l’Hôtel de Ville de Bouaké, le 14 juin 2026.
Ce concert, initié par la structure Beka Productions, vise à rendre un hommage au Maire de la ville de Bouaké, le Ministre Amadou KONÉ pour toutes ces actions et réalisation en faveur du développement de la culture et aussi renforcer l’attractivité de la ville de Bouaké tout en valorisant la culture et les talents artistiques locaux. L’annonce officielle de cet événement majeur a été faite le mercredi 13 mai 2026, au cours d’une conférence de presse organisée par le promoteur lors d’une émission radiophonique.
Placée sous le parrainage du ministre des Transports et maire de la commune de Bouaké, Amadou Koné, cette initiative s’inscrit dans la dynamique du projet Bouaké Nouveau, qui ambitionne de faire de la capitale du Gbêkê un pôle touristique, culturel et artistique de premier plan.
À cette occasion, Ismaël Berté, plus connu sous le nom de Ismo Beka, promoteur de l’événement, a expliqué les motivations de ce concert:« Nous avons décidé de faire venir l’artiste Yabongo Lova afin qu’il puisse communier avec ses nombreux fans de Bouaké. À travers ce concert, nous voulons apporter notre contribution à la promotion du Bouaké Nouveau. Notre ambition est de participer au rayonnement de Bouaké en tant que ville touristique et artistique. Le spectacle promet plusieurs heures d’animation avec également la participation de quelques artistes locaux », a-t-il déclaré.
Pour terminer, le promoteur a invité les populations à se mobiliser massivement en se procurant les tickets déjà disponibles dans les différents points de vente, afin de garantir le succès total de cet événement culturel.
Initialement prévue pour se tenir le dimanche 10 mai 2026 à la place publique de Duékoué, l’intronisation de Guiré en qualité de chef du canton central de Duékoué a vivement été contestée ce vendredi 8 mai 2026, par les garants de la tradition de ladite commune, lors d’une visite de travail rendue au nouveau préfet de la région du Guémon. Une plainte qui sonne aussi comme la contestation des manoeuvres souterraines du préfet du Guémon sortant, le nouveau préfet de région étant moins au parfum des réalités du Guémon, moins d’un mois après sa prise de fonction.
Le déclic
Le jeudi 7 mai 2026, à l’occasion de la première visite administrative organisée par Addoh Tano, nouveau préfet du Guémon à la chambre des rois et chefs traditionnels du Guémon, plusieurs chefs du canton central de Duékoué ont affirmé avoir été mis à l’écart au profit des chefs de quartiers. « La majorité des chefs présents était des chefs de quartiers. Ce qui n’est pas normal », ont-ils dénoncé.
L’objectif de la saisine administrative régionale
Selon M. Glou, « cette démarche administrative vise à annuler purement et simplement la cérémonie d’investiture de Guiré prévue le dimanche 10 mai 2026, en raison des profondes dissensions sociales qui pourraient survenir dans une zone où de modestes crises se transforment aisément et régulièrement en une véritable crise inter-communautaire, très meurtrière ».
Un processus électoral traditionnel pourtant bouclé depuis plusieurs
Seul candidat sur les 5 en lice ayant été désigné par 11 responsables des us et coutumes sur les 13 habilités à choisir le chef du canton central de Duékoué, conformément à la tradition Wê, M. Glou Gnombléi Hubert jouit aujourd’hui d’une légitimité au plan traditionnel. Une légitimité qui mérite plutôt d’être entérinée par les autorités administratives, notamment le corps préfectoral à travers un décret de nomination dont la signature par le préfet sortant a étrangement été retardée.
Les raisons de la non-intronisation encore de M. Glou
Ex-secrétaire du chef du canton central de Duékoué par ailleurs ex-président de la chambre des rois et chefs traditionnels du Guémon, la cérémonie d’investiture de M. Glou Gnombléi Hubert a été reportée en raison de la plainte du chef de Bahé-Blaon, pour dit-il, « n’avoir pas été associé à l’organisation de cette cérémonie d’investiture qui aura pour cadre son village natal ».
Le nouveau préfet de région piégé par le préfet sortant?
Au nombre des dossiers sensibles de Duékoué transmis au nouveau préfet de Duékoué, devrait figurer en première ligne la question de la chefferie traditionnelle du canton central de Duékoué, outre la question du transvasement du gaz butane et la question foncière. Car cette question qui dure depuis 2022, date de la mort de Guéi Vléi Vincent, ex-chef du canton central et ex-président de la chambre des rois et chefs traditionnels du Guémon, suscite de vives réactions susceptibles d’embraser Duékoué, ville aux 800 morts en une seule journée de crise post-électorale d’octobre 2010 en Côte d’Ivoire. Le piège semble là, très visible. Car pourquoi maîtrisant tant ce dossier, le préfet sortant ne l’a-t-il lui-même pas évacué avant son départ?
Un dossier très peu maîtrisé par le nouveau préfet du Guémon
La passation de charges marquant la prise de fonction officielle de M. Addoh Tano en qualité du nouveau préfet de la région du Guémon, préfet du département de Duékoué n’a eu lieu seulement que le 24 avril 2026 à l’esplanade de ladite préfecture, en présence de l’inspecteur d’État Dion Flédéric. Un temps de prise de service jugé trop bref par les cadres, les observateurs de la société civile, pour passer au peigne fin toute la compilation de dossiers sensibles et non sensibles à lui transmis par le préfet de région sortant, M. Ibrahima Cissé, actuellement en poste à Aboisso.
Des mains claires-obscures des politiques soupçonnées
L’équidistance totale de toutes obédiences politiques de M. Glou Gnombléi Hubert déjà reconnue par le chef du canton central de Toulepleu et le chef du canton Zagné à Bagohouo, semble moins du goût de certains hauts cadres de Duékoué. Lesquels sont lourdement suspectés de ramer à contre-courant d’un système traditionnel déjà goupillé par les garants de la tradition du peuple Wê du canton central de Duékoué. Car bien qu’il soit ancien président d’Institution de la République, membre du Gouvernement, directeur général de société d’État, président de région, député et même maire, « aucun cadre, quel qu’il soit, ne se doit de s’immiscer dans la gestion des us et coutumes d’un peuple. À César donc ce qui lui revient de droit ».
Plaidoirie pour le maintien du climat de paix et de cohésion sociale à Duékoué
Après la rébellion politico-militaire de 2002 qui a eu son lot de désolation à Duékoué, la crise post-électorale de 2010 en Côte d’Ivoire qui a fait 800 morts à Duékoué, puis le conflit intercommunautaire de Guézon qui a vu le massacre du peuple Wê par les Dozos, un autre conflit se prépare à nouveau. Attisé par les politiques. Fort de cela, il serait souhaitable que les principes traditionno-africains de gestion des conflits sous l’arbre à palabres soit réactivés. Afin d’éviter à nouveau à cette belle localité en quête de repères pour panser ses plaies, de vivre dans la quiétude.
Associer ainsi l’image d’une haute personnalité de la République de Côte d’Ivoire à une telle situation conflictuelle, notamment le vice-premier ministre, ministre de la défense, c’est faire le lit de ses opposants internes au RHDP qui ruminent opportunités d’attaques politiques et ceux naturellement connus : THIAM, Gbagbo, Affi, Mme Gbagbo, Anaky Kobenan et Mme Danielle Bony-Claverie… Car quand l’étranger a de gros yeux, il lui suffit de prendre du recul pour mieux appréhender les choses avant de prendre ses propres décisions. Faute de quoi, il risque d’être induit en erreur et les populations n’hésiteront point non plus à lui donner un petit mauvais surnom très collant, comme c’est le cas bien de fois, sous plusieurs cieux.